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shindu77
116 abonnés
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3,5
Publiée le 6 avril 2023
C'est un bon film dans son ensemble. Il faut noter le bon casting temps dans la distribution masculine que féminine. Le scénario semble assez classique dans l'absolu mais il est porté par une mise en scène qui est intéressante. Toutefois, elle est malgré tout un peu inégal, et c'est pour ça que la note ne monte pas encore plus haut.
C'est mon premier film de Jane Campion et je l'ai trouvé agréable. Malgré la lenteur du récit, on ne s'ennuie jamais, cette faible vitesse permet de nous imprégner en profondeur de la psychologie des personnages. Les paysages sont superbes dans ce western néo-zélandais où vous n'entendrez pas un seul coup de feu. En effet, pas d'action ici mais une description méticuleuse du mal être de chacun des personnages causés par un élément perturbateur: Phil (joué par Benedict Cumberbatch). De nombreux sujets sont évoquées par la réalisatrice notamment l'homosexualité refoulée, le deuil, les relations entre frère, etc...Un bon film en somme mais que l'on ne peut pas qualifier de chef d'oeuvre non plus.
#oscars2022 Puissant, vénéneux, érotique, Benedict Cumberbatch donne un visage au mal, un corps au tourment, sous la caméra ample et amoureuse de J. Campion. Tout le casting est superbe, Kristen Dunst et Jesse Plemons forment un couple très émouvant. Enfin le jeune Kodi Smit-McPhee, tout au long du film, et surtout dans la scène pivot fait preuve d'une subtilité envoûtante.
La réalisation est sublime, et parvient à merveille à donner de l'environnement spectaculaire où se déroule The Power of the Dog une vision contrastée : c'est à la fois le lieu de la liberté célébré dans d'innombrables westerns, mais aussi celui d'une forme d'emprisonnement, d'isolement menaçant. L'histoire elle-même joue de cette tension, en faisant de ce qu'on appelle aujourd'hui la masculinité toxique son moteur principal et, par extension, celui de la colonisation progressive du far west. Nos trois personnages masculins principaux sont ainsi tout à la fois les victimes et les agents de cette masculinité toxique, qu'ils n'arrivent pas à renverser. La démonstration est convaincante et la conclusion terrible, mais on peut regretter un traitement un peu simpliste du personnage de Rose.
A cause d'un rythme hyper poussif le film est par moment trés ennuyant à suivre. Mais le final rattrape largement et récompense la patience en donnant un sentiment d'aboutissement de l'histoire.
Un western des temps modernes magnifiquement interprété,. La rivalité entre deux frères sublimée par Jane Campion. Même s'il y a quelques longueurs, je recommande sans hésitation.
Après plus d’une décennie d’absence au cinéma, la réalisatrice Jane Campion conserve son style caractéristique dans ce western qui est un genre réservé aux hommes et dans lequel elle s’emploie à le déconstruire au sein d’un récit qui va évoquer la masculinité malsaine sans grande nuance. D’une sensualité sourde et d’une beauté envoutante grâce à une excellente photographie en passant par son rythme très lancinant, c’est un long-métrage pour lequel il faut accepter de se laisser entrainer dans ses limbes obscurs. La cinéaste n’a rien perdu de sa qualité de directrice d’acteurs tant à la fois Kirsten Dunst jouant la veuve fragile, Benedict Cumberbatch campant un cow-boy caractériel et narcissique et le jeune Kodi Smit-McPhee un garçon efféminé font oublier la faiblesse d’écriture de leurs personnages qui demeurent très caricaturaux.
Les acteurs sont au rendez-vous et le film est très bien filmé. L'histoire, à l'atmosphère pesante, aurait pu offrir plus de légèreté pour aborder certains sujets.
J'ai apprécié le casting sans faute et l'interprétation, rien à dire de ce coté, mais pour le reste...mon Dieu ! qu'est-ce que je me suis fait chi..... C'est lent, très lent, trop lent et cette histoire n'est au final sans aucun intérêt. Une œuvre totalement surnotée.
