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filouesc
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4,0
Publiée le 30 avril 2023
Une enquête policière bien menée qui tient en haleine, la complexité des personnages et les nombreux messages sur les maux de la société actuelle font de Misanthrope une belle réussite.
Un psycho-thriller captivant, savamment dosé entre suspense, tension et action, tout en jouant une petite musique sur les maux de notre société minée par la violence, les jeux de pouvoir, le cynisme des politiques, et son addiction consumériste.... Happé dès les premières scènes d’une belle force visuelle, on regrettera quand même que Damiàn Szifron n’ait pas su tenir le fil de ce polar haletant avec une chute bien trop mièvre arrimée à une psyché simpliste, qui n’apporte finalement pas grand chose au personnage de Eleonor (Shailene Woodley très convaincante par ailleurs). Dommage que les promesses du début ne soient pas tenues jusqu’au bout....
Très bon thriller, à l’ancienne sur le fond (on pense souvent à « Seven » et au « Silence des agneaux »), et très moderne sur la forme. Les premières minutes sont incroyables, scotchant au fauteuil par leur virtuosité, sans doute l’ouverture de film la plus sidérante depuis très longtemps. La mise en scène alterne entre le bon et l’excellent, l’élégance et la maestria, créant une ambiance idéale de polar noir (comme on n’avait perdu l’habitude d’en voir). Les séquences d’action sont magistralement amenées par des choix narratifs originaux (la scène du centre commercial, qu’on croit hors champ puis finalement dévoilée). Si la résolution de ce « To Catch a Killer » (titre original pas si original…) n’est pas extraordinairement novatrice ni surprenante, elle reste cohérente (bien qu’ayant du coup moins de souffle que l’ensemble). Un petit « grand film » à la réalisation exceptionnelle qui restera très certainement en mémoire.
Influencé par la note globale du film, je pensais tomber sur un thriller de qualité. Au final, une intrigue très classique, un faux rythme lénifiant, des clichés qui s'empilent. Vite vu, vite oublié.
Ca démarre fort et bien... malheureusement, les incohérences et les invraisemblances s'accumulent au point de rendre le film assez insupportable (je ne ferai pas la liste ici, il y a déjà de nombreuses critiques sur ce point). Ajoutons un ton moralisateur et des critiques clichés de la société et on arrive à ma note de 2,5 sur 5.
L'argentin Damian Szifron a réalisé il y a une dizaine d'années un portrait au vitriol de son pays, Les Nouveaux Sauvages. Pour son premier film américain il chasse sur les terres de Fincher et c'est une réussite. Notamment avec la présence de la toujours excellente Shailene Woodley dont on pourrait rapprocher le personnage d'une certaine Clarence Sterling même si elle a loupé son examen pour rentrer au FBI. Misanthrope est un thriller haletant et parfaitement maîtrisé sur une société américaine malade de ses armes, de ses politiques et de ses médias.
Thriller assez nerveux, avec un classique scénario de meurtrier en série qui terrorise la population. Bien joué avec une intrigue assez bien amenée on restera scotché jusqu’à la fin.
Une policière est recrutée par le FBI pour arrêter un tueur de masse. Après une ouverture impressionnante, le film prend la tournure d'un polar classique avec une enquête difficile, l'interprétation et les dialogues sont solides. Le bémol est le climax prévisible.
Le remarquable auteur argentin des “Nouveaux sauvages” aurait-il été phagocyté par le système hollywoodien ? Sans doute mais au moins le rapt se fait-il dans le cadre d’un genre dont on avait presque perdu l’habitude, le Thriller criminel avec tueur en série (qui est plutôt un tueur de masse “pulsionnel” dans le cas présent). Le quadragénaire retrouvera donc, avec un relatif plaisir nostalgique, des codes visuels, des astuces de mise en scène et des clichés qui se sont nettement raréfiés depuis la fin des années 90. Bien que cela ait toujours été une antienne du “Thriller à psychopathe”, Damian Szifrón relie l’apparition de tels monstres à la société dans laquelle ils évoluent : dans le cas présent, il pointe du doigt l’hyper-consommation, la dépression mentale en corollaire de la dépression économique et le bruit médiatique si incessant que le silence et la réflexion deviennent impossibles. Si ‘Misanthrope’ s’efforce d’effectuer une mise à jour convaincante, en développant un nouveau faisceau d’explications contemporaines (même si, comme toujours, il y a du traumatisme d’enfance là-dessous), il n’est pas aussi soigneux dans l’exécution : on sent qu’il y aurait eu plus à dire sur les traumas de la fliquette bombardée enquêtrice-adjointe et le tueur, qui constitue envers et contre tout l’attraction centrale de ce genre de film, ne bénéficie pas d’une exposition suffisante. Le potentiel était bien là mais l’exécution demeure imparfaite…mais après tout, ce qu’on a retenu de cette mode dans les années 90, ce sont des monuments comme ‘Seven’ ou ‘Le silence des agneaux’...et on a oublié depuis longtemps les autres films qu’on avait pourtant trouvés pas mal sur le moment : ‘Misanthrope’ n’envisage sans doute pas de faire date non plus.
