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arthur D.
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2,0
Publiée le 29 mars 2025
La br**lette intellectuelle : une pratique poussée ici à son paroxysme ! Parfois sublime, ce film incompréhensible mais merveilleusement interprété m’a laissé perplexe et vidé de toute énergie vitale. Quelques délicieuses trouvailles viennent égayer 2h de pataugeage mystique qui, je l’espère, finiront par faire sens un jour pour soulager mon cerveau meurtri
Le trop peut être l’ennemi du bien. Voici ce qu’on peut penser en regardant Possession. En effet, Andrzej Żuławski va dans l’excès constant que ce soit dans le scénario ou la direction d’acteurs. Étant en instance de divorce, il cherche à retranscrire son ressenti dans cette histoire d’un couple qui se déchirespoiler: dérivant petit à petit vers le film fantastique (il offre d’ailleurs une créature originale et réussie) . Hélas, les personnages sont volontairement excessifs quitte à perdre toute crédibilité. Pour cela, il choisit de faire jouer ses comédiens la majorité du temps en surjeu. On pourrait même se dire par moments que les acteurs sont mauvais mais il est clair que cet aspect est un choix de direction d’acteurs trop exagérée quand la majorité des interprètes est dans ce registre et que l’on utilise des comédiens de la trempe de Sam Neill ou d’Isabelle Adjanispoiler: (d’autant plus que celle-ci est nettement meilleure car plus sobre dans le rôle d’Helen et qu’elle est capable d’offrir de sacrés performances dans certaines séquences comme celle du métro, ce qui lui permettra d’obtenir le Prix d’interprétation féminine à la fois pour ce film et pour Quartet au Festival de Cannes 1981) . D’un point de vue annexe, les amateurs d’Histoire pourront tout de même apprécier le fait que ce film qui dérive trop dans la folie permet de voir à plusieurs reprises le célèbre Mur de Berlin. Pour le reste, même s’il reste culte pour une certaine partie du public, une grande majorité des spectateurs pourra regretter l’excès constant et se sentir complètement externe à cet univers.
Je mets seulement 1,5 étoile car si les deux acteurs principaux sont bons, (Isabelle Adjani joue très bien la possédée) c'est bien le seul point positif que j'ai retenu de ce film. J'ai trouvé que l'histoire était on ne peut plus incompréhensible et opaque.
De retour chez lui à Berlin d’une longue mission, Mark (Sam Neill) retrouve sa femme (Isabelle Adjani), qui veut le quitter, et son fils. Mark est persuadé qu’Anna entretien une liaison avec Heinrich (Heinz Bennent) ; mais celui-ci lui soutient que leur liaison est aujourd’hui terminée. Avec l’aide d’un détective privé qu’il a embauché, Mark retrouve face au Mur l’appartement où Anna a ses mystérieux rendez-vous et découvre avec stupéfaction les causes de son inéluctable éloignement.
"Possession" est un film culte. L’interprétation hallucinée et hallucinante d’Isabelle Adjani lui a valu le prix d’interprétation féminine à Cannes (un prix qui, fait unique dans l’histoire du festival lui fut décerné pour son rôle dans deux films en compétition cette année là : "Possession" et "Quartet" de James Ivory) et le César de la meilleure actrice (le premier des cinq qu’elle a obtenus dans cette catégorie).
À première vue, "Possession" est un film d’horreur qui, comme son titre l’indique, raconte l’envoûtement d’une femme. Mais, à y regarder de plus près, c’est aussi, c’est peut-être surtout l’historie de la désintégration violente d’un couple. C’est peut-être aussi, nous disent des exégètes mieux inspirés que moi, une allégorie sur le double, voire une critique du communisme et du totalitarisme.
À quarante ans de distance, "Possession" est un film qui a mal vieilli. L’hystérie, la violence qui l’habitent sont épuisantes. Il est à craindre que le traitement que Zulawski a infligé à son actrice lui vaudrait aujourd’hui un procès pour harcèlement. Adjani raconte d’ailleurs sans fard le traumatisme qu’elle a subi sur le plateau. On la croit volontiers.
