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Un visiteur
4,5
Publiée le 28 janvier 2012
C'est bien sur Isabelle la reine du bal, mais ne faut pas oublier Sam Neil, qui joue aussi de façon remarquable. Le jeu d'Isabelle Adjani, dans le couloir du métro, est trop, sa folie filmée semble vraiment réelle. M’étonne pas qu'elle ait eu un prix ! Le film est compliqué, quand même, va falloir que je le revoie si je veux tout comprendre, et encore ...
"Possession" est un film qui met très mal à l'aise. Entre ses personnages décontenancés, hystériques, violents, déjantés (superbes acteurs), sa mise en scène (proprement géniale de maîtrise dans le style) à la fois immersive et suffocante, son ambiance morbide, pessimiste, mystérieuse et captivante, et cet incroyable final, il n'y a aucun répis, on a pas le temps de souffler, ou même d'espérer souffler. C'est aussi un film qui frappe, qui interroge, car tout n'est pas compréhensible au premier abord, et cet imbroglio sordide est un puits de symboles et de réflexions en tout genre. Mais "Possession", c'est surtout un film poignant, qui donne mal au cœur. Qu'importe ce que l'on en tire, le fait est qu'on ne peut pas se sentir à l'aise en le regardant, et ça, c'est sa grande force. C'est mon premier Zulawski. J'ai aimé, beaucoup aimé peut-être même "Possession", qui m'aura mis les nerfs à vif pendant près de deux heures. Mais j'ai un peu peur que tout les autres films de ce réalisateur soient aussi désagréables à regarder...
On est bien loin , du génie de Polanski avec son film le locataire ! Sur un théme similaire , Polanski , APPORTE compréhension , Lecture aisé , et un style baroque époustouflant .Possession est bien trop hystérique a mon sens.
Un film aussi spécial que le style de son réalisateur. Mais c'est dommage que la superbe ambiance soit gâchée par tant de longueurs. J'ai eu en effet envie d'arrêter plusieurs fois. Mais le casting en vaut la peine, surtout pour Isabelle Adjani, qui incarne ici la folie à l'état pur, sans retenue. Regarder ce film est une véritable expérience mais ne conviendra pas à tout le monde...
Un film super exceptionnel de Andrzej Zulawski... Un film sur la folie des plus marquants, nous plongeant des le début dans un monde surréel et tourmenté, perdu et plein d'incertitudes. "Possession" est un film déjanté et brillant, rempli de symboles marquants, présentant un histoire très intéressante et nous introduisant progressivement au cœur de la folie humaine dans ce qu'elle peux avoir de plus violent et de plus intrigant. La mise en scène exceptionnelle de Zulawski et le jeu superbe de Sam Neil et Isabelle Adjani donnent une force grandiose a certaines scènes, des images parfois très troublantes, mettant vraiment mal a l'aise. C'est excellent, franchement excellent...
Classique, baroque, expressionniste et beaucoup d'autres choses encore. On embarque dans le train et on à pas une seconde de répit. Pousser à ce point l'autodestruction entre deux personnages, faut être sadique pour faire ça, mais si le film s’arrêtait à ça, on n'en parlerais plus; intervient une étrange créature qui chamboule tout, et on plonge dans le mysticisme le plus profond. Caméra survolté, acteurs habités (comment ne pas l'être), et Isabelle en état de grâce, elle explose littéralement la caméra, elle est enfin tombée sur un réalisateur qui ose la faire jouer réellement. Objet polysémique et obsédant comme une drogue dure, utilisation de travellings avant et latéraux remplis de présence. Le corps sujet est ancré dans le propos du film, souffrant, palpitant, sans mise à distance, presque proche du "nouveau théâtre", et des dialogues qui vont de la logorrhée verbale à l'économie de mots pur et simple, nous envoie directement en cure. C'est excessif, mais Zulawski est excessif ou n'est pas. Que des morceaux de bravoure dans le truc: Le solo d'Adjani dans le métro, ou se mêle jeu d'acteur, et improvisation, est un d'anthologie, à montrer dans toutes les écoles d'art du monde. Son face à face plein de sous-entendus avec une sculpture du Christ en champ-contre champ/ plongée-contre-plongée est un magnifique coup de cinéma, terriblement vivant et poignant. Alors on parle de quoi dans ce film? de la lente dégradation d'un couple à l'ombre du mur de Berlin, de la folie, furieuse et apparemment communicatrice, ou de la rédemption, la monstruosité et la corruption en dedans de la chair, de censure, de la dictature qui oppresse les corps, et contraint les esprits, ou de science fiction peut-être. Ce film est chargé en symboles...Il y a dix ans je l'ai revu avec des potes étudiants, et une fille me disait que c'était la passion amoureuse. Et je ne suis pas sûr que Zulawski lui-même ait un script limpide à nous donner. Comme toute œuvre d'art véritable, il y a un mystère que les visionnages n'arrivent pas à épuiser. Avant hier je l'ai revu, et la fin apocalyptique et sonore, qui nous laisse sans réponse, me fait penser au premier contact entre nous et une entité supérieure, génial. En fait c'est un film de "science-fiction". Inspiration unique qui transcende les genres, par une économie de moyens qui laisse baba, ça n'arrive pas tous les jours. Classique et culte, je dis.
