Du cinéma à l'ancienne, cela fait du bien à l'esprit, cela le ramène à l'essentiel....James Gray, est un pro, son film est réalisé de main de maitre, de la première minute, à la dernière. Bien sûr on pense à quelque chose d'autobiographique, l'age du gamin, onze ans en 1980, lui est ,né en 1969 ......Le film véhicule de beaux messages humanistes, que ce soit sur le racisme, l'école, l'amitié ou la famille....Le film a des beaux seconds rôles ( La mère Anne Hathaway, le grand père Anthony Hopkins, Jérémy Strong, le père)...Les dialogues ne procurent aucun ennui, pas plus que la mise en scène qui nous garde en éveil, pendant deux heures.....Ceux qui ont visité New York un jour, retrouveront avec plaisir cette ville qui ne dort jamais.....Un film attachant, émouvant, un retour dans les années 80, ça ne se refuse guère, je conseille ce petit chef d'Oeuvre de James Gray, réalisateur de talent.....
James Gray dépeint la société américaine des années 80 avec un modèle familial basé sur la réussite et l'adaptation au monde à travers l'innocence d'un enfant. Le film montre que le rêve américain n'est , comme son nom l'indique, qu'un rêve pour beaucoup. La société mise en lumière est archaïque : les pensées ont dû mal à évoluer / la société est injuste : malgré les efforts nous sommes rattrapés par une réalité qui nous dépasse / la société est violente : car elle déforme les espoirs, elle écrase le beau, elle est oppressante. Le film démontre tout cela avec brio et qui plus-ait porté par un casting super. Hopkins crève l'écran comme toujours.
Un vrai moment d'émotion pour ce film presque 5 étoiles que je recommande sans hésiter !
James Gray renoue avec sa veine familiale new-yorkaise et signe son plus beau film depuis Two Lovers (2008). L’action se déroule en 1980 et raconte l’histoire de Paul (Banks Repeta) un jeune garçon doué pour le dessin, assez malheureux au sein d’une famille juive en manque d’argent, de réussite sociale et marquée par la persécution des juifs. L’enfant souffre de la pression parentale avec une mère aimante mais dépassée jouée magnifiquement par Anne Hathaway et un père parfois violent interprété avec talent par Jeremy Strong. L'ambiance dans le Queens est froide et ennuyeuse. Son plus grand réconfort est de discuter avec son grand-père tendre joué par Anthony Hopkins prodigieux comme très souvent même si ce dernier accentue son angoisse face à l’antisémitisme, les échanges entre eux sont touchants.
Pour se rebeller face à cet environnement étriqué, Paul fasciné par un tableau de Kandinsky lors d'une visite scolaire au Guggenheim dessine beaucoup et se lie d’amitié avec Johnny (Jaylin Webb) un garçon sympathique avec lui mais agressif envers l’autorité de leur prof (Andrew Polk). Avec eux, le film prend alors des airs de 400 coups new-yorkais sur l’insouciance de l’enfance, les tentations interdites et la perte de l’innocence. Le discours critique sur la vanité du rêve américain passe également par l’élection de Ronald Reagan à la Maison Blanche et l’influence arrogante de la famille Trump à New York. Le racisme refoulé ou assumé envers les Afro-Américains est bien décrit, il imprègne toute la société américaine.
Les qualités esthétiques du film sont renversantes, la réalisation est d’une élégance et d’une délicatesse rares, la photo automnale et nostalgique de Darius Khondji superbe et l’utilisation de la musique fine. La gestion du rythme est très habile, ni lent ni rapide, les presque deux heures du long-métrage ne souffrent d'aucune longueur. Devenu célèbre avec des polars, James Gray relance avec talent sa filmographie après quelques films assez décevants dans les années 2010, le cinéaste new-yorkais montre que son cinéma s’éclaire plus que jamais dans des histoires intimistes et sensibles. Armageddon Time est un film magnifique.
Excellent film plein de beauté et de musicalité! On passe un super moment devant des acteurs incroyables (Hopkins le maitre et Hattaway sublime) avec une histoire passionnante
James Gray, c'est du cinéma soigné, mais c'est parfois trop lisse. C'est le cas de cet opus, impeccable, rien à dire, parfaitement dirigé mais voilà, on espère presque que Joséphine Ange Gardien apparaisse pour remettre les personnages dans le droit chemin. Voilà.
J'avais peut-être trop d'attentes (eu égard aux notes ?) car j'ai été déçu. Ça reste un bon film mais je me suis tout de même pas mal ennuyé durant 1h50....
excellent film dans lequel le réalisateur nous relate ses souvenirs d'enfance, mention spéciale pour la plongée dans les années 80 et les acteurs, tous brillants
James Gray, sans doute un des meilleurs cinéastes nord américain de sa génération proposait "Armageddon times" ( on sait que la bataille d'Armaguedon est dans la Bible celle du Bien contre le Mal) cette année en compétition officielle à Cannes, où il est repartit la corbeille vide.
Sans doute l'opus le plus intimiste de son auteur, Gray aborde un passage clef de la vie d'un être, celui de la transition douloureuse entre le monde de l'enfance et le passage à l'âge adulte.
L'événement décrit est ici multifactoriel et fait de "Armageddon" un film plus complexe qu'il n'en à l'air, sous son apparente simplicité.
Cet événement se présente à l'instar de l'Armageddon, cité une seule fois dans la Bible, comme un hapax existentiel (événement qui bouleverse tout et qui n'arrive qu'une seule fois dans l'existence ).
