La Rivière rouge
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Adrien B.
Adrien B.

23 abonnés 238 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2016
décidemment John Wayne n'est vraiment pas un acteur charismatique; malgré un pitch assez intéressant, le scénario reste flou et peu captivant. il en reste la prestation non négligeable de Montgomery Clift
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2020
Quand il entame le tournage de « Red river » en juin 1946, Hawks sort d’une décennie de rêve où il a enchaîné les succès, montrant un éclectisme très prisé des studios (Columbia, RKO, Warner). Que ce soit dans le film de gangsters ou de détective (« Scarface » en 1932, « Le Grand sommeil » en 1946), le film de guerre patriotique (« Sergent York » en 1941), le film d’aventures (« Seuls les anges ont des ailes » en 1939, « Le port de l’angoisse » en 1944) ou la screwball comedy (« L’impossible Mr Bébé » en 1938, « La dame du vendredi » en 1940), tout ce qu’il touche se transforme en or. Alors à son apogée, le western sorti de la répétitive série B grâce à John Ford (« la chevauchée fantastique » 1939) n’entrait pas encore dans le champ de compétences du réalisateur dont la caméra n’était jamais réellement sortie des studios. L’expérience avortée (Hawks ne sera pas crédité au générique) sur le « Banni » n’étant pas à comptabiliser valablement, la page restait désespérément blanche. Très ami avec Borden Chase, le romancier-scénariste spécialiste de l’histoire de l’Ouest, il se lance en qualité de producteur associé (avec Charles K. Feldman) dans l’adaptation de son roman historique "The Chilsom Trail" inspiré de la grande migration du sud (Texas) vers le nord (Missouri) du bétail devenu trop nombreux suite à l'embrigadement massif des cowboys texans parmi les confédérés lors de la Guerre de Sécession. L'adaptation du livre par Chase lui-même sera assez vite abandonnée par Hawks en difficulté avec les remarques pointilleuses de l'auteur pour être confiée au jeune Charles Schnee qui écrira par la suite pour William Wellman ("Convoi de femmes"), Nicholas Ray ("les amants de la nuit") ou Vincente Minnelli ("Les ensorcelés"). Chase quant à lui aura une relation fructueuse avec Anthony Mann dont il scénarisera trois de ses chefs d'œuvre ("Winchester 73","Les affameurs", "Je suis un aventurier"). Transposé dans l'univers du western, spoiler: "La rivière rouge" n'est ni plus moins qu'une réplique de la mutinerie du "Bounty", immense succès de la MGM dans les années 1930 avec Clark Gable et Charles Laugthon (Frank Lloyd en 1935). Ted Dunson (John Wayne) cowboy rude, ambitieux et sans compassion pour les faiblesses d'autrui subira le même sort que le capitaine Bligh (Charles Laugthon) jeté à la mer pour avoir mené ses hommes à bout en dépit des avertissements répétés de son second, le lieutenant Fletcher (Clark Gable) ici représenté par Matthew Garth (Montgomery Clift), fils adoptif recueilli quatorze ans plus tôt par Dunson, pris de remord après avoir abandonné un convoi où se trouvait la femme qui l'aimait, jugée encombrante pour le destin qu'il s'était choisi
. Hawks réussit dès son premier essai dans le genre un coup de maîitre, mariant parfaitement tous les ingrédients d'un western réussi : affrontements virils, humour débridé, amour contrarié et grands espaces y ajoutant un aspect quasi documentaire à propos de la conduite d'un immense troupeau sur de longues distances. John Wayne dans le rôle du détestable Ted Dunson y dévoile un cynisme qu'on ne lui connaissait pas et que Ford reprendra à son compte dans "La prisonnière du désert" (1956). Cynisme du personnage qui avait fait renoncer au projet, Gary Cooper, acteur fétiche de Hawks. Avec le recul, on comprend vraiment mal la volonté de certains de dénier à Wayne le