Derniers Avis : Le Gangster, le flic & l'assassin - Page 4
Le Gangster, le flic & l'assassin
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Lecter_H
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3,5
Publiée le 8 décembre 2019
Encore un film sud-Coréen très étonnant. Un cinéma avec un style très particulier ou on frise l'excès dans la retenue, sans franchir la ligne rouge. Tout est maîtrisé. Et encore une foi, pas de sentiments. Ou en tout cas, pas de faiblesse, de délicatesse, de sensibilité, de finesse comme on peut le voir dans un film européen ou américain. Ici, c'est viril, voir macho. Mais c'est leur marque de fabrique et ça marche. Le film souffre parfois quand même de plusieurs périodes creuses où peu de chose évolue malgré l'action à un rythme d'enfer d'un bout à l'autre.
Inconditionnel du cinéma sud-coréen, ce polar violent tiré d'une histoire vraie ne déroge pas à la règle, et prouve une fois de plus toute la maîtrise du pays dans ce genre. Rythme, violence, humour,poursuites, les sud-coréens sont définitivement les maitres en la matière. On ne s'en lasse pas...
Très bon polar coréen au nom de western. Dans la lignée d'un The Chaser de Na Hong-Jin ou A bittersweet life de Jee-Woon Kim. Et j'en passe et des meilleurs. Ce qui m'a plu ? C'est qu'il n'y a pas que de l'action frénétique pendant deux heures. C'est avant tout une enquête policière minutieuse, une chasse à l'homme avec un vrai sentiment d'urgence puisque ce tueur en série au visage d'ange frappe n'importe quand, n'importe qui. Il faut donc se bouger et l'originalité vient de ce jeune policier obstiné, incorruptible, un peu chien fou obligé de s'associer avec le chef de gang local. Les deux ont beaucoup de classe. Entre les deux, il y a de l'humour, du respect, de l'entraide et, en même temps, chacun fait ce qu'il sait faire : le flic va essayer de le coffrer, toujours du côté de la loi. Et le gangster a ses propres méthodes pour traquer le meurtrier. Plus expéditives que celles de la police. Reste à savoir qui est le plus efficace. Qui arrivera en premier. Les deux sont plutôt complémentaires en vérité. Ce sont leurs objectifs qui différeront. L'un veut la justice, l'autre, la vengeance. Et au milieu, un psychopathe. Un psychopathe qui a des lectures. J'ai passé un bon moment même si ce polar d'action sud-coréen ressemble à plein d'autres polars d'action sud-coréens que j'ai pu voir. Depuis Memories of Murder en 2004, je suis gâté.
Polar sud coréen finalement excessif; un flic borderline s'allie avec un truand impitoyable pour traquer un serial killer totalement azimuté. Le rythme est sans faille, les bastons plutôt violents, mais trop c'est trop; le spectateur finit pas se lasser de tant de péripéties. On est un peu trop dans l'exercice de style; mais l'ensemble se laisse voir, même si on est loin de A bittersweet life ou The Chaser.
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3,5
Publiée le 16 octobre 2019
Pour son deuxième film, Won-Tae Lee s'inspire librement d'une histoire vraie et raconte comment un policier et un chef de gang se sont associés pour stopper un tueur en série. Ce dernier a eu la mauvaise idée de s'en prendre à des gens au hasard et par malchance il est tombé sur le puissant Jang Dong-soo qui va se mettre à le traquer. Comme on dit "L'ennemi de mon ennemi est mon ami." Sans faire dans l'originalité, le réalisateur propose un thriller sombre et efficace. Après un début timide, le film gagne en intensité et intérêt à partir du moment où le rôle des trois protagonistes est défini. Quand l'identité du tueur est révélée et que celui-ci n'est plus un personnage mystérieux, mais bien un personnage à part entière qui agit sur l'intrigue, le film est beaucoup mieux. On assiste à une chasse à l'homme haletante qui est ponctuée par de bonnes scènes d'action bien violentes. La dernière partie est particulièrement divertissante et réussie. Ce n'est pas la meilleure traque que le cinéma coréen nous a offerte, mais ce "The Gangster, the Cop, the Devil" est un bon film.
