Le cinéma français dans ce qu'il a de pire : un casting qui ne matche pas, des dialogues d'une théâtralité affligeante, des références (Chabrol notamment et Lellouch) que l'on regrette, etc. Ce n'est pas un thriller, ce n'est pas un drame, c'est une espèce de vaudeville pompeux et foireux. Les acteurs surjouent (Karine Viard en tête), bref rien n'est crédible, fuyez. Ou prenez le parti d'en rire.
Attention ce film n'est pas un thriller mais un drame. ce n'est pas parce qu'il y a un meurtre dans un film que automatiquement c'est un triller, surtout que, sachant qui a tué, il n'y a aucun mystère. Oui, ce film est un drame dans un milieu bourgeois avec des cocus dans les deux camps. Donc, histoire vue et revue. Ce qui n'enlève rien au talent des acteur(rices). Mais le film est long a démarer et on s'y ennui.
NUL. Quand la critique ensevelit un film sous une avalanche de références (Chabrol, Chabrol, Chabrol, Chabrol, ainsi qu'Alfred Hitchcock ou Max Ophuls, et l'on en passe... ), n'est-ce le symptôme de ce que l'oeuvre ne parvient pas à exister par elle-même ? Et que les critiques dits "professionnels" ont sagement recopié les arguments du dossier de presse, faute d'en pouvoir sincèrement louanger la singularité ? Karine Viard surjoue son infatuation d'expatriée, et jamais ne parvient à distiller la moindre inquiétude dans une intrigue qui par ailleurs s'endort à mesure qu'elle devrait s'exacerber. Les dialogues sonnent creux et tombent à plat. L'on s'ennuie et endort. Un film pour rien.
Thriller français pertinent, intéressant, avec un délicieux petit suspense, léger mais omniprésent. L'ambiance glaciale et sobre ne plaira sans doute pas à tout le monde, en ce qui me concerne j'adhère. Bon casting qui rend l'ensemble plaisant.
Karin Viard et Benjamin Biolay forment un couple crédible (malgré leurs 7 ans d'écart). Ces acteurs sont très bons ! Je craignais que tout le scénario du film se résume à sa bande annonce ; pourtant, l'intrigue ma tenu en haleine. Je recommande ce film !
Marc Fitoussi nous livre une étude sociale et psychologique sous fond d'intrigues et de cachotteries que n'aurait pas renié Claude Chabrol. Si Fitoussi n'a pas le talent de Chabrol pour instaurer un climant tendu et pour explorer les zones d'ombre d'êtres apparemment sans histoire, son intrigue, habilement construite, nous tient en haleine et Karin Viard est une nouvelle fois très juste en femme jalouse et vengeresse.
L'ambiance, les personnages, les acteurs, les dialogues, tout y était pour faire un bon film. Malheureusement tous les développements et twists sont basés sur des incohérences ou facilités flagrantes et improbables ce qui annihile la crédibilité et l'intérêt pour cette histoire.
Un sous produit d'une inconsistance sidérale.... Mal joué, scénario invraisemblable, aucun suspens, prévisible à souhait. Mais qui a pondu une daube pareille !!?
Karin Viard démontre son talent d'actrice, et parvient à gommer tant bien que mal un scénario manquant d'inventivité. Biolay se défend avec honnêteté, mais semble perdu dans un rôle dans il ne semble pas avoir saisi tout le sens. En est-il le réel responsable ?
Ce thriller dont l’action se situe au sein de la communauté d’expatriés de la bourgeoisie française en Autriche produit son petit effet mais manque assurément de rythme. C’est bien dommage car il y avait de nombreux éléments (dont un superbe casting et quelques rebondissements du scénario) pour aller plus haut.
Une variation sur l'adultère assez platonique, dans le cadre guindé d'une certaine bourgeoisie. On se demande longtemps où le réalisateur va nous emmener. Finalement, le récit prend de l'intérêt et de l'ampleur lorsque l'intrigue du harcèlement rejoint alors celle du départ. L'interprétation n'est pas toujours incarnée et le scénario est assez mal découpée, passant rapidement sur le résultat de l'enquête. Il y avait mieux à faire avec ce drame psychologique, avec davantage d'intensité.
Chronique de l'ennui ordinaire, et de l'adultère y prenant racine... Là, c'est d'adultère bourgeois qu'il va être question, et même grand bourgeois. Soit un chef d'orchestre réputé, en résidence depuis quelques années à l'Opéra d'Etat de Vienne, "Henri" (Benjamin Biolay), fin de quarantaine, et son épouse, "Evelyne" (Karin Viard), quelques années (bien conservées) de plus, directrice de la médiathèque de l'Institut français de la capitale autrichienne - de petite extraction (comme nous le montre le début du récit - visite de sa mère, très éclairante à cet égard...), elle se fait appeler "Eve", histoire de gommer ses origines trop populaires. Le couple est stérile, et il a adopté "international", un petit Guatémaltèque baptisé "Malo", prénom chic s'il en est. Le gamin, 6 ans, va bien sûr au lycée français. Son institutrice de CP, "Tina", a une liaison avec le "maestro", qui trompe ainsi son spleen. L'épouse, découvrant fortuitement son infortune, ourdit une vengeance... numérique. La chronique de moeurs (us et coutumes chez les "expats" français haut de gamme de Vienne - plutôt réussie) se compliquera cependant d'un volet "intrigue policière", prometteur (rencontre et suites, avec l'inquiétant "Jonas"), mais finalement assez décevant dans son traitement scénaristique, aussi bien que dans le parti pris de la mise en scène (Marc Fitoussi aux manettes - "Pauline Détective", "La Ritournelle"). KV est parfaite, comme à l'accoutumée - et les seconds rôles (dont ceux endossés par Pascale Arbillot et Evelyne Buyle) bien tenus. "Les Apparences" : en demi-teinte, cinématographique.
Environnement BCBG, le monde de la bourgeoisie française à Vienne. La musique joue de grands rôles : d'abord au 1er plan parceque Biolay est chef d'orchestre, mais aussi en toile de fond évocatrice des troubles et intrigues. Benjamin est impérial tout en intériorité et en oeillades. Karin est impériale pour jouer toutes les facettes d'un rôle intrigant.