Certains doivent encore chercher désespérément une grille de lecture qui les aide à appréhender un film aussi radical! L'interprétation est forcément plurielle. C'est un film sur le délitement d'un couple, sur l'emprise toxique, sur l'amour et l'enfer conjugal... Mais s'il se déroule dans le Berlin-Ouest du début des années 80 ce n'est évidemment pas un hasard... Le cinéaste polonais, ayant écrit le scénario en plein traumatisme (séparation amoureuse, alcoolisme, solitude, exil), livre un film hallucinant et halluciné, une oeuvre monstre, aussi intime que politique donc, mais surtout viscérale, violente et chaotique!
Possédé par son actrice principale, dont l'interprétation radicale et superlative fascine encore aujourd'hui, le film n'est jamais séduisant, ni confortable mais toujours excessif, libre, démentiel, aliéné, hystérique, fascinant, épuisant, monstrueux, traumatisant... Impossible pour le spectateur d'en sortir indemne...quitte à rejeter catégoriquement l'ensemble, mais déjà possédé...
Une femme mentalement coupée en 2... comme Berlin avec un mur de la honte et de l'horreur. C'est vrai c'est dur à comprendre pour certains.... monstrueux communisme ...folie de dictature... tout est évident ici. Génial Zulawski ... géniale Adjani qui s'offre à la caméra comme aucune autre actrice.
Possession c'est plus qu'un film,plus qu'un chef d'œuvre. C'est un coup de génie. Une fable sur la duplicité, la trahison,la séparation vu sous son angle le plus cru. Les acteurs sont à leur sommet avec une Isabelle Adjani qui fera date. Ce film,c'est le paroxysme du cinéma en tant que spectateur,pour les acteurs et pour le réalisateur.
Sans surprise c'est un film très étrange mené par une Adjani terrifiante qui se transforme au sens propre comme au figuré au fil des minutes. Les regards caméra m'ont fait entrer encore plus dans le film me faisant, de fait, devenir complice de cette bizarrerie angoissante.
L’obscurité cinématographique et atmosphérique dans toute sa splendeur. Une œuvre terriblement baroque et hystérique, semblable à un cauchemar hallucinatoire interminable, envahi par une rage pure et une folie déconcertante. Une agression visuelle et sonore qui torture les sens, où le spectateur est aussi perdu que les personnages, complètement possédés. Un film hanté, incompréhensible, unique… Mélange de dégoût et de fascination, d’ineptie et de génie. Un vertige esthétique inaccessible…
Un film cauchemardesque proche du style de Cronenberg avec de l'hystérie et du sang. Plutôt déroutant et décousu. Des personnages tous possédés campés par des acteurs talentueux.
Je n’avais pas du tout aimé mes premières tentatives avec le cinéma de Zulawski, mais Possession semblait plus en rapport avec un cinéma que j’apprécie et il y avait la réputation d’une grande performance d’Isabelle Adjani. A ce niveau c’est effectivement le cas, elle est troublante, perturbante, arrivant à être crédible alors que le film pousse tout au maximum. D’autres acteurs du film qui n’ont pas sa maîtrise tombent d’ailleurs dans le ridicule , le plus flagrant ici étant l’acteur qui interprète le personnage d’Heinrich qui m’aurait fait rire si je n’avais pas trouver le film aussi détestable. Car brouillant les pistes entre réel et imaginaire Zulawski laisse une grande part à l’interprétation. Pour ma part j’ai subi le film le plus misogyne qui m’a été donné de voir. On m’a montré une vision de la femme hystérique, perverse, irresponsable et irréfléchie. Dommage pour l’aspect glauque, fou, ainsi que pour la vision du Berlin alors encadré par le mur mais j’ai trouvé cela vraiment détestable.
Quand la folie hystérique s'invite dans un couple. Un film glauque et éprouvant mais surtout grotesque et très fatiguant car en totale roue libre, malgré une Adjani terrifiante dans ce rôle schizophrénique.
