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René Philibert
23 abonnés
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4,0
Publiée le 24 décembre 2021
Un excellent western avec des cowboys et deux indiens. Par contre pas d'armes à feu, pas de charge de la cavalerie au son de la trompette... C'est un western sur la vie difficile des éleveurs de bétail, une histoire familiale compliquée entre deux frères... Jane Campion a soigné la forme et le fond, chaque plan est un véritable tableau naturaliste. On est à des années lumières du western spaghetti, mais c'est magnifique et les acteurs sont merveilleux. Enfin un vrai film de cinéma made in Netflix...
Je me prononcerai guère sur le thème. Pour moi c'était avant tout un western (moderne) narrant la vie des cowboys au début du XX ème siècle. J'ai en fait découvert un film sur l'orientation sexuelle et son jugement, mais pas que. Et je ne comprend pas qu'on réduise cet œuvre à une énième histoire d’homosexualité. Relation mère fils, relation frère frère, éducation, apprentissage, domination, harcèlement, etc, ce film est assez riche. J'ai bien aimé la construction du récit. Le film prend son temps pour présenter la complexité des personnages et amener les différentes intrigues. Le film s'achève sans ambiguïté. Tout a été dit. Les paysages (montagnes, chevaux, bétail), les plans et le traitement de la lumière sont magnifiques. Belle musique également. Les acteurs sont impeccables. Bref, un film que j'ai découvert au hasard (l'affiche), dont le thème m'a d'abord surpris mais que j'ai bien aimé.
Sublime. Un western où David Fincher rencontre Sergio Leone. Jane Campion frappe Avec scénario bouleversant. Une photographie rendant hommage aux plus grands. La masculinité exprimé dans ses travers, incite une analyse au delà d'un simple genre, un défit parfaitement relevé par Kodi McPhee. La frayeur dans les yeux Kirsten Dunst vous glace le sang face au terrible Benedict Cumberbatch, malgre l’amour que lui porte son frère.
Jane Campion est de retour sur ses terres. Amateurs de paysages sauvages et inquiétants, vous allez être servis. Amateurs de westerns classiques, vous allez être déroutés. Campion, admirée pour ses portraits de femme, s’intéresse aujourd’hui à la masculinité toxique dont elle trace un portrait très singulier. Au fil des scènes, l’ambiguïté s’installe jusqu au dénouement final totalement surprenant qui rebat toutes les cartes, sème le doute sur les rôles de bourreau et de victime , et renverse avec force et subtilité les notions de force et de faiblesse. C’est visuellement magnifique, remarquablement interprété par le quatuor, une œuvre subtile et singulière qui honore Netflix ( pour une fois)
J'ai arrêté le film à la 53 ème minute environ, en effet le gouverneur n'est autre que le père de famille de ''sept a la maison'', jugé pr pedopornographie et viol il y a de cela quelques années (Keith quelque chose) je ne comprends pas comment il peut encore travailler !!! Dommage le film me plaisait bien jusque là
Film brillamment porté par Benedict Cumberbatch et Kirsten Dunst, "The power of the dog" est un western revisité puisqu'on n'y retrouve pas les habituels duels ou autre. Ici, la violence est surtout mentale puisque Phil va vouloir détruire la femme de son frère en passant par son fils. Si le film tient la route et que le casting porte bien le tout, il manque un léger quelque chose pour en faire un film plus important. Des relations encore plus développées peut-être.
Ce film est une masterclass de mise en scène et de composition. Voilà. Les couleurs, l’usage des décors pour découper les plans : c’est magnifique.
Ce qui fait aussi sa force, c’est que la narration de ce film s’attache à peu de chose, des détails significatifs et révélateurs, tels que cette fleur de papier. Jane Campion signe un film étonnant dans sa structure : il se focalise sur tous les personnages à tour de rôle, ce qui est perturbant. Cette étrange mécanique ne prend sens qu’à la fin, lorsque l’on comprend comment les rapports de pouvoir ont évolué : une certaine distance émotionnelle est induite par ce procédé, car on ne sait pas à qui s’identifier vraiment. C’est peut-être la faiblesse de ce film… Un second visionnage semble nécessaire pour apprécier tous les liens tissés avec lenteur au long du film.
