Eté 85
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469 critiques spectateurs

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Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2020
Comme il y avait « Un été 42 », il y aura désormais un « Été 85 ». Certes, le contexte historique est radicalement différent et pourtant dans les deux cas, il s’agit d’une initiation à l’amour, pas seulement à l’amour physique mais également à l’amour vécu pleinement au plus profond de l’âme, avec ses ravissements mais aussi ses douleurs et ses meurtrissures.
Alex a 16 ans. Il vit au Tréport, soit dans une petite ville où le passé ouvrier a son importance (son père est docker sur le port), mais qui a la mer pour horizon. Alors qu’il se trouve seul en mer à bord d’un bateau que lui a prêté un copain, Alex, l’introverti à la gueule d’ange, est sauvé du naufrage par David, 18 ans, un jeune homme élancé, intrépide, au profil de séducteur, qui va rapidement éveiller les sens et le cœur de l’adolescent. Commence alors une romance qui a tout pour sombrer dans la facilité des lieux communs. Et avouons qu’une bonne partie du film repose sur des situations prévisibles.
Les choses vont se compliquer progressivement comme on le devine dès le début puisque Alex, dès la première séquence, est confronté à la justice. Et voilà sans doute le point faible du film : le va-et-vient entre le présent et le passé, un passé relativement proche du reste, entre les rigueurs de la justice et les désirs et les illusions de l’été. Cet usage systématique du flashback nuit beaucoup au suspense entretenu par le réalisateur.
Il n’empêche que François Ozon – l’un des cinéastes les plus prolifiques du cinéma français – nous donne à voir un film qui décline l’amour dans toute sa complexité psychologique : amour possessif, amour jaloux, amour fou, amour exclusif et s’il s’agit d’une relation homosexuelle, on notera la pudeur avec laquelle le réalisateur filme la passion charnelle des deux adolescents, évitant ainsi tout voyeurisme. C’est que, par-delà l’homosexualité clairement affichée, se lit une réflexion universelle sur l’amour dans toutes ses composantes.
Comme toujours, François Ozon soigne au plus haut point la qualité de l’image : le cadre lui-même a quelque chose d’enchanteur, avec ses hautes falaises de calcaire et sa si jolie petite plage qui sent bon l’été. Et puisque l’intrigue se situe en 1985, place aux couleurs vives lorsqu’il s’agit d’évoquer l’amour libre, l’amour estival, dégagé des préoccupations qui ne cesseront de s’amplifier tout au long des années suivantes. En revanche, le monde de la justice est traité en couleurs ternes, voire franchement déprimantes.
Mais la force de persuasion de ce film provient surtout de la qualité du jeu des acteurs. En premier lieu, les deux ados incarnés par Félix Lefebvre, un tout nouveau venu dans les castings cinématographiques, et Benjamin Voisin, désormais courtisé par les plus grands réalisateurs français. On ne pourra qu’être sensible à leur engagement corps et âme au service d’un film où ils doivent toujours apparaître en symbiose même lorsque l’histoire d’amour tourne au cauchemar.
Il faut encore parler des rôles secondaires campés par des acteurs et des actrices dont le jeu est toujours convaincant. Certes Valeria Bruni Tedeschi en fait sans doute un peu trop dans son rôle de veuve terriblement frustrée et qui accorde un peu trop d’attention au boyfriend de son fils. En revanche, Isabelle Nanty et Laurent Fernandez composent un couple fort crédible et attachant. On ne sera pas étonné par ailleurs de retrouver Melvil Poupaud, un des acteurs fétiches de François Ozon, dans un rôle de professeur qui n’est pas sans rappeler celui qu’incarnait Fabrice Luchini dans le film « Dans la maison ».
En conclusion, disons que le dernier opus de François Ozon n’est certes pas le chef-d’œuvre que l’on pouvait espérer, mais qu’il ne dépare pas dans la filmographie de son auteur puisque du reste il correspond à un vœu formulé depuis longtemps, celui d’adapter un roman anglais qui l’avait fasciné dans son adolescence et qui avait éveillé en lui des résonances toutes personnelles.
Théo Pouillet
Théo Pouillet

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2020
Plutôt septique en ce qui concerne Été 85. Je reste divisé entre la mise en scène et les acteurs qui disent vraiment quelque chose, à côté d'un scénario plutôt ordinaire, parfois grotesque, qui gâche le plaisir de cette plongée singulière.
bladgik
bladgik

105 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2020
Bon film sur cette relation d'amitié amour lors d'un ete 1985. Les acteurs sont bons et l'on replonge dans les années 80. Un drame efficace à voir .
cosette2010
cosette2010

58 abonnés 114 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2020
Je n'ai pas ressenti l'émotion attendue et j'ai regardé ces beaux jeunes gens avec un détachement teinté d'ennui. Pourtant j'avais 14 ans en 85, le même 420, et je dois admettre que la reconstitution est soignée. C'est amusant aussi de reconnaître le Treport, visité très récemment, mais sinon quelle déception... il y a vraiment mieux à faire en juillet. Ce film n'arrive pas à la cheville de celui d'Alain Guiraudie.
VIVE LA FRANCHE COMTE
VIVE LA FRANCHE COMTE

