Dans cette adaptation du roman éponyme de Thomas Savage, les étendues sauvages du Montana enclosent les protagonistes dans un huis-clos naturel et étouffant où la tension va crescendo. La sobriété des plans, la primauté accordée aux paysages qui encadrent les acteurs et la lourdeur de l'implicite font du Pouvoir du chien une réalisation lente et précise, un film d'ambiance avant tout (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2021/12/07/le-pouvoir-du-chien-jane-campion/)
Après plusieurs années de silence, la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion revient en 2021 pour son huitième long-métrage. Dans un univers de cow-boys du Montana au milieu des années 1920, l’histoire décrit les relations complexes qu’entretiennent une femme (Kirsten Dunst), son fils (Kodi Smit-McPhee) et deux étrangers (Benedict Cumberbatch et Jesse Plemons). Malheureusement, si le film prend le temps de brosser le portrait psychologique de ces différents personnages et les liens d’amour et de rejet qui les unissent, il a aussi une fâcheuse tendance à s’enliser dans une profonde torpeur. La subtile description de l’homosexualité refoulée dans un contexte social où la virilité constitue une valeur prédominante, reste tout de même bien maitrisée. Bref, une œuvre esthétique dans laquelle la vengeance est un plat qui se mange froid.
Un grand film, subtil, qui traite notamment des graves conséquences que peut provoquer, à travers un environnement social oppressant ,le refus de soi ou d'autrui, comme la folie, la revanche ou le meurtre. A voir absolument. Une photographie à couper le souffle, une écriture fine, délicate et puissante.
Un très bon film, une histoire bouleversante. La mise en scène est vraiment très douce et la réalisation respecte parfaitement le genre du western avec une pointe de modernité tout de même, à la même manière que Jacques Audiard dans "Les Frères Sister". Le seul bémol est le rythme ; en effet, je trouve le milieu du film creux et comme dans chaque western, il faut s'accrocher à l'histoire pour y rentrer. De plus, l'évolution des protagonistes est superbement inattendue mais absolument pas illogique. En tout cas, je conseille car c'est un récit très touchant malgré la durée longue mais qui a son importance.
Jane Campion a construit un film âpre, hermétique, rempli de longueurs, mais qui prend son sens sur la durée et lors de la révélation finale, ou plutôt surprise finale, qui donne une perspective différente des différents événements qui se sont déroulés avant, et surtout une perspective différente sur certains personnages. Film d'ambiance et contemplatif, avec une histoire où l'interprétation peu subtile de chacun des personnages maintient l'intérêt, car la progression dramatique fait évoluer les enjeux, car le drame latent entre les deux frères évolue vers un drame latent entre Benedict Cumberbach et le fils de Kirsten Dunst, nouvelle épouse de son frère. Le film commence par établir la relation entre les deux frères, Jesse Plemons, éduqué, chic, qui n'aime pas le bétail et le crottin, et Benedict Cumberbatch, éduqué, mais qui préfère la crasse, les vaches, le crottin, et le cuir qui le fascine, et qui sera à l'origine de sa perte. Nous avons donc une œuvre qui possède des beautés, des langueurs et des longueurs, mais qui au final prend toute sa saveur.
J'ai aimé les jeux des acteurs notamment celui de Kirsten Dunst et Benedicte Cumberbatch, la lumière et la Bo de ce western sont clairement réussi. L'histoire se laisse regarder.
Au départ on se dit pourquoi pas : 2 frères au caractères opposés, dans l’ouest américain, la mise en place est un peu lourde et caricaturale, mais bon, allons-y, les images sont pas mal, les plans larges très beaux. Et puis on dérive un peu, et puis carrément, et à la moitié du film on se dit : elle se moque de nous ! Sentiment très désagréable d’avoir été trompé et floué.
Et là on s’effondre : les gays se sont battus pour que cessent les représentations caricaturales dans les films de l’homme efféminé, du gay meurtrier ou de l’hétéro forcément refoulé, et voilà que Jane Campion nous ressert les 3 d’un coup ! Aussi je trouve ce film profondément homophobe.
De plus non seulement le scénario est grotesque, mais il est vidé des règles dramaturgiques les plus élémentaires. Par exemple cette fin à la « basic insctinct » aurait pu marcher si on avait compris AVANT quelles étaient les motivations du meurtrier (la fameuse histoire de la bombe d’Hitchcock). La scène du tressage aurait alors pris une toute autre dimension et on aurait pu apprécier cette musique de suspens qui semblait hors propos.
Si on en vient au « fond », sous couvert de politiquement correct ( dénonciation du patriarcat, les noirs seraient des objets de fantasme, les femmes seraient malheureuses parce qu’on leur met la pression, etc) Jane Campion sort un film où sa seule héroïne est alcoolique, le gentil gay est un meurtrier (on peut tuer au nom de la nouvelle définition idéologique du « bien » donc ?) , et le mâle blanc plutôt sympathique : Le film promeut ce qu’il dénonce, et c’est franchement dérangeant. Mais après tout, c’est peut-être ça un bon film.
