Armageddon Time
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Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2022
Armageddon Time est un film très personnel signé James Gray. Il y raconte le passage à l’âge adulte d’un jeune garçon, son amitié et son intégration dans une Amérique marquée par le racisme. C’est beau, et bien réalisé. Mais c’est malgré tout loin du chef d’œuvre annoncé.
CinemaxGhinozzi
CinemaxGhinozzi

15 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2022
Les Oscars se rapprochent de plus en plus, et on commence à sérieusement le sentir dans nos sorties cinéma. Après David O. Russell, c'est au tour de James Gray de s'inviter sur nos écrans, trois ans après un Ad Astra plutôt moyen. Avec Armageddon Time, il signe ici son film le plus personnel.
Le réalisateur nous offre plusieurs histoires dans ce long-métrage : celle de l'amitié entre deux enfants d'une catégorie sociale et d'une couleur de peau différentes, celle de l'Amérique des années 1980, celle d'un choix entre un rêve personnel et une famille, etc. Les personnages qui donnent vie à ces histoires sont admirablement bien interprétés. Je ne vais pas tous les cités, je retiendrai le protagoniste : Paul, un enfant insolent et naïf, deux caractéristiques qui en font un personnage unique. Encore jeune et frêle, ce gosse se pensant invincible fait face à une triste réalité, celle de l'Amérique des années 80. James Gray dépeint magnifiquement New York avec des teintes très froides et un ciel toujours couvert et gris, ce qui permet de bien faire ressortir le caractère comique plein de vie de notre duo de jeunes personnages accompagné par la géniale musique Rapper's Delight de Sugarhill Gang. J'aurai peut-être aimé plus de moments entre Paul et Johnny : je trouve qu'on ne les voient pas assez souvent ensemble pour qu'ils soient aussi solidaires. La vraie relation marquante du film reste celle entre Paul et son grand-père joué par Anthony Hopkins, puisqu'on y découvre le vrai visage de Paul : un enfant plein de questions et d'états d'âme. En outre, il y a certains choix de montage que j'ai adoré, spoiler: notamment quand Johnny est dans le magasin de l'informaticien : Paul, en observant son ami, s'imagine déjà en haut de l'affiche, lui dessinateur et Johnny astronaute. Le réalisateur nous partage spontanément l'espoir de ce jeune, ce qui va nous faire sentir d'autant plus mal quand cette espoir va être réduit en miette quelques secondes plus tard.
Pour conclure, j'émet un petit bémol sur le père de Paul, Irving, interprété par Jeremy Strong, qui au début du film spoiler: passe pour une victime lors du premier repas de famille et qui va devenir un père ultra-violent avec une scène digne de Kubrick dans Shining par la suite :
j'ai trouvé le changement de caractère beaucoup trop brutal pour y croire.
James Gray réalise sans aucun doute l'un de ses meilleurs films. Comme souvent, la période entre novembre et février au cinéma est celle que je préfère car on retrouve les long-métrages qui batailleront pour le titre ultime au mois de mars. J'attends désormais avec impatience ce que nous proposerons James Cameron, Damien Chazelle, Steven Spielberg et tous les autres.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2022
Beau film, dont le thème est malheureusement d'actualité . Hoptkins toujours impeccable, comme les jeunes acteurs qu'il accompagne.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2025
Ce film n’est qu’une variation sur le thème des 400 coups de Truffaut. Ce n’est rien d’autre en plus moderne.
Néanmoins c’est assez joliment raconté et c’est souvent assez touchant.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2023
Ca y est, James Gray rejoint le club (bondé !) des cinéastes livrant un récit initiatique sous forme de film semi-autobiographique. Tendance très forte de ses dernières années… Mais à la différence de ses pairs, James Gray ne cède aucunement à la nostalgie, bien au contraire.
« Armageddon Time » dresse le portrait de Paul, jeune garçon de famille juive, élève à l’école publique à New-York en 1980. La photographie aux couleurs automnales, et l’atmosphère froide évoquent cette sortie de l’enfance qui n’a rien de plaisante. En particulier, Paul sera confronté aux injustices.
Des parents stricts et une école peu ouverte, qui ne le soutiennent pas dans son choix de devenir artiste. Le racisme anti-noir et l’antisémitisme. Ou les inégalités sociales énormes, qui s’apprêtent à exploser avec les années Reagan.
Vous l’aurez compris, on est loin du feel good movie ou même du portrait attendrissant ! Le regard de James Gray est dur, et s’appuie sur de solides comédiens.
On soulignera tout particulièrement Anthony Hopkins, très à l’aise en grand-père bienveillant, pivot de la famille. Et le jeune Banks Repeta, touchant et juste, dont la carrière devrait décoller après cette prestation !
Moins fort que les autres drames familiaux réalisé par James Gray, « Armageddon Time » n’en demeure pas moins un drame intéressant et réussi.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2023
James Gray revisite ses souvenirs à travers cette chronique familiale sobre et sensible (mais manquant un peu d’intensité) qui parle de transmission et dresse le récit initiatique d'un enfant confronté aux injustices raciales et sociales dans le NY des 80´s. Anthony Hopkins est bouleversant. 3,25
moket

660 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2023
Un beau film dans le Queens des années 80 qui traite joliment, mais sans concessions, de l'accomplissement de soi, la difficulté de trouver sa voie... Un peu plombant mais servi par une sacrée brochette d'acteurs.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2022
Sorti vidé du drame spatial Ad Astra, dont il fut partiellement évincé de la post-production, James Gray opère un retour aux sources. Au sens littéral, puisqu'avec Armageddon Time est un auto-portrait assumé. Il ne s'inscrit cependant pas dans une veine comparable aux mises à nu réalisées par certains collègues, de Tarantino à Paul Thomas Anderson en passant par Richard Linklater.