Récompensé par le Lion d’or à Venise, “Le pouvoir du chien” est un western de Jane Campion adapté du roman de Thomas Savage. Nous sommes en 1925 dans le Montana. Benedict Cumberbatch et Jesse Plemons sont les frères Burbank, Phil et George. Inséparables malgré leurs différences, ils règnent sur le plus gros ranch de la vallée. Un jour, George tombe amoureux de Rose, joué par Kirsten Dunst, et l’épouse en secret. Cette relation ne plaira pas à Phil qui fera tout pour l’humilier, jusqu’à se servir du fils de Rose, qu’il considère comme efféminé. Entre ambiguïtés et psychologies, Campion se sert d’un genre viril pour aborder la thématique de l’homosexualité. La réalisatrice donne alors une vision sensible et déconstruit le mythe du cowboy de l’Ouest américain. Un film touchant et intense porté par un casting irréprochable. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
On a connu Jane Campion plus en forme, même si l'on comprend où la réalisatrice veut en venir dans son propos sur la masculinité, même si les plans de paysages sont réussis, même si Jesse Plemons est vraiment bon dans son rôle. Le film The Power of the Dog n'est fondamentalement pas mauvais, mais il est d'emblée impacté par le choix de casting contreproductif pour le rôle principal : on a beau apprécier Benedict Cumberbatch, le voir en cowboy cul-terreux nous fait voir un mariage contre-nature, jamais crédible pour deux sous malgré tous les efforts du comédien pour tenter de faire disparaître son aura de britannique pure souche habitué aux rôles guindés. Et ce n'est pas ce personnage mal écrit qui l'aurait aidé dans cette tâche vaine, puisque pour expliquer son caractère acariâtre et jaloux, la réalisatrice ne trouve rien de mieux que de dégainer le plus facile des twists : spoiler: il est homo . On approfondit le malêtre du personnage (son rapport à la masculinité qui est plus sévère qu'il ne faudrait à cause d'un rejet de soi), mais avec la raison de facilité qui semblait à la portée du premier scénariste venu, déjà trop souvent vu au cinéma, on trouve ce twist vraiment décevant. De même, on n'explore jamais vraiment la masculinité de l'époux mis à mal, son personnage s'éclipsant trop vite. Kristen Dunst s'en tire déjà mieux, interprétant la pauvre épouse malmenée par son ignoble beau-frère, on voit immédiatement que la réalisatrice est plus à l'aise avec son point de vue. Les mésaventures de la mariée nous touchent, dans l'esprit de La Leçon de piano, et le changement d'horizon au Far West est source de jolis plans (les ombres qui forment un chien sur la montagne, le fameux "Dog" du titre), on n'enlèvera pas cela à Jane Campion. On dira que si la réalisatrice a un certain talent pour évoquer les problèmes de couple du point de vue de la femme (elle est encore une fois très douée avec le personnage de Dunst), elle a plus de mal à écrire sur le malêtre masculin, cédant au twist facile.
Ce Drame, écrit et superbement mis en scène par Jane Campion, nous offre une photographie très esthétique, de magnifiques décors sauvages du Montana, et quelques scènes tendres dans une ambiance plus que tendue. Avec " The Power of the Dog ", la Réalisatrice Néo-zélandaise nous propose un Western sans révolver, empli d'une délicate langueur. Son scénario nous conte une histoire certes très dramatique, mais aussi une belle aventure humaine. Ce film nous gratifie également d'une brillante distribution avec la belle Kirsten Dunst dans le rôle de Rose, un brillant Kodi Smit-McPhee dans celui du jeune Peter. Quant à Benedict Cumberbatch, son faciès et son charisme détonne véritablement dans le rôle de Phil Burbank le frère de Gorge. Un film à juste titre récompensé à la dernière Mostra de Venise et nominé aux prochains Oscars.
'The power ot the dog' est un très beau film... déjà les paysages du Montana sont magnifiques, le casting est aux petits oignons (avec un Benedict Cumberbatch remarquable comme toujours) mais surtout le scénario est prenant et émouvant et malgré un manque de rythme certain par boute et une fin un peu bâclée vue son potentiel, j'ai vraiment beaucoup aimé ça ! Un western new age comme on les aime !
Adaptant le roman éponyme de Thomas Savage, Jane Campion revisite le western à sa façon, lente et troublante. Elle s’attaque minutieusement au cliché de la masculinité héroïque, attaché au genre, en sondant l’ambiguïté sexuelle et la perversité d’un cow-boy. Sans oublier de valoriser les grands espaces du Montana, magnifiquement photographiés, la réalisatrice se concentre surtout sur le drame psychologique qui se noue entre les personnages, à différents niveaux, en le captant davantage par des détails et des ambiances que par des dialogues nourris. Ambiances inquiétantes et délétères, chargées de peurs, d’alcools, de névroses et de violences sourdes. Il est question, en mode toujours minimaliste et insidieux, de domination, de manipulation et de destruction, mais aussi de désir refoulé et de tension homoérotique. C’est un jeu de billard à trois bandes (entre le cow-boy, la veuve remariée et son fils), qui laisse un certain temps perplexe quant à ses tenants et aboutissants, jusqu’au final qui surprend par son renversement des rapports de force et son machiavélisme feutré. Étonnamment vénéneux.