Une belle illustration de soufflé cinématographique. Parce que le début est une véritable perle, spoiler: ce casse à la poste de Stockholm est filmé de façon fabuleuse et originale et suivi d'une course poursuite plus classique mais qui le fait bien. Puis vient la très longue enquête policière et là c'est très simple, plus on avance, plus on n'y comprend rien de rien, on a aucune réponse claire aux questions qu'on se pose et quand le film se termine on se demande si le scénariste n'a pas oublié la moitié de ses feuilles dans la cuisine !
La ressortie en salle de dix opus du cinéaste suédois Bo Widerberg, permet de revoir ou de voir ce titre souvent négligé dans la filmographie de son auteur.
Relevant du polar, le scénario est tiré du premier roman policier ( écrit au début des années 1970 ) signé par un criminologue suédois. Lev Persson.
C'est la vision de " l'homme de Majorque" qui m'a conduit à lire le livre afin de voir un peu plus clair à un scénario embrouillé dans ses détails.
Widerberg est un cinéaste soucieux des considérations sociales ( ça sera son opposition la plus vive à Ingmar Bergman auquel il reprochait sa déconnexion et son manque d'intérêt envers ces questions).
Ce polar n' est donc pas choisi par hasard puisque celui-ci s'attache à montrer la corruption des esprits de certains responsables chargés de la sécurité du pays. Thème auquel Widerberg était sensible.
le spectateur éventuel doit être attentif pour suivre les méandres d'une intrigue dont tous les aspects ne sont pas traités ( tout comme dans le roman. C'est même revendiqué par l'auteur)