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CRUELLIXNXX
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5,0
Publiée le 26 août 2022
Pour moi, le film Possession souligne le vrai problème d'une relation amoureuse, la distance.
À l'arrivée de Mark, même pendant son voyage, Anna manquait de sa présence, ce qui lui permettait de fantasmer sur un tout nouveau Mark totalement parfait comme elle le souhaitait. Cela explique aussi la métamorphose de son amant (la créature) en un Marc nouveau, mais d'un point de vue bien plus différent et envoûtant. Ce qui révèle également la raison pour laquelle Anna et Mark n'étaient plus attirés l'un par l'autre, car Anna et Mark avaient également donné naissance à leurs amants interdits comme le professeur du côté de Mark et la créature du côté d'Anna. C'est pourquoi ce film est un pur chef-d'œuvre et qu'Andrzej Zulawski est un vrai génie.
Le problème de Zulawski c'est qu'il n'a pas le talent de son compatriote Polanski, qui restera comme son ombre portée. La première partie de "Possession" est la plus réussie et de loin. La seconde partie s'enfonce dans le n'importe quoi , mais avec style. Bien évidemment le film est inspiré de "répulsion " de Polanski réalisé une bonne décennie auparavant. En gros, c'est l'histoire d'un couple qui se sépare et se déchire. Les deux belligérants perdent la tête et le réalisateur nous entraîne dans leurs démons intérieurs. L action se déroule à proximité du mur de Berlin, côté occidental, qui coupait à l'époque la ville en deux ( tout comme ce couple complètement dysfonctionnel) . Adjani obtint le prix d'interprétation féminine à Cannes. J'avais vu le film lors de sa sortie en salle à ce moment là et je dois dire qu'il m'avait laissé un sentiment mitigé. Quarante ans après, je viens de le revoir en salle et je dois reconnaître n'avoir pas été du tout convaincu par ce film qui sur le papier était alléchant. Disparu il y a peu, Zulawski, n'a pas laissé ( selon moi) une filmographie de premier plan, même si son nom n est pas oublié.
J'ai juste eu l'impression d'assister à un film long et interminable, où l'on voit une femme hystérique qui ne fait que gueuler et gigoter dans tous les sens. Je ne sais pas trop en quoi ce film est considéré comme un incontournable, encore moins comme un chef-d'oeuvre. Isabelle Adjani est bien dans ce rôle certes, mais c'est là le seul point positif que j'en retiens.
Berlin avant la chute du mur, un couple se déchire. Lorsque Mark rentre chez lui après un long voyage d'affaire, il se rend compte que sa femme Anna ne l'aime plus. Elle a eu pendant son absence une liaison avec un autre homme, mais ce n'est pas tout... Anna dissimule quelque chose de terrible. Ce secret la déconnecte de plus en plus de la réalité, au grand dam de Mark qui, de crises de violence en dépression, va tenter de percer ce secret. Ce film à l'ambiance anxiogène possède une poésie lugubre. Les dialogues sont hallucinés, les personnages aussi. On sent que Zulawski a poussé les acteurs dans leurs retranchements, la démence est palpable. Isabelle Adjani est particulièrement intense dans son rôle (la scène dans le couloir du métro est incroyable). Un chef d'oeuvre de l'angoisse.
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce film mais je ne peux pas dire que j'y ai adhéré non plus. Réalisé par Andrzej Żuławski et sorti en 1981, le film nous présente un couple à la dérive ; lors de son retour à Berlin, Mark s'aperçoit que sa femme le trompe mais avec qui ou plus précisément quoi ? C'est ma première entrée dans le cinéma de Żuławski, je ne suis donc pas habitué à son style et je ne sais d'ailleurs même si le reste de sa filmographie ressemble à ce long-métrage ou non. Mêle si je m'attendais à une œuvre particulière, je dois tout de même avouer que c'est déconcertant et je ne suis d'ailleurs jamais vraiment parvenu à rentrer complètement dans le film ou alors uniquement dans la première partie. Première partie que je trouve d'ailleurs très bonne, le film n'a alors pas encore totalement sombré dans le fantastique ou même l'épouvante, nous sommes simplement au cœur d'une histoire d'amour brisée dont les personnages sombrent de plus en plus dans la folie. Même si ce n'est pas de la folie à l'état pur, je dois dire que certaines scènes sont pourtant impressionnantes (je n'avais encore vu la suite...) et nous mettent profondément mal à l'aise. Il faut aussi savoir que lorsque le réalisateur écrit ce film, il est plus ou moins dans le même état que Mark, la scène de la chambre d'hôtel nous paraissant alors encore plus réaliste ! Par-dessus tout cela, nous avons une critique amère du communisme, le film prenant en plus place dans un Berlin encore divisé par le mur. La mise en scène insiste beaucoup là-dessus, tout est froid, tout est vide, tout est bleu, gris et blanc, bref, rien ne nous donne envie de s'éterniser dans cette ville aux aspects blafards. Jusque là donc tout va bien mais lorsque nous rentrons dans la seconde partie du film, j'avoue que j'ai petit à petit décroché, trouvant le film de plus en plus long. Je trouve qu'à force de vouloir en faire plus, le film se perd un peu dans cette surenchère de folie et de crasse où l'ambiance poisseuse finit par en devenir lassante. Bien-sûr, ce n'est qu'un avis personnel et d'ailleurs le film peut donner lieu à de nombreuses interprétations et analyses. En ce qui concerne les acteurs, j'ai réellement été bluffé par le jeu d'Isabelle Adjani qui se donne vraiment à fond, la scène dans le métro étant terrifiante, même si ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Nous avons également Sam Neill qui excelle dans son personnage. Il y aurait évidemment bien plus de choses à dire sur "Possession" et que l'on aime ou non, c'est en tout cas un film qui ne laisse certainement pas de marbre.