20 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2020
Une belle et grande histoire d'amour même si cet amour est devenu destructeur. Retours en arrière fréquents dans le film, jusqu'au bout on doit suivre le parcours des uns et des autres afin de bien comprendre. A titre personnel, je me suis retrouvé dans certaines scènes et mes 16 ans, c'était l'été 74 où les choses étaient encore plus compliquées quand on est homo. Beau film à voir absolument, on revoyait parfois des images semblables dans "quand on a 17 ans" film tout aussi fort.
Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2020
J'oscille entre Pas mal et Bien. Le film suit un peu trop tôt les traces de Call me by your name. C'est appréciable mais il réside des moments où tout se passe trop vite. La deuxième partie est un peu bâclée à mon goût. La fameuse scène que l'on attendait tous vers la fin est néanmoins source d'émotions : entre gêne et tristesse.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juillet 2020
Pas mal! Bien joué, une histoire d amour entre deux jeunes passionnelles! Les musqués sont top bien filmé! Quelques longueur à la fin mais très interessant
tisma

356 abonnés 2 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2020
Un bon film de romance. On y suit l'évolution des personnages à travers une très belle et agréable mise en scène. Les éléments de décoration et les costumes sont hyper bien respectés et de nombreux clin d'oeil se sont glissés. Les acteurs n'ont pas à rougir de leur performance très juste et qui nous fait comprendre les sentiments des deux adolescents
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2020
Un film coup de poing avec des sentiments forts et extrêmes. Une bande son qui m'a rappelé mon adolescence et les étés dans les Cévennes.
Manon S.
Manon S.

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2020
Je suis sortie de la salle assez mitigée. J'ai adoré l'atmosphère 80s du film, le style, les musiques, l'image etc... mais je suis assez déçue de l'histoire en elle même. Je trouve que la passion entre les deux perso n'est pas assez exploitée spoiler: (David meurt trop rapidement selon moi)
et certaines scènes sont parfois limite ridicules...
Par ailleurs j'ai eu du mal avec le jeu de Valeria Brunie T et celui de l'actrice qui joue Kate. En bref je ne regrette pas de l'avoir vu c'est un film agréable à regarder mais je m'attendais à mieux.
Eric L.
Eric L.

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juillet 2020
François Ozon est un réalisateur brillant. Il faut l'être pour retenir l'attention quand on a rien à raconter.
A la fin on se dit, tout ça pour ça ?
Un objet esthétique et un fait divers de la circulation routière.
Pauvre, vraiment, revoyez plutôt Pauline à la Plage...
blogtransfer
blogtransfer

5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2020
"Manger des tripes sans cidre, c'est aller à Dieppe sans voir la mer". Cette maxime inculquée par Gabin à De Funès dans "Le Tatoué" aura-t-elle été démentie sur le grand écran et plus de 50 ans après par celui qui est à n'en pas douter "LE" titre des salles obscures de l'été ?

Dans l' "Eté 85" de François Ozon, il aura pourtant bien été question de la mer. Mais ça n'est précisément qu'à l'occasion d'un sauvetage, au large de la station normande. En perdition face à un orage Alexis, 16 ans, est secouru par David. Le bon samaritain volera par la suite au secours d'un ivrogne ramassé sur le bord d'une rue.

Mais l'essentiel est ailleurs. Loin des clichés touristiques, à l'écart, même, du "teen movie" classique, l' "Eté 85" de François Ozon, ce sont avant tout des personnages. Aux antipodes des clichés sur la romance d'adolescents, le film est profond, à le fois doux et violent. François Ozon nous y avait habitués avec le trio des amants criminels en 1999 (vingt ans déjà !). Et on retrouve là également deux garçons, Alexis et Davis donc. Viendra un peu plus tard Kate, une jeune anglaise.

Et comme dans les amants criminels rode la mort. Elle viendra tout à fin. Mais chut ! N'en disons pas plus. Pour l'instant nous en sommes à Alexis entre deux gendarmes. Qu'a-t-il commis ? Que lui est-il reproché ? Dans les entrailles d'un tribunal, il est escorté jusqu'à la salle d'audience. Un flash back nous conduira au début de l'été précédent, à Dieppe, en 1985. Les ingrédients chers à François Ozon sont là. L'attirance entre deux jeunes garçons. Et la mort qui rôde.

L'histoire est une lointaine inspiration du roman britannique "Dance on my Grave". Il est rythmé du tube "In between days" de The Cure. Il est bercé du refrain "I am sailing" de Rod Stewart. Les années 80, précisément ? On n'y croit qu'à moitié. Un titre de Jeanne Mas par ci. Un vieux minitel, un disque microsillon, une Renault 5 et un policier à képi par là. On n'y croit qu'à moitié et il en faudrait plus pour nous convaincre. L'idylle racontée par François Ozon aurait pu être celle des années 2000. En fait, elle est intemporelle. De même qu'elle pourrait se situer partout ailleurs. Car elle est universelle. Et de Dieppe, nous ne verrons décidément pas la mer.
Pamolico - blog
Pamolico - blog

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2020
Le bleu des yeux et de la mer, de la passion et du ciel, du denim, du blues et de la douleur. Les deux jeunes acteurs brillent par leur présence solaire et par leur charisme, l'intensité de leur regard remplaçant tous les mots du monde. Été 85 résonne comme une déclaration d'amour au premier désir, malgré l'inévitable déchirure qui s'en suit (plus d'infos sur Pamolico, blog de critiques : https://pamolico.wordpress.com/2020/07/19/ete-85-francois-ozon/)
David W
David W

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juillet 2020
Loin de tout cliché, un film touchant, sensible avec une Isabelle Nanty très différente de ses registres de ces dernières années et, surtout, de jeunes acteurs excellents et très justes. Félix Lefebvre est une révélation. Benjamin Voisin est très convainquant. À ne pas rater.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juillet 2020
Un film d'été envoûtant, et des personnages réalistes, merveilleusement bien écrits, attachants et charmants, je pense notamment à celui de David. Les acteurs ont fait un très beau travail, et l'équipe du film, du scénario et de la réalisation, de même.
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