Cet hapax est représenté par la conjonction de plusieurs événements réunis en un court instant temporel ou le jeune homme fera l'expérience et prendra conscience, de l'injustice de la vie, du monde et de sa tragédie ( perte de la seule figure admiree et aimée, conjointe à celle du meilleur ami provoquée par sa propre faute, associée de surcroît au sentiment de culpabilité dévastateur).
Ce passage existentiel est d'autant plus brutal qu'il comprend aussi une prise de conscience : celle de la découverte du poids de la classe sociale ( l'alter ego de Gray s'en tire grâce à l'entregent familial mais le sépare à jamais de son ami) dont le mur symbolique est encore plus épais que celui de l'appartenance à la communauté raciale discriminée à laquelle appartient son ami.
Malheureusement, l'ambition du cinéaste dont l'opus est certes très attachant, ne se traduit pas à l'écran tout le temps d'un film qui m'a semblé d'inégale qualité.
La première partie tire beaucoup trop en longueur, malgré une photo et une mise en scène soignée et l'on doit attendre le second volet de "armaggedon times" pour voir son meilleur profil.
Les scènes tres réussies du film y figurent ( échanges entre le grand-père et l'adolescent, arrestation des deux amis, scène finale entre le père et le fils qui explicite le propos général) mais ce huitième long métrage de Gray laisse malgré tout, une impression en demi-teinte.
A mes yeux, " the yards", " la nuit nous appartient " voire " the lost city of Z", me semblent toujours représenter les sommets de la filmographie du cinéaste.
James Gray aborde des thèmes aussi importants que les jeux sociaux, les inégalités sociales le racisme institutionnel, l'éducation, la famille et son ancrage, le capitalisme, en racontant une histoire profondément intimiste, la sienne. Pour avoir eu le même que son protagoniste en 1980,je peux dire que le film en retrouve les senteurs, avec ce ton un peu résigné et digne devant les difficultés de la vie. Bien aidé par la magnifique photo de Darius Kondjhi, le réalisateur montre ce passage de la vie où nait la conscience chez un enfant de 11 12 ans. Les acteurs sont formidables d'Anne Hathaway à Anthony Hopkins ou les deux jeunes. Le portrait du jeune héros est brillant, dressant à la fois un personnage timoré et capable d'irreverence. Un film qui mêle parfaitement la petite et la grande histoire.
Malgré des qualités formelles indéniables et des acteurs dans l’ensemble irréprochables, le film déçoit quelque peu avec un récit finalement assez lisse et trop didactique. Car au-delà du discours de tolérance imprimé tout au long du film, Armageddon Time (en clin d’œil à un titre des Clash) manque d‘un point de vue fort, quelque chose qui transcende le récit afin de sortir des sentiers battus, de nous donner autre chose de ce que l'on attend habituellement de ce genre de film. L’Amérique triomphante de Reagan n’apparaît qu'en filigrane dans un histoire qui aurait très bien pu se dérouler 10 ou 20 ans avant. On n’y ressent pas l’effervescence ou la noirceur de New York des années 80 tel qu’on a pu les voir dans d’autres films avant celui-ci. On appréciera la référence aux 400 coups avec ce petit Paul Graff, sorte d’incarnation américaine du Antoine Doinel de Truffaut qui, lui aussi, se sent à l’étroit dans le cercle familial et qui rêve de fuite. Au final c’est un joli film que nous offre là James Gray, mais tellement en-deçà de ce que l’on peut attendre d’un réalisateur comme lui. Sans pour autant qu’il nous fasse son il était une fois en Amérique, on attendait quand même plus d’audace et de force dans son récit. Malgré des qualités formelles indéniables et des acteurs dans l’ensemble irréprochables, le film déçoit quelque peu avec un récit finalement assez lisse et trop didactique. Car au-delà du discours de tolérance imprimé tout au long du film, Armageddon Time (en clin d’œil à un titre des Clash) manque d‘un point de vue fort, quelque chose qui transcende le récit afin de sortir des sentiers battus, de nous donner autre chose de ce que l'on attend habituellement de ce genre de film.
Histoire d'une amitié impossible, d'une adolescence qui se cherche, dans une Amérique qui se prépare à devenir Reaganienne (Trump avant Trump). Le dernier film de James Gray réévalue en douceur des thèmes qui perdurent jusqu'à aujourd'hui : les chances données, celles qu'on n'aura pas, les rencontres pour une vie, la perte et les échecs. Chaque personnage vient apporter sa pierre à l'édifice, c'est joliment montré, comme un vrai metteur en scène. Sans avoir besoin de mettre 3 points sur chaque i, ni jouer la surenchère à chaque scène. Beau film.
Armageddon Time classique instantané et déroutant . Très loin de l univers de Ad astra james grey nous délivre un film classique initiatique et riche de sens qui ne fait pas forcément du bien mais qui enrichit l être humain.
Un panel de bons acteurs, une philosophie de la vie entre rêve et réalité, la différence des classes (les nantis, la classe moyenne et les pauvres, sans oublier le racisme) tout est bien présent dans ce film. Bien interprété par ailleurs, mais c'est la fin qui laisse perplexe, car il n'y en a pas réellement, chacun ressort avec son idée...
On atteint ici le plus grand film sorti de l'année. Quelle justesse dans tous les aspects du film. Une œuvre d'une grande sensibilité qui parcourt la vie de ses personnages comme on le voit très peu. Vivant, touchant, brillamment photographié et monté. La bande originale est fabuleuse. Ce film est un grand moment de 2022.