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Un visiteur
5,0
Publiée le 14 décembre 2021
Ouah ! Quelle claque ! Jane Campion a l'art de nous faire tenir en haleine comme c'était déjà le cas dans la leçon de piano. Une ambiance qui nous saisit presque des les premières images. Cest JC qui mène la danse. On ne sait pas où elle nous emmène et c'est ça qui est super ! On est loin des produits formatés et prédigérés avec lesquels on nous abreuve. Les paysages participent pour beaucoup à l'atmosphère anxiogène qui se dégage petit à petit. C'est étrange, le film se déroule dans de grands espaces, mais les relations entre les personnages sont parfois si inquiétantes qu'on a l'impression d'être en huis-clos. Des scènes qui semblent anodines de prime abord et qui prennent sens à la toute fin. Mais pas question de spoiler. JC est une araignée qui tisse sa toile, très doucement, pour mieux capturer ses spectateurs. Je pense que le film ne plaira pas aux férus d'action. Il y a beaucoup de testostérone dans ce film mais Jane Campion balaye tout ça. Une grosse claque.
Un véritable bijou ce film... Je n'ai pas vu le temps passer pour ma part tant l'histoire rentre dans votre peau... Cumberbatch est monumental. Il porte le film à lui seul.
J ai du mal à comprendre les critiques dithyrambiques sur cette production de Netflix. Comme c est ennuyeux, certes des paysages et une ambiance mais à côté de cela des acteurs qui ne me semblent pas plus que ça crédibles. Bénédict Cumterbach toujours aussi plat ...(désolé mais j ai vraiment du mal avec cet acteur), pour le reste un scénario insipide et une intrigue assez insignifiante... bon enfin que dire si ce n est que j ai l impression que l on a fait de la pellicule pour avoir quelques heures de programmation pour une plateforme de films ...
The power of the dog est une maitrise de subtilité et de sous-entendus, avec des thèmes sous-jacents qui jaillissent, naissent et s'éteignent aussitôt, sans jamais revenir. Le film bascule, prend appui sur une jambe, puis sur une autre, complètement différente, beaucoup plus bas, beaucoup plus haut, beaucoup plus loin. J'ai terminé le film et je ne savais pas. Je ne savais pas quoi penser, pas quoi dire, pas quoi ressentir. Il a fallu en réalité quelques heures, quelques jours, laisser le film percoler et le venin s'insinuer, la performance sensationnelle de Cumberbatch lentement nous empoisonner.
Western Woke qui plaira à Sundance. Si vous tenez jusqu'au bout, un verre offert. Jane Campion a toujours été une cinéaste empruntée, qui génère le sommeil. Le thème de l'homosexualité du héros soit disant viril est barbant.
Cette adaptation d'un roman éponyme d'autofiction de Thomas Savage (1967), réputé inadaptable, s'avère une grande réussite. Campion filme aussi bien les paysages somptueux de Nlle-Zélande censé représenter le Montana, que les gros plans voire très gros plans (le détail du poil d'été d'un cheval p.ex) dans une intrigue psychologique - Rose sombre dans l'alcoolisme tandis que Peter parvient à amadouer Phil - à la distribution parfaite. Encore un film Netflix à voir uniquement en salle, ce que j'ai pu faire en Suisse, pays ne connaissant pas la chronologie des médias...
J'ai eu la chance de voir le film en AP au festival Lumiere. Un grand film tant dans la mise en scène que par le scénario. Un come-back réussi pour Jane Campion sur grand ou petit écran.
Ce western ne m'a pas réellement captivée, à mon sens il vaut surtout pour le jeu des acteurs et pour ses paysages. J'ai trouvé ce film très contemplatif, soporifique, et l'intrigue très prévisible ne m'a pas convaincue. On semble attendre quelque chose, une tension est là certes, pour qu'au final rien ne se passe.
Encore un film adulé par la bien penance, sans réel intérêt. Tout tient dans les 15 dernières minutes dans la langueur du reste du film. Morne plaine que le jeu des acteurs et les paysages ne font pas oublier. Quant aux récompenses c'est certainement le fruit de l'entre soi.
L'environnement western n'est qu'habillage de décors grandioses. La trame aurait pu See dérouler en plein New-York ou au moyen âge d'où ma grande déception une fois la raison du pourquoi connue. Pas d'action donc, une grosse déception..
