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Stéphane R
30 abonnés
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3,5
Publiée le 12 août 2021
Un américain cinéphile,francophile et vélophile, c'est déjà sympa. De belles idées de mise en scène, de dialogues, de rythme. Très agréable sous des dehors futiles
Film intimiste mais très bien joué et très bien filmé. Le thème de l'amitié, la trahison, la réconciliation sont déjà vu mais là on reste vraiment dans le cote sérieux. Il manque peut être un peu de légerté.
J’ai trouvé c’est un bon drame. Le concept des deux amis, qui s’éloignent et se rapproche au fur et à mesure des épreuves de la vie, est fort sympathique. C’est un beau symbole de la fraternité qui peut lier deux personnes même si elles ne sont pas de la même famille. Il y a certes des déchirements, mais quelque chose de fort fait qu’ils ne peuvent pas sortir définitivement de leur vie. Cette force est bien mise en avant par les deux acteurs. Michael Angelo Covino et Kyle Marvin se connaissent depuis une dizaine d’années et des tournages publicitaires à New York. On sent la complicité à l’écran, et ce n’est pas seulement du cinéma. Leur jeu est très juste. C’était une belle surprise à ce niveau-là. Le scénario est d’ailleurs bien construit. Il y a pas mal de rebondissement, et la relation va être assez dynamique. Je ne me suis pas du tout ennuyé. Pour faire son film, Michael Angelo Covino a voulu se démarquer en le découpant sous forme de chapitre. Cette narration est certes plus originale, mais elle me dérange un peu car j’avais du mal à rentrer dedans. Chaque changement va avoir un temps mort, et cela casse la dynamique. Surtout qu’il y a des sauts temporels dont il faut toujours la petite latence pour s’y retrouver.
Encensé par la presse française, ‘The climb’ est pourtant loin de m’avoir procuré le même enthousiasme extatique. Il n’est pas à ranger dans les productions Mumblecore, il est beaucoup trop efficacement filmé pour ça mais il se montre presque aussi bavard : en revanche, son ancrage dans le cinéma d’auteur new-yorkais peut expliquer son amour immodéré pour la France, la langue française, le cinéma français, son ton et son esprit, et même la variétoche française qui lui sert de toile sonore, et accessoirement son excellente réception dans ce pays. A travers sa succession de chapitres et de saynètes mettant en scène les heurs et malheurs de deux potes, son schéma de départ s’inscrit paradoxalement dans une veine d’ordinaire beaucoup plus populaire, plus propice à la vanne épaisse que le genre de transposition américaine douce-amère qui ressemble à la manière dont ces derniers imaginent la comédie sophistiquuée made in France (vous savez, celle qui est garantie sans Arnaud Ducret et sans Philippe Lacheau, et qui n’existe presque plus), à savoir la “Bromance” : pas celle de la masculinité hâbleuse mais plutôt sa version fragile et immature : les amours éclosent, fleurissent et se fanent, mais les potes sont toujours là, même quand ce sont des boulets, et les hommes, qui ne savent pas trop comment concilier les deux, gaffent, déconnent mais finissent toujours par se pardonner l’un à l’autre. Ce duo si dissemblable amène suffisamment de situations absurdes tout au long des années pour que ‘The climb’ ne se résume pas à la simple démonstration de son hypothèse de départ, grâce à des dialogues réalistes et un humour retenu et implicite. Au risque de paraître parfois hors-sol, Michael Angelo Covino a effectué une assez bonne transposition des codes de la comédie dramatique à la française et, par extension, quelque chose qui fait figure de rareté au sein du cinéma américain...mais quand on connaît suffisamment l’historique de la famille d’origine du projet, qui recèle parfois des trésors insoupçonnés, on n’est pas plus ébahi que ça.
Film baroque, à sketches, sur l'amitié indéfectible entre deux hommes dont l'un est toxique pour l'autre. Original dans son sujet et son montage, mais ça ne suffit pas à faire un grand film. Mais ça peut donner envie de faire du vélo...
