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Quel film ! À partir d'un roman d'Aidan Chambers (que j'ai d'ailleurs lu après être allé au cinéma), François Ozon réalise ici un magnifique film sur l'amour, la passion mais aussi sur la mort. Tourné du point de vue d'Alex (un des deux garçons), le film présente une qualité d'image exceptionnelle et une réalisation soignée, le tout accompagné d'une bande originale années 80 qu'on ne peut qu'adorer. À n'en pas douter mon coup de coeur de l'année.
Evitant toute mievrerie, toutes scenes glauques, tenu haut la main de bout en bout par ses comediens, le jeune Lefebvre en tête, Ozon realise un film emouvant, surprenant et rigoureux par son traitement, flash backs, voix off qui se justifient jusqu'à la fin du film.
Image, photographie, musique, jeu d'acteur, scenario, montage...Tout est maîtrisé à la perfection. Ete 85 nous procure une gamme d'émotions et d'écritures poétiques tout à fait singulière au cinéma. Un conseil toutefois : si vous en avez l'occasion, NE regardez PAS la bande-annonce avant de voir le film.
Les acteurs sont bien , la mise en scène fluide , pas de temps mort donc pas d'ennui , plein de bonne chose donc. Maintenant pas sur que le scenario sur des amours adolescent n’intéresse tout le monde.
Ce film, réalisé par François Ozon et sorti tout récemment, n'est franchement pas mal du tout. Adapté du roman "La Danse du coucou" d'Aidan Chambers (que je n'ai pas lu et que je ne pourrais donc pas comparer), le film nous parle d'une histoire d'amour qui se passe entre un jeune homme de 16 ans, Alexis, et un autre de 18 ans, David. Bon, un synopsis comme celui-ci ne nous donnerait pas très envie d'aller voir le film car il a l'air plutôt classique, mais en réalité, nous avons une information importante, celle de la mort de David. Je tiens à préciser que ceci n'est absolument pas du spoil, étant donné que c'est précisé dès la première phrase en voix off du film, c'est-à-dire, dès la scène d’introduction en fait. Ce film nous parle donc d'une histoire d'amour mais également du deuil. Encore une fois, sur le papier, ce n'est pas très original car c'est le genre d'histoire que nous avons vu beaucoup de fois au cinéma mais le film possède une certaine atmosphère qui nous fait complètement rentrer dedans. Le livre a beaucoup touché le réalisateur, Ozon essaye de l'adapter fidèlement et donc de garder la même époque mais je trouve tout de même dommage que les années 80 ne soient pas vraiment plus mises à profit que cela. Hormis le fait que l’homosexualité soit quelque chose d'assez mal perçu à l'époque, l'histoire aurait pu se passer de nos jours, cela n'aurait pas changer grand-chose mais les années 80 revenant très à la mode en ce moment, j'ai l'impression que le film joue un peu sur ce phénomène. Après, j'aime beaucoup cette époque donc cela ne m'a absolument pas dérangé, j'y ai même beaucoup apprécié l'ambiance musicale, les vêtements, les coiffures etc. qui retranscrivent très bien cette période. L'histoire en elle-même n'est donc pas spécialement originale mais nous prenons tout de même plaisir à la suivre puisque nous nous attachons aux personnages, tout simplement, qui sont très bien écrits. La réalisation est quant à elle très bonne et nous offre des scènes magnifiques, notamment celle dans la boite de nuit qui est géniale ! En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Félix Lefebvre et Benjamin Voisin dont l'alchimie fonctionne très bien mais également Melvil Poupaud, Valeria Bruni Tedeschi, Isabelle Nanty etc. qui jouent très bien. "Été 85" ne m'a donc pas électrisé comme beaucoup d'autres spectateurs mais je le trouve bon, tout simplement !
Un film sur le souvenir, l’imagination, la véracité d’un récit.
Été 85, c’est une histoire d’amour que ce remémore Alex. On ne sait jamais quand il invente, quand les faits sont réels. Il idéalise sa rencontre avec David (il l’a peut-être sauvé des eaux, mais avait-il l’air d’un Dieu, droit et déterminé sur son Calypso ?) ; les scènes sensuelles sont ultrastylisées (par exemple quand ils se soignent après leur baston avec Chris en se regardant langoureusement, ou les corps filmés comme on filmerait des corps de femmes, en insistant sur les courbes : les fesses, le creux du dos… ). Toute leur histoire rappelle les plus grands clichés du cinéma, avec les corps parfaits, la fête foraine, la pomme d’amour et la barbapapa, Alex qui se blottit dans les bras de David cheveux au vent sur son bateau… Tout ça, c’est ce qu’a voulu se souvenir Alex et ce qu’il a voulu raconter. Même la mère foldingue : était-elle vraiment comme ça, ou a-t-il exagéré pour ajouter un personnage haut en couleur à son « roman » ?