Malgré de bons acteurs un western d'un nouveau style mou dans lequel il ne se passe pas grand-chose on s'ennuie à mourir pendant 2h un film sans intérêt à éviter
Mais où est passée la sensibilité de Jane Campion ?
Dans cette production Netflix, la réalisatrice néo-zélandaise filme de magnifiques paysages baignés d'une lumière splendide.
C'est à peu près le seul intérêt de ce film, par ailleurs très ennuyeux dans son développement. Plans très composés au point d'en être pompiers, prestations des acteurs caricaturales, intrigue mollassonne et difficilement lisible à la fois : il y a beaucoup de raisons de s'énerver contre ce film qui se regarde un peu trop ostensiblement le nombril (tu as vu mes jolis éclairages ?).
Ses dernières quinze minutes pourraient sauver The power of the dog si l'ennui généré par la première partie n'avaient pas anesthésié les capacités de réflexion du spectateur (ce qui génère sur internet un foisonnement d'articles sur le thème "La fin du film de Jane Campion expliquée").
L'homosexualité refoulée est un thème classique. Jane Campion le revisite dans le cadre relativement inhabituel du western psychologique. Ceux qui attendent un règlement de comptes dans le Montana seront déçus. Benedict Cumberbatch est vraiment excellent dans un rôle à contre emploi de ses prestations précédentes. Kirsten Dunst est tout aussi convaincante dans son personnage de femme isolée dans un milieu machiste. Les paysages sont magnifiques. Certaines scènes, intenses, suscitent le malaise. Que manque-t-il pour faire un très grand film ? Peut-être une dimension sociale. Seules les relations entre les principaux personnages, la famille des patrons du ranch, ont intéressé Jane Campion. Les cow boys employés par ces riches éleveurs font de la figuration et ne forment qu'une masse d'abrutis difficiles à distinguer les uns des autres. Un moment de cinéma tout de même en dépit de quelques longueurs.
Je mets quiconque a vu ce film, surtout ceux qui lui ont mis *****, au défi de nous expliquer certaines choses pour nous éclairer : - que signifie ce titre? - quel est ce pouvoir du chien, en quoi consiste-t-il? - quel est ce chien, où est-il, comment exerce-t-il son pouvoir, et sur qui l'exerce-t-il?
C'est bien de mettre le mot "subtilités" dans son commentaire (cf les commentaires à 5 * qui en regorgent) , ça fait bien; toutefois, quand il apparaît dans 9 commentaires sur 10, on se pose des questions sur l'utilité de tels commentaires. Il est nécessaire qu'un commentaire soit original, autrement, s'il se contente de répéter ce que tous ont lu dans le même article, ça n'apporte rien aux lecteurs.
Sitôt la fin du film, j'ai fait des recherches qui m'ont mis en situation de répondre aux questions que je pose plus haut. Alors, il va sans dire que le défi que je lance aux spectateurs vise ceux qui n'ont pas fait de recherches, qui ne se sont servis que leurs propres intelligence et culture pour comprendre ce film. Et avec ces recherches, je peux apprécier pleinement ce film auquel je donne 5 * (sans néanmoins mettre le mot "subtilités" dans mon commentaire).
Quant à ceux qui ont mis de 0 à 1 *, les pauvres! Ils sont apparemment venus chercher un western Bang! Bang, western spaghetti des 60's. Ils n'ont rien compris à ce film. La prochaine fois que vous verrez le nom de Jane Campion, passez votre chemin, les p'tits gars, allez voir "les canons de Navaronne", "Le jour le plus long"...
dommage diffusion d'un film de Jane Campion sur petit écran??? Teléphone ordi tv........ Netflix achète maintenant les réal qui ont fait leur preuve????? oups Vive les salles de ciné, vive les grands écrans..Beaucoup vont fermer...pas besoin d'un monopole et quand j'entends les réalisateurs défendrent netflix???? qu'ils fassent donc des films avec leur portable ce sera bien suffisant pour une diff sur écran TV
Dès le début la lenteur du film s'installe Présenté comme un western, j'ai quand même tenu jusqu'au bout car je m'attendais à un quelconque sursaut ou surprise qui n'est jamais venu. La tension tant évoquée dans d'autres commentaires n'y est pas. Le thème du cow-boy transpirant la virilité et refoulant son homosexualité n'est pas nouveau et a déjà été traité de belle façon...Broad Back Mountain La fin est tirée par les cheveux. Je ne savait pas qu'à cette époque l'Antrax était en vente libre dans l'épicerie du coin. Bref, plus de deux heures de perdues... Dommage car la brochette d'acteurs était là, ainsi que la réalisatrice Comme quoi il ne suffit pas d'avoir de bons ingrédients, il faut aussi avoir une bonne recrue...