Raconter l’Histoire et le pouvoir émotionnel du son au cinéma est un sujet aussi vaste que passionnant et c’est ce que nous propose cette introspection du 7ème Art sur plus d’un siècle d'existence, du cinéma muet à aujourd’hui.
Pour cela, la réalisatrice est allée à la rencontre de celles et ceux qui façonnent les films, ces artisans et visionnaires de l’ombre qui oeuvrent aux côtés des réalisateurs pour faire ressortir le meilleur de leurs créations. Certains de ces ingénieurs du son ont littéralement révolutionné la manière de faire du cinéma et ont grandement participé à améliorer l’expérience dans les salles de cinéma.
Des projections de films muets avec la présence de bruiteurs sur scène, aux projections avec un phonographe relié mécaniquement au projecteur, de la toute première projection du film "parlant" (avec des enregistrements sonores) pour Le Chanteur de jazz (1927), jusqu’à l’inauguration du concept de "sound design" pour King Kong (1933). Du son monophonique au son stéréophonique, en passant par la quadriphonie et l’avènement du Dolby, le 7ème Art n’a jamais cessé de se réinventer.
A la réalisation de ce documentaire, on retrouve Midge Costin. C’est un sujet qu’elle connaît par coeur puisque c’est son métier. En effet, elle a été monteuse son sur plusieurs films hollywoodiens, de la Série B cheap (Cyclone - 1987) à la comédie-romantique (Allô maman, c'est encore moi - 1990), en passant par d’innombrable blockbusters (USS Alabama - 1995, Broken Arrow - 1996, Rock - 1996, Les Ailes de l'enfer - 1997, ainsi que Armageddon - 1998). Elle a même été bruiteuse sur Braddock : Portés disparus 3 (1988).
À travers des extraits de films, des interviews et des images d'archive, on découvre l’Histoire du son, son évolution et l’impact qu’il a pu avoir dans le processus créatif des plus grands réalisateurs hollywoodiens. George Lucas, Steven Spielberg, Robert Redford, David Lynch, Ang Lee ou encore Sofia Coppola s’expriment face caméra sur l’apport du son dans leurs films et les collaborations qu’ils ont noués avec les ingénieurs du son. Ces derniers témoignent de leur expérience et de leur créativité, tels que Gary Rydstrom (Toy Story - 1995 & Il faut sauver le soldat Ryan - 1998), Walter Murch (American Graffiti - 1973 & Apocalypse Now & 1979), Ben Burtt (La Guerre des étoiles - 1977 & Munich - 2005), Lora Hirschberg (Inception - 2010) ou encore Dane A. Davis (Matrix - 1999).
Parmi les innombrables anecdotes, on retiendra notamment que c’est Gary Rydstrom qui a créé l’effet sonore de la lampe Pixar (pour le court-métrage Luxo Jr. - 1986), ainsi que le cri du T-Rex dans Jurassic Park (1993), que c’est Ben Burtt qui a créé la voix d’. (dans . : l'Extra-Terrestre - 1982), ainsi que les secrets de fabrication de Cecelia Hall pour recréer le bruit des F-14 Tomcat (Top Gun - 1986).
Tout y passe, de l’arrivée de la voix en passant par le montage, la musique, le mixage, les bruitages, les effets numériques, …. c’est un (très) large spectre du son qui est évoqué ici sur plus d’un siècle de cinéma. C’est éminemment didactique, enrichissant et passionnant.
Le film est monté comme un clip, enchaînant des citations inspirée de 10 secondes, avec des extraits de film minuscules, sans qu’aucune idée ne soit vraiment approfondie. Vraiment déçu, d’autant plus que le sujet m’intéressait, et que les intervenants sont prestigieux.