Un gangster, qui contrôle l’industrie des machines à sous, fait régner par la terreur sa loi sur la ville. Un flic aux méthodes hétérodoxes s’est juré de l’arrêter. Un assassin commet des crimes en série. La police se met sur ses trousses. Il manque d’assassiner le gangster. Sauf à accepter que son aura soit ternie, le gangster doit punir l’assassin. Le flic deviendra son allié dans sa chasse à l’homme.
Le cinéma sud-coréen ne se réduit pas au seul – et remarquable – Parasite. À côté de Bong Joon-Ho (le réalisateur de Parasite mais aussi de "Snowpiercer", de "Mother" et de "Memories of murder"), de Park Chan-Wok ("Mademoiselle", "Old ") et de Lee Chang Dong ("Burning"), la Corée du Sud compte une foultitude de réalisateurs quasi anonymes capables de trousser des polars décomplexés.
Projeté à Cannes hors compétition, "Le Gangster, le Flic et l’Assassin" a réjoui les afficionados du genre. Il croque, comme une bande dessinée, des personnages caricaturaux : un gangster pantagruélique, un flic cool, un assassin psychopathe. En rapprochant les destins du gangster et du flic, le film voudrait nous inviter à réfléchir aux frontières ambiguës entre le Bien et le Mal. Ce sous-texte moral n’est pas ce qu’il a de plus réussi. On se serait volontiers contenté de ses bastons en règle, de ses poursuites électrisantes, de ses rebondissements inattendus.
Mon coup de coeur de l'été. Un régal de film d'action trop rare c'est dernier temps. En tout cas je suis sortie de la salle très contant du moment passé.
Dépaysant ça change de l Anglo saxon. J adore les films Coréen, humour et action. Le duo flic et gangster marche très bien, C est assez réaliste Super acteur, surtout le gangster. Bien rythme et beau suspense.
L’action (inspirée de faits réels) débute en août 2005 à Cheonan, ville située à 80 km au sud de Séoul. Depuis 3 semaines, il y a eu 3 assassinats selon le même protocole spoiler: : un conducteur heurte la voiture qu’il suit, son chauffeur en descend pour constater les dégâts et se fait tué sauvagement à coups de couteau . Un jeune policier comprend que les crimes sont liés et l’œuvre d’un tueur en série. L’enquête piétine jusqu’au jour où un mafieux puissant, exploitant des machines à sous trafiquées, se fait agressé spoiler: mais survit, tout en blessant le tueur. Le flic et le gangster, malgré leurs divergences, décident de s’allier, tout en pensant duper l’autre, pour retrouver le tueur en série, le premier à le capturer décidant de son destin (la mort violente et raffinée pour le gangster, l’arrestation, le jugement et l’emprisonnement pour le flic) . C’est un film d’action pure (bagarres et poursuites automobiles réussies), rondement mené, sans temps mort, ni dialogues superflus. On sent que LEE Won-tae vient de la télévision (où il était producteur) et en maitrise les codes. Même si le film est articulé sur les 3 personnages du titre, c’est quand même le gangster, le personnage principal et même le plus réussi. L’analyse psychologique du tueur en série est peu abordée et les relations troubles entre police et monde mafieux sont juste esquissées. En cela, le réalisateur se rapproche plus de Tsui Hark [« Time and tide » (2000)] que de Im Kwan-taek [« La pègre » (2004)].
Je m attendais à beaucoup d action mais on y trouve que des courses poursuite !!! Dommage. Un bon petit film à voir quand même, à la TV, trop cher au cinéma.
Il faut croire que l’année 2019 est celle du cinéma coréen. Après la Palme d’or et le succès commercial de Parasite, Le Gangster, le flic et l’assassin (présenté hors-compétition à Cannes) sort à grand échelle en France. En sortant de la salle, on peut légitimement estimer que cela est tout à fait mérité. En effet, Lee Won-tae (dont ce n’est que le second long métrage) signe un polar tout à fait réussi : l’histoire est prenante, les scènes d’action sont excellentes, les comédiens sont parfaits. Ce polar tout à fait jouissif prouve une fois de plus que la Corée du sud fait partie des grands pays de cinéma de cette fin des années 2010. À voir de toute urgence pour tout amateur du genre.