Beaucoup disent qu'il s'agit la de la quintessence du western, orchestré par un réalisateur que l'on ne présente plus! Moi je dirai juste que le film a pris un sacré coup de vieux et que même en essayant de me replacer dans le contexte comme j'ai réussit a le faire avec ses autres films je n'ai pas réussi a adorer le film, dommage, car la technique est remarquable et la fin sympathique!
La Rivière rouge (Red River) est l'histoire d'un éleveur qui a construit un empire du bétail et décide de quitter le Texas pour aller vendre son bétail au Missouri (Chisholm Trail). La transhumance est un élément classique du western et le réalisateur Howard Hawks nous faît vivre les rudes conditions inhérentes à un tel périple.
Le film a tout de même un peu vieilli (1948) et les défauts de montage et de découpage sont très visibles. Mais on reste impressionné par les moyens de l'époque avec certainement le plus grand troupeau de vaches jamais constitué au cinéma.
Howard Hawks signe ici son premier western et dirige pour la première fois Wayne et Clift. John Wayne nous livre une belle performance dans un rôle délicat de héros imparfait.
Le résultat est globalement bon mais la relation père/fils adoptif aurait méritée d'être davantage approfondie. On regrettera quelques longueurs et une fin trop précipitée.
Merveilleux western. Tant sa dimension épique (réalisme de la représentation du convoyage de bétail à travers les USA) que dans sa dimension humaine (dureté des relations entre les différents protagonistes qui mettent chacun leur vie et leurs rêves en jeu). John Wayne est étonnant en cow-boy rude et impitoyable, mais aimant. Son duo avec Montgomery Clift est particulièrement émouvant. Seul bémol : la scène finale, en termes d'intensité, n'est pas au niveau du reste du film.
Sans être une spécialiste de Western et de films des années 40/50, j'ai beaucoup apprécié la Rivière rouge. Loin des clichés habituels liés au rôle du héros, John Wayne interprète un personnage fort de convictions, fort de caractère. La relation qu'il noue avec le jeune Matt est intéressante de par l'opposition de leurs personnalités. J'ai été vraiment prise dans cette histoire malgré le petit temps d'adaptation nécessaire pour se replonger dans des films de cette époque.
Premier western réalisé par Howard Hawks, "La rivière rouge" amène le genre vers d'autres dimensions en humanisant la figure du cow-boy, jusqu'ici souvent monolithique. En effet, le voyage effectué par Tom Dunson et Matthew Garth, son fils adoptif va pousser les deux hommes à s'affronter et à se révéler, avec leurs forces et leurs faiblesses. Répondant aux critères du genre avec en plus une certaine dimension documentaire, Howard Hawks nous montre toutes les difficultés à surmonter pour convoyer du bétail sur des centaines de kilomètres, laissant la part belle à l'action (attaques d'indiens, mutinerie, duel de revolver, traversée de rivière) tout en laissant ses personnages s'exprimer dans ce milieu hostile. Dans le rôle de Tom Dunson, l'implacable et têtu éleveur de bétail qui veut laisser un héritage derrière lui, John Wayne est impeccable face à Montgomery Clift, excellent dans son premier rôle au cinéma, celui du jeune homme qui tient tête à celui qui l'a élevé durant quatorze années. La distribution, complétée par l'irrésistible Walter Brennan et la séduisante Joanne Dru, et le savoir-faire de Hawks font de cette "Rivière rouge" un chef-d’œuvre du genre.
Il est une chose sure c'est que la rivière rouge reste l'un des classiques du genre. Les personnages sont les précurseur des usa avec rien ils peuvent bâtir un empire, dommage qu'ils soient parfois un poil caricaturaux dans certaines scènes. Le rapport père fils adoptif est bien exploité,mais les comportements de chacun ne sont pas toujours en adéquation avec leur personnage,le final en est le plus bel exemple. Il en reste un film avec un fond et un belle touche d'humour franchement agréable à regarder.
Premier western majeur signé par Howard Hawks. L'histoire de ces hommes qui convoient des milliers de têtes de bétail dans un territoire hostile est magnifiquement rendue par une photographie noir-blanc de qualité. Bien que le casting est alléchant avec John Wayne, Montgomery Cliff, Walter Brennan et Joanne Dru, ce film ne m'a pas autant captivé que je l'aurais cru, surtout si on tient compte de sa renommée.