Benedict Cumberbatch et Kodi Smit-McPhee sont au sommet. On ne sait jamais sur quel pied danser avec ce duo. Phil (Cumberbatch) nous écrase avec sa brutalité, avant que sa subtilité se révèle doucement. De l’autre côté, Peter (Smit-McPhee) nous pénètre avec un regard froid et une sensibilité refoulée. Finalement, aucun personnage n’est caricatural ! Phil est tout sauf le cliché de la brute idiote, et Peter n’est finalement pas aussi innocent que ça… Tout est insidieux. Ainsi les personnages ne font jamais preuve directement de violence : tout bouillonne, la tension se met au service de la nuance.
Mention spéciale à ces fascinantes scènes sur la fin, inquiétantes et paradoxalement… érotiques. Le film reste sur une sorte d’équilibre étrange et intéressant. Enfin, le travail sur la musique est considérable. Hypnotique, son usage est totalement au service de la narration.
Le propos du film se dévoile très lentement, et avec une grande pudeur, une épure qui le magnifie. En parler gâcherait déjà cette oeuvre qui aurait eu vocation à être vue sur grand écran !
Tout ça pour ça ! D'une faiblesse magistrale, passez votre chemin y'a vraiment rien à en tirer, je ne sais toujours pas ce que j'ai regardé, mais ç a en valait vraiment pas la peine
Voilà un chef-d'œuvre ! C'est beau, les paysages sont renversants. Les personnages sont compliqués à souhait. L'histoire est terrible et romanesque. Un film époustouflant !
"The Power of the Dog" de Jane Campion est un long-métrage beau et complexe à la fois, où la contemplation des paysages magnifiques du Montana est minutieusement scrutée par une caméra exigeante d’une cinéaste, et d’une photographie sublime de Ari Wegner. Le film prend son temps, une réalisation lente permettant de s’immiscer dans ce cercle familial toxique.
Le film se situe au XXème siècle, racontant l’histoire de deux frères à la tête du plus gros ranch du Montana. Phil est cruel alors que George est bienveillant. Jusqu’au jour au George se marie à Rose veuve depuis peu. Jaloux et possessif Phil va alors utiliser son fils Peter pour élaborer une stratégie sadique et sans merci.
Jane Campion revient ici avec un film profondément humain, où la masculinité est omniprésente en 1925 (Benedict Cumberbatch est d’une crédibilité folle, sans doute sa meilleure interprétation au cinéma). La différence de l’autre est compliquée à accepter et à comprendre. Comment se détacher de ce qu’on est réellement, tout en voulant contrôler ce qui ne peut l’être.
Un film qui gagne en puissance sur grand écran et non sur une plateforme.
Vraiment déçu, l'acting de Benedict Cumberbatch est excellent mais le film est long et ennuyeux. Sauf la dernière 1/2h qui est vraiment bien. mais le reste bof
Ennuyeux, lent, pseudo-intellectuel. Un film qui n'amène rien au spectateur qui continue à attendre que "quelque chose se passe" et le film se termine de façon aussi lente, ennuyeuse et superficielle qu'il a commencé
J'ai beaucoup aimé les paysages magnifiques de ce film se déroulant dans l'ouest américain sans qu'aucune ville ne soit jamais nommé. J'ai aimé les symboles : le chien deviné dans la forme des montagnes, la cachette dans laquelle il faut se baisser pour entrer, la route par laquelle arrive la nouvelle femme et celle par laquelle part le méchant. J'ai moins aimé le personnage principal féminin bien silencieux. La fin toute en non-dits est grandiose, peut-être un peu trop appuyée à mon goût. Un film lent qui se déguste.