Note moyenne
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"Si vous n'aimez pas la mort, cette histoire n'est pas faite pour vous" - C'est vrai qu'il y a beaucoup de ruptures abruptes dans ce film, on a davantage droit à la morsure qu'à la douceur de la romance. On est pris de cours comme quand on est sous l'emprise psychologique de quelqu'un qui vous mène en bateau et vous déçoit. J'ai aimé la copine anglaise qui suggère que l'amour ne serait qu'une illusion, une projection d'une partie de soi-même sur un autre. François Ozon a suivie d'un peu trop près le roman d'origine, son adaptation cinématographique rend le film étrange et en effet, plutôt artificiel. J'ai tellement aimé : "Call me by your name" qui m'a plongé dans un profond état de mélancolie amoureuse à chaque fin de projection. Pas dans "Été 85" car la relation entre les deux garçons est malsaine.
Dès l'introduction sur "In Between Days" de The Cure, Été 85 nous envoie une rafraîchissante vague...de nostalgie. La romance d'un jeune homme fragile qui s'éprend d'un coureur de pantalons (et jupons) est une intrigue intéressante, surtout lorsqu'elle s'allie à des paysages marins estivaux qui nous ramènent deux heures de plus en vacances... Seulement, la mise en scène de ce nouveau film de François Ozon est assez déstabilisante, entre les acteurs qui jouent parfois mal (peut-être une volonté artistique, pour faire plus "vrai" et moins théâtral ?), le drame qui n'émeut pas au niveau imaginé, et une forte impression d'attendre la scène-clé (la "danse") durant tout le film. Certes, ladite scène est très belle, mais elle contraste avec le film qui la précède, et paraît, à côté, un peu vide. Seule Isabelle Nanty tire clairement son épingle du jeu, elle qui est une habituée aux personnages comiques, elle asseoit sa crédibilité dans des rôles sensibles. Un film sur l'amour homosexuel qui rappelle Call Me By Your Name jusque dans le visuel de son affiche (pas très maline) mais est loin d'égaler son jeu d'acteurs ou son contenu copieux. À voir pour une Isabelle Nanty touchante, une scène de danse sensible, de beaux paysages estivaux, et pour réécouter The Cure.
Sur fond d'une mer en dégradé de bleu à Etretat, Ozon filme une relation en accéléré entre 2 garçons : leur rencontre, l'évidence de leur amitié et de leur attirance et enfin leur éloignement.
Petit clin d'oeil à "Call me by your name" dans cette relation entre 2 hommes, l'un paraissant beaucoup plus mûr et sûr de lui que l'autre, mais la pêche est remplacée par une pomme et l'annonce du mariage par un accident mortel en moto - le résultat étant néanmoins le même : la séparation.
Des scènes magiques assez fortes autour d'une soirée en discothèque ambiance pop sucrée et d'écouteurs soudainement glissés aux oreilles avec la musique douce "Sailing" de Rod Stewart (clin d'oeil à "la boum"), contrastant alors avec le rythme des danseurs autour. Autre scène marquante avec le terrible serment prêté concernant la danse sur la tombe et sa réalisation, où s'entremêlent rage, tristesse, désespoir, et enfin laisser aller.
Ozon se plaît également à insérer des moments sensuels, comme la scène de la salle de bain où les deux garcons désinfectent leurs plaies torse nu après s'être battus.
Petit clin d'oeil à "Call me by your name" dans cette relation entre 2 hommes, l'un paraissant beaucoup plus mûr et sûr de lui que l'autre, mais la pêche est remplacée par une pomme et l'annonce du mariage par un accident mortel en moto - le résultat étant néanmoins le même : la séparation.
Des scènes magiques assez fortes autour d'une soirée en discothèque ambiance pop sucrée et d'écouteurs soudainement glissés aux oreilles avec la musique douce "Sailing" de Rod Stewart (clin d'oeil à "la boum"), contrastant alors avec le rythme des danseurs autour. Autre scène marquante avec le terrible serment prêté concernant la danse sur la tombe et sa réalisation, où s'entremêlent rage, tristesse, désespoir, et enfin laisser aller.
Ozon se plaît également à insérer des moments sensuels, comme la scène de la salle de bain où les deux garcons désinfectent leurs plaies torse nu après s'être battus.
Résumé en 2 mots : c'est l'histoire d'une romance entre 2 adolescents lors d'un été en Normandie dans une ambiance "années 80". C'est plutôt un bon "Ozon", on retrouve son cinéma intense qui tient en haleine tout le film (mais sans atteindre le niveau de ses très bons films comme "Frantz" ou "Grâce à Dieu"). Beaucoup de vitalité (celle de la passion de la jeunesse) se dégage de ce film et on retrouve une voix-off, souvent présente chez Ozon, donnant un côté littéraire au film. On y trouve aussi quelques réflexions intéressantes sur certains sujets (ce que l'on projette sur l'autre en l'idéalisant, ou encore le rôle thérapeutique de l'écriture). Autre réussite: la musique qui transporte tout de suite dans les années 80! Mention spéciale pour une scène de discothèque sublime: c'est une scène d'ambiance en discothèque avec stroboscope (émet une source de lumière de façon intermittente) sur la musique de Stars de la pub! En revanche, 2 faiblesses sautent aux yeux: 1) Le film est gravement endommagé par certains seconds rôles: Valeria Bruni Tedeschi surtout, dont l'interprétation sonne faux, et l'anglaise qui fait un peu "cliché" avec son accent très marqué. 2) les flashbacks (ou plutôt flashforwards - sauts en avant) gâchent un peu le suspense (dès les premières images, on sait comment toute cette histoire va se terminer) et interrompent régulièrement et brutalement l'histoire racontée (ils nuisent à la fluidité du récit).