Une bouse prétentieuse, incompréhensible, ou qui ne vaut pas la peine d'être comprise, avec une vague histoire de monstre, deux Isabelle Adjani dans deux rôles , des dialogues débiles et pseudo mystiques... Un grand n'importe quoi chiant, aucun intérêt.
J'ai pas totalement compris la fin... ni même la moitier du film. Mais j'ai l'impression que ce n'est pas ce qui importe. Effectivement le film a l'air bourré de double sens, je ne les ai pas forcément tous saisis, mais rien que l'ambiance, les acteurs, la mise en scène, la réalisation etc font de ce film un excellent film. J'ai trouvé Adjani bluffante, là ou je pensais trouver une actrice un peu fade. J'ai vraiment trouvé le visionnage de ce film fantastique !
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0,5
Publiée le 5 mai 2020
Possession est peuplé de personnages dont les actions n'ont aucun fondement dans le monde réel. Est-ce censé être effrayant ? De l'art ? Du Surréalisme ? Tout le monde agit et livre ses répliques comme s'il était dans une pièce de théâtre. Si je veux un film d'horreur prétentieux et surréaliste, je regarderai plutôt un film de David Lynch. Isabelle Adjani doit être en train de crier ou d'être très hystérique pendant environ 75% de ce film. Honnêtement, je ne vois pas pourquoi les gens accordent autant d'importance à ce film. C'est un film auto-indulgent, prétentieux et gonflé d'obscurités qui nuisent à l'intrigue et c'est tout simplement ennuyeux. J'ai détesté tellement le jeu des acteurs et les dialogues sont mauvais. Ce film semble résonner émotionnellement avec beaucoup de gens. Je n'ai rien retiré de cela. Je pense que ce film était trop idiot pour être pris au sérieux...
Un film peu commun qui ne peut laisser indifférent. Mis en scène et coécrit par Andrzej Zulawski, "Possession" est un drame trouble et violent ou la tension monte irrémédiablement. Son scénario démoniaque démontre une belle progression, nous proposant une histoire fantastique à la fois longue et sanglante. Sur les décors aseptisés de Berlin, l'ambiance houleuse et glaciale est bien soutenue par une musique synthétique de circonstance. Le film nous montre aussi (avec le "monstre ") des effets visuels peu nombreux mais sensationnels. Avec le rôle difficile d'Anna, Isabelle Adjani se révèle incroyablement en interprétant des scènes grandioses. Elle a été, à juste titre, doublement récompensée pour ce rôle avec un César et un prix d'interprétation à Cannes. Elle est bien secondée par des acteurs tout aussi performants comme Sam Neill (Marc le mari bipolaire d'Anna) et Margit Carstensen (l'amant toxico d'Anna).
Totalement trash et barrée, cette allégorie sur la séparation violente d'un couple fut censurée dans bien des pays, la cause à sa violence graphique et de la prestation hallucinée et hallucinante d'Isabelle Adjani, qui lui valut un César mérité. Sam Neill est lui aussi habité par son personnage et prouve qu'il est un des tout meilleurs, trop souvent cantonné à des seconds rôles. Le pitch: Un homme rentre chez lui après une longue mission (semble t-il d'espionnage politique) et découvre que sa femme le trompe; la fait suivre par un détective, puis s'aperçoit que l'affaire est plus complexe que prévue... Les métaphores sont fascinantes entre la guerre froide , le mur de Berlin, le monstre hideux et les doubles gentil/méchant. L'histoire est quant à elle passionnante et sans temps mort grâce à une réalisation nerveuse avec moult effets chocs, à ne pas mettre devant tous les yeux donc.