Gray ne s'est probablement jamais autant épanché sur son enfance et sa vision des années 80. Une époque aux couleurs antomnales, sonnant la fin du soleil, du bouillonnement, de l'enthousiasme. Une idée fort éloignée du révisionnisme imaginaire dont une partie des séries/films américains nous abreuve depuis une décennie. Mélancolique oui, nostalgique non. Sans forcer le trait, Gray est remonté contre l'ère Reagan, top départ d'un ultra-libéralisme amplifiant inégalités et injustices sociales (segmentation scolaire, discrimination). Le temps d'une apparition surprise, le réalisateur établit un parallèle tout aussi dégoûté entre cette période et nos dernières années.

Armageddon Time est une œuvre douce-amère, du propos à la mise en forme (photographie austère, décors froids). Une fin de l'enfance programmée pour Paul (Banks Repeta, prodigieux), héritier en ligne directe du Antoine Doinel des 400 coups. Ma plupart de ses repères vont être ébranlés, une partie des nôtres avec. Le film a beau être programmatique dans ce qu'il annonce, Gray ne sombre pas dans les lieux communs. Il regarde la famille Graff avec ce mélange de tendresse et de chagrin alors qu'elle semble coincée dans ses contradictions, par rapport à ses principes ou sa douloureuse histoire. Garder les yeux au sec ne va pas être aisé, c'est le moins qu'on puisse dire.

Au delà de ces considérations, Armageddon Time est avant tout l'écrin parfait pour des interprètes motivés (comme ce fut le cas de tous les précédents Gray). Anne Hathaway, Jeremy Strong et Jaylinn Webb rivalisent de naturel et d'intensité pour nous emporter. Une fois de plus, Anthony Hopkins ensorcelle la caméra dans le rôle d'un papy gâteau, seul à même d'établir un dialogue avec Paul. Aucun effet tire-larmes, juste la captation d'un passage à l'âge adulte dans la douleur et pourtant synonyme d'accomplissement.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Le rêve américain n’est pas pour tout le monde. C’est ce que nous raconte James Gray en s’inspirant de sa jeunesse. Il va confronter le jeune homme qu’il était à une société où l’égalité des chances n’est que dans le discours.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2022
Une jolie chronique, classique et pudique, plutôt linéaire, qui se voit sans déplaisir mais dont les notes dithyrambiques de la presse demeurent un mystère pour moi...
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2022
Nous replongeant dans l'Amérique pré-Reagan, James Gray nous livre ici son œuvre la plus personnelle, faisant directement écho à son propre passé.

Un «400 coups» new-yorkais, traitant des rapports familiaux, attendrissants comme frontaux, et des inégalités raciales et sociales en place.

Servie par un casting des plus solides (dont un Anthony Hopkins impérial, comme à son habitude), une chronique voguant entre insouciance et gravité, faisant se confronter les amitiés et les rêves personnels aux pressions qui les entourent et pèsent constamment sur eux.

Une œuvre simple, sans esbroufes, s'interrogeant sur comment sortir de cette fatalité familiale et sociétale, prendre position face à l'injustice et aux stéréotypes, et apprendre finalement à se connaître soi-même.

Ou comment devenir la personne (et l'artiste) qu'on a décidé (rêvé) d'être, et pas celle qu'on vous force à être. Mais cela sans jamais oublier d'où l'on vient.

Un film d'apprentissage sincère et juste, et qui pourrait constituer une sorte de chapitre introductif à la filmographie de son auteur.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2022
Un récit d’apprentissage mélancolique et feutré, signé James Gray, qui aborde dans cette autobiographie d’une année décisive de son jeune parcours, une multitude de thématiques passionnantes sur l’Amérique du début des années 80. Le jeune Banks Repeta est une belle découverte !
dahbou
dahbou

247 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2023
James livre un très beau drame familial qui reste son film le plus personnel en faisait penser á un Little Odessa sans les gangsters. Peut être que les piques á Trump et á son establishment ne s’imposaient pas mais cela reste sincère et incroyablement bien joué.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2025
Voici une tranche de vie d'un adolescent qui grandit dans le Queen's au cours des années 80. Issu d'une famille juive, il s'entend merveilleusement bien avec son grand père, mieux qu'avec son père. Seulement, comme tous les ados, il vit une période de turbulence et ne réfléchit pas assez aux conséquences de ses actes. Son amitié avec un jeune noir lui permet de constater qu'il est bien favorisé par rapport à lui, car il a sa famille derrière lui.
La psychologie de l'adolescence est bien illustrée par ce cas qui n'a rien de tellement extraordinaire. Finalement , l'histoire racontée s'avère assez banale.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2022
Sûrement le film le plus personnel de James Gray. Loin des gangs new-yorkais, "Armageddon Time" met en scène un adolescent d'une famille new-yorkaise dans les années 80 qui est incompris dans son envie de devenir artiste. La mise en scène est réussie, les acteurs sont bons mais l'histoire n'est pas assez prenante pour nous embarquer dans la rébellion du jeune homme. Nous comprenons les tenants et les aboutissants, peut-être parfois un peu trop téléphonés ce qui nous aide pas à nous lancer dans une recherche profonde de la psychologie du personnage. James Gray arrive quand même à nous émerveiller avec des séquences très réussies dont il a le secret mais complètement sur tout le film. Attendons le prochain.
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