Armageddon Time
Note moyenne
3,7
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296 critiques spectateurs

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Sacha P
Sacha P

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 novembre 2022
Une jolie pellicule pour un double clicher très prévisible sur le passage à l'âge de la conscience, et les conséquences du racisme aux États-Unis dans les années 70. A voir uniquement pour comprendre (encore une fois) le besoin de nettoyer la conscience du réalisateur qui ferait mieux d'aller voir un psy que de nous faire perdre du temps en nous livrant l'équivalent de sa thérapie dans un film où il nous confie une partie peu glorieuse de son histoire de gamin aisé et pas très malin (c'est le moins qu'on puisse dire) qui par un acte bien débile va injustement pourrir le destin de son copain black...
À la fois soporifique et tellement prévisible que c'en est énervant. Film idéal pour s'endormir ou s'engueuler avec sa copine qui voudrait que vous puissiez voir comme elle du "bon" partout même quand c'est franchement nul. Seul le grain de la pellicule est à la hauteur du jeu d'Anthony Hopkins qui se retrouve quand même dans un véritable navet.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2022
Les 400 coups

Depuis 1994, James Gray nous a rarement déçus – à part peut-être avec le trop fumeux Ad Astra -. Depuis 1994 et Little Odessa, Gray nous raconte, même par des voies détournées, son histoire personnelle. Mais ces 115 minutes sont certainement celles qui dévoilent le plus intimement notre cinéaste. L’histoire très personnelle du passage à l’âge adulte d’un garçon du Queens dans les années 80, de la force de la famille et de la quête générationnelle du rêve américain. Avec ses critères habituels, noirceur du propos, beauté de la photographie et présence d’un casting de grande qualité, il reste fidèle à lui-même. Superbe !
Après des échappées dans la jungle puis l’espace, Gray revient à ses premières amours avec son New-York natal et en particulier le quartier populaire du Queens. Je voulais rentrer à la maison, et faire un film qui serait le plus personnel possible a-t-il déclaré. Il revisite son enfance en nous faisant partager le quotidien de sa famille, son frère aîné, son père, fils de plombier, qui, après une enfance difficile, est parvenu à se hisser dans la classe moyenne en devenant ingénieur, sa mère, enseignante et présidente de l’association des parents d’élèves. Mais le personnage central pour le jeune garçon, c’est son grand père auquel il voue une admiration sans bornes. Les thèmes du racisme sont traités avec beaucoup de subtilité, à travers le regard d’un jeune garçon qui découvre que la race et la classe sociale octroient le bénéfice du doute, et donnent droit à une deuxième chance, voire une troisième. Ce film est bouleversant et, encore une fois, on se demande comment il a pu repartir bredouille de Cannes. Un drame amer et lucide sur la perte de l’innocence.
Anne Hathaway et Jeremy Strong, sont parfaits dans les rôles des parents. Anthony Hopkins, comme toujours, est formidable. Quant aux jeunes Banks Repeta et Jaylin Webb, ils nous amusent et nous bouleversent tout à la fois. A noter la furtive apparition de Jessica Chastain dans le rôle de Maryanne Trump – sœur de… -, dont le discours ne laisse aucun doute sur les orientations politiques de sa famille. Loin des grandes envolées lyriques des tragédies précédentes de James Gray, on est conviée à une balade mélancolique dans le Queens de la Grosse Pomme des 80’s, au cours de laquelle il nous raconte deux mois fondateurs de son enfance. La photographie de Marius Khondji sublime ce film magnifique et donc… incontournable.
2985

