Petite rappel de la signification d'Armageddon pour commencer: Lieu de la bataille finale entre le bien et le mal, pour les religions issues de la Bible. Pour revenir au film, le réalisateur nous entraîne dans son enfance à New York dans les années 80. L'innocence de l'âge permet toutes les amitiés et de ne pas encore comprendre les turpides et nevroses des adultes environnants. Mais personne n'échappe vraiment à sa condition sociale et aux conventions liées. Entre le bien et le mal, la trahison sert de passerelle. Film puissant et émotionnellement fort.
Une jolie chronique, classique et pudique, plutôt linéaire, qui se voit sans déplaisir mais dont les notes dithyrambiques de la presse demeurent un mystère pour moi...
Eh beh ! C'est soporifique à souhait ! Mais aussi très convenu, très convenable, très académique. Tout les sujets traités semblent avoir déjà été abordés avec bien plus de pertinence. Le racisme systémique américain, l'inégalité des chances, la difficulté a échapper à son milieu, les rêves d'enfance brisés. Même l’ambiance des années 80 est mal reproduite ... La distribution irréprochable sauve cette bluette indigeste.
Film délicat, réalisé et interprété avec beaucoup de finesse ! Magnifiques acteurs et actrices surtout le petit garçon Paul Graff ! Économie de moyen génialement utilisé surtout pour un film des années 80 !
La mode est décidement au film autobiographique. Après Cheyenne Carron, Kenneth Braghnat (l’an passé), Alfonso Cuaron, Kenneth Lonergan, Valeria Bruni-Tadeshi, Valérie Donzelli et Steven Spielberg l’année prochaine c’est autour de James Gray de faire ses mémoires audiovisuelle.
Je ne suis pas un aficionados du travail de ce cinéaste. Je n’ai pour ainsi par aimer «Ad Astra» devant lequel je me suis ennuier tant et plus ; et j’ai était extrêmement déçu de «The Immigrant». Pourtant les thèmes d’ «Armageddon Time», tout le travail autour des images et évidemment son casting de stars m’ont tenter. Si il est clair que comparer aux deux précédents métrages de Gray, j’ai beaucoup aimé «Armageddon Time» j’en suis sortie assez mitigé. Malgré des personnages attachants, on reste beaucoup dans ce schéma de «les parents n’ont pas réussit alors il faut que les enfants fassent mieux», «le racisme est partout» etc...ce sont des thématiques intéressantes mais comme chez Braghnat et son BELFAST parfois on reste assez en surface et on ne va pas forcément au fond des choses. Et je trouve cela dommage. Les dialogues sont assez bon mais souvent bavard, la réalisation manque cruellement d’ambition même si c’est joli à voir. Les acteurs sont parfait – en prime Anne Hathaway qui est juste merveilleuse dans ce rôle de mère qui pourrait lui valoir son 2e Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.
En conclusion «Armageddon Time» essaye de trop rentrer dans les cases de ce nouveau genre du film autobiographique, mais du coup à l’image de son jeune héros qui se retrouve engloutie par le lycée diriger par l’affreuse Maryanne Trump (Jessica Chastain décevante et fade) , le film se noie, perdant même l’essence de son film. On en garde un film plutôt efficace dans sa première demi-heure, et décevant dans la seconde. Assez paradoxale tout de même pour ce qui se révèle être le film le plus accessible de son réalisateur.
Quelque peu déçu par le dernier opus de James Gray... Je m'y suis un peu ennuyé et j'ai trouvé que le film manquait de souffle... Je n'ai jamais oublié la claque j'avais pris lors de la sortie de "Little Odessa" en 1994. Un des plus grands films des années 90 à coup sur. Que j'ai revu il y a 2/3 ans et qui m'a encore époustouflé! Gray n'avait que 24 ans et on y décelait un réalisateur plein de talent et qui avait surement vu tous les films de Scorsese et de Brian de Palma. J'ai ensuite vu tous ses films, certains étant aussi très forts, d'autres plus moyens. "Two Lovers" ne m'a jamais vraiment passionné et "The Lost City of Z" m'avait laissé une impression mitigée. "Armageddon Time" étant son film qui m'a le moins emballé du coup !
Armageddon Time est un film très personnel signé James Gray. Il y raconte le passage à l’âge adulte d’un jeune garçon, son amitié et son intégration dans une Amérique marquée par le racisme. C’est beau, et bien réalisé. Mais c’est malgré tout loin du chef d’œuvre annoncé.
Une plongée captivante dans le New York des années 1980 où les fractures sociales et ethniques persistent malgré la fin officielle de la ségrégation. On ne s'ennuie pas une seconde et les acteurs nous embarquent totalement ! Le jeune Banks Repeta a un regard qui transmet toutes les émotions, Anne Hathaway adopte un jeu tout en douceur et Anthony Hopkins apporte de la bienveillance avec son personnage de grand-père complice et souhaitant le bonheur de sa famille. Le film met en lumière ce fait social encore très répandu : ceux qui ont de l'argent vont dans les meilleures écoles et parviennent parfois dans les plus hautes sphères tandis que ceux issus d'une catégorie défavorisée peinera à s'élever. La dichotomie paraît caricaturale présentée ainsi mais elle est explorée tout en subtilité sans occulter les complexités. La fin frustrera bon nombre de spectateurs, elle m'a moi-même laissée sur ma faim. Elle a le mérite de nourrir la réflexion ! Un film vraiment cohérent de bout en bout et parfaitement réalisé par James Gray.