statut d'acteur. Montgomery Clift dont c'est le premier rôle à l'écran se sort admirablement de ce rôle imposant pour un jeune acteur devant tenir la dragée haute à un monument comme John Wayne, apportant un flegme de bon aloi lui évitant d'afficher une rivalité ridicule placée sur le domaine de la virilité. On appréciera la présence malicieuse de Walter Brennan dont Hawks utilise à merveille les facéties récurrentes autour de son dentier perdu au poker face à un indien faisant partie du convoi, devenu l'enjeu d'un marchandage drolatique. Enfin, la très jolie Joanne Dru au faux air de Jean Simmons remplit de manière très rafraichissante la courte et unique présence féminine au sein de ce film d'hommes. Avec ce western âpre et sans concessions, Howard Hawks dont le patronyme signifie "aigle" inscrit incontestablement son premier film dans les classiques du genre même s'il ne maitrise pas autant que John Ford les scènes de chevauchée, se permettant au passage une faute de goût assez incompréhensible en montrant Clift et deux de ses hommes en plan moyen visiblement sur des canassons articulés de studio. Seule petite bévue du film. Tout comme "Les révoltés du Bounty", "The red river" est un film à montrer dans toutes les écoles de management pour expliquer le meilleur moyen de se mettre toute une équipe à dos.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2014
Un classique du western de Howard Hawks, que certains ont l'air de confondre avec un chef d’œuvre. Il serait idiot de nier que le film n'a pas de qualités : rien qu'en ne citant les scènes où les cowboys déplacent les quelques dix mille têtes du cheptel (la plupart sont bien filmées et surtout très bien orchestrées), les paysages magnifiques traversés ou la mise en scène légère de Hawks, on comprend qu'on a affaire à un bon film de genre. Cependant le scénario me gêne un peu. Le happy end étant dans les années 50 un passage obligé pour rentabiliser un film on ne blâmera pas Hawks pour cela. Tout comme on comprendra la mièvrerie (ou la niaiserie au choix) de certaines scènes. Ce qu'on ne peut accepter en revanche, c'est lorsque qu'on voit à quel point le final est stupide au vu de l'histoire en général du film. Heureusement que le charisme et la prestance des acteurs principaux rattrapent le coup sinon il aurait pu tout gâcher.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 juillet 2014
Avec "Josey Wales" qui est passé jeudi sur France3, je me permets de commencer cette année mon cycle western par "La rivière rouge".
Premier western d'Howard Hawks qui se base sur le roman original de Borden Chase, "The chilsom trail". Non content de la relecture d'Hawks, Borden Chase (le futur écrivain de "Vera Cruz") décida de quitter l'aventure. Le réalisateur, tout juste sorti du "Grand sommeil" (avec le couple Bogart-Bacall), engagea un jeune scénariste pour créditer le nouveau scénario, Charles Schnee (qui faisait partie de l'équipe des "Amants de la nuit" de Nicholas Ray et qui écrira le script des "Furies" d'Anthony Mann et des "Ensorcelées" minelliennes. Rien que ça !).
De plus, Howard Hawks décida de financer son projet tout seul en s'écartant d'Hollywood. C'est ainsi qu'il a fondé la production Monterey en association avec Charles K. Feldman, le futur producteur du sulfureux "Un tramway nommé désir". Cette expérience s'avérera être un échec. Dès lors, il collaborera régulièrement avec une major.
Synopsis de "La rivière rouge" : seul rescapé de l'attaque d'un convoi de pionniers par les indiens, un jeune homme va fonder, avec le soutien de son père adoptif, un cheptel. Mais quand il s'agit de gagner de l'argent, tous les moyens sont bons. Même celui de désobéir à son père, le trouvant trop dur avec ses hommes de main, chargés d'escorter le convoi de plusieurs milliers de bêtes.
