Lillian
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velocio

1 537 abonnés 3 496 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2019
Avant "Lillian", l’autrichien Andreas Horvath avait réalisé plusieurs documentaires mais ne s’était jamais frotté à la fiction. On peut dire qu’avec "Lillian", il a parcouru la moitié du chemin vers la fiction, ce film, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2019 et, par ailleurs, fort intéressant, greffant une importante partie documentaire sur l’Amérique profonde d’aujourd’hui à l’aventure menée par une jeune russe qui entreprend de rentrer à pied dans son pays, depuis New-York ! Mi fiction, mi documentaire, "Lillian", adaptation cinématographique d'une histoire qui s'est déroulée il y aura bientôt un siècle, réussit à intéresser le spectateur sur les deux tableaux : l’aventure choisie, puis vécue par Lillian, ne peut laisser personne indifférent, le portait d’une certaine Amérique dressé au travers des rencontres effectuées et des événements vécus par Lillian tout au long du trajet est riche d’enseignements.
Traitdunion
Traitdunion

9 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2019
L’histoire vraie transposée dans l’Amerique d’aujourd’hui de Lillian qui, échouée à New-York, décide de rentrer à pied dans sa Russie natale. Seule et déterminée, elle entame un long voyage à travers une Amérique profonde, de triste à grandiose. On chemine avec elle, se décalant de l’étroitesse (parfois touchante, mais souvent pathétique) de l’humain pour entrer dans la splendeur de la nature, abandonnant son identité, puis sa coquetterie, pour revenir à l’essentiel... Sublime.
poet75
poet75

297 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2019
Inspirée par l’histoire vraie de Lillian Alling, une immigrante polonaise implantée aux États-Unis qui, en 1926, ayant décidé de retourner dans sa patrie, n’a pas trouvé d’autre solution que de traverser à pied l’Amérique depuis New York jusqu’en Alaska où elle espérait pouvoir traverser le détroit de Béring mais où, en vérité, elle disparut sans laisser de trace, ce film raconte une odyssée qui paraît totalement folle. Le réalisateur a choisi d’en situer l’action dans l’Amérique contemporaine, donnant ainsi au film un caractère quasi documentaire. C’est d’ailleurs dans ce genre-là que Andreas Horvath s’est illustré jusqu’à présent.
Le cinéaste fait de Lillian une jeune femme russe qui, émigrée aux États-Unis depuis un an, se retrouve esseulée et sans un sou. Désespérée, elle essaie de survivre en intégrant l’industrie du film pornographique mais, même là, on ne veut pas d’elle parce que le visa de son passeport a expiré depuis six mois. Elle décide donc de rentrer chez elle à pied.
Le film entre alors dans le vif du sujet : le périple incroyable, insensé, sidérant, d’une jeune femme totalement démunie à travers les États-Unis jusqu’en Alaska. C’est, pour Andreas Horvath, le moyen de faire entrevoir quelques réalités de l’Amérique rurale, des petites villes ou bourgades où telle personne évoque une tempête récente et des inondations, où d’autres se défoulent avec des engins tout-terrain, etc. Le parcours de la jeune femme lui fait également croiser un rassemblement d’Indiens en colère parce qu’on veut faire passer un pipe-line sur leur territoire. Pour l’orateur qui harangue les insurgés, les Blancs n’ont pas fini de mépriser les Indiens, ce n’est pas de l’histoire ancienne, c’est une triste réalité qui reste d’actualité.
Pour une jeune femme comme Lillian, le périple à travers les États-Unis se transforme rapidement en calvaire. Comment garder un semblant de dignité quand on passe ses journées à marcher sur les routes ? Andreas Horvath n’élude pas même les difficultés spécifiques que supporte une femme, celles qui concernent son hygiène intime par exemple. Quant à se nourrir et à s’habiller, quand on n’a pas le sou, il faut bien se contenter de ce qu’on récupère ici et là, y compris ce qui a été jeté à la poubelle. Ou alors, il faut effectuer quelques menus larcins.
On ne sait rien de Lillian, de sa vie, de ce pourquoi elle est venue en Amérique. Hormis au tout au début du film, elle ne parle jamais. Probablement ne connait-elle pas d’autre langue que le russe. Elle reste mystérieuse, entêtée, solitaire. Elle évite le plus possible les contacts humains, elle semble en avoir peur. Le paradoxe, c’est que, alors qu’elle s’isole le plus possible, elle reste totalement dépendante des habitants des contrées traversées, ne serait-ce que pour manger et trouver de quoi se vêtir. Cependant, chaque fois que s’établit un contact avec quelqu’un, Lillian ne fait rien pour en profiter d’une manière ou d’autre. La seule partie du chemin qu’elle effectue en voiture se passe en compagnie d’un shérif qui, après s’être assuré qu’il ne s’agit pas d’une personne recherchée, la conduit jusqu’à la limite du comté voisin. Elle ne lui adresse pas un mot, pas plus qu’à une femme qui, dans une petite ville, est saisie de compassion et va lui chercher des boissons. Quand elle revient, Lillian a disparu.
Fatalement, la route de cette jeune femme croise celles d’individus dangereux. Lors d’une scène terrifiante, elle échappe à grand peine à un prédateur sexuel qui la poursuit à travers un champ de maïs. Plus tard, arrivée dans les Montagnes Rocheuses, elle voit de nombreux panneaux rappelant combien il est dangereux, pour une jeune femme, de s’aventurer seule dans ces contrées. Parmi celles qui s’y sont risquées, avertissent les panneaux, plusieurs sont portées disparues. Le pire, pour Lillian, c’est précisément de traverser de vastes territoires inhabités. Le trajet qu’elle doit effectuer dans un désert se révèle une terrible épreuve. Mais le pire advient en Alaska, alors que survient l’hiver. Il ne s’agit plus alors de vivre, mais de survivre.
Le film impressionne, fascine, bouleverse. Le savoir-faire de Andreas Horvath s’impose de manière remarquable. Il faut ajouter que le cinéaste a trouvé en Patrycja Planik une extraordinaire actrice. Elle incarne son personnage avec un étonnant réalisme. Elle se donne à fond, elle est inoubliable.
islander29