D’emblée, le film s’affirme comme un outsider face aux grands classiques des thrillers des années 90, avec une histoire de tueur de masse qui mêle personnages brillamment caractérisés, moments d'action remarquables, et une mise en scène singulière, ponctuée de quelques véritables coups de génie. La tentative d'établir un profil pour le tueur brosse un portrait par touches éparses qui, presque insidieusement, dresse un état des lieux glaçant de notre ère contemporaine. On y évolue d’abattoirs en centres commerciaux, laissant sporadiquement la parole à des détraqués, fascistes ou traumatisés par les violences policières, comme autant de reflets déformés d’une société sous pression.
Le film, cependant, semble souffrir d’un scénario qui cesse de surprendre. Malgré cela, le cinéaste, incontestablement doué, soigne son propos par l'image et la narration, créant une ambiance tendue où le thème omniprésent mais invisible de la pression sociétale devient palpable. Le film explore l'impossibilité croissante pour les personnages de supporter cette pression qui les pousse vers des extrêmes de violence et de désespoir.
La misanthropie du tueur de masse devient une métaphore de la désillusion envers l'humanité, sa violence aléatoire symbolisant une révolte contre une société perçue comme corrompue et déshumanisée. À travers le personnage d’Eleanor, l'agente du FBI confrontée à cette vision nihiliste, le film interroge la capacité des individus à conserver foi en des valeurs communes, suggérant que le mal réside moins dans l'acte de violence lui-même que dans la perte collective de repères moraux et de solidarité.
"Misanthrope" met ainsi en scène la pression grandissante de la société moderne, qui pousse certains individus vers l’extrême, tout en laissant entrevoir que cette société, par sa rigidité et sa complexité, engendre elle-même les comportements destructeurs qu'elle prétend combattre.
Misantrophe s'ouvre par une introduction brillante où des tirs sont mélés aux feux d'artifice et où les cris de plaisir croisent les cris d'effroi. Dès cette mise en place terrifiante offrant des plans larges perdant le spectateur autant que de gros plans pétris de douleur, Damian Szifron nous avertit de la violence dont peut faire preuve l'antagoniste mystérieux.
Pourtant, cette chasse à l'homme entre, principalement, deux agents et un tueur cache également un malaise envers la société mais surtout envers les institutions ne sachant pas toujours garder leur discrétion et leur compassion envers un criminel qui représente avant tout certaines motivations.
Si Eleanor est très bien écrite et suscite rapidement l'empathie autant que l'admiration, que ce soit auprès du spectateur que de ses supérieurs, je trouve cependant son exposition un peu forcée et sous-exploitée bien qu'elle est censée, et est par ailleurs, la clé de toute cette affaire tantôt passionnante et prenante tantôt rébarbative.
Si l'intrigue révèle parfois quelques faiblesses, je trouve que Misanthrope relève clairement la barre lors d'un final profond présentant un antagonisme loin d'être manichéen préférant la compréhension et l'esprit au cliché du tueur fou. C'est un film qui a du coeur, pas pour rien que Shailene Woodley, l'interprète de Eleanor, soit aussi productrice sur le film et propose une histoire de tueur de masse (sujet finalement pas si commun) prenante et pertinente au vu du monde actuel.
En 2023, le réalisateur argentin Damián Szifron signe un petit thriller palpitant. A la suite d’une tuerie de masse, des membres du FBI sont chargés de retrouver le criminel. Les pièces du puzzle de cette enquête s’imbriquent peu à peu grâce à une investigation plus psychologique que factuelle. En effet, c’est au travers les démons enfouis dans sa conscience que l’héroïne (Shailene Woodley) parvient à discerner les agissements du meurtrier. Le récit met en lumière les déchirements de la société américaine (et plus largement occidentale) dans ce qu’elle peut produire comme dérives comportementales. Le système policier est également largement égratigné. Bref, un film efficace davantage basé sur la réflexion que l’action.
Porté par les deux rôles principaux, ce thriller est une réussite avec des personnages aboutis. Realisme et pragmatisme pour dénoncer le cynisme d une "certaine société" dans une enquête qui nous tient pendant 1h48
misanthrope : Personne qui manifeste de l'aversion pour tout le genre humain. Si le personnage principal interprété par Shailene Woodley avait cette réelle aversion, elle ne travaillerait pas dans la police.
Dommage, ce film partait pour être un bon thriller avec la tuerie de début de film. Mais le duo d'enquêteurs : Mendelsohn un chevronné du FBI et Woodley jeune policière s'enlisent et nous enlisent dans leur chasse à l'homme faute de trop de discours (et de rivalités entre les différents policiers pour garder ou prendre la place de l'autre : "oh si je me trompe, je suis bon pour mettre mes petites affaires dans un carton et quitter mon bureau" Woodley bien que correcte fait une sous Clarice Starling. On ne s'attache pas aux personnages. Le méchant est terne La fin est loupée.
Fan du genre, j'ai déjà vu beaucoup mieux d'où ma note et encore je ne suis pas trop sévère. Pas de véritable enquête, le fameux talent de la policière non exploité, un antagoniste sans trop de charisme... vous l'aurait compris , un scénario vraiment trop simpliste pour nous tenir en haleine ! Seul le jeu des acteurs sauve de justesse le film.