316 abonnés 1 257 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2022
C'est clairement pas le meilleur James Gray, apparemment il se serait inspiré de sa propre enfance, mais bon, au vu du résultat, il y avait également pas de quoi en faire un film. D'un point de vue technique c'est toujours bien mis en scène, la photographie est bonne et le casting très correcte, mais le scénario, enfin le semblant d histoire qu'il raconte, est très monotone et n'est pas franchement intéressant, des problèmes lambdas d'un gamins de 10ans vivant dans le Queens des années 80, quelques difficultés à l'école, le problème du racisme abordé de manière plutôt soft, et des petits délits heureusement rattrapés par des parents malgré tous attentionnés, pas de quoi mettre cela en image. Vraiment pas grand-chose à dire de plus, vu que de toute manière il ne se passe rien.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2022
Histoire d'une amitié impossible, d'une adolescence qui se cherche, dans une Amérique qui se prépare à devenir Reaganienne (Trump avant Trump).
Le dernier film de James Gray réévalue en douceur des thèmes qui perdurent jusqu'à aujourd'hui : les chances données, celles qu'on n'aura pas, les rencontres pour une vie, la perte et les échecs.
Chaque personnage vient apporter sa pierre à l'édifice, c'est joliment montré, comme un vrai metteur en scène. Sans avoir besoin de mettre 3 points sur chaque i, ni jouer la surenchère à chaque scène.
Beau film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 novembre 2022
Le synopsis est trompeur. Les sujets évoqués ne sont que très peu abordés, que ce film est lent, mou et ennuyeux…
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2022
Dans le sillon des polars transgressifs, James Gray a fait du chemin depuis son fabuleux « Little Odessa ». Et comme de nombreux cinéastes, il parvient à injecter de sa personne et de son histoire dans ce qu’il touche, ce qu’il transforme, ce qu’il transcende. Arrivé à un point culminant de sa carrière, les questions introspectives le préoccupent et quoi de mieux que de le partager sur le grand écran. Après les sensationnels « The Lost City of Z » et « Ad Astra », le cinéaste du Queens revient sur ses terres de son enfance, pour y retrouver le foyer de ses souvenirs, tout comme ses méandres, au sein de sa famille ou sur les bancs d’école. Ce retour bouleversant en compétition sur la Croisette constitue plus qu’un simple aparté dans sa filmographie, car ce film ne prend pas de pincettes afin d’ériger le portrait d’une Amérique malade, incapable d’offrir l’émancipation à sa jeunesse ou ne serait-ce qu’un peu d’espoir aux plus démunis, face à tout un tas d’injustice.

L’ombre de Ronald Regean planait en cet automne 1980 et c’est dans ce même climat, où la flore s’éparpille pour hiberner, que Gray nous invite dans une semi-autobiographie très convaincante, sur une perte de l’innocence, au prix d’une délivrance douloureuse. Ce monde est donc vu à travers les yeux du jeune Paul (Banks Repeta), dont la vivacité va de pair avec ses âneries, à en faire perdre la tête à sa mère (Anne Hathaway) et à en rendre furieux son père (Jeremy Strong). Si cet élan est essentiellement inhibé par la générosité de son grand-père (Anthony Hopkins), il viendra un temps où le garçon sera livré à lui-même. C’est d’ailleurs ce qui va captiver le spectateur, venu par curiosité ou pour se livrer à une leçon d’introspective similaire à son auteur, toujours adroit de sa caméra et d’une mise en scène sidérante, lorsqu’il s’agit d’en établir un portait familiale, sur fond bouillonnant d’un dîner des plus animés.

La patine de son image le rapproche de ses inspirations européennes et il fallait évidemment un grand Darius Khondji pour sublimer la photographie, de jour comme de nuit. Le cinéaste joue ainsi sur un court segment de sa vie, mais qui a tout pour constituer un cycle à part entière sur son émancipation, par la réflexion artistique. Le film n’y mettra pas non plus les deux pieds dedans, mais aura au moins la délicatesse de nous suggérer un avant-goût essentiel pour comprendre l’ampleur de l’intensité émotionnelle que capture Gray dans sa bobine. La vie est éphémère, son œuvre l’est également, mais sa mémoire semble éternelle et à toute épreuve des conventions qu’exigerait un drame de cette envergure. Nous sommes constamment situés entre les faits et le fantasme d’une époque sombre, ponctué par sa violence discriminatoire, qui atteint Paul au plus profond de son âme. Le deuil appelle par extension une renaissance, qui tranche avec le monde qu’ont connu les aînés de Paul, où la condition sociale et raciale entretient cette naïveté au cœur de l’enfant, qui ne rêve que de tutoyer les étoiles et d’effacer les frontières.

