Armageddon Time
Note moyenne
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LLDS76
LLDS76

32 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2022
On atteint ici le plus grand film sorti de l'année. Quelle justesse dans tous les aspects du film. Une œuvre d'une grande sensibilité qui parcourt la vie de ses personnages comme on le voit très peu. Vivant, touchant, brillamment photographié et monté. La bande originale est fabuleuse. Ce film est un grand moment de 2022.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2022
Surtout, ne réfléchissez pas. Le casting nous faisait tourner la tête comme une étoile filante qui transpercerait le ciel, mais Armageddon Time, s'il ne s'écrase pas complètement, est pour notre part une déception pour un cinéaste qui d'habitude nous plaît bien. On a l'impression que James Gray a perdu de sa finesse narrative, et raconte son histoire (qui fait envie, avec ses messages de tolérance et d'enfant qui grandit) avec une mise en scène qui réfléchit à notre place, ce qui est très désagréable. On s'aperçoit vite qu'on est devant un drame gorgé d'assistance mentale : vous n'êtes pas capable de comprendre que la scène est triste ? Pas de problème : voici un gros plan totalement gratuit sur la mère qui pleure à outrance (avec notamment cette scène dans le parc où elle hoquète en gros plan - Anne Hathaway en surchauffe - pour souligner que ce qu'il se passe sur le banc est tragique, ce qu'on avait compris, mais on se questionne plutôt sur la justification de sa présence). Vous n'arrivez pas à savoir s'il faut être ouvert d'esprit ? No problem again : on vous propose le discours bienpensant et niais du papy qui explique au gamin quoi penser de la question du racisme. On aurait tellement préféré que le petit le comprenne tout seul. Autrement, l'ambiance rétro est bien rendue, Jeremy Strong est à l'aise dans son rôle de papa trop stricte, Anthony Hopkins semble fatigué (en-dehors de ce que lui demande son rôle, on s'entend), Anne Hathaway pleure à grandes eaux en plans serrés (et c'est tout), et Banks Repeta a tout de même une bonne tête (il passe bien à l'écran, il faudra juste passer la seconde sur son jeu d'acteur). Le fonds de l'intrigue est louable, avec ses messages anti-haine et anti-violence, en suivant un jeune garçon qui tente de grandir dans une famille au papa violent et au papy au seuil de la mort, et plongé dans un contexte sociétal raciste qui n'est pas facile. On était prêt à l'adorer, ce film, mais on a vite compris que Armageddon Time n'arrêterait pas de penser à notre place. Deux heures de drame pompeux et d'assistanat intellectuel.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 novembre 2022
Sujet prometteur, bon début de film, belle distribution mais il manque quelque chose à mi parcours pour que le film s'épanouisse pleinement. Jai été frustrée par la fin. Bref, un peu déçue.
Yves S
Yves S

14 abonnés 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2022
Excellent film, chef-d'œuvre même comme on n'en fait plus.
Il y a tout: l'ambiance du quartier, une famille juive intégrée, le racisme anti noir dans un collège pour blancs, l'incompréhension d'un jeune adolescent devant tant de laideur, un grandpa comme on les aime qui recommande à son petit-fils rêveur et artiste, de se conduire comme un mensch dans sa vie, l'injustice sociale assumée...Les acteurs sont absolument sublimes de véracité.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2022
Dans le sillon des polars transgressifs, James Gray a fait du chemin depuis son fabuleux « Little Odessa ». Et comme de nombreux cinéastes, il parvient à injecter de sa personne et de son histoire dans ce qu’il touche, ce qu’il transforme, ce qu’il transcende. Arrivé à un point culminant de sa carrière, les questions introspectives le préoccupent et quoi de mieux que de le partager sur le grand écran. Après les sensationnels « The Lost City of Z » et « Ad Astra », le cinéaste du Queens revient sur ses terres de son enfance, pour y retrouver le foyer de ses souvenirs, tout comme ses méandres, au sein de sa famille ou sur les bancs d’école. Ce retour bouleversant en compétition sur la Croisette constitue plus qu’un simple aparté dans sa filmographie, car ce film ne prend pas de pincettes afin d’ériger le portrait d’une Amérique malade, incapable d’offrir l’émancipation à sa jeunesse ou ne serait-ce qu’un peu d’espoir aux plus démunis, face à tout un tas d’injustice.