1 026 abonnés 2 660 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2019
Quand on veut pendre son chien, on l'accuse de la rage ?? C'est un peu ce que fait le réalisateur autrichien avec l'Amérique, dans ce film, qui est d'une noirceur rarement vue au cinéma...Le choix de la musique lancinante et angoissante (Je le dis avec fermeté) enferme le spectateur dans une pseudodépression en suivant l'épopée de Lillian… spoiler: .Le film commence par une scène sordide de "porno" qui nous montre le désarroi de la jeune femme
…. Le film est presque par moments sur un mode documentaire, images réalistes, et qu'elle est triste cette Amérique des highways, des taudis, des banlieues, même les paysages du Dakota ou du Nebraska deviennent sordides, spoiler: foutue musique
….C'est un choix de mise en scène, qui devient efficace au fond, on n'a pas envie de mettre les pieds dans ce pays, et ce n'est pas la rencontre de Lillian avec quelques psychopathes...Qui vous y engagera...Fini le rêve américain, et après tout pourquoi pas….Voilà pour l'atmosphère du film….
Mais qu'on ne dise pas que c'est un mauvais film, c'est l'anti "INTO THE WILD", mais il est redoutable, et au final, par ses choix scénaristiques (le choix des inuites et des baleines à la toute fin du film est judicieuse) c'est un film qui reste dans votre esprit, qui pourrait même le hanter…..Une claque (pas agréable assurément), mais une claque….Je conseille fortement,
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2019
Ce film est une parabole, mais on ne le découvre qu’à la fin… Encore que la construction de l’intrigue nous y amène peu à peu. Peut-on parler d’intrigue, d’ailleurs ? Probablement pas. Il s’agit d’un long road-movie entre les côtes Est et Ouest des Etats-Unis d’une jeune et jolie jeune femme. D’origine russe et sans travail dans une grande ville qui pourrait être New-York, elle décide de regagner à pied la Russie via le Détroit de Béring. S’en suivent de longues séquences de marche et de déambulations dans les (petites) villes, les campagnes, les déserts et les montagnes, bien loin d’une balade romantique ou d’une escapade touristique. C’est là que commence à se mettre en place la parabole. Désargentée, la seule préoccupation de l’héroïne consiste, tout au long de son périple, à trouver de quoi se nourrir, se vêtir, se laver et dormir. Et cela quels que soient les environnements traversés. Totalement mutique, elle ne se mêle jamais à ces activités festives ou pas, sinon pour essayer d’y récupérer quelques maigres subsides. Cette dichotomie est soulignée par une bande son reprenant des émissions de radio aux propos futiles, au moins si l’on s’en tient à l’image montrant les difficultés existentielles de notre héroïne. Comment peut-on en effet s’intéresser à ces activités sociales ou revendicatives (dans la réserve indienne) lorsque l’on ne sait même pas si l’on pourra manger le lendemain.
Le film est long et lent. Mais cette longueur est nécessaire pour que l’on se fonde dans cet imaginaire. L’image est belle, sans fausse pudeur mais sans voyeurisme. Un petit bémol tout de même. Quelques séquences en pleine nature sont accompagnées d’une musique angoissante, dont on ne perçoit pas vraiment la nécessité. De manière plus accessoire, c’est un peu curieux d’entendre les bruits de pas de notre marcheuse, alors que l’image la suit à une vingtaine de mètres de hauteur. Reste un envoûtement certain procuré par ce beau film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 septembre 2019
Superbe du début à la fin. On se laisse facilement envoûter par ce qu'on pourrait qualifier de rando movie presque muet. La musique elle aussi captivante a été composée par le réalisateur et c'est sand doute pour cela qu'elle souligne aussi bien le rythme du film.
traversay1

