Note moyenne
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Performance exceptionnelle et dérangeante d'une superbe actrice ... maltraitée par un réalisateur.
voilà ce que disait Sam Neill : "Je n'aime pas beaucoup [Zulawski] ; ce qu'il voyait comme de la direction d'acteurs était juste de la maltraitance (...). Il y a des moments où il criait sur [Isabelle Adjani] collé à son visage. C'était pénible à voir"
à part la performance d'Adjani, le film n'a pas grand chose à raconter.
et vu les moyens utilisés pour y arriver, ce film n'est vraiment pas indispensable.
à éviter
voilà ce que disait Sam Neill : "Je n'aime pas beaucoup [Zulawski] ; ce qu'il voyait comme de la direction d'acteurs était juste de la maltraitance (...). Il y a des moments où il criait sur [Isabelle Adjani] collé à son visage. C'était pénible à voir"
à part la performance d'Adjani, le film n'a pas grand chose à raconter.
et vu les moyens utilisés pour y arriver, ce film n'est vraiment pas indispensable.
à éviter
Possession est un film qui se ressent plus qu'il ne se comprend. Le film est tellement chaotique, il a un tel trop d'idées, que je me demande si Zulawski n'a pas tourné la première version de son scénario, celle que l'on écrit avec le coeur, la passion (dans son cas motivé par la douleur de son divorce), plutôt qu'une version polie, cohérente, et simplifiée. Entre l'allégorie du mur de Berlin, avec les deux Allemagnes représentant le couple en divorce, le monstre aux tentacules, le doppelgänger de Isabelle Adjani, l'homme aux chaussettes roses, et les personnages agissant sous le coup de l'impulsion pure, le film perd (peut-être intentionnellement) le spectateur. Mais je n'ai pas trouvé qu'il le faisait avec autant de force qu'un film de David Lynch, comme Mulholland Drive, qui malgré son chaos, semble étrangement cohérent tant au niveau émotionnel que thématique. Le jeu des acteurs dans Possession est empreint du même niveau d'impulsivité, de passion, tombant souvent dans l’exagération, au dépend de la subtilité et de la crédibilité. Là encore, on peut défendre cette approche, qui souligne la folie absurde d'une séparation douloureuse, où les couples se déchirent verbalement et physiquement pour un rien. La direction photo vient pousser la folie encore plus loin, avec les grands angles exagérant les mouvements des personnages. Le choix de l'architecture brute, grise et délabrée est également parfait pour externaliser le tourment intérieur des personnages, dévastés et perdant leur humanité.
Une femme mentalement coupée en 2... comme Berlin avec un mur de la honte et de l'horreur.
C'est vrai c'est dur à comprendre pour certains.... monstrueux communisme ...folie de dictature... tout est évident ici.
Génial Zulawski ... géniale Adjani qui s'offre à la caméra comme aucune autre actrice.
C'est vrai c'est dur à comprendre pour certains.... monstrueux communisme ...folie de dictature... tout est évident ici.
Génial Zulawski ... géniale Adjani qui s'offre à la caméra comme aucune autre actrice.
Deux heures à regarder une bonne femme hystérique hurler des dialogues incomprehensibles... Je comprends pas comment on peut aimer ça. C'est juste fatiguant et je cherche encore l'horreur...
Avec Possession, Andrzej Żuławski transforme le drame conjugal en expérience hystérique où le fantastique surgit comme une excroissance du réel. La mise en scène, convulsive et sans répit, épouse la décomposition psychique de ses personnages jusqu’à l’épuisement. Isabelle Adjani livre une performance sidérante, corps traversé de crises qui deviennent le cœur organique du film. Żuławski refuse toute lecture stable, laissant coexister métaphore intime et horreur viscérale dans une ambiguïté troublante. Une œuvre extrême et fascinante, où la rupture amoureuse se mue en cauchemar métaphysique.
Sans surprise c'est un film très étrange mené par une Adjani terrifiante qui se transforme au sens propre comme au figuré au fil des minutes. Les regards caméra m'ont fait entrer encore plus dans le film me faisant, de fait, devenir complice de cette bizarrerie angoissante.
Pour moi, le film Possession souligne le vrai problème d'une relation amoureuse, la distance.
À l'arrivée de Mark, même pendant son voyage, Anna manquait de sa présence, ce qui lui permettait de fantasmer sur un tout nouveau Mark totalement parfait comme elle le souhaitait.