Ce film, considéré comme le plus mémorable d’une filmographie qui a toujours refusé les facilités et dédaigné l’approbation du public, souffre d’un problème de positionnement, comme s’il ne parvenait pas à être tout à fait ce qu’il ambitionnait d’être. Il faut dire que Zulawski en a écrit le scénario bourré à New York, quelques temps après un divorce difficile et son passage à l’Ouest. Partant de là, il est assez simple de rassembler les indices qui plaident en faveur d’une métaphore fantastique de la désagrégation du couple (ou plutôt d’une double mise en abîme puisque Zulawski la dissimule sous l’apparence des phénomène inexplicables qui gravitent autour de la désagrégation - bien visible celle-là - du couple formé par Mark et Hanna) ou, moins évident, une critique de l’autoritarisme soviétique et de sa capacité à “fabriquer� des fous et des monstres. Pourtant, à l’écran, ‘Possession’ ne semble pas très clair sur ses intentions et cette lecture analytique du film se révèle plutôt a posteriori alors que tout au long de cette plongée dans les abîmes d’une folie qui semble n’épargner aucun des protagonistes, on a plutôt eu l’impression d’assister à quelque chose qui de foncièrement premier degré, entre polar paranoïaque, faux-remake européen de “Body snatchers’ et Thriller psychologique à la ‘Shining’. Bon, on n’est pas non plus obligé de chercher à toute force un signifiant politique dans chaque film….mais là, on retire l’impression que la volonté était bien réelle mais que le réalisateur n’a pas été capable de l’exprimer clairement. Du coup, autant se rabattre sur une lecture au premier degré qui mérite déjà le détour, avec ce faisceau d’éléments bizarres mais tout d’abord insignifiants, qui grandissent en anormalité jusqu’à transformer la réalité en cauchemar éveillé. Les disparitions et réapparitions illogiques de l’épouse, la relation du mari avec une autre femme qu’il est supposé haïr, la mystérieuse ressemblance entre l’institutrice de son fils et l’épouse volage, le comportement erratique de l’amant de cette dernière,...cette contamination du réel, qui estompe progressivement toute norme cartésienne et pousse les personnages à des extrémités incompréhensibles se nourrissent d’une atmosphère lourde et malsaine, avec ce Berlin sinistre et décati, défiguré par l’omniprésence du Mur. Si ‘Possession’ doit une partie de sa réputation, auprès du public des années 80 qui était friand d’oeuvres différentes et radicales, au fait que le concept du dopplegänger était moins fréquent qu’il ne l’est devenu aujourd’hui, il renferme tout de même quelques éléments qui peuvent encore susciter un certain choc à l’heure actuelle, à commencer par l’aspect monstrueux et répugnant, lovecrafto-barkerien pourrait-on dire, de la Créature. Car oui, il y a une créature : le tout est de savoir quelle manière de l’appréhender aura votre préférence Ensuite, le jeu excessif et outrancier des acteurs, d’une démesure dont on ne sait pas s’il faut la considérer avec sérieux ou la tourner en dérision, reste marquant, même compte tenu de l’évolution des normes. Si Sam Neill s’impose (déjà) comme l’un des meilleurs choix possible pour les rôles tordus et complexes, Isabelle Adjani est en surchauffe permanente : elle désavouera d’ailleurs sa prestation par la suite, regrettant la manière dont Zulawski l’avait poussé dans des recoins où elle ne souhaitait pas aller, et qui lui ont valu une réputation persistante d’actrice hystérique pendant de nombreuses années !
Un film avec une grosse intensité artistique ! Un début hors du commun, des plans bien distincts, une mise en scène dans les cris, l’horreur qui procure un vrai sentiment d’angoisse ! L’image est absolument superbe : colorée au début quand tout va bien, puis pâle/fade/sèche/terreuse ensuite quand tout bascule dans la folie pure (sans déconner j’ai jamais vu ça ! La scène dans les couloirs du métro notamment est criante de réalisme !), une esthétique gore et notamment remarquable pour le monstre complètement ignoble sur une toile de fond romantique élément central du film. Une perle rare du cinéma thriller/horreur sur fond de romantisme que vous vous devez de voir !
Très spécial et hystérique, comme film. Un couple qui se chamaille à tout va, des pleurs, des cris, des tromperies et un montage ignoble pour comprendre ce qu'il n'y a rien à comprendre. c'est terriblement fouilli et ennuyeux à regarder aujourd'hui.
Cà crie, çà gesticule, c’est sanglant et hystérique. Possession est tout simplement un OFNI. Les prises de vue et les mouvements de caméra sont géniales, rendant sensible à la fois la froideur, le vide de Berlin, et la folie des personnages. Malheureusement cela ne suffit pas à faire un film: le récit est absent, les dialogues sont creux, et les situations très répétitives. C’est dommage, car Zulawski retranscrit l’un des principaux thèmes du film, le délitement du couple, de manière étouffante et mortifère. C’est de ce point de vue intéressant et cela aurait mérité un traitement plus approfondi et moins hystérique.