4 476 abonnés 5 349 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2019
Comme pourraient le dire certains cuistres : Lillian est une singulière proposition cinématographique. L'histoire de Lillian Helling, qui dans les années 1920 a tenté de rentrer en Russie à pied en partant de New York, hantait le réalisateur autrichien Andreas Horvath depuis des années. Le tournage et le montage de son film ont finalement pris plus de 3 ans pour un résultat qui laisse à la fois fasciné et frustré. Le film ne raconte pas le véritable périple de Lillian mais s'en est inspiré pour imaginer un voyage de part en part dans les Etats-Unis d'aujourd'hui d'une autre jeune femme dont on ne saura rien de la vie, si ce n'est qu'elle est russe et ne parle pas anglais, ce qui explique qu'elle ne prononce pas un mot pendant plus de deux heures, hormis lors de la scène d'ouverture. C'est un drôle de pays que traverse Lillian, comme désincarné, une Amérique profonde laissée à l'abandon et désertée. La manière dont la jeune femme survit et se nourrit ne ressort pas d'un réalisme forcené mais a quelque chose de sublime dans son obstination. Patrycja Planik, son interprète, qui est omniprésente, réussit à faire passer le sentiment de l'absence et de l'invisibilité au milieu de paysages parfois grandioses. Reste que le film a parfois des allures de reportage de National Geographic et que ses digressions (la chasse à la baleine) interrogent sur le message que le réalisateur souhaitait faire passer.
Christoblog

920 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 décembre 2019
Ce film de l'autrichien Andreas Horvath est bourré de bonnes intentions, dont aucune n'est portée à son terme.

Résumons la chose : en s'inspirant de l'aventure peu documentée d'une russe qui aurait traversé le continent au début du XXème siècle, il s'agit ici de montrer l'errance mutique (le personnage principal ne prononce aucun mot durant le film) d'une jeune fille dans les paysages emblématiques des USA : New-York, le Mississippi, les Badlands, Mount Rushmore, etc.

On sent bien que c'est à moitié improvisé, que l'intérêt du film réside principalement dans l'aspect documentaire de sa découverte de l'Amérique profonde, mais bon, on s'en fout un peu.

Le film s'ouvre par une scène de tournage porno et se termine par une chasse à la baleine en Sibérie : cela résume parfaitement ce qu'est le film : un croisement improbable entre film d'auteur, reportage du National Geographic et installation d'art contemporain.
Ykarpathakis157

6 188 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 décembre 2020
Il y a de beaux paysages, une fille pas très bavarde, des prévisions météo comment elle met la main sur des trucs. Je comprends l'intérêt du film mais pas le voyage en lui-même. Comment elle sait faire tout ça et s'en tirer avec tant de choses. Et puis le film arrive à un point où les gens font à la chasse à la baleine. J'aurais aimé avoir un avertissement pour ça vous pouvez sauter toute cette partie si vous êtes un amoureux des animaux comme moi. Il n'y a qu'une seule scène significative après toutes les images de grandes baleines. Peut-être un peu moins de géo national et plus dans la tête de la fille et ses expériences. Je ne suis pas sûr que Lillian ait dit un mot j'étais perdu dés le but de ce film. Puisqu'il a été décidé de disparaître lors de son voyage en Russie comment quelqu'un d'autre ou deux personnes dans le film peuvent t'elles savoir où elle est allée ou comment elle y est arrivée et de quelle période de temps nous parlons. Un beau décor et diverses personnes qui vaquent à leurs occupations mais tout le film est inutile...
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2019
On pourrait croire que le périple de cette jeune femme soit un prétexte pour une visite de l'Amérique profonde à moindre frais.
Mais, en imposant un fond musical inquiétant sur des paysages que l'on croyait simplement grandiose, on comprend que le réalisateur lancer un message politique : « Stay Away"
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 470 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2019
Trois étoiles pour les paysages américains, sublimes. Mais si géologiquement ce docu-fiction est une merveille, scénaristiquement il est bien faible. Ce qui fait le sel des road movie ce sont les rencontres, ici elles sont anecdotiques et on se contente souvent de bulletins météo radiophoniques. L'autisme de l'héroïne qui ne parle pas la langue, le fait qu'elle maraude en permanence ne la rendent pas sympathique et quand arrive l'issue fatale on s'en fout un peu. Rien à voir avec l'émotion suscitée par "Into The Wild"dont ce film semble vouloir être le pendant féminin.
FaRem