James Gray est un de ces réalisateur que je suis avec attention même si ses films sont très différents. " Armageddon Time" est celui qui m'a le plus déçu. Avec son esthétique réussie, sa lumière chaleureuse et feutrée, un peu datée aussi, ses ambiances de pénombre qui enveloppent les personnages dans un tunnel funeste, et avec ses scènes très intimistes c'est un film touchant. Les acteurs sont parfaits. On pénètre dans la vie de famille du jeune garçon (un peu tête à claque), on vit ses doutes, ses désillusions, son incompréhension du monde extérieur, son amitié naissante avec un jeune issu d'un autre milieu. Sa famille lui dresse un portrait peu flatteur et un peu anxiogène du monde, en particulier les parents, en proie à leurs propres doutes, et qui font preuve d'une éducation versatile. Malheureusement c'est long et terriblement court dans le propos. 2h pour ça ? Le contenu scénaristique aurait pu se traiter en 1h et il aurait été inintéressant de voir l'enfant grandir ou voir d'autres étapes de sa vie. On dirait l'ébauche d'un portrait mais c'est bien maigre. Un bon film mais loin d'être le meilleur du réalisateur.
Un film intimiste d une sensibilité extrême. Des acteurs tellement vrais qu on hésite parfois avec un documentaire . La violence, l injusice mais aussi l amour au sein d une famille moyenne américaine. Le mythe avec toute l arrogance de l amérique ... Un film que je reverrai avec un grand intérêt (n est ce pas le signe d un grand film ).
« Armageddon time » me fait plus penser à la fameuse chanson de « The clash » qu’à la phrase prononcée par Ronald Reagan président qui a inspiré son auteur. Mais punk, le dernier film de James Gray ne l’est pas, il est très classique, soigné et même appliqué ; propre et sans bavure. A l’instar de Paul Thomas Anderson dernièrement avec « Licorice Pizza », Gray avait en tête depuis longtemps un film auto biographique sur son adolescence dans le Queens. Il voulait montrer, au travers de son histoire dans une famille juive, le point de bascule de l’Amérique. Un acteur, très à droite, devenait Président des E.U. et allait ouvrir la voie à certains de ceux qui suivront dont l’avant dernier, Donald Trump. Et le jeune James Gray est bien placé, car dans le Queens, il vivra l’ascension des Trump de près puisqu’il intégrera l’école privée qu’ils fondèrent dans le quartier. L’illusion du rêve américain et le racisme systématique de son pays est bien retranscrit au travers de cette histoire familiale et des choix effectués cette dernière pour assurer le meilleur avenir aux enfants dont James. Et cette thématique fait écho à ce que l’on vit chez actuellement en France avec une éducation à deux niveaux et des populations se côtoyant de moins en moins à l’école. Macron disant « Je n’oublie pas d’où je viens », alors qu’il a fait toute sa scolarité dans des établissements privés sélects ; on est proche des thématiques abordées par le film. Tout ce message sur la tolérance et le progrès social infuse tout au long du film et se termine par un moment émouvant ; le moment où le jeune James Gray perd définitivement tout innocence. Entre le constat amère d’une société hypocrite et la perte de son grand père, être cher à son cœur, cette fin est pleine de sens et touchante. Cependant dans sa première partie, on se concentre beaucoup sur les histoires de famille. On est en territoire connu, balisé ; le propos est lisse et n’offre guère d’intérêt. On aurait aimé alors comprendre la vocation pour le domaine artistique de James Gray, mais ce thème ne reste que très superficiel et un prétexte à dépeindre le cadre familial du jeune James. C’est vraiment lorsque les thématiques deviennent plus universelles que le film prend son envol et prend tout son poids. Très personnel, mais bien loin d’être le James Gray le plus accompli. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
C'est clairement pas le meilleur James Gray, apparemment il se serait inspiré de sa propre enfance, mais bon, au vu du résultat, il y avait également pas de quoi en faire un film. D'un point de vue technique c'est toujours bien mis en scène, la photographie est bonne et le casting très correcte, mais le scénario, enfin le semblant d histoire qu'il raconte, est très monotone et n'est pas franchement intéressant, des problèmes lambdas d'un gamins de 10ans vivant dans le Queens des années 80, quelques difficultés à l'école, le problème du racisme abordé de manière plutôt soft, et des petits délits heureusement rattrapés par des parents malgré tous attentionnés, pas de quoi mettre cela en image. Vraiment pas grand-chose à dire de plus, vu que de toute manière il ne se passe rien.