Papicha
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2020
Le film de Mounia Meddour, Papicha, sorti début octobre 2019 avait pratiquement disparu des écrans franciliens (de mémoire une seule salle le projetait fin février) quand la double récompense aux derniers Césars, meilleur premier film pour Mounia Meddour, meilleur espoir féminin pour Lyna Khoudri, pour son rôle fort de Nedjma, a conduit les distributeurs à le ressortir…. Le film avait déjà obtenu deux prix au Festival du Film Francophone d’Angoulême (meilleure actrice pour Lyna Khoudri, meilleur scénario) Le film est Indiqué en version française, mais en fait il est en dialecte « françarabe », vraie spécificité de la ville d'Alger : on prend un mot français et on "l’algérianise", puis on mélange sans cesse les idiomes….et selon les plans le film passe du français à l’arabe voir au « françarabe »….ainsi en « françarabe » Papicha est le nom donné aux jolies jeunes filles algéroises . La réalisatrice Mounia Meddour, est la fille du réalisateur algérien Azzedine Meddour décédé à Alger en 2000, et d’une mère russe, son père ayant étudié le cinéma à la célèbre école VGIK de Moscou. Azzedine Meddour, menacé de mort par les islamistes se réfugie en France alors que Mounia suivait sa scolarité en habitant une cité universitaire ressemblant beaucoup à celle qu'on voit dans le film, elle étudiait dans une université de journalisme. Elle raconte qu’elle partageait une chambre avec quatre ou cinq filles, et surtout qu’elles partageaient au quotidien des espoirs, du bonheur, de l'humour, de l'entraide, de la collaboration, une douceur de vivre mais aussi des soucis car l'oppression existait dans cette décennie noire, marquée par l’extrémisme et brutalité du terrorisme islamiste. C’est une œuvre pleine de vitalité portée par le tourbillon d’énergie de ses actrices et avant tout le regard d'une actrice, Lyna Khoudri, un regard insoumis, libre, résistant, courageux, quand le pays cèdait chaque jour un peu plus devant l'intégrisme religieux. Stylise en devenir, à la tête de sa bande de « papichas » extrêmement attachantes, son personnage de Nedjma refuse de renoncer à ses rêves malgré les menaces et les violences. L'Algérie change, certain(e)s renoncent, mais pas Nedjma, habitée par son projet d'organiser un défilé de robes cousues dans des haïks, vêtement traditionnel maghrébin. Le propos est fort, l'interprétation puissante, la réalisation de Mounia Meddour juste. Elle a d’ailleurs déclaré lors de la remise de son César : « Il m’a fallu énormément de courage pour me décider à raconter cette histoire personnelle, qui est douloureuse aussi, mais qui était nécessaire. C’est un témoignage important du combat des femmes en Algérie ».
Paradoxe de ce film, il bénéficié d’une aide de l’état algérien, qu’il a représenté pour l’Oscar du film étranger mais l’avant-première du film « Papicha » en Algérie prévue pour le 21 septembre dernier, a été annulée à la dernière minute, sans explication des autorités. Peut-être n’ont pas apprécié que les actrices et la réalisatrice du film aient posé, lors du dernier Festival du Cannes, où le film avait été sélectionné dans la section Un certain regard, avec des badges sur lesquels était inscrit « qu’ils s’en aillent tous », l’un des slogans scandés dans les manifestations se déroulant dans le pays depuis le 22 février, pour un changement de système politique. Frustrés, les jeunes Algériens qui attendaient avec impatience la sortie de ce film, ont largement piraté le lien de téléchargement. Hymne à la vie, à la tolérance et à la résistance, c’est un film éminemment politique qui ravive le devoir de mémoire de l’Algérie…Ne manquez pas sa re-sortie !!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 mars 2020
Très beau film sur l'Algérie. Film intemporel où on ne sais pas situer la crise. Quelques détails nous indique une certaine modernité. Nous sommes dans des faits récents et réels. Sans pour autant savoir si cela relate d'une relation sociale tendue, nous partageons les valeurs des femmes cherchant à s'exprimer et s'émanciper de manière très lucide.
spoiler: Le film est déchirant, il prouve la tristesse et la bêtise qu'une société et qu'une religion peuvent imposés à des êtres en besoin d'expression et de liberté.
Nico F
Nico F

253 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2020
pas mal ... une histoire assez forte , des actrices covaincantes .. mais la réalisation est vraiment pas top !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 février 2020
Ce film contient certaines des erreurs, parce que dans les années 90, c'est l'État qui a tué le peuple parce que le peuple a choisi le fiis quand mm ds les votes et parce que le fis a réussi les élections, et les événements n'étaient pas de telle sorte que la peur régnait en réalité, mais le fis n'a alors pas forcé le peuple à adhérer aux enseignements religieux mais le gouvernement Et certains des généraux à ce moment-là tuent les gens et les emportent de chez eux simplement parce qu'ils adhèrent aux enseignements religieux et à la morale religieuse. Beaucoup d'entre eux sont accusés sans rien faire. Je sais que le fis n'est pas celui qui l'a tué, mais l'État et les généraux à l'époque faisaient vraiment référence à un bon film, mais il a de nombreuses erreurs et des événements réels déformés.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2020
Le récit féminin et féministe avancé par Mounia Meddour dans Papicha n’est pas sans nous rappeler celui de Deniz Gamze Ergüven dans Mustang, candidat français à l’Oscar 2016 du meilleur film en langue étrangère. D'ailleurs, Papicha concourra sous la bannière algérienne au même trophée en 2020. Ce choix surprend car ce film coproduit en Algérie est toujours interdit de distribution dans les salles algériennes par les autorités du pays, sans que cette « censure » n’ait été à ce jour justifiée et motivée. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/oeillades-2019/
Pomme92
Pomme92