10 569 abonnés 11 430 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 août 2020
Après une dernière tentative pour trouver du travail dans un milieu surprenant, Lillian se fait recaler à cause de son visa qui a expiré. Sentant qu'elle n'a plus d'avenir aux États-Unis, elle prend la décision de partir pour retourner dans son pays, la Russie. Elle n'a pas un sou en poche, donc elle est obligée de faire ce long voyage à pied. "Lillian" est un road-movie proche du documentaire qui raconte donc le parcours de Lillian pour retrouver ses terres. Un parcours semé d’embûches au cœur de l'Amérique profond au cours duquel la jeune femme croise beaucoup de gens, mais ne leur parle quasiment jamais. Un film froid et une femme pour qui il est difficile de ressentir quelque chose. La seule chose que je retiens, ce sont les différents paysages, mais pour le reste, c'est un film qui m'a vraiment ennuyé. Cette histoire, c'est celle de Lillian Alling qui a été transposée de nos jours, mais ce mélange entre film d'auteur et documentaire ne donne rien de bon et encore moins quelque chose d'intéressant. Bref, je me suis grandement ennuyé devant ce film qui n'était pas fait pour moi.
Hotinhere

790 abonnés 5 457 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2021
Tiré d’une histoire vraie, un road trip survivor intriguant et éprouvant à travers l'Amérique du Nord, sublimé par sa mise en scène et l’interprétation muette mais puisante de son actrice principale, mais desservi par un scénario manquant d’intensité et d’intérêt.
Yves G.

1 845 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 janvier 2020
En 1927, Lilian Alling a disparu en ralliant à pied la Russie depuis New York en traversant le continent américain puis le détroit de Béring. Un réalisateur autrichien, Andreas Horvath, a transposé cette histoire vraie à notre époque et confié le rôle principal, quasiment muet, à une plasticienne polonaise, Patrycja Planik.

"Lillian" est une longue errance à travers les États-Unis. On y retrouve la soif d’absolu qui nourrissait déjà "Into the Wild", Wild", "Captain fantastic" ou "Leave no Trace" dont les protagonistes mutiques tournaient le dos à la société et revenaient à la nature. Si "Lilian" a la même radicalité que ces quatre films-là, il n’est pas aussi réussi qu’eux.

La faute peut-être à une trop grande radicalité. Le réalisateur refuse d’expliquer la dromomanie de Lillian : on ne saura rien de son passé, de ce qu’elle fuit et de ce vers quoi elle va. Il refuse également d’enjoliver les étapes de son périple de rencontres édifiantes. Il filme à l’os une femme qui marche, seule, dans une nature, splendide et indifférente. Seule dérogation à ces principes rigoureux : des épisodes quasi-documentaires qui sont autant de témoignages sur l’Amérique profonde, celle même que documentait Frederick Wiseman dans "Monrovia, Indiana", Claus Drexel dans "America" ou Stéphanie Gillard dans "The Ride", ses rednecks confits dans leurs préjugés, ses rares belles âmes compatissantes.
Les images sont belles. On peut se laisser happer par leur beauté hypnotique. Jusqu’à un épilogue étonnant filmé au milieu du détroit de Béring, auprès d’Inuits chassant la baleine au harpon comme au temps jadis.

Mais on risque aussi de trouver le temps long. Très long.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2020
Le long périple d'une jeune femme à travers l'Amérique du Nord dans le but de rejoindre sa Russie natale. Un film comtemplatif (presque sans dialogues) qui fait voyager en passant par l'Amérique profonde (bien souvent misérable) aux sublimes Rocheuses très inhospitalières... Une odyssée fascinante mais cruelle...
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