Dans le rôle du père adoptif, John Wayne en impose, et grâce à son charisme, arrive à porter le film sur ses épaules. Fort de ces expériences antérieures ("La chevauchée fantastique", et la même année, "Le massacre de Fort Apache", "Le fils du désert"), il prend le contre-pied des idéaux de ses anciens personnages en se revendiquant meilleur rancher des États-Unis : il casse ainsi l'image qu'il véhiculait chez le classicisme fordien. En cela, rien que le côté flingueur de John Wayne ainsi que la manière de porter l'image du vrai-faux héros préfigurait le genre du western spaghetti initié par Anthony Mann en 1955 avec son "Vera Cruz" (dominé par le duo Cooper/Lancaster). John Wayne est non seulement la marque de "La rivière rouge" mais apporte du sang neuf au genre. Merci Howard Hawks !
Tout en restant côté casting, on peut noter la présence de Harry Carey Sr (l'un des grands amis de John qui représentait la figure incontestable du western des années 1920-1930), son fils Harry Carey Jr (il jouera de nombreuses fois sous la houlette de John Ford après la mort de son père : "Le fils du désert", "Rio Grande", "Les deux cavaliers"...). Il s'agit ici de l'unique collaboration entre le père et le fils, bien qu'ils n'aient aucune scène en commun !!! Walter Brennan (le futur Stumpy de "Rio Bravo", c'est lui !!), parfait et parfois désopilant à souhait, et John Ireland (déjà vu dans "La poursuite infernale" (avec Fonda) et au début de sa carrière, il tournera pour John Sturges (Règlements de compte..."), Kubrick ("Spartacus")...), impeccable lui-aussi accompagnent le jeune Montgomery Clift dans son deuxième rôle au cinéma !! (et revu chez Dmytryk et Huston parmi tant d'autres), et Joanne Dru (marquant sa toute première apparition au cinéma, elle jouera ensuite dans "La charge héroïque", "Le convoi des braves") qui porte le style féminin du film. Cette dernière casse avec les conventions pour nous asséner l'image d'une femme déterminée. Encore bravo Hawks !
Sans parler de la musique, vieillotte tout simplement, on peut remarquer qu'il s'agit de Dimitri Tiomkin. Compositeur de "La vie est belle" (de Capra bien sûr !), "Le train sifflera trois fois", Rio bravo" et "Alamo" pour ne citer que ceux-là. Tous mes hommages, Monsieur Tiomkin !
Ajoutons là-dessus la mise en scène d'Howard Hawks, un peu classique au début du film et qui se révèle enlevé en deuxième partie. Pour une première, Hawks casse ainsi les codes pour se les réapproprier. Sens du rythme, parfois languissant, et duel final (qui n'en est pas un d'ailleurs !) vont de pairs avec avancement de l'histoire et montage à l'ancienne. Tourné de manière classique mais révolutionnaire pour le genre (annonciateur des prémices du western crépusculaire avec Wayne dans un contre-emploi), Howard Hawks imprègne tout son savoir-faire dans l'un des meilleurs westerns, en 1949 (mais plus aujourd'hui).
Pas un chef d’œuvre, mais un film culte pour toutes ces raisons. Un incontournable donc, et forcément un classique aujourd'hui.
Cinéphiles, regardez pour la famille Carey et Tiomkin. Spectateurs, pour un enrichissement culturel certain, tout simplement. Avis pour les fans de John Wayne.
Marius J.
Marius J.

10 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2014
Un très bon western, peut-être même le meilleur de Howard Hawks avec Rio Bravo. Épique, la traversée du désert par les cow-boys et leur troupeaux de 9000 têtes sur 3000 km est mise en scène dans les règles de l'art avec indiens, mutinerie, eun John Wayne éblouissant dans son rôle de chef autoritaire et imperturbable. C'est d'ailleurs du côté des personnages que le film brille le plus, sans oublier un humour cher a Howard Hawks qui fait souvent mouche.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2014
Ca faisait déjà une vingtaine d'année que Howard Hawks s'était établie à Hollywood lorsqu'il réalise "La Rivière rouge", son premier western (d'ailleurs il était à peu près capable de briller dans tous les genres). Commençant par une voix off qui nous parle de la rivière rouge, il nous emmène ensuite sur les routes entre le Texas et le Missouri pour suivre un convoi d'un troupeau de dis milles bête qu'ils ne peuvent plus vendre chez eux suite à la ruine du sud dû à la guerre de Sécession...