Ce film est une véritable catastrophe en plus d’être une atteinte à la mentalité du spectateur car effectivement durant la séance on peut constater certaines personnes dans un état d’hypnose total en demandant aux gens de se taire à des moments où personne ne parle. Mais en plus d’être une dégradation mentale pour le spectateur on constate un scénario qui n’a aucun sens avec aucun véritable message. Bref une définition extrêmement précise de la gênance et de la merde.
Ça hurle, c'est insupportable dommage la photo est très belle. L'inspecteur 0 en discrétion, cramé à 20000 lieu, l'amant est totalement irréel, c'est quoi cette personnalité de mollusque sous lexomil. Le film crie être intellectuel pourtant les dialogues sont bêtes comme tout.
Vu à sa sortie, j’avais été impressionné par l’incarnation hantée d’Isabelle Adjani. La scène dans le couloir du métro m’avait scotché, j’avais mal pour elle et d’autant plus que j’avais le souvenir que l’actrice avait frappé le mur tant elle était prise dans le tourbillon de la folie de son personnage. Etait-ce voulu ?
En le revoyant, et depuis, en lisant différents témoignages, je ne m’étais pas trompé sur la folie du personnage qui avait rongé l’actrice, et sa collision contre le mur était incontrôlée : « J’entends encore le bruit de son crâne sur la faïence (…) Elle s’est effondrée à demi-inconsciente sur le sol. Et là l’équipe a refusé tout net de continuer… » (Bruno Nuytten).
J’en avais pas compris tous les enjeux, je me rappelais ces tons bleus dans un Berlin abandonné et laid, et un Heinz Bennett aussi déjanté que l’actrice mais nettement moins hystérique. Par contre, black-out sur le personnage de Mark sous les traits de Sam Neill et des doubles.
Je savais qu’Andrzej Zulawski était un réalisateur de l’extrême dans sa direction d’acteur notamment (mon fameux cheval de bataille), que son récit était le fruit d’un divorce douloureux, la traduction d’un fantasme violent pour exprimer sa colère, sa souffrance. Il choisit Berlin, côté mur, pour aussi nous rappeler qu’il vient de l’autre côté de ce mur, synonyme d’oppression soviétique. Zulawsky ne fait que traduire, sous les effets de l’alcool, sa déception, sa colère, sa souffrance et sa rage avec une violence outrancière voire horrifique.
Quarante ans après, je perçois mieux la symbolique des doubles Anna/Hélène et Mark, double comme le mur qui sépare deux Berlin.
Je comprends ou j’interprète ?
« Possession » est comme un tableau, c’est un ressenti. On est touché ou on ne l’est pas. Le tableau ne s’éternise pas comme un film. L’émotion est pratiquement immédiate. Comme un coup de foudre. ll n’est pas toujours nécessaire de tout comprendre, de s’acharner à comprendre. Parfois, il est bon de ne pas chercher à comprendre. Le coup de foudre, c’est ça, on reçoit le coup, ça tombe sur soi sans s’y attendre. C’est comme ça. On est séduit, point barre. Pourquoi chercher une explication ?
« Possession », peinture macabre m’a touché et peu importe si je comprends ou ne comprends pas tout, peu importe si j’interprète mal, si je suis à côté de la plaque.
Au-delà du double, du double jeu des deux acteurs, des deux Berlin, « Possession » illustre aussi la séparation, séparation de Berlin avec son mur, séparation du couple Anna et Mark, séparation du bien et du mal, de l’humain et du monstre. Et Isabelle Adjani est l’ambassadrice, si je puis dire, de la folie dévastatrice, destructrice de son metteur en scène Andrzej Zulawski, lequel règle sans doute ses comptes personnels comme son divorce ; à cela s’ajoute une colère contre le bloc soviétique d’où il s’est échappé, coupable d’accoucher de monstres comme celui que nourrit Anna.
A voir et à revoir, à découvrir et à redécouvrir pour l’interprétation magistrale (ou de malade !) d’Isabelle Adjani.