Cela explique aussi la métamorphose de son amant (la créature) en un Marc nouveau, mais d'un point de vue bien plus différent et envoûtant.
Ce qui révèle également la raison pour laquelle Anna et Mark n'étaient plus attirés l'un par l'autre, car Anna et Mark avaient également donné naissance à leurs amants interdits comme le professeur du côté de Mark et la créature du côté d'Anna.
C'est pourquoi ce film est un pur chef-d'œuvre et qu'Andrzej Zulawski est un vrai génie.
À l'arrivée de Mark, même pendant son voyage, Anna manquait de sa présence, ce qui lui permettait de fantasmer sur un tout nouveau Mark totalement parfait comme elle le souhaitait.
Cela explique aussi la métamorphose de son amant (la créature) en un Marc nouveau, mais d'un point de vue bien plus différent et envoûtant.
Ce qui révèle également la raison pour laquelle Anna et Mark n'étaient plus attirés l'un par l'autre, car Anna et Mark avaient également donné naissance à leurs amants interdits comme le professeur du côté de Mark et la créature du côté d'Anna.
C'est pourquoi ce film est un pur chef-d'œuvre et qu'Andrzej Zulawski est un vrai génie.
Très grand moment d'intransigeance, une actrice au sommet, le dernier grand zulawski... Et Isabelle Isabelle Isabelle...
Andrzej Żuławski réalise une œuvre radicale où l’horreur surnaturelle devient le prolongement d’un divorce apocalyptique. Emmenée par une Isabelle Adjani hallucinée et magistrale, Possession est une expérience fascinante.
Considéré par certains comme un chef-d’œuvre, j’ai personnellement trouvé ce film d’une prétention difficilement supportable. Les performances des acteurs frôlent l’archi-théâtralité, donnant l’impression de regarder un mélange entre un cinéma d’auteur et une série Z horrifique.
Cependant, il y a un point positif : Isabelle Adjani incarne son rôle avec une telle intensité qu’elle parvient à se démarquer, même si son jeu est clairement dans le surjeu voulu par le réalisateur. Le film se veut une allégorie sur la séparation amoureuse, mais, à mon sens, elle passe complètement à côté de son objectif. 2/10
Cependant, il y a un point positif : Isabelle Adjani incarne son rôle avec une telle intensité qu’elle parvient à se démarquer, même si son jeu est clairement dans le surjeu voulu par le réalisateur. Le film se veut une allégorie sur la séparation amoureuse, mais, à mon sens, elle passe complètement à côté de son objectif. 2/10
Cette critique va contenir des spoilers
Réalisé après une rupture amoureuse, Possession nous emmène en plein Berlin-Ouest. Anna et Mark incarnent déjà au commencement la dérive d'un couple, entre l'absence de présence et de désir. Sam Neill campe un rôle de père absent, possessif, jaloux. Anna, elle, semble distante et les crises qui, au début, sont légères présagent déjà d'une faille psychologique née de son doute, de ses craintes, de la perte de repères sentimentaux, sexuels, existentiels. Isabelle Adjani livre une prestation réussie sur le plan hystérique (qui malheureusement sent trop souvent le surjoué) et peut prêter au rire au lieu d'installer le malaise.
Soucieux de préserver son image, son mariage, son enfant (Bob) Mark sombre dans une sorte de panique, cherche Anna, veut la contrôler ce qui renforcera la distanciation d'Anna vis à vis de Mark mais aussi d'elle-même, distanciation déjà amorcée un an avant avec Heinrich, l'homme poseur, superficiellement raffiné lui offrant une volonté d'harmonie avec elle-même, son corps dissocié et qui voudra éloigner Anna de son époux tout en proposant un accord d'échange libre sans droits et devoirs à ce dernier, incarnation d'un esprit un tantinet libertaire (lié sans doute au rejet de Zulawski pour le communisme). Mark incarne, lui, la figure purement autoritaire et "patriarcale".
Petit à petit, Anna va s'engouffrer dans une spirale infernale, coincée dans un appartement miteux et étalant les cadavres pour nourrir une créature hybride, fruit de la perte de son Moi. L'échange entre Heinrich (homme par ailleurs déjà marié) et Mark portant sur Dieu est révélateur. Mark pense que Dieu est une lèpre, assertion à laquelle Heinrich répondra que cette lèpre mène à Dieu.