Alors bien évidemment, ce n'est pas un simple western que nous livre Hawks, il lui donne une dimension psychologique très bien amené et écrite autour d'un père (dont l'évolution est la plus passionnante à suivre) et son fils adoptif, s'opposant l'un à l'autre et aux méthodes radicalement opposé. C'est d'ailleurs la réussite principale du film, Hawks arrive à rendre les personnages et les relations entre eu, intense et passionnante (on peut aussi parler du personnage féminin, dont le rôle est d'une grande importance malgré le fait qu'elle arrive tardivement dans l'histoire). L'histoire en elle-même est plutôt classique et peu surprenante, mais très bien écrite et le déroulement est plutôt convaincant. D'ailleurs Hawks n'oublie pas les touches d'humours. La mise en scène de Hawks est assez belle, et si les personnages sont aussi bien réussi, c'est aussi grâce aux interprètes et à la direction d'acteurs de Hawks. John Wayne est parfait dans un rôle qu'il connait à merveille mais dont on ne se lasse pas, il donne une profondeur à son personnage et le rend humain, loin de l'archétype du cow boy Américain. Montgomery Clift étonne déjà pour son premier rôle, il est déjà impeccable et enfin Joanne Dru et les autres acteurs sont tout aussi bien.

Un western humain, à la fois léger et complexe basé sur le choc de génération, mais non dénué de charmes et d'humour, très bien réalisé et interprété.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2014
Adapté d’un roman, cette histoire s’étend sur une période de 15 ans. Une caravane de plusieurs dizaines de chariots traverse les plaines désertiques américaines. Dunson dit au revoir à sa fiancée et quitte la caravane avec un accolyte, pas convaincu que la piste suivie par le reste de la troupe soit le meilleur choix. Quel homme ! Il laisse sa douce dans ce qu’il considère comme un mauvais choix. La suite lui donne raison. Une fumée au loin ; mais tiens, toute la caravane est en feu victime d’une attaque indienne. Dur et sans cœur, il décide de regarder la fumée au loin et tant pis pour sa bien aimée. Pragmatique peut être, à quoi bon avec son petit pistolet de partir bille en tête s’attaquer à une troupe d’indiens. En tout cas, il n’a pas l’air affecté. Le décor et surtout le personnage principal, Dunson, est planté. Pas tout à fait, car il prend sous son aile un jeune garçon survivant de l’assaut des indiens. Bienveillance ou tout simplement car il voie en lui son successeur, un mentor, quelqu’un à qui transmettre. Dunson est un personnage complexe, endurci par un Ouest américain rude. Et puis Howard Hawks qui réalise ici un premier western devenu référence du genre, use d’une ellipse hyper talentueuse considérée comme un modèle. Nous voyons Wayne (Dunson) se projeter dans le futur en exposant son rêve. De retour à la réalité, les personnages ont vieilli de 10 ans. Wayne a les cheveux blancs et le jeune garçon est devenu Montgomery Clift. Ce tourbillon spatio-temporel exprime à merveille la folle course du temps. Et puis c’est reparti, Dunson a bati une exploitation de grande taille ; mais devinez comment, en n’hésitant à abattre un homme pour s’approprier ses terres, en supprimant aussi tout les gênants et les personnes n’allant pas dans sons sens. Ce pays s’est bati sur la violence et à défaut d’une justice par encore présente sur tout le territoire, c’est la loi du plus fort qui prime. Paul Thomas Anderson montrera çà aussi dans «There will be blood ». Mais voilà, petit point historique: pendant la guerre de Sécession, la majorité des cow-boys texans s’étant enrôlée, le bétail négligé et livré à lui-même s’était accru plus que d’ordinaire et était estimé à plus de 5 000 000 de têtes à la fin du conflit. Les ‘Sudistes’ n’avaient plus les moyens de se payer de la viande de bœuf. En revanche dans le Nord, où les immigrants s’étaient multipliés, on en manquait cruellement. Vers la fin de 1865, un