« Elle est très forte pour ne voir que ce qu’elle a envie de voir », dit David d’elle. C’est aussi le cas d’Alex.
Pourquoi réagit-il de façon si désespéré quand il voit le corps de David ? Car maintenant que David est mort, il ne peut plus l’imaginer. Il ne peut rien faire de ces lèvres blanches et de ses yeux fermés – c’est pour ça qu’il dit au début qu’il n’aime pas les cadavres : car ils sont la mort de l’imagination.
Le projet d’écriture que lui propose son prof lui plaît parce qu’il a trouvé un moyen d’inventer à nouveau David et sa relation avec lui. La réalité des événements est donc faussée deux fois, parce que c’est un récit d’un souvenir. On sait qu’Alex lit beaucoup et qu’il va au cinéma, il est en plus possiblement inspiré par toutes ces œuvres (d’où la succession de clichés).
Quant au fameux pacte secret : c’est Alex qui est obsédé par la Mort, pas David. On peut donc douter que David ait vraiment fait jurer à Alex d’aller danser sur sa tombe.
Un film donc très ambigu. Et on peut pousser la mise en abîme. Le réalisateur a complètement stylisé les années 80, avec les tous bandannas et les vestes en jean. D’où la conclusion perturbante que toute œuvre d’art, et même tout récit, toute parole, ne sont que des points de vue.
Bémol de ce film : la tension qui retombe comme un soufflet quand on comprend que le crime d’Alex est bien moins grave que ce qu’on nous fait penser au début.
Été 85, c’est une histoire d’amour que ce remémore Alex. On ne sait jamais quand il invente, quand les faits sont réels. Il idéalise sa rencontre avec David (il l’a peut-être sauvé des eaux, mais avait-il l’air d’un Dieu, droit et déterminé sur son Calypso ?) ; les scènes sensuelles sont ultrastylisées (par exemple quand ils se soignent après leur baston avec Chris en se regardant langoureusement, ou les corps filmés comme on filmerait des corps de femmes, en insistant sur les courbes : les fesses, le creux du dos… ). Toute leur histoire rappelle les plus grands clichés du cinéma, avec les corps parfaits, la fête foraine, la pomme d’amour et la barbapapa, Alex qui se blottit dans les bras de David cheveux au vent sur son bateau… Tout ça, c’est ce qu’a voulu se souvenir Alex et ce qu’il a voulu raconter. Même la mère foldingue : était-elle vraiment comme ça, ou a-t-il exagéré pour ajouter un personnage haut en couleur à son « roman » ?
« Elle est très forte pour ne voir que ce qu’elle a envie de voir », dit David d’elle. C’est aussi le cas d’Alex.
Pourquoi réagit-il de façon si désespéré quand il voit le corps de David ? Car maintenant que David est mort, il ne peut plus l’imaginer. Il ne peut rien faire de ces lèvres blanches et de ses yeux fermés – c’est pour ça qu’il dit au début qu’il n’aime pas les cadavres : car ils sont la mort de l’imagination.
Le projet d’écriture que lui propose son prof lui plaît parce qu’il a trouvé un moyen d’inventer à nouveau David et sa relation avec lui. La réalité des événements est donc faussée deux fois, parce que c’est un récit d’un souvenir. On sait qu’Alex lit beaucoup et qu’il va au cinéma, il est en plus possiblement inspiré par toutes ces œuvres (d’où la succession de clichés).
Quant au fameux pacte secret : c’est Alex qui est obsédé par la Mort, pas David. On peut donc douter que David ait vraiment fait jurer à Alex d’aller danser sur sa tombe.
Un film donc très ambigu. Et on peut pousser la mise en abîme. Le réalisateur a complètement stylisé les années 80, avec les tous bandannas et les vestes en jean. D’où la conclusion perturbante que toute œuvre d’art, et même tout récit, toute parole, ne sont que des points de vue.
Bémol de ce film : la tension qui retombe comme un soufflet quand on comprend que le crime d’Alex est bien moins grave que ce qu’on nous fait penser au début.
Si le jeu des acteurs est très crédible (j'ai beaucoup aimé celui qui incarne David), l'histoire assez basique mais prenante, l'ambiance des années 80 bien restituée, le film bascule clairement au 2/3 de son temps. Un virage surprenant qui je ne sais s'il est l'oeuvre d'Ozon ou directement inspirée du roman. Ceux qui ont vu le film comprendront et cette "danse" macabre avec la prégnance religieuse gâche hélas la fin. Un peu d'incompréhension de ma part ou quelque chose qui m'a échappé. Un bon divertissement mais qui m'aura laissé sur ma faim toutefois.