Je n'ai pas pu aller bien loin dans ce film, il faut dire que l' entrée en matière à laquelle on ne comprend pas grand chose n'incite vraiment pas à la reflexion tellement tout est surchargé et moche. De toutes manières ceux qui disent qu'ils ont compris le film sont des menteurs, Na!
Quel film déjanté !!! Suis pas sur d'avoir tout compris encore aujourd'hui. L'ambiance est maléfique et provoque un sentiment de malaise. Adjani est époustouflante !
Le style hystérique de Zulawski m’avait toujours semblé d’une artificialité et d’une gratuité insupportables, jusqu’à la vision de « Possession ». Avec un scénario fondé sur une étrangeté qui débouche logiquement sur l’horrifique et le fantastique, tout en collant visiblement aux hantises personnelles du réalisateur (vivant un divorce au moment de son écriture), ça fonctionne parfaitement bien. C’est d’autant plus miraculeux qu’on sent souvent certaines scènes sur le point de déraper dans le grotesque. Le personnage, le jeu de Heinz Bennent, en particulier, passent souvent de la caricature bouffonne à l’effrayant. Il y a peut-être un style spécifiquement polonais de fantastique, illustré par des réalisateurs comme Polanski, Skolinowski… tout en confinement, traumas et pathologies sous-jacentes… et dont « Possession » serait un des fleurons. Le film reste aussi une des mises en valeur les plus réussies (et les plus tordues) du Berlin d’avant la chute du mur, du coté glauque, désolé, mais paradoxalement beau de son décor. Freud nous a appris que le rêve, le fantastique, masquent et révèlent en même temps ce que la sexualité porte de plus insupportable, de plus inavouable. « Possession » en est une parfaite illustration.
Film d'auteur ou film fantastique ? L'impossible assertion d'un film de pure hystérie, dont chacun pourra se faire une interprétation (œuvre politique ?, recit autobiographique ?, drame sur le couple ?). Mystique à souhait.
Métaphorique à souhait, ce Zulawski laissera du monde bien perplexe. Malgré la performance d'Adjani saluée par toutes les critiques ainsi que les qualités techniques du film, l'atmosphère, lourde et sombre, ainsi qu'un manque de scénario trop explicite ou un manque cruel de dialogue plombent le film.
Plus fou et déconcertant on ne peut pas faire ! Adjani ne fait pas dans la dentelle, ( la scène dans le métro ) mais pouvant on faire autrement dans un film aussi malsain ? Zulawski sorte de verhoeven polonais , signait un film glauque et scandaleux ( voir la scène finale ou adjani s'accouple avec ... bien des choses !) ayant fait son effet. Une descente dans la folie à reserver à un public très averti.
Voilà pour le résumé du film. En voyant «Possession», je me répétais souvent: «mais quelle casserole monumentale pour la miss Adjani!». Aussi, quelle ne fut pas ma très grande stupéfaction de voir que l’actrice avait obtenu un prix d’interprétation à Cannes pour cette performance qui n’en n’est pas une (il n’y a rien de plus simple que de jouer les débiles)! Je pensais trouver du réconfort sur le net mais que nenni! Ce film est considéré comme un véritable chef d’œuvre et la prestation d’Adjani semble bien faire l’unanimité. Je ne dois pas être comme tout le monde… «Possession» est un film qui tente de combler la vanité de son propos par l’outrance hystérique de son interprétation. Il est connu que c’est celui qui parle le plus fort qui a le moins de choses à dire… Accrochez-vous bien, il va vous falloir supporter plus de 2 heures durant les hurlements bien peu crédibles et les questionnements psychologiques d’une aberrante platitude d’une Adjani au sommet du ridicule. Non, désolé, même en s’envoyant en l’air avec un poulpe géant, rien ne peut justifier un tel comportement. La seule justification possible de ce vaste pétage de plombs permanent qu’est «Possession» est la volonté de Zulawski de choquer, de pousser à bout, d’énerver le spectateur, pour au final lui faire croire que son état émotionnel est lié à la fulgurance du film, alors qu’il n’est que le résultat d’un incommensurable agacement. Il s’agit là d’un des films les plus horripilants qu’il m’est été donné de voir. Et ne croyez pas que là était bien l’intention de Zulawski! Ce film m’exaspère car il est une représentation quasi parfaite de l’esbroufe en art. Comme si pour masquer la pauvreté d’une symphonie musicale, on demandait aux musiciens de jouer de toute leur force, en bousillant leur instrument. Certains applaudiraient à coup sûr ce qui n’est rien d’autre que du foutage de gueule. Cessons donc de crier au génie pour cet insupportable bluff cinématographique. Il est grand temps d’admettre que le roi est nu.
Je ne met pas souvent zéro étoile, mais là, je ne peut pas faire autrement. Trop de bizzare tue le bizzare. Le montage est fait d'une drôle de façon, on dirait qu'il manque des passages. Ce film est incompréhensible et quel ennuis !!