Tre Piani
Note moyenne
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95 critiques spectateurs

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Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2021
Tre Piani
Regarder un film  comme on un lit un roman.
Ici Nanni  Moretti s'inspire du livre "trois étages" de Eskhol Nevo et même s'il a pu prendre quelques libertés  il semble en respecter la temporalité 10 années passent en 3 périodes . 3 moments de vie pour un immeuble et ses habitants. Ils se croisent ; parfois leurs histoires se bousculent et provoquent des cassures  et d'autres passent invisibles malgré leurs fêlures.
la vie continuent avec  les secrets,  les non dits, les mensonges, les suspicions .... .
Et si ...
Le fil conducteur  "s'excuser ", demander à l'autre son pardon  ; permettrait t-il de continuer, d'oublier, de vivre même?
Et s'ils s'étaient excusés, s'ils avaient reconnu leur erreur, leurs fautes ... Et si...
Est ce possible ? est-ce que ça effacera la blessure .
Reste toujours une cicatrice.
J'ai envie de tourner le projecteur  vers Monica  jouée par Alba Rohrwacher; personnage par m'a particulièrement touchée. L'histoire de cette jeune femme si seule, si incomprise, ses appels à l'aide rester vains, sa souffrance et l'imaginaire pour se sauver.
Cette souffrance commune à plusieurs des personnages de "tre piani".
Elisabeth G.
Elisabeth G.

216 abonnés 1 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2021
Un drame intéressant, sombre et sobre, porté par un excellent casting mais amoindri par une certaine amertume.
La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2021
En toile de fond 4 familles romaines de la classe moyenne-supérieure. Et des situations ou événements plausibles dans nos vies quotidiennes : l’accident grave, les actes incompréhensibles d’un malade d’Alzeimer (Renato), la peur pour nos enfants, une relation sexuelle questionnable...
Un regard sur la société semble relier l’ensemble : les hommes portent les maux de notre temps (une personnalité castratrice, un soupçonneux et entêté, un bourreau de travail qui oublie sa famille, un arnaqueur, et dans un autre registre un Alzheimer…). Aucun n’assume la paternité de façon honorable (mettons Renato de côté). Les femmes réagissent de façons diverses : constructives, calculatrices ou destructrices, résilientes ou fragiles.
Le dénouement relie l'ensemble : il nous dit que l'enfermement de la jeune génération par les ainés est la source des maux de ces familles, car la résolution des conflits viendra de l’émancipation de ces jeunes.
J'y allais sans conviction, finalement j'ai bien aimé. Un film sans prétention mais agréable à regarder, bien joué, assez « feel good » à la fin, plutôt émouvant, délicat. Mais on sort un peu perplexe : trop de personnages, trop de sujets psychologiques et sociaux… dont aucun n’est de ce fait approfondi.
De plus on pourra regretter que Nanni Moretti ne laisse en définitive guère de place à l'interprétation du spectateur. En témoigne le synopsis (recopié ci-dessus sans modification) : il nous dit ce qu’il propose à voir sur les hommes et les femmes (et que le film ne montre pas complètement d’ailleurs) !
rvrichou
rvrichou

121 abonnés 592 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2021
Vingt ans après la chambre du fils, Moretti montre encore un talent exceptionnel en abordant des thèmes extrêmement intimes. Spectateurs anxieux, s'abstenir ou prendre avec vous un comprimé d’anxiolytiques. Moretti explore notre culpabilité, nos désirs, notre angoisse avec scalpel de chirurgien . Un film à regarder seul si vous ne voulez pas qu'on vous voie pleurer.
Christian L.
Christian L.

9 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2021
La petite musique de Nanni Moretti....C'est un excellent conteur d'histoires. Il n'y a qu'à se laisser porter. Il se passe vraiment plein de choses au sein de cet immeuble. Des histoires graves, tragiques et des personnages qui se démènent contre le malheur et les tourments. Excellents acteurs. Un excellent moment.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2021
Film rempli d’émotion et de sensibilité, où des personnes voisines se croisent, nouent des relation ou des liens forts...et puis les rompent selon les aléas de la vie, les drames vécus ou imaginés.
Un microcosme où se reflète le quotidien, les hauts, les bas….qui s’étalent sur une longue période

Chaque personnage est attachant et les relations complexes et subtiles….
Du coup, les accidents de conduite, les conséquences de l’alcool, la pédophilie, beaucoup de thèmes sont abordés avec tact; vécus ou imaginés.