L’ombre de Ronald Regean planait en cet automne 1980 et c’est dans ce même climat, où la flore s’éparpille pour hiberner, que Gray nous invite dans une semi-autobiographie très convaincante, sur une perte de l’innocence, au prix d’une délivrance douloureuse. Ce monde est donc vu à travers les yeux du jeune Paul (Banks Repeta), dont la vivacité va de pair avec ses âneries, à en faire perdre la tête à sa mère (Anne Hathaway) et à en rendre furieux son père (Jeremy Strong). Si cet élan est essentiellement inhibé par la générosité de son grand-père (Anthony Hopkins), il viendra un temps où le garçon sera livré à lui-même. C’est d’ailleurs ce qui va captiver le spectateur, venu par curiosité ou pour se livrer à une leçon d’introspective similaire à son auteur, toujours adroit de sa caméra et d’une mise en scène sidérante, lorsqu’il s’agit d’en établir un portait familiale, sur fond bouillonnant d’un dîner des plus animés.

La patine de son image le rapproche de ses inspirations européennes et il fallait évidemment un grand Darius Khondji pour sublimer la photographie, de jour comme de nuit. Le cinéaste joue ainsi sur un court segment de sa vie, mais qui a tout pour constituer un cycle à part entière sur son émancipation, par la réflexion artistique. Le film n’y mettra pas non plus les deux pieds dedans, mais aura au moins la délicatesse de nous suggérer un avant-goût essentiel pour comprendre l’ampleur de l’intensité émotionnelle que capture Gray dans sa bobine. La vie est éphémère, son œuvre l’est également, mais sa mémoire semble éternelle et à toute épreuve des conventions qu’exigerait un drame de cette envergure. Nous sommes constamment situés entre les faits et le fantasme d’une époque sombre, ponctué par sa violence discriminatoire, qui atteint Paul au plus profond de son âme. Le deuil appelle par extension une renaissance, qui tranche avec le monde qu’ont connu les aînés de Paul, où la condition sociale et raciale entretient cette naïveté au cœur de l’enfant, qui ne rêve que de tutoyer les étoiles et d’effacer les frontières.

« Armageddon Time » conte avec justesse, cette naïveté de l’adolescente comme un acte de rébellion et c’est tout simplement bouleversant. Gray n’oublie pas pour autant son rapport difficile qu’il a avec la paternité, souvent distant et brutal avec ce dernier, mais qui justifie également ce courage qu’il a eu pour s’élever au-dessus des préjugés, de l’autorité et des lois. Ses derniers films ont souvent capitalisé sur cette recherche de l’improbable. Avec cette œuvre des plus personnelles, il arrive à ses fins, avec un recul et une intelligence qu’il est nécessaire de souligner.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2022
Chronique familiale de 2 mois dans le Queens natal de son réalisateur, "Armageddon Time" se déploie à deux échelles : la menace imminente d'une fin du monde causée par l'homme et sa bêtise au début des 80's (menace nucléaire, avènement de Reagan, montée en puissance des inégalités raciales, sociales et culturelles) et la fin d'un monde pour son protagoniste, Paul (comprendre James), qui perdra sur peu de temps tous ses repères, de ses proches à ses amis, pour faire tristement face aux maux d'une société de compromis face à un rêve américain déjà obsolète. Hopkins, Hathaway et Strong sont magnifiquement dirigés, tout comme les deux comédiens enfants, qui portent en eux la flamme intérieure de l'envie d'un monde qui rêve, d'un compas moral juste, et d'une équité qui n'a jamais été, et ne sera sûrement jamais. La petite histoire dans la grande pour James Gray, qui offre la fusion ultime de ses thématiques, de l'assimilation de "Little Odessa" et "The Immigrant" aux traumas familiaux de "We Own the Night" et "Ad Astra", en passant toujours par le poids du choix ; entre facilité sans honneur et intégrité sans gloire.
La meilleure manière de poser ses valises sur Terre après ses allers sans retour sur Neptune et l'Amazonie, et d'enrober son oeuvre en un segment d'histoire aussi intime que bouleversant
Fleon 1
Fleon 1