métis nommé Jesse Chilsom partit avec un chariot du Kansas pour se rendre à Fort Worth au Texas, marquant sa route par des monticules de terre, la fameuse ‘Chilsom trail’. C’est lui qui apporta dans le même temps aux Texans la nouvelle que le bétail atteignait jusqu’à 50 dollars la tête dans le Nord. La solution était toute trouvée et le récit narrait le destin de deux hommes dont l’importance fut immense pour l’économie et l’histoire de leur pays, ayant ouvert officiellement cette piste pour le bétail après avoir fait franchir la Rivière Rouge à 250 000 têtes en 1866. A travers ce long convoyage des bêtes, Dunson va à nouveau montrer sa brutalité ; mais là, il va se heurter à celui qui est devenu depuis près de 15 ans son fils adoptif. La rupture va être consommée lorsque le jeune va prendre un chemin différent de celui tracé par son aîné comme un pied de nez à la génèse de l’histoire où Dunson avait suivi sa route et s’en était sorti grâce à ce choix. Ce film montre bien le conflit de génération ; toute la difficulté à exercer une paternité responsable, ferme mais équilibrée. La folie autoritaire du père contredite par un fils romantique mais avisé abouti à des choix humains radicalement différents. Le jeune montrera même à son père adoptif qu’une autre voie est possible. Ce film est donc considéré par les spécialistes comme un « western adulte ». Pour nous montrer cette odyssée personnelle et cette entreprise démesurée, Hawks tourne pratiquement l’intégralité du film en extérieur : une prouesse. Et puis à la photo, il alterne avec beaucoup d’équilibre les scènes de jour et nuit. Au cadrage, les plans larges mobiles et les scènes intimistes serrées et fixes. Outre la psychologie des personnages, Hawks dresse un film documentaire sur la vie difficile des cow-boys avec le rapatriement des bêtes : une vie monotone mais dangereuse.
Et puis le duo Wayne-Clift marche à merveille entre la dureté d’un Wayne déjà reconnu et un jeune premier à l’autorité plus évidente que présagée et à la finesse de jeu validée par la suite. Wayne-Hawks récidiveront dans deux autres westerns référence du genre : El dorado & Rio bravo.
A voir… car beaucoup moins connu que bien d’autres… Celui-ci rivalise dans le genre western en N&B avec « La chevauchée fantastique » de John Ford.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2014
Un film épique qui respire les grands espaces et fait revivre un pan entier de l'histoire des Etats-Unis pour notre plus grand plaisir. Hawks réalise ici le modèle du western : John Wayne, des indiens, de grands espaces, le Texas... tout est là. Mais le cinéaste y ajoute une histoire superbe qu'il agrémente de péripéties très enthousiasmantes; mises en scène avec énergie et visiblement avec beaucoup de moyens, d'ailleurs très bien exploités. John Wayne est excellent et Montgomery Clift est exceptionnel en cowboy déchiré et tourmenté.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2014
H. Hawks à la réalisation, un duo/duel Clift-Wayne, et la menace constante des indiens: avec tant de bons ingrédients, "La Rivière rouge" ne pouvait être qu'une réussite. Le scénario est original et bien tenu, les scènes d'action sont impressionnantes et la tension monte sans cesse. Deux heures de plaisir menées à un rythme endiablé, avec d'excellents acteurs (dont certains sont habitués au genre), et quelques surprises convaincantes. On apprécie tout particulièrement la façon dont Hawks amène le seul rôle féminin du film, intéressant par le contraste qu'il apporte et par son caractère décisif. Un très bon western qui tient ses promesses.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2014
J'ai failli ne mettre que la note de 4,5/5 à ce pur chef-d'oeuvre à cause de sa fin. Mais pouvait-on décemment tuer le personnage interprété par John Wayne sans choquer de façon brutale le public de l'époque et plus grave risquer un échec commercial du film.