Pendant qu'Anna s'enfonce dans sa folie (la scène de la salle de danse et celle iconique du métro), Mark doute de plus en plus, cherche l'harmonie, la tentation d'un Dieu et l'acceptation de sa faille, trouvant en Helen, double de Anna, une voie plus douce vers l'acceptation de soi. Cependant, cette scène du métro ne m'a pas convaincu voire m'a fait hurler de rire (dans une comédie c'est logique mais malheureusement ce n'était probablement pas l'intention du réalisateur).
Jusqu'au final où tout est remis en place, plus ou moins, par la révélation que cette créature nourrie de vomi, de haine, de mal, de rancœurs et de jalousie, de pulsions autodestructrices et de mort est justement cette "lèpre" qui amène à une réunification de l'âme dans le corps. Un Dieu perverti, double perfectionné de Mark, jusque alors présenté comme faible, lâche ou colérique. L'illustration finale de Bob dans son bain après la répétition de "N'ouvrez pas" et la lumière devant Helen illustrent d'un côté l'enfant qui subit ce qu'il ne peut comprendre et que la révélation divine n'est que grotesque, un vulgaire double.
Le bémol du film reste néanmoins dans l'hystérie, faisant plonger trop souvent le film dans une comédie involontaire.
Réalisé après une rupture amoureuse, Possession nous emmène en plein Berlin-Ouest. Anna et Mark incarnent déjà au commencement la dérive d'un couple, entre l'absence de présence et de désir. Sam Neill campe un rôle de père absent, possessif, jaloux. Anna, elle, semble distante et les crises qui, au début, sont légères présagent déjà d'une faille psychologique née de son doute, de ses craintes, de la perte de repères sentimentaux, sexuels, existentiels. Isabelle Adjani livre une prestation réussie sur le plan hystérique (qui malheureusement sent trop souvent le surjoué) et peut prêter au rire au lieu d'installer le malaise.
Soucieux de préserver son image, son mariage, son enfant (Bob) Mark sombre dans une sorte de panique, cherche Anna, veut la contrôler ce qui renforcera la distanciation d'Anna vis à vis de Mark mais aussi d'elle-même, distanciation déjà amorcée un an avant avec Heinrich, l'homme poseur, superficiellement raffiné lui offrant une volonté d'harmonie avec elle-même, son corps dissocié et qui voudra éloigner Anna de son époux tout en proposant un accord d'échange libre sans droits et devoirs à ce dernier, incarnation d'un esprit un tantinet libertaire (lié sans doute au rejet de Zulawski pour le communisme). Mark incarne, lui, la figure purement autoritaire et "patriarcale".
Petit à petit, Anna va s'engouffrer dans une spirale infernale, coincée dans un appartement miteux et étalant les cadavres pour nourrir une créature hybride, fruit de la perte de son Moi. L'échange entre Heinrich (homme par ailleurs déjà marié) et Mark portant sur Dieu est révélateur. Mark pense que Dieu est une lèpre, assertion à laquelle Heinrich répondra que cette lèpre mène à Dieu.
Pendant qu'Anna s'enfonce dans sa folie (la scène de la salle de danse et celle iconique du métro), Mark doute de plus en plus, cherche l'harmonie, la tentation d'un Dieu et l'acceptation de sa faille, trouvant en Helen, double de Anna, une voie plus douce vers l'acceptation de soi. Cependant, cette scène du métro ne m'a pas convaincu voire m'a fait hurler de rire (dans une comédie c'est logique mais malheureusement ce n'était probablement pas l'intention du réalisateur).
Jusqu'au final où tout est remis en place, plus ou moins, par la révélation que cette créature nourrie de vomi, de haine, de mal, de rancœurs et de jalousie, de pulsions autodestructrices et de mort est justement cette "lèpre" qui amène à une réunification de l'âme dans le corps. Un Dieu perverti, double perfectionné de Mark, jusque alors présenté comme faible, lâche ou colérique. L'illustration finale de Bob dans son bain après la répétition de "N'ouvrez pas" et la lumière devant Helen illustrent d'un côté l'enfant qui subit ce qu'il ne peut comprendre et que la révélation divine n'est que grotesque, un vulgaire double.
Le bémol du film reste néanmoins dans l'hystérie, faisant plonger trop souvent le film dans une comédie involontaire.
le film en lui meme est moyen mais Adjani par moment est exceptionnelle. c’est complètement fou et rare donc oui il faut le voir mais ce n’est pas spiderman ou conventionnel hâte de voir la version us haha
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