Bien sur c’est un beau western mais à le revoir des défauts de montage et de découpage de plans apparaissent surtout dans sa version longue. Ce n’est ni une épopée comme cela aurait du l’être (l’ouverture de la piste Chisum) ni une vraie histoire d’amitié et encore moins d’amour. Dunson n’est pas crédible tellement il est excessif dans un tel contexte (nous ne sommes pas sur un bateau), de plus le final est d’une malhonnêteté intellectuelle affligeante: Dunson a une tête de tueur lorsqu’il traverse le champ des vaches et tout fini en comédie avec une intervention grotesque de l’ex prostituée. Cette scène est d’ailleurs révélatrice de Hawks dont les films comiques sont ce qu’il a fait de mieux ,il y est beaucoup plus à l’aise . Aussi le mettre sur le même plan que John Ford est une erreur que le temps réparera un jour, sauf s’il n’existe plus aucun public pour analyser les films du passé. La beauté de ce film réside dans son classicisme exemplaire pour un film noir et blanc avec ses nombreuses scènes de nuit ou de clair obscur. Mais, c’est quand même bien dommage de s’être privé de la couleur et du cinémascope car les 9000 vaches en noir et blanc qui composent sans doute le plus grand troupeau vu dans un film auraient été bien plus présentes sous leurs robes marron et blanc. On aurait même pu sentir leur odeur.
Ce grand classique du western est d’une incroyable modernité : réflexion sur l’histoire (le passage d’un monde de traditions à la modernité), sur l’exercice du pouvoir (et sa dérive totalitaire) et interrogation sur la notion de transmission… « La Rivière rouge » est d’une grande complexité thématique. Ses personnages sont tout autant attachants qu’ambivalents (John Wayne campe magistralement un personnage paranoïaque et obsessionnel, Montgomery Clift est à la fois angélique et très ambigu dans son rapport à ce père de substitution, etc). Mais le film est aussi une magnifique épopée, celle de ces vachers qui amenèrent le bétail au-delà de la Frontière, permettant l’élargissement d’un pays. Histoire d’hommes comme les aime Hawks, ici teinté d’ambigüité homosexuelle à travers la douceur de Clift ; « La Rivière rouge » est une grande réussite, tant sur le fond que sur la forme.
Mise en scène en carton, décors en carton, dialogues en carton, voix françaises en carton ; bref tout est pourri dans ce film, il n'y a absolument rien à sauver. Si vous chercher un bon western, c'est le film à éviter de toute urgence !
Ce western est pour le moins déçevant, en tant que fan du genre j'ai été très déçu. Le scénario est très lourd, il ne se passe rien, juste des petites querelles sans importance, et on voit juste des cow-boys faire la piste avec du bétail. Les scènes sont coupées assez promptement, et les effets spéciaux sont juste délirants, notamment quand ils tirent dans une boite, c'est ridicule. Les indiens présents dans le film sont consternants, on les voit juste galoper vers la caravane pour venie chercher leur balle dans le corps, on les pensait plus intelligent. Ajouté à cela une histoire d'amour sans aucune âme, juste parce qu'il en fallait une, et vous secouez le tout, vous obtenez un western loupé.
Tous les ingrédients sont réunis dans ce western épique pour nous faire passer une fabuleuse soirée : la vie rude des cowboys, le challenge du meilleur tireur entre Montgomery Clift (Matt Garth) et John Ireland (Cherry), la rudesse impitoyable du chef de convoi (John Wayne), le caractère bourru du cuistot (Walter Brennan), le vol de vivres par des lâches employés, las d'être malmenés par le patron, le convoi de femmes attaqué par les indiens et surtout la confrontation entre le chef et son fils adoptif qui ira jusqu'à la rupture entre les deux hommes. Une histoire d'amour viendra se greffer pour épicer les évènements. La finale est assez inattendue et surtout sublime. Howard Hawks signe un chef-d'œuvre avec ce premier western, qui fera de lui l'un des maîtres du genre avec John Ford, notamment. Il atteint avec ce film la quintessence du western. D'autres chefs-d'œuvres suivront : Rio Bravo, El Dorado et Rio Lobo avec John Wayne.
Un classique notamment parce que le début des westerns pour Hawks, le plaisir de voir Clift très jeune face à la légende Wayne, une épopée prenante avec de belles scènes et un travail assez subtil pour le genre sur le caractère, la psychologie des personnages. On regrette l'adoption d'une fin de film trop douce et heureuse contrairement au choix du scénario original plus cohérent.