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2020
Très bon film.
Très intéressant.
Très bons acteurs.
Beaucoup de suspens.
On apprend beaucoup sur un sujet tabou, que peu ose traiter.
On passe un très bon moment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 février 2020
Il est souvent difficile en Occident de se rendre compte du courage qu'il faut pour ouvrir certaines pages de l'histoire maghrébines. Lorsque l'on vient d'une culture de la censure et du silence, oser porter la voix sur ces thématiques relèvent d'une force de discours, d'un cri du coeur et d'un courage que certains journalistes français ont eu du mal à apprécier.

Incroyable Papicha, sensiblement portée par Lyna Khoudri.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2020
On ressort de la projection de « Papicha » avec l’impression d’avoir vu quelque chose de fort, plein de rage mais également empreint de douceur. Un long-métrage porteur d’un message nécessaire et qu’il est important de rappeler en ces temps troubles. Mounia Meddour nous offre donc une œuvre engagée qui dénonce avec puissance l’intégrisme religieux. Une œuvre qui souffle un grand vent de liberté et de tolérance. Une oeuvre profondément féministe, mais complètement en dehors de la mode female power ayant cours en ce moment, juste réclamant l’égalité entre les sexes et pointant du doigt le sort qu’on leur réserve au nom d’une certaine vision de la religion. Sur tous ces versants, c’est parfaitement réussi et c’était de toute manière les intentions affichées du film et de sa réalisatrice. Tout aussi pertinente, forte et mémorable que des œuvres sur des sujets similaires telles que « Marock », « Much Loved » ou « Mustang », « Papicha » prouve que le cinéma arabe version féminine a quelque chose à dire et le fait bien, se dote de réalisations stylisées et d’histoires voulant faire bouger les choses et réfléchir. Cela permet de mettre un coup de projecteur sur des cinématographies en plein essor et en pleine possession de leurs moyens.



Le film doit également beaucoup à la fraîcheur, la motivation et la justesse de ses jeunes interprêtes dominé par une Lyna Khoudri déchaînée, véritable tornade éprise d’égalité et de liberté. Son interprétation est boulversante. On pourra reprocher le côté manichéen concernant la vision des hommes, tous machistes, misogynes et porté sur l’obscurantisme religieux où la femme doit être un objet soumis, caché et vouée aux diktats de Dieu. Heureusement, le personnage de Mehdi joué par Yasin Houicha apporte des nuances bienvenues et donne au film quelques jolies séquences sentimentales. On suit l’histoire de ces papichas dans une Algérie des années 90 reconstituée avec soin et où plane l’ombre d’un terrorisme et d’une oppression parfaitement retranscrits.



La mise en scène de Meddour reste dans la mouvance de ses modèles (ou inspirations) citées plus haut, c’est-à-dire en plans serrés avec caméra à l’épaule et montage nerveux. Donc rien de nouveau de ce côté mais rien de déplaisant non plus. En revanche, même si cela ajoute à la dramaturgie et à l’émotion que l’on ressent à la vision de « Papicha », l’assassinat de la sœur ajouté à ce qui se passe lors de la scène finale du défilé font un peu chargé. C’est inspiré de faits rééls mais ces éléments inventés pour marteler le propos semblent un tantinet lourds. Un de moins n’aurait pas été préjudiciable, on aurait tout autant compris le message. Un message fort et nécessaire, notamment à l’heure actuelle dans les pays arabes mais aussi de plus en plus dans les pays occidentaux. « Papicha » est une œuvre captivante, prenante, émouvante et surtout puissante en dépit de ses quelques maladresses.



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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 février 2020
Film plein de grâce. On plonge avec cette jeune héroïne dans l’Algérie des années 90 et on n’en ressort pas indemne. Magnifique.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 février 2020
J'ai adoré ce premier film plein de grâce. Autant de sensibilité que de force. Percutant, histoire inoubliable. Un regret: spoiler: je ne peux pas croire que son petit ami ne revienne pas la chercher.
A voir absolument tant pour la dimension politique qu'artistique
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 janvier 2020
Joli film touchant grâce à l'interprétation majestueuse d'un groupe de jeunes actrices formidables.
dans certaines scènes un peu trop onirique alors que le récit aurait mérité plus de réalisme par moment et que cela est clairement appliqué ailleurs.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 janvier 2020
Tres bon film plein de peps pour ses jeunes femmes
A ne pas rater si vous en avez la possibilité.Bravo aux actrices
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 décembre 2019
Souvent prenant, parfois brouillon. Les personnages sont intéressants mais parfois caricaturaux. Trop de fioritures dans la réalisation.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 décembre 2019
Film nécessaire et sans concession sur l'Algérie des année 90 qui ne laissera pas indifférent. A voir.
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2019
J'ai eu du mal à me faire un avis sur ce film. Globalement, il est bien réalisé, avec beaucoup d'actions, de retournements, de moments drôles et surtout beaucoup de tragédie, voir de moments extrêmement dramatiques qu'il faut être prêt à supporter en tant que spectateur. Globalement, c'est un bon film, avec une actrice principale exceptionnelle et une myriade d'actrices tout aussi brillantes et avec des rôles consistants !
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