Un "call me by your name" version cheap ...
Aucune profondeur, le réalisateur survole le sujet, on y croit pas.
La musique bien.
Aucune profondeur, le réalisateur survole le sujet, on y croit pas.
La musique bien.
Un chef-d'œuvre, ce film m'a fait passer par toutes les émotions. Film qui ma retenu en haleine du début à la fin. Je ne l'oublierais jamais. Une histoire à la fois belle, sensuelle, tragique mais aussi qui fait réfléchir sur le sens des choses et surtout qui fait réfléchir sur comment nous percevons les autres et comment eux nous perçoivent.
Du grand OZON, delicat ,subtil. Belles images ,belle lumiere , bon rythme;
Bien traité malgre un theme sensible.
Bien traité malgre un theme sensible.
Une petite déception concernant le nouveau et tant attendu film de François Ozon. Dès le début du film, on nous parle plus ou moins de la fin et je ne m'attendais pas à cette tournure. La première partie est pour moi fabuleuse, le début d'une histoire amicale et amoureuse entre deux jeunes hommes, durant l'année 85. Retour dans le passé très plaisant, par les looks, la déco, la musique, les premiers émois...
Mais le film dérive ensuite sur un côté plus dramatique qui ne m'a pas fait chavirer comme je l'espérais. Pourtant les acteurs jouaient très bien, mais il m'a manqué ce petit quelque chose qui d'habitude me transporte. Un bon film qui m'a toutefois laissé sur ma faim.
http://cinephile-critique.over-blog.com
Mais le film dérive ensuite sur un côté plus dramatique qui ne m'a pas fait chavirer comme je l'espérais. Pourtant les acteurs jouaient très bien, mais il m'a manqué ce petit quelque chose qui d'habitude me transporte. Un bon film qui m'a toutefois laissé sur ma faim.
http://cinephile-critique.over-blog.com
Romance adolescente, on aurait pu attendre un peu plus de profondeur et de créativité de la part de François Ozon. Félix Lefebvre s'acère un très bon choix, ainsi que son acolyte Benjamin Voisin. Les seconds rôles sont portés par des stars ici convaincantes et restant au second plan (Isabelle Nanty, Melvil Poupaud, Valéria Bruni-Tedeschi). Si on aime l'ambiance, la musique, la photographie, force est de constater qu'on ne croit pas à l'aventure, qui commence de façon irréaliste, se poursuit de façon ridicule et se termine en drame inutile. Rien n'est crédible, les dialogues sont dignes d'un roman-photo de plage, les situations rocambolesques. Un Ozon mineur.
L'histoire prend aux tripes, pour ceux qui ont en mémoire leur premier amour. Le casting est impeccable ! Les comédien(e)s sont magnifiques. L'ambiance de l'époque incroyablement restituée. Ozon fait du Ozon et du plutôt très bon (légèreté et mise en tension à la fois). Tout est maitrisé jusqu'aux climax. Là, patatra, les scènes lourdaudes s'enchaînent, certaines très justes, d'autres qui sonnent faux. L'ensemble, censé se dérouler dans un laps de temps très court donne à jouer des états d'âmes souvent percutants et justes mais parfois trop dans la distanciation, ce qui décrédibilise le personnage et nous éloigne de lui. Une direction d'acteur mal maîtrisée sur ce temps critique qui laisse un goût de colère tant tout était si puissamment mené jusque là (point d'orgue du n'importe quoi : la scène de lecture du récit dans le bar avec le prof).
On apprécie cependant l'évitement d'un pathos raccoleur. Mais à trop vouloir y veiller, on en perd parfois une nécessaire catharsis.
Dommage.
On apprécie cependant l'évitement d'un pathos raccoleur. Mais à trop vouloir y veiller, on en perd parfois une nécessaire catharsis.
Dommage.
:red :red :red je dirais un très bon film sur l'adolescence, sur la recherche d'absolu, la violence des sentiments et la difficulté de les exprimer, Ozon dévoile ainsi les profondeurs d'une adolescence tourmentée avec brio ! :$
Ce film a accompli le petit miracle de me rappeler ce que c'était de vivre son premier grand amour. La vitesse à laquelle les sentiments se développent, la fureur, la rage qu'ils entraînent mais aussi l'émerveillement, la sensation d'invicibilité qu'ils procurent à de jeunes gens avides de vivre.