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2022
Très bon film sur l'enfance et le regard sur le monde qui l'entoure. De nombreux thèmes sont abordés : les communautés, le racisme, la famille... Les acteurs sont très bons et quel plaisir de retrouver Anthony Hopkins dans ce rôle de grand-père si proche de son petit-fils. A voir.
Critique Facile
Critique Facile

109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2022
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2022/05/20/armageddon-time-critique/

Armageddon Time se pose sur le moment où notre héros, Paul entre en sixième et où il va se coltiner à de nombreuses injustices, celle des adultes, qu’il va devoir affronter dans de nombreux rites initiatiques. Il va inscrire sa petite histoire dans la grande, un peu comme Paul Thomas Anderson dans l’univers diabolo menthe de Licorice Pizza (2021) avec la même façon spectaculaire de tout rendre important. Dans ce récit que l’on sait et devine autobiographique, sont mis à l’écran l’intime, à travers un huis-clos familial, avec des repas très déclaratifs et chaleureux, une scolarité faite de petits drames, potentiels comme autant de grands traumas du reste de l’existence.

Armagedon time, ça foisonne et ça ruisselle. Le lieu commun de l’universalité s’impose ici, tellement par la micropixelisation de son enfance, le film nous ramène à la nôtre, à des grandes victoires, à ces drames bouleversants dont on ne sait pas encore l’importance dans notre future façon d’aborder la vie… L’Armageddon des émotions est ici un art, ce film c’est juste la vie !!
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2022
Ce film qui est en fait un biopic de la jeunesse du réalisateur, est bien réalisé avec une bonne interprétation d’Anne HATHAWAY et Antony HOPKINS toujours aussi impérial. Il fait penser un peu au film « BELFAST » de Kenneth BRANAGH. Le film retrace bien dans sa réalisation l’ambiance des années 80 à New York. Il souffre cependant un peu de rythme dans son déroulé.

Bernard CORIC
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2022
Le grand retour de James Gray. Ce récit semi-autobiographique est au carrefour de tous ses films antérieurs, même si le canevas policier est plus que marginal. Du grand art, avec une interprétation au top de Anthony Hopkins et Anne Hathaway.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 mai 2022
C’est l’histoire d’une amitié entre un enfant blanc d’une classe aisée avec un enfant noir d’une classe populaire dans les années 80.
Cette amitié semble impossible selon les plus grands, pourtant ces petits vont se battre pour rester en contact et réaliser leur plus grand rêve ensemble.

Ce film est avant tout émouvant et touchant, il marque une réalité qui ne devrait plus exister.
Le personnage du grand père a un rôle très important, c’est un allié de Paul, c’est lui qui a la raison. Sa mort, notamment marquée par des couleurs chaudes et automnales, vient brutalement briser le soutien que Paul nécessitait. C’est une fin dans le film, merveilleusement tournée avec tous ses silences. Ainsi, la larme du public ne peut que tomber.
L’histoire se passe dans une société dans laquelle nous voulons nous battre. Anne Hathaway, qui joue la mère de Paul, se montre motivée, elle veut travailler malgré son rôle de femme au foyer, elle se bat pour ça et c’est une source d’inspiration. C’est aussi une mère, touchante, qui aime son fils et fait tout pour qu’il soit heureux.

En résumé, c’est un film qui vous fera pleurer et qui marquera les consciences sur toutes ces discriminations endurées pendant l’enfance.


Une belle claque. La morale de cette belle histoire dépend de chacun selon moi. je vois un petit enfant qui ne se sent pas à sa place dans la société, qui se sent différent car il l’est. il veut être artiste car il se sent artiste et ses parents ne l’acceptent pas car ils ne le comprennent malheureusement pas. seulement Aaron, son grand père, qui finira par le quitter, le comprenais et le soutenais. nous avons tous besoin d’un Aaron. soyez un Aaron.
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