Menottes au poing, Alexis, seize ans, comparaît devant une éducatrice avant son jugement imminent. Quel crime a-t-il commis ?
Quelques mois plus tôt, au Tréport, il a fait la connaissance d’Alexis, son aîné de deux ans. Entre les deux adolescents, l’amitié est immédiate à laquelle s’ajoute bientôt un sentiment plus ambigu et plus puissant.
"Été 85" est un film paradoxalement déroutant.
C’est un film d’un grand classicisme, d’une grande simplicité, presque un "teen movie" qui raconte une histoire d’amour qui finit mal entre deux adolescents – sa seule originalité étant, à supposer que cela en soit une, que les deux ados soient du même sexe. Cette histoire simple – comme l’aurait dit Sautet qui fut l’historiographe des années soixante-dix – se déroule à l’été 85, reconstitué avec un soin méticuleux. Quiconque a vécu ces années là ne pourra que ressentir une puissante bouffée de nostalgie en en retrouvant les costumes, les coiffures et la musique.
C’est ce classicisme qui paradoxalement dérange de la part d’Ozon. Le réalisateur, particulièrement prolifique, a déjà donné naissance à une œuvre riche et diverse qui investit et qui mêle toutes sortes de genres, de la comédie ébouriffante "Huit femmes" au film à thèse "Grâce à Dieu", du film en costumes "Frantz" au huis clos étouffant "Swimming Pool". Dans cette filmographie immense, sans doute l’une des plus riches du cinéma français contemporain, "Été 85" détonne, qui ressemble plus à la première œuvre très autobiographique d’un jeune diplômé de la Fémis qu’au dix-neuvième film d’un des réalisateurs les plus manipulateurs qui soient.
De la part d’Ozon, on s’attendait à autre chose, et, pour dire la vérité, on s’attendait à mieux. On imaginait qu’il donnerait à cette romance un peu mièvre un tour plus surprenant, l’entraînant vers le drame ou vers la comédie. Mais rien n’arrive sinon le déroulement sans surprise d’une histoire sagement racontée.
Seul étonnement : le crime qu’a commis Alexis n’est pas celui qu’on croit. Mais j’en ai déjà trop dit…
Quelques mois plus tôt, au Tréport, il a fait la connaissance d’Alexis, son aîné de deux ans. Entre les deux adolescents, l’amitié est immédiate à laquelle s’ajoute bientôt un sentiment plus ambigu et plus puissant.
"Été 85" est un film paradoxalement déroutant.
C’est un film d’un grand classicisme, d’une grande simplicité, presque un "teen movie" qui raconte une histoire d’amour qui finit mal entre deux adolescents – sa seule originalité étant, à supposer que cela en soit une, que les deux ados soient du même sexe. Cette histoire simple – comme l’aurait dit Sautet qui fut l’historiographe des années soixante-dix – se déroule à l’été 85, reconstitué avec un soin méticuleux. Quiconque a vécu ces années là ne pourra que ressentir une puissante bouffée de nostalgie en en retrouvant les costumes, les coiffures et la musique.
C’est ce classicisme qui paradoxalement dérange de la part d’Ozon. Le réalisateur, particulièrement prolifique, a déjà donné naissance à une œuvre riche et diverse qui investit et qui mêle toutes sortes de genres, de la comédie ébouriffante "Huit femmes" au film à thèse "Grâce à Dieu", du film en costumes "Frantz" au huis clos étouffant "Swimming Pool". Dans cette filmographie immense, sans doute l’une des plus riches du cinéma français contemporain, "Été 85" détonne, qui ressemble plus à la première œuvre très autobiographique d’un jeune diplômé de la Fémis qu’au dix-neuvième film d’un des réalisateurs les plus manipulateurs qui soient.
De la part d’Ozon, on s’attendait à autre chose, et, pour dire la vérité, on s’attendait à mieux. On imaginait qu’il donnerait à cette romance un peu mièvre un tour plus surprenant, l’entraînant vers le drame ou vers la comédie. Mais rien n’arrive sinon le déroulement sans surprise d’une histoire sagement racontée.
Seul étonnement : le crime qu’a commis Alexis n’est pas celui qu’on croit. Mais j’en ai déjà trop dit…
Hésitant !