Le thème de l'amour entre 2 hommes est évidemment au coeur du sujet mais au final, cela pourrait être n'importe quelle histoire d'amour entre un homme et une femme, entre deux femmes. On est heureux avec les protagonistes, on pleure avec eux, on espère avec eux.
Il faut saluer la performance d'acteurs générale. Les seconds rôles comme Isabelle Nanty ou Valéria Bruni-Tedeschi sont incroyables chacune dans un rôle de mère qui veut faire de son mieux pour le bonheur de ses enfants, sans y parvenir.
Une mention spéciale néanmoins pour les 2 acteurs principaux avec un vrai coup de coeur pour Félix Lefebvre bouleversant et solaire à la fois.
La référence à La Boum est à la fois inattendue, touchante et totalement pertinente. Et j'avoue avoir redécouvert la profondeur des textes de Rod Stewart :-)
N'hésitez pas, allez y !
Le thème de l'amour entre 2 hommes est évidemment au coeur du sujet mais au final, cela pourrait être n'importe quelle histoire d'amour entre un homme et une femme, entre deux femmes. On est heureux avec les protagonistes, on pleure avec eux, on espère avec eux.
Il faut saluer la performance d'acteurs générale. Les seconds rôles comme Isabelle Nanty ou Valéria Bruni-Tedeschi sont incroyables chacune dans un rôle de mère qui veut faire de son mieux pour le bonheur de ses enfants, sans y parvenir.
Une mention spéciale néanmoins pour les 2 acteurs principaux avec un vrai coup de coeur pour Félix Lefebvre bouleversant et solaire à la fois.
La référence à La Boum est à la fois inattendue, touchante et totalement pertinente. Et j'avoue avoir redécouvert la profondeur des textes de Rod Stewart :-)
N'hésitez pas, allez y !
Du bon Ozon : bien mené, bien incarné, on plonge facilement dans cette jeunesse des années 80. La photo, la BO, tout nous embarque.
J'avais envie d'aimer ce film et de me réconcilier avec le cinema d'Ozon qui me laisse totalement en dehors malgré ses qualités de metteurs en scène indéniable...
Mais là non, les acteurs c'est catastrophique... je ne crois pas 30 secondes à leurs idylle ... il y a aucune alchimie, on nous le balance ça comme ça mais il y'a aucune construction de personnage... tous sont là , ils font des trucs mais je me dis : je comprends pas pourquoi tout ça et tout simplement pourquoi ils sont amoureux .
A titre de comparaison, dans "la vie d'Adèle" , tout était logique et limpide et j'y croyais ... la c'est tout le contraire et on frôle le ridicule et le nanar par moment.
Désolé .
Mais là non, les acteurs c'est catastrophique... je ne crois pas 30 secondes à leurs idylle ... il y a aucune alchimie, on nous le balance ça comme ça mais il y'a aucune construction de personnage... tous sont là , ils font des trucs mais je me dis : je comprends pas pourquoi tout ça et tout simplement pourquoi ils sont amoureux .
A titre de comparaison, dans "la vie d'Adèle" , tout était logique et limpide et j'y croyais ... la c'est tout le contraire et on frôle le ridicule et le nanar par moment.
Désolé .
L'adolescence et les premiers émois amoureux est une veine inépuisable pour la littérature et le cinéma. Le coeur qui bat pour la première fois, on n'a jamais connu mieux. C'est un tremblement de terre qui bouleverse la moindre de nos cellules. Un coeur qui sort au forceps de la léthargie de l'enfance pour accoucher du plus beau des sentiments. Un arc-en-ciel émotif qui nous révèle subitement toutes les couleurs de la palette de la vie. Un moment merveilleux ! Toute la suite n'est qu'une vaine tentative de reproduire l'émotion de la première fois, une course après l'éclat et l'irradiation que cela a laissé dans votre coeur. On comprend que François Ozon, heureux architecte de rencontres fulgurantes dans des films comme "L'amant double" ou "Frantz", se soit essayé à adapter un roman à succès, "la danse du coucou" qui relate une de ces premières rencontres. Le cinéaste a assurément le tact pour mettre en bouche ce bonbon acidulé sans rien oublier des froissements délicats de l'emballage qu'on dépiote. Mais, concession faite au temps ( ou au roman que je ne connais pas ), c'est un amour entre garçons qui nous occupe ici. Premier nuage de gêne passé face à une réalité qui ne provoque pas chez moi de phénomène d'identification, je me suis finalement laissé prendre par le charme des deux jeunes interprètes. Le film créé un courant de connivence, et la chose apparaît quasi naturelle... Et puis, le jeu toute en finesse de Valerie Bruni-Tesdeschi en mère d'un des deux garçons donne de la consistance à une adhésion qui est aussi une volonté de ne pas voir. Le film est court, mais puissant. Il n'est, en aucune façon, militant et s'attache à retranscrire juste l'émotion. Une vraie réussite. Les larmes des protagonistes ont pour le spectateur un goût de sel. Les deux jeunes acteurs sont touchants de grâce et de naturel. Un bon film tout simple qui est un bon moyen, après le confinement, de recoller aux émotions des grandes salles...
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