On est touché !
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 novembre 2021
Le bon sens est une déviance de la narration d’un Nanni Moretti (La Chambre du fils, Mia Madre) refermé sur lui-même. En sortant pourtant de sa zone de confort, il se plie au travail créatif de l’écrivain israélien Eshkol Nevo, où il est question de trois étages à l’interaction et la communication dissonante. Sa première adaptation a de quoi interpeller, d’autant plus qu’il ramène les faits de Tel Aviv à Rome, au cœur d’enjeux contemporains italiens. Quatre familles se partagent le fardeau, la terreur et la fureur de leurs sentiments. Nous nous attendions alors à ce que le cinéaste nous emmène dans la complexité de leur psyché ou qu’il brosse le portrait de son pays, mais sa mélancolie n’y est pas, tout comme la pertinence de ses propos, tombés à point nommé.

L’ouverture, sans demi-mesure, fait le constat d’une brutalité nocturne, à l’heure où certains partent pour donner vie et d’autres reviennent pour en prendre une. À partir de là, les trajectoires des familles habitant au pied du drame vont diverger, pour mieux explorer leur lente désintégration. En observant l’axe de ses personnages masculins, il en vient à s’autoflageller, comme pour ne pas se soustraire à son propre jugement. L’ironie vient du rôle de Moretti en homme de justice, Vittorio, et père de famille qui échoue à accepter son fils (Alessandro Sperduti). Et au lieu d’écouter sa femme (Margherita Buy), il choisit d’épouser une lâcheté qui aura des teints sur les siens, en quête de dépendance, de confiance et d’identité propre. C’est un sujet qui dépeint toute l’œuvre chorale dans son ensemble, mais qui négligera l’efficacité de sa structure à coup d’ellipse, sa mise en scène trop convenue et sa conclusion, étirée jusqu’au dernier fil blanc.

Que reste-t-il donc derrière la masculinité toxique, les pères absents et destructeurs, ou encore les hommes sans une once de remords ? Les femmes ont une place privilégiée dans le dispositif mécanique et huilé du récit. Si Monica (Alba Rohrwacher) hérite de la plus profonde partition de sa condition de femme au foyer et l’enfant sous le bras, on y découvre avec une certaine malice comment la solitude arrive dans son berceau. Quant au reste de la troupe, la plupart n’est qu’au service d’un autre et sous l’influence d’une réconciliation impossible. Aucune émotion ne ressort de ces échanges, purement informatifs, sans portée sensorielle, alors que le sujet mérite de secouer un peu plus son public, attentif et patient de découvrir les non-dits des personnages mutilés. C’est à cela que sert cet écho, cette distance qui sépare les membres d’une famille, d’un couple ou de simples voisins, qui ne parviennent pas à trouver d’issue au cataclysme qu’ils subissent passivement.

Ce serait un mensonge de ne pas trouver de la sensibilité dans cet univers, sachant que les points de vue ne manquent pas de multiplier les horizons. Hélas, ce n’est pas avec ce dernier Moretti qu’on s’exaltera ou qu’on se révoltera. « Tre Piani » tire simplement tous les mauvais côtés du soap opera vers lui, jusqu’à ce qu’une ultime apparition à travers un pare-brise vienne baisser le rideau sur une fatalité qui affole et qui dérange. La frustration et la douleur mentale sont les symptômes qui se transmettent d’un étage à l’autre, comme d’une génération à une autre. Dommage que les chocs culturels n’aient pas plus de place, au menu d’un cinéaste en proie à un léger renouvellement.
Corbett
Corbett

43 abonnés 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2021
Un grand film de Nanni Moretti ! on est heureux de retrouver Margherita Buy après le sublime MIA MADRE et tous les autres acteurs sont fabuleux, que ce soit Alba Rohrwacher ou Riccardo Scamarcio. Un grand film sur la paternité et les défaillances des pères, trop sévères, trop attentifs, trop étouffants ou trop absents.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2021
Une série d’événements va transformer radicalement l’existence des habitants d’un immeuble romain, dévoilant leur difficulté à être parent, frère ou voisin dans un monde où les rancœurs et la peur semblent avoir eu raison du vivre ensemble. Tandis que les hommes sont prisonniers de leurs entêtements, les femmes tentent, chacune à leur manière, de raccommoder ces vies désunies et de transmettre enfin sereinement un amour que l’on aurait pu croire à jamais disparu…

C’est une réalisation de l’Italien Nanni Moretti qui avait fait auparavant l’excellent documentaire Santiago, Italia en 2019. Cette fois, il va adapter un roman de l'écrivain israélien Eshkol Nevo. Initialement, la trame du livre se passe à Tel Aviv mais le film sera à Rome. Tre Piani a été sélectionné au Festival de Cannes 2021.

Je ne suis pas le plus grand fan du cinéma Italien mais cette fois c’est un gros coup de cœur.



J’ai adoré la construction qui nous ait proposés. Le film va être orienté sur trois axes ciblant trois familles différentes, vivant à trois étages d’un immeuble. Celles-ci vont forcément se croiser, créant un liant, mais par les thématiques abordées elles seront bien distinctes. Cela apporte une certaine variété au film. Il est impossible de s’ennuyer. Le plus appréciable est qu’on passe de l’un à l’autre de façon très fluide. La répartition va se faire de manière homogène. Je pense que la musique aide à ce sentiment d’unicité malgré les différences. Elle va créer un liant intéressant.