Quel dommage que le dernier film de Jane Campion n'ait pu sortir en salle tant la beauté de sa mise en scène nous captive comme à l'accoutume. Les grands espaces même les plus arides sont magnifiés par la caméra de la réalisatrice qui, sans livrer un film majeur, propose une étude de caractère d'une grande subtilité. On pourra trouver le film un peu long, ses personnages un peu hermétiques et pourtant le film finit par prendre son envol grâce aux acteurs tous impeccables de justesse. Kirsten Dunst est exceptionnelle dans le rôle de l'épouse tourmentée et sa performance vaut à elle seule le détour. Les thèmes de la masculinité toxique, de l'homosexualité refoulé ou de la misogynie ne sont pas traités d'une manière très originale, il est vrai, mais Campion réussit parfaites à instaurer à ces personnages et à certaines situations une ambiguïté assez fascinante. Le film n'est certes pas aussi bouleversant comme Bright Star ni aussi lyrique que La leçon de piano, on n'y retrouve pas non plus l'érotisme d'In the cut mais il s'inscrit parfaitement dans la filmographie de la cinéaste. A voir si vous avez Netflix, ou connaissez quelqu'un qui l'a, mais ça aurait été tellement mieux sur grand écran.
J'ai vu un film... un film magnifique de Jane Campion... que j'aime cette réalisatrice, pour la subtilité de sa patte, avec une touche de finesse... dans un western hors-norme, qui casse les codes et qui bouleverse les certitudes.
Elle réussit à faire émerger, grâce à son casting magnifique, des émotions fortes, des combats intérieurs, des doutes destructeurs... Ce western est totalement fascinant. Il prend son temps pour poser les personnages, les situations... Les duels entre chacun des personnages (les 2 frères, les 2 frères et leurs parents, la mère et son fils, le mari et la femme, le frère et le fils, le frère et la femme de son frère...). Il y a tellement d'antagonismes...
Benedict Cumberbatch (Phil) est totalement parfait, vulgaire, violent, misogyne à souhait... Quel comédien puissant, élégant, intérieur... Un rôle qui lui sied totalement. J'ai adoré Kristen Dunst qui aborde ce rôle avec une immense maturité avec des fêlures et des tensions qui transparaissent à chacune de ses respirations. Et que dire de Kodi Smit-McPhee qui est une découverte prometteuse de ce film. Jesse Plemons trouve un rôle plus profond que les personnages de ses précédents films... Une alchimie exceptionnelle s'installe entre les différents protagonistes de cette tragédie shakespearienne, qui nous embarque très loin dans les méandres de l'âme humaine.
Le thème de ce film, c'est l'affirmation de soi, la revendication de son identité, dans un monde pétri de règles, avec cette dimension de machisme assumé, de domination de l'Homme sur la nature, sur le bétail, et de la domination de l'homme sur toutes les autres créatures, y compris la femme... et dans ce jeu de dupe et de faux-semblant, Phil doit masquer, doit dissimuler sa sensibilité, ses appréhensions et doit montrer un visage dominateur.
La qualité de la réalisation est exceptionnelle, les dialogues sont truffés de doubles-sens, d'images phalliques, de gênes partagées... et de tout cela, naît une violence latente, brutale et sourde. Ce film révèle la part de faiblesse en l'homme, la part de l'âme sensible en l'homme.
Les paysages sont somptueux, on est embarqué dans une Far-West magnifié, envoûtant... et paradoxalement, malgré les grands espaces, on s'enfonce dans un huis-clos étouffant. La reconstitution de la fin de ce monde de cow-boy et du far-west est absolument fabuleuse.
Le problème classique des films longs, c'est qu'on s'endort, surtout quand on est bercé par de belles images. Alors on rate des détails importants, on ne comprend pas tout, et les experts vous disent "mais il faut le voir deux fois!" . Ben non. Je me suis deja tapé plus de 2h de visionnage, je vais pas recommencer. Alors il y a des sites qui vous expliquent... Conclusion évidente : Campion nest pas capable de tout dire en 2h, il faut en plus.... Bref, bon film mais mauvais rythme. 1h30 à planter le décor et d'un seul coup, le méchant cowboy change radicalement. WTF?
une sorte d'american beauty revisité au far West mais bien plat, creux et téléphoné. si benedict cumberbatch est très bon dans son rôle ambigu, il est déjà vu et revu. Le reste des acteurs errent comme des phantomes dans le ranch. la magnifique photographie ne suffit pas à sauver le film.