« Armageddon Time » conte avec justesse, cette naïveté de l’adolescente comme un acte de rébellion et c’est tout simplement bouleversant. Gray n’oublie pas pour autant son rapport difficile qu’il a avec la paternité, souvent distant et brutal avec ce dernier, mais qui justifie également ce courage qu’il a eu pour s’élever au-dessus des préjugés, de l’autorité et des lois. Ses derniers films ont souvent capitalisé sur cette recherche de l’improbable. Avec cette œuvre des plus personnelles, il arrive à ses fins, avec un recul et une intelligence qu’il est nécessaire de souligner.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 mai 2022
C’est l’histoire d’une amitié entre un enfant blanc d’une classe aisée avec un enfant noir d’une classe populaire dans les années 80.
Cette amitié semble impossible selon les plus grands, pourtant ces petits vont se battre pour rester en contact et réaliser leur plus grand rêve ensemble.

Ce film est avant tout émouvant et touchant, il marque une réalité qui ne devrait plus exister.
Le personnage du grand père a un rôle très important, c’est un allié de Paul, c’est lui qui a la raison. Sa mort, notamment marquée par des couleurs chaudes et automnales, vient brutalement briser le soutien que Paul nécessitait. C’est une fin dans le film, merveilleusement tournée avec tous ses silences. Ainsi, la larme du public ne peut que tomber.
L’histoire se passe dans une société dans laquelle nous voulons nous battre. Anne Hathaway, qui joue la mère de Paul, se montre motivée, elle veut travailler malgré son rôle de femme au foyer, elle se bat pour ça et c’est une source d’inspiration. C’est aussi une mère, touchante, qui aime son fils et fait tout pour qu’il soit heureux.

En résumé, c’est un film qui vous fera pleurer et qui marquera les consciences sur toutes ces discriminations endurées pendant l’enfance.


Une belle claque. La morale de cette belle histoire dépend de chacun selon moi. je vois un petit enfant qui ne se sent pas à sa place dans la société, qui se sent différent car il l’est. il veut être artiste car il se sent artiste et ses parents ne l’acceptent pas car ils ne le comprennent malheureusement pas. seulement Aaron, son grand père, qui finira par le quitter, le comprenais et le soutenais. nous avons tous besoin d’un Aaron. soyez un Aaron.
Olivier G.
Olivier G.

24 abonnés 80 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2022
Encore une merveille réalisée par James Gray. Après la beauté métaphysique d''Ad Astra, on retrouve, avec beaucoup de grâce contenue, des thèmes chers à ce magnifique cinéaste que sont la famille, la violence politique et sociale, mais aussi, par dessus tout la quête éperdue de la Beauté, où qu'elle se trouve. Encore un chef d'œuvre servi par de jeunes interprètes inoubliables et un émouvant Anthony Hopkins.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2022
Du déjà vu et entendu, ce film est trop convenu pour émouvoir malgré des bonnes prestations d'acteur et un scénario correct. C'est dommage, le sujet de l'enfant incompris au sein de sa famille est plutôt bien traité mais ce thème central est trop étouffé par une avalanche de lieux communs bien-pensants qui n'ont guère d'intérêt.
Philippe
Philippe