Michael Angelo Covino sait manier la caméra. C'est indéniable. Quelques scènes sont brillantes et de nombreux plans sont remarquables. Le problème du film ne réside pas dans la mise-en-scène mais dans l'absence de caractère des deux protagonistes. L'amitié de ces deux hommes ne bouleverse pas car ils ne sont pas intéressants. On est loin des personnages de Tarantino. Ceux de Covino sont vides, creux, sans âme, ni drôle ni gentils ni méchants. On se fout de ces Américains moyens et on finit par s'endormir devant les tourments inutiles de leur relation. Décevant.
Pour son premier long-métrage, le réalisateur américain Michael Angelo Covino signe une comédie rafraichissante. Il interprète lui-même le rôle principal avec son comparse Kyle Marvin dans une histoire d’amitié indéfectible entre deux hommes. Le sujet n’a rien d’original, mais la manière dont il traité mérite un détour. D’une part, en tant que passionné de la culture française, le cinéaste y trouve une importante source d’inspiration (tournage en France avec l'ascension à vélo du Col de Vence, une bande-originale très tricolore, des références au cinéma de Pierre Étaix, la présence de Judith Godrèche, etc.). D’autre part, le film privilégie la prouesse technique du plan séquence. Avec des scènes entières d’une durée parfois supérieure à sept minutes, on a le droit à un côté théâtral maîtrisé. Malheureusement, la mayonnaise ne parvient pas à monter. Sans être véritablement ennuyeux, les bavardages incessants manquent de percussion. Bref, juste sympathique !
Très plaisant à voir ! Très sympa, les acteurs sont bons, le scénario se tient comme il faut. Le découpage en épisodes, tous en plan-séquence, est super ! Bref, une petite surprise, assez originale, qui parle d'amitié. Je le conseille.
Je n ai pas aimé ce film que j ai trouvé grotesque, caricaturale , drôle 15 mn et je me suis ennuyé. Ce film a obtenu un prix à Deauville , donc un prix français, j aurais du m'en douter .
Bof bof bof. C'est un peu poussif tout ça et ce, tout au long du film. Je cherche encore à comprendre le prix du jury à Deauville. Une histoire plutôt banale beaucoup trop vue. Chronologiquement, on s'y perd un peu. A noter de jolis plans séquences. Une petite (j'insiste sur petite) et légère pincée d'humour par ci par là J'ai trouvé cela dit Kyle Marvin très bon dans son rôle de garçon un peu simplet, innocent. On notera également les nombreuses références à la France (lieu de certaines scènes + la BO).
Scènes d’ouverture (vélo à Vence, enterrement) amusantes puis le film s’enlise dans cette histoire d’amitié toxique, devient répétitif et plutôt lassant.
Une belle et étrange histoire d’amitié toxique, originale et mordante. Des moments vraiment amusants et d'autres un peu ternes. Une belle mise en scène qui malheureusement nous perd parfois...
Je suis très surpris que ce film soit encensé par la critique quasi unanime. Certes le travelling plan séquence de la première scène est réussi, mais cela ne fait pas un film. J'y ai trouvé une description d'une relation quasi homosexuelle entre deux copains de lycée avec une dimension sadomasochiste. Certes Kyle est gentil mais sans consistance, en revanche Mike est parfaitement odieux ; je n'ai pas cru une seconde à la possibilité d'une véritable relation amicale car ces deux personnes n'ont manifestement rien à se dire. Quand aux autres personnages c'est la vulgarité qui les caractérise, sans parler de l'omniprésence de la cigarette et de l'alcool. A la fin je me suis demandé s'il n'y avait pas la une contribution plus ou moins consciente au virilisme montant en réponse à la progression du féminisme : tous les personnage féminins sont négatifs à l'exclusion de la mère. Il n'y a pas non plus de véritable scénario, seulement quelques vignettes d'où l'humour est totalement absent ; les rapprochements avec Woody Allen sont totalement hors de propos, tout comme l'allusion à la comédie à la française type Sautet qui témoigne d'une réelle sensibilité et humanité, A fuir.