Les différents personnages sont passionnants à suivre. Ces trois familles offrent un panorama complet. L’une va voir un père tomber dans l’obsession de savoir si quelque chose est arrivé à sa fille dans un parc. Cela va le conduire à un comportement irrationnel voire destructeur. L’autre va voir une mère être aveugler par l’amour qu’elle a envers son fils. Celui-ci est totalement irresponsable mais elle continue à le couvrir. Enfin, on se penchera sur la détresse psychologique d’une jeune mère dont l’absence récurrente du mari n’aide pas. Voir l’évolution de chacun d’eux est tout simplement géniale.



Celle-ci va se construire sur le temps. En effet, on va voir le récit se découper avec des espacements de 5 ans afin de bien voir tous les impacts sur nos protagonistes. Ces sauts temporels vont être parfaitement bien géré. Lors de ceux-ci, les explications de ce qu’il s’est passé vont être bien distillé et on n’est jamais perdu. Au final, tous les enjeux vont pouvoir être explorés.

La cerise sur le gâteau est le talent des acteurs. Ils sont tous fantastique dans leur prestation. Parmi les visages connus chez nous, il y a Riccardo Scamarcio vu l’an dernier dans Les Traducteurs et Nanni Moretti qui fait honneur à son propre film. J’ai été particulièrement impressionné par Alba Rohrwacher.
romain p.
romain p.

11 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2021
Le cinéaste est à son plus haut niveau pour un film qui sait manier la violence, les thèmes contemporains, le registre de l'intimité, la maladie, pour en faire une fable percutante bien que tout en douceur. Cela, déjà, est un tour de force ! Il est appréciable de montrer des drames humains et de ne pas fuir la brutalité des rapports humains sans jamais se départir d'une immense empathie et d'une grande tendresse. Les acteurs sont en outre sublimes du début à la fin.
Stéphane R
Stéphane R

30 abonnés 498 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2021
Chronique d'une bourgeoisie romaine partageant le même immeuble sur une dizaine d'années. Nanni Moretti est toujours désenchanté, moins sarcastique, profondément attaché aux ressorts des relations humaines. Très beau moment passé avec Nanni et ses personnages
tostaki
tostaki

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2021
Après une entrée en matière très poussive avec l'enchaînement de plusieurs scènes aussi mauvaises que peu crédibles, ce dernier film de Moretti prend son envol et éveille enfin l'intérêt. Ouf, l'honneur est sauf mais ça frôle la correction.
pimpon58
pimpon58

5 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2021
3 étages mais 4 familles
Film choral doux amer avec une justesse de ton mais aussi des longueurs quand ça vire au sitcom
On aurait aimé un peu plus d'entrelacements entre les histoires des différentes familles certaines vivant totalement à part
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2021
Les trois thèmes qui obsèdent Nanni Moretti et colorent toute sa filmographie sont le cinéma, la société italienne et la psyché humaine. Ce nouvel opus, dont le scénario est emprunté au roman homonyme d'Eshkol Nevo, parle tout à la fois des tourments de l'âme humaine et de ceux de l'Italie contemporaine mais de façon subtile, sans explicite, laissant le spectateur interpréter ce qu'il lui donne à voir.
C'est dans un immeuble freudien que se déroule l'action ; les protagonistes occupent les trois étages du ça, du moi et du surmoi. Mais par-delà l'étude psychanalytique du comportement des personnages, le film parle du sentiment invisible qui les lie : la peur. Une peur plus rationnelle qu'il n'y parait quand on pénètre dans l'intimité des individus, comme le permettent les longs plans de Nanni Moretti. Une peur qui pousse les hommes à agir de façon parfois incompréhensible, le juge intransigeant comme le père inquiet, la mère abandonnée ...ou l'Italie xénophobe. Un film intime et collectif. Un Nanni Moretti une nouvelle fois brillant.
Fabien N.
Fabien N.

8 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2021
Ivre au voulant de sa voiture, un enfant de magistrat termine sa course dans la façade de l'immeuble où il vit, non sans avoir mortellement blessé une passante au passage. Si le véhicule, ironie du sort est pratiquement intact, tel n'est pas le cas des habitants.
Tous, à des degrés divers et chacun à leur façon, portent en effet le poids de lourde névroses familiales. Parviendront-ils à s'en libérer?
Pareil sujet en des mains moins talentueuses que celle de Nanni Moretti aurait aisément pu s'avérer terriblement pesant et démonstratif. Le film toutefois, échappe avec brio avec cet écueil et nous livre de beaux moments d'émotion.
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