C'est Howard Hawks qui est au commande de ce western qui aux mains d'un autre aurait été une simple aventure épique au sein de paysages splendides. Mais avec le réalisateur de "Scarface", c'est avant tout un affrontement psychologique entre deux personnages qui nous est proposé.
John Wayne et Montgomery Clift s'affrontent d'égal à égal (chose stupéfiante quand on sait qu'il s'agit du premier rôle de Monty). La réalisation de Hawks évite le piège du pathos et développe sobrement et avec maestria cette épopée tragique.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2014
Voilà un western « classique » de très bonne facture. Le 1er pour Howard Hawks qui dirige John Wayne dans le rôle d'un chef de convoi de bétail qui va progressivement devenir un insupportable tyran. Il est assez plaisant de voir Wayne dans ce type de rôle, opposé à un jeune loup aux dents longues, Montgomery Clift, qui campe parfaitement la figure du « fils » tuant le « père ». La mise en scène est assez exceptionnelle avec une maîtrise parfaite des grands espaces et des combats pêchus avec des hordes d'Indiens énervés (classique mais efficace). L'incroyable périple entre le Texas et le Missouri nous transporte littéralement dans le Grand Ouest et la beauté de Joanne Dru apporte une touche de romance et de lyrisme. Très bon western qui aurait pu être un chef d'oeuvre si la fin n'était pas si « happy », celle-ci ne respectant apparemment pas celle du livre dont le film est tiré.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2014
De grands espaces, un voyage épique sur fond de migration de bétail, quelques rivalités viriles sous forme de défis phalliques... C'est la formule de ce western qui, sans transcender le genre, affiche une parfaite maîtrise classique. La scène de panique du troupeau est particulièrement spectaculaire ; le noir et blanc est joliment contrasté ; mais c'est surtout la direction d'acteurs qui prime ici. Fidèle à lui-même, Howard Hawks filme des hommes "à hauteur d'hommes" (à défaut de s'intéresser beaucoup à la psychologie des femmes, les deux seuls personnages féminins n'étant que des amoureuses transies...). Le réalisateur canalise ainsi John Wayne, lui faisant endosser un rôle peu habituel de chef tyrannique, et révèle la sensibilité particulière de Montgomery Clift (qui fait ses débuts au cinéma), en développant une belle relation père/fils tout au long du film. Admiration, contestation, rébellion d'un fils envers son père (adoptif). Un fils qui avance sur la voie initiatique de l'affirmation de soi, tout en rachetant les erreurs de son père et mentor (en termes de commandement, de stratégie et même de relation amoureuse), pour mieux conquérir sa reconnaissance. Voilà qui donne un western très "bon enfant".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2014
Un excellent western si on excepte les archétypes de l'époque. Le film vaut surtout par la mise en scène et l'interprétation de l'ensemble du casting, John Wayne en tête. J'ai une version "16 mm" vieille de quarante ans que j'avais soigneusement nettoyée et restaurée pour amoindrir les rayures et les craquements de la piste magnétique. J'ai été réellement déçu par le transfert numérique diffusé sur Arte le 20 janvier 2014, alors que cette chaîne est de coutume une garantie de haute qualité pour le visionnage des films qu'elle programme. Les contrastes du noir et blanc étaient ignobles. Quant au son, il était quasiment inaudible. Sur ma copie argentique les paysages et les cieux sortent de l'écran tandis que le son mono, même s'il diffuse un léger souffle, donne l'impression que le troupeau vous entoure. Ben franchement, je préfèrerais que les américains confient la numérisation et la restauration de leurs films aux allemands, quand on voit comment ces derniers ont refaits la "Belle et la Bête" de Cocteau et "Les Misérables" avec Harry Baure !!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 janvier 2014
Très bon western de facture classique. Confrontation entre 2 hommes + 1 femme. Moins manichéen que ceux plus anciens
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2014
Ce chef-d'œuvre du western a tout de même bien vieillit. Reste une bonne réalisation, un John Wayne en forme et une très belle fin.
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