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 novembre 2022
Grosse déception, je me suis ennuyé les 3/4 du film. La comparaison avec les "400 coups" de Truffaut est très exagérée. Le personnage de Paul, rôle principal, est sans épaisseur, ne soulève aucune empathie. Tout ça filmé mollement. Seuls deux scènes m'ont un peu tirées de ma torpeur à la fin du film : l'interrogatoire au commissariat et dans la voiture, le dialogue entre le père et le fils. C'est maigre.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2022
Après 4 chefs d’œuvre (Little Odessa, The Yards, La nuit nous appartient et Two Lovers) j’avais perdu de vue James Gray. Le voici de retour sur les thèmes qui lui sont chers et dans lequel il excelle : l’intime, la famille. Mais pour autant, à aucun moment James Gray ne verse dans la nostalgie, dans la douce description d’un paradis perdu. Non, le monde qu il nous décrit est cruel, comme l’est avec ses parents le personnage de ce jeune enfant.
Armageddon Times est un film qui avance sans fracas, sans effet mais qui, au fil des séquences, vous émeut, vous intrigue, vous accroche. On y retrouve l’atmosphère de Little Odessa et de toute évidence c’est un film autobiographique, à la fois très daté ( le début des années 80), très contemporain et social (rien n’a bougé depuis les années Reagan ou du moins rien ne s’est amélioré. )
Parmi les très grandes qualités de ce film (scénario classique mais très finement ciselé, mise en scène sans esbroufe, magnifique photo de Darius Khondji) il faut saluer la très belle interprétation. Le jeune héros, qui ose affirmer avec panache sa singularité et évoque a de nombreuses reprises le jeune Antoine Dioinel, Anthony Hopkins magnifique d’humanité, Anne Hathaway dans un registre different, entre abandon et émotion et Jeremy Strong formidable en transfuge de classe, père aimant dépassé par les événements et ce foutu rêve américain qui veut que tout le monde se sente obligé d’avoir une bonne place au festin de la vie…et enfin le jeune ami, qui nous amuse et nous bouleverse. Car Armageddon Time est aussi, et peut être surtout, une histoire d’amitié entre deux momes d’une origine sociale tres différente er qui pourtant se reconnaissent. Et surtout un film qui, même si son auteur se penche sur sa jeunesse, ne cède jamais à une nostalgie douillette ni aux travers une reconstitution folklorique.
Il y a chez James Gray une exigence morale et esthétique qui force le respect car il réussit à faire passer de grandes émotions sans jamais céder à la facilité.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2022
Quelle déception... Tant de bruit (en particulier des critiques) pour un film si moyen. Bien des cinéastes ont déjà dénoncé ce racisme si pesant de la société américaine avec plus ou moins de brio. En traitant ce thème, James Gray se mettait déjà la barre très haute, exigeant une grande originalité. Le réalisateur a donc fait le choix de développer une dimension autobiographique en représentant en quelque sorte une partie de son enfance. Un peu compliqué lorsqu'on a visiblement oublié ce que c'était, à cinquante ans passés. L'hypertrophie de la naïveté de l'enfance en devient agassante, voire ridicule. James Gray ne masque même pas ses leçons de morale. Plutôt que de les sous-entendre ou de les dissimuler subtilement pour accroître leur force, le cinéaste préfère les faire déblatérer par la bouche d'un Anthony Hopkins dont la mort était plus que prévisible dès le début du film. Pourquoi en effet rechercher la nuance et la complexité quand on peut faire simple ? Pour émouvoir les spectateurs, montrons l'agonie larmoyante d'un grand-père au milieu de sa famille. Pour bien exhiber les sentiments des personnages, faisons des gros plans sur les visages. Pour montrer la détresse du protagoniste, tournons une scène de violence à coups de ceinture. Ce qui pourrait être montré, et de ce fait ressenti, dans toute sa pureté et sa finesse, James Gray le fait tomber dans la sensiblerie et le dépouille dès lors de toute sensibilité. Notons cependant le bon jeu des acteurs dénué cependant d'originalité. Bref, un film décevant, tombant dans l'archétype de l'auteurisme américain.
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 novembre 2022
Qu'est ce qui cloche dans ce film interminable ? Probablement un scénario ultra fléché qui nous explique bien ce qu'on doit comprendre et ressentir à chaque scène. Peu d'émotion également et une mise en scène bien trop sage. La fin du film apporte un peu de sens à tout ça mais trop tard, on s'est désintéressé complètement de ce gamin pas vraiment attachant.
James Gray a fait beaucoup mieux, et c'est bien son premier film qui m'ennuie à ce point.
Pat. Zoé
Pat. Zoé

11 abonnés 30 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2022
Quel ennui ....... Les acteurs sont bons , mais le scénario est plat , Il ne se passe rien ..... Heureusement Anthony Hopkins était là.......
Sylvana
Sylvana

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2022
Autant j'ai adoré Ad Astra et le douloureux lien père-fils vécu dans la solitude de l'espace intersidéral, autant je suis déçue par Armaggedon Time, qui manque cruellement de subtilité. Sensation de ficelles et de déjà-vu.
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