Film très décevant... pourtant le pitch de départ était alléchant car on suit un couple, séparé par les aléas de la vie et qui continue de vivre son amour à travers leur PC et leur portable.. du coup au début c'est tellement original que c'est prenant et intéressant (surtout quand on vit un amour à distance comme nos fauvettes) mais très vite ça devient lassant et on s'est finalement ennuyé à mourir... pas terrible !
Un scénario et une mise en scène au top ! Une histoire d’amour à distance dans laquelle les spectateurs ne peuvent qu’être touchés par ce couple avec un enfant (remarquablement joué) … puisque l’on est avec eux et l’on se reconnait même en eux ! Une note globale que je trouve en deçà du niveau du film… Film à découvrir !
Tournée avant le confinement, une chronique de l’agonie de la vie d’un couple à distance qui touche par son interprétation et résonne avec l’actualité, mais le dispositif de mise en scène en webcam devient vite lassant.
Je craignais que le film vire found footage, une démarche technique que je déteste. Rien n’en a été. « A Coeur battant » se déroule par écrans interposés mais fixes. Peu importe le déplacement de l’ordinateur ou du smartphone, l’écran reste fixe. Ce parti pris risqué peut mettre à mal la mise en scène ou montrer ses limites. Retranscrire du théâtre sur pellicule est souvent périlleux avec l’unité de lieu unique. J’ai coutume d’écrire que le mouvement est compensé par la qualité des dialogues. Si le spectateur est accaparé par les dialogues, par l’écriture et l’incarnation des acteurs, on oublie l’aspect théâtre. Ici, avec « A Coeur Battant », le rendu est similaire. La qualité des dialogues, des situations, du récit compensent largement une mise en scène quelque peu statique. Le récit tient la durée des 1h30mn en ce qui me concerne. J’ai vraiment apprécié ce postulat technique et artistique. En tout les cas, ce sont les déplacements, les points de vue des protagonistes qui permettent le mouvement. Le couple qui communique par Skype Judith Chemla (Julie) Arieh Worthalter (Yuval) fonctionne parfaitement grâce au jeu des acteurs et la force du récit, lequel évolue à petits pas. Les nouvelles technologies de communication comme Skype par exemple permettent de réduire les distances, de compenser le vide, de matérialiser une présence par écran interposé pour vivre des moments conviviaux : Noël, apéritifs, anniversaires, fêtes, réunions. Je pense que ça passe pour des amis, pour la famille parce que ponctuel, mais à terme pour un couple qui se parle tous les jours, cette technologie finit par souligner cette distance. L’écran ne traduira jamais le toucher de la chair et traduira aussi l’impuissance d’agir. Ce qui permettait dans un premier temps de communiquer devient dans un second temps un monologue ! C’est vrai, l’écran n’est pas le seul coupable du délitement du couple, il reste que Yuval n’a plus envie de rentrer. Au commencement, Yuval est en guerre contre l’administration des visas qui tardent à être édités. Cette impatience de rentrer en France pour y retrouver femme et enfant glisse peu à peu vers d’autres arguments qui tiennent la route : en rentrant en France, il sera sans emploi, considéré comme étranger et le fait d’être sans emploi surlignera son statut de sans emploi ! Si le visa n’avait pas tardé à être édité, Yuval impatient de rentrer n’aurait pas hésité une seconde. Alors est-ce vraiment les nouvelles technologies qui sont la cause d’une possible séparation ? A découvrir.
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1,5
Publiée le 24 août 2021
Le film amorce la longue relation à distance d'un couple en proie au début à la distance mais aux doutes de l'envie du dernier de rejoindre sa bien-aimée en France. Sous-couvert de clichés et de stéréotypes A cœur battant avance trop lentement avant qu'on découvre que Yuval vit finalement sa belle-vie en Israël pendant que la seule Julie s'occupe de leur fils a Paris. Dans cette histoire on comprend vite que le film s'allonge sur plusieurs problématiques la charge mentale d'une mère, la déchéance d'un couple et l'envie qui disparaît de l'homme pour rejoindre son fils et sa compagne. Mais malheureusement les innombrables vidéo conférence lasse très vite le spectateur...
Loin des yeux, loin du cœur. C’est une situation qu’a vécue la réalisatrice Keren Ben Rafael et qui lui a inspiré ce film atypique. Tout se déroule par écrans interposés ; on découvre la relation entre Julie & Yuval à travers leurs conversations par Skype. Une réalisation dynamique multipliant les différents cadres ; on peut aussi bien se retrouver dans les rues de Tel Aviv qu’à surveiller le baby-sitter Roméo ! Une immersion d’autant plus réussie qu’au cours d’une des dernières scènes, on se retrouve aussi affolé et désemparé qu’un des protagonistes devant une situation critique. On ne peut évidemment pas passer à côté du duo Judith Chemla / Arieh Worthalter qui sont tout simplement parfaits dans leurs rôles respectifs. À cœur battant séduit par ses interprètes et son originalité, à découvrir !
Où aller avec une idée de départ aussi faible et contraignante ? Pas très loin, car elle annihile à peu près toute originalité dans ce film très plat qui semble être le versant cinéma d'auteur du sinistre Connectés.
"A coeur battant" tombe à pic pour nous faire toucher du doigt (ou du coeur) la frustration que génère la pratique exclusive du virtuel dans une relation. De plus en plus étouffant pour le couple comme pour nous les spectateurs, l'incessant va-et-vient virtuel d'un intérieur à l'autre, les pauvres escapades en extérieurs filmés laborieusement, le décalage des quotidiens qui va de pair avec l'éloignement géographique que la technologie omniprésente échoue à gommer, tout cela débouche sur une impasse où s'invite la peur pure et simple, comme une concrétisation de l'angoisse... Ca tombe à pic pour nous faire prendre conscience de ce qui nous menace en ces temps de confinement. Mais tout ça tourne tellement en boucle que, en dépit de la qualité et de l'investissement des deux acteurs principaux, je ne peux me résoudre à toucher les quatre étoiles !
On regrette que le délitement sentimental de ce couple séparé par la distance géographique et culturelle finisse par ressembler, à l’écran, au tout-venant des drames français actuels à grands coups de crises de jalousie, de paranoïa et d’accusations. Pourtant, par-delà l’aspect convenu du scénario, saluons l’intelligence d’une mise en scène dans laquelle l’audace formelle cède peu à peu le pas à une routine qui s’installe alors même que les habitudes du couple se voient perturbées. C’est dire que la recherche esthétique traduit l’amour que l’on s’efforce de montrer à l’image, que l’on s’efforce de mettre en images ; et son absence la dégradation de cet amour que l’on croit perdu et pour lequel on ne se bat plus. De ce chassé-croisé amoureux et esthétique naît un film original qui investit les technologies numériques de façon pertinente – nous sommes loin du désastreux Connectés (Romuald Boulanger, 2020), sorti la même année. Keren Ben Rafael prouve qu’une simplicité apparente cache souvent un talent de mise en scène : un sens de l’espace et de l’agencement de la pièce, une importance accordée aux miroirs qui nous donnent accès à une réalité plus complète. L’ouverture constitue sans nul doute le morceau de bravoure d’un long métrage un peu trop long qui aurait gagné à s’écarter du sentier balisé de la déchirure pour incarner un amour à distance, reflet de nos vies mondialisées.
Très bon film dont le titre initial "the end of love" est plus conforme à l'histoire qu'il raconte de manière fort originale.Magistralement interprété .