Du grand James Gray. Film d'époque et pourtant foncièrement contemporain. Un film sur l'enfance, ses joies, ses espoirs, avec en prime un grand Anthony Hopkins qui traverse le film comme le cinéma contemporain depuis tant d'années.
Le réalisateur James Gray change de registre et s’essaye au drame familial en brossant le portrait d’un adolescent d’une famille aisée qu’il déteste dans le Bronx des années 80 qui va se lier d’amitié avec un garçon noir. Très autobiographique, le cinéaste évoque le passage à l’âge adulte sur un ton doux-amer proche de la mélancolie. Bien que l’on retrouve les qualités esthétiques qui lui sont propres avec son sens de la mise en scène et sa photographie feutrée, c’est un long-métrage qui peine à trouver son essor entre les relations familiales conflictuelles et la difficulté de trouver sa place pour le jeune héros du récit car au final l’émotion peine à affleurer. Interprété avec justesse à l’écran aussi bien par les jeunes acteurs que ceux reconnus bénéficiant d’une excellente direction de la part d’un réalisateur dont l’acuité du regard demeure sans pareil.
Dans cette chronique douce-amère sur une famille juive et le passage à la vraie vie du jeune Paul, la mélancolie semble teinter tous les plans. La réalité brute de citoyen devant faire des choix est filmée de manière sensible, on s’ennuie cependant un peu parce que rien n’avance vraiment, le réalisateur se contente de lister des thématiques et de filmer sans décortiquer ses sujets, avec parfois des clichés sans intérêts. Les très bons acteurs comme le jeune Banks Repeta, Anne Hathaway dans un rôle inhabituel et l’impérial Anthony Hopkins n’arrivent pas à sauver un certain ennui qui s’installe dans la deuxième heure du film. James Gray avait bien mieux réussi « Two lovers » dans le même style, sans doute parce qu’il s’adressait à tout le monde alors qu’ici c’est surtout à lui qu’il pense.
Bien réalisé et bien joué. L’histoire manque un peu de peps car très concentrée sur un petit passage de l’enfance, ses réflexions et ici, le fait que ces gamins n’aiment pas l’école mais faire des bêtises. L’amitié possible ou non quand on vient de milieux différents 3/5
Ce film de 2022 vient avec un préjugé favorable malgré un titre que je trouve idiot. Cependant si c'est une chronique bien réalisé d'une jeunesse particulière aux usa début des années 1980, cela se laisse suivre mais ne m'a jamais saisi. Des situations qui se succèdent qui ressemble souvent à des clichés plus qu'à une maîtrise de fond de l'histoire, de l'Histoire et des émotions. Le public me semble avoir suivi une critique presse modale qui est rarement pertinente sur le contenu.
Voici une tranche de vie d'un adolescent qui grandit dans le Queen's au cours des années 80. Issu d'une famille juive, il s'entend merveilleusement bien avec son grand père, mieux qu'avec son père. Seulement, comme tous les ados, il vit une période de turbulence et ne réfléchit pas assez aux conséquences de ses actes. Son amitié avec un jeune noir lui permet de constater qu'il est bien favorisé par rapport à lui, car il a sa famille derrière lui. La psychologie de l'adolescence est bien illustrée par ce cas qui n'a rien de tellement extraordinaire. Finalement , l'histoire racontée s'avère assez banale.
Ce film n’est qu’une variation sur le thème des 400 coups de Truffaut. Ce n’est rien d’autre en plus moderne. Néanmoins c’est assez joliment raconté et c’est souvent assez touchant.
Chronique familiale autobiographique sensible et poignante dans le New York du début des années 80. Drame intimiste puissant et tout en retenue sur l’adolescence, une sorte de "400 coups " à l’américaine avec une interprétation magistrale et la photographie sublime de Darius Khondji
J'ai beaucoup aimé sur le moment mais le film ne marque pas le spectateur. On oublie vite ce qui se passe. Mais le film sinon est bien. Ce n'est pas le meilleur d'Anthony Hopkins.
Encore un grand film de James Gray, sûrement son plus personnel mais aussi le plus abouti. De ses souvenirs d’enfance, il extrait un drame intimiste, un éclairage lucide des tares systémiques américaines, dont un racisme incrusté, et une émouvante exploration du passage de l’adolescence à la vie adulte. Tout cela est brillant, simple et puissant, parfois bouleversant dans son réalisme sans esbrouffe, et servi par de magnifiques acteurs. Les deux adolescents sont impressionnants de présence et de justesse, Hopkins confirme son statut de géant du cinéma et les autres sont grandioses, petits rôles inclus. On peut aussi admirer la photographie, chaque décor étant un tableau. Un très beau film qui aurait eu sa place à Cannes comme son lointain parent, Les Quatre cents coups de Truffaut.
Une histoire, un contexte et un environnement qu'on voit tant de fois...cela en fini par devenir lassant, et cela se ressent sur mon visionnage de ce film. Je ne suis généralement pas friand des histoires familiales, bien que j'ai adoré "Little Miss Sunshine", et "Armageddon Time" ne m'a pas aidé à changer ce mauvais point de vue !
Il y a un bon casting, de grands acteurs venant animer cette histoire de famille : Anthony Hopkins en Aaron, Anne Hathaway en Esther, mais cela ne suffit amplement pas. Je n'ai pas apprécié la performance Banks Repeta (Paul), bien que je n'en tienne pas vraiment compte, du fait qu'il s'agisse d'un acteur jeune.
L'histoire est classique, la moral est semblable à de nombreux films, certaines situations sont peu inexplicables comme la scènespoiler: lorsque Paul et Johnny quittent le musée Guggenheim, et personne ne s'en rend compte, ou encore spoiler: lorsque Paul sort de chez lui pour se promener avec Johnny plusieurs heures la nuit, mais sa famille dort profondément bien entendu.
Le film n'était pas ennuyant, même si j'ai trouvé le temps long lors de certains passages, mais c'est sa non originalité et sa morale vue et revue qui me pose problème.
Une belle description de l'Amérique de Ronald Reagan, dont le rêve publicitaire, se destine à tous, à condition d'être blanc. James Gray décrit ici l'amitié contrariée par la réalité sociologique américaine, entre deux enfants: l'un issu de l'immigration juive et l'autre Afro-américain orphelin englué dans la misère. L'ombre des « 400 coups » de Truffaut, est perceptible (Gray n'a jamais caché sa fascination pour ce film),dans cette dénonciation systémique de la société américaine promue par la famille Trump comme mur de lamentations infranchissable. On retient ici une très belle direction et performance d'acteurs, dont celle d'Anthony Hopkins en particulier.spoiler:
Je ne mets que trois étoile, bien que l'histoire soit fort intéressante et que les deux principaux protagonistes soient parfaits dans leur rôle. Malheureusement, pourquoi grand Dieu, James Gray, se plait à ce que toutes les scènes soient filmées dans le noir ? On se demande comment les personnages arrivent à se déplacer dans les pièces ! Ridiculement inutile. Dommage.
je vois pas ou ce film veut aller . j'ai trouvé l' histoire d'un ennui total . le seul truc qu'on comprend , c'est cette différence a l' époque d'être né blanc ou noir . l'un peut vivre sa vie , l'autre pas . sinon le reste , c'est fatiguant a suivre .