J’oscille entre « histoire touchante de l’adolescence » et l'excès en tous genres……
L’originalité et les limites à mes yeux de confronter plusieurs niveaux de lecture d’une même histoire d’Amour
et l’ambiguïté ne manque pas…..une tranche de vie de deux ados:
- la rencontre
- la vie rêvée
- l’histoire d’Amour
- le récit
- l’écrit
Valéria Bruni-Tedeschi en mère qui couve ses petits et refuse de voir…..Melvil Poupaud en enseignant bienveillant,
embellissent le film…..
Les tourments adolescents sont parfois touchants, parfois insupportables…
d’où mes réserves…...
J’oscille entre « histoire touchante de l’adolescence » et l'excès en tous genres……
L’originalité et les limites à mes yeux de confronter plusieurs niveaux de lecture d’une même histoire d’Amour
et l’ambiguïté ne manque pas…..une tranche de vie de deux ados:
- la rencontre
- la vie rêvée
- l’histoire d’Amour
- le récit
- l’écrit
Valéria Bruni-Tedeschi en mère qui couve ses petits et refuse de voir…..Melvil Poupaud en enseignant bienveillant,
embellissent le film…..
Les tourments adolescents sont parfois touchants, parfois insupportables…
d’où mes réserves…...
Quelle déception ! Platitude du texte, personnages caricaturaux, jeu poussif (seule Isabelle Nanty arrive à tirer son épingle du jeu), histoire sans intérêt... Aucune sensualité, aucun érotisme qui rendent crédible la situation. La première partie du film est une véritable épreuve, la deuxième tout juste acceptable accumule les clichés du genre. Même l'atmosphère '80's pourtant bien rendue est gâchée par tant de médiocrité.
Une très belle réalisation pour un très beau film c'est le nouveau Ozon. Été 85 nous amène en plein dans les années 80 avec Alex, David et Kate, dans un destin tragique annoncé, le récit se poursuit entres flash-back et moments post-incident. Parfois le contraste des moments durs et tristes puis humoristiques est trop brutal mais le film suit une bonne trame et nous émeut, nous fait voyager, rire parfois mais surtout vivre. François Ozon a réussi à faire un film unique avec des plans originaux, une BO magistrale et même une référence à la boum (scene Walkman mais cette fois avec deux jeunes hommes). Le jeu d'acteur est irréprochable, même si parfois on se demande où veut nous amener Ozon avec les sentiments d'Alex. Un film assez dur mélangé a une belle image de pellicule qui nous plonge d'office dans les années 80.
Merveilleux, magique, exceptionnel. voilà comment je décrirait ce film.
Étant fan de François Ozon depuis que j'ai découvert son film "8 femmes " je ne pouvais pas le louper au cine.
J'y suis donc aller le jour de la sortie C est à dire le 14 juillet. Et comment dire, ce film est rentré en première place de mes films préfère.
Étant fan de François Ozon depuis que j'ai découvert son film "8 femmes " je ne pouvais pas le louper au cine.
J'y suis donc aller le jour de la sortie C est à dire le 14 juillet. Et comment dire, ce film est rentré en première place de mes films préfère.
Puisque l'on (François Ozon) vous dit que "Alex(is)" (16 ans, l'été qui précède son entrée en 1e A) est fasciné par la mort (mais pas par les cadavres !) et a un joli brin de plume (si, si... c'est le truchement du cinéaste qui en atteste, son prof de français, qui aime à déniaiser - littérairement bien sûr, ses élèves garçons - alias Melvil Poupaud, pour un 4e film sous sa direction)..... Cependant, ce très décevant "Eté 85" ne tire guère parti de cette appétence existentielle du personnage principal (rôle assuré par Félix Lefebvre) d'une part, un parti cinématographique évidemment... et nous livre, d'autre part, des extraits du "roman" d'Alex remarquables... par la médiocrité du style ! Une adaptation d'un livre anglais parfaitement inintéressante, à la fois plate, et racoleuse (au résultat : une bluette "gay", avec fausse complication - Alex/David + Kate, qui sonne artificiel, et bien faux...). Ozon est décidément capable du meilleur ("Huit Femmes", "Potiche"... "Frantz", surtout !) et du pire ("Jeune et Jolie", "Une nouvelle Amie", ou "Grâce à Dieu"). On peut même dire que ce film-là, labellisé "Cannes 2020" (pour une Sélection fantôme...) est de loin le plus mauvais de sa filmo !
Veritable Chef-d'œuvre . Ozon nous livte un film sensuel,nostalgique, poignant, angoissant... film que je n'oublierai pas
Pas d'un grand intérêt, pour ce film signé Ozon je m'attendais à vraiment mieux. il nous rappelle juste que l'on roulait en R5 et que l'on rentrait le bas de son t-shirt dans son pantalon.... une interprétation bof.... déçu.
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