La Plus Précieuse Des Marchandises
Note moyenne
4,2
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345 critiques spectateurs

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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 novembre 2024
Pas facile de dire du mal de ce film très consensuel, traitant sous forme de conte la Shoah.

Et pourtant rien ne va dans La plus précieuse des marchandises. L'animation 2D proposée par Michel Hazanivicius est d'abord d'une pauvreté rédhibitoire : si les illustrations sont "jolies", elle pâlissent en comparaison de ce que l'animation propose aujourd'hui (allez plutôt voir l'incroyable film Flow, vous comprendrez ce que je veux dire).

Ensuite, le conte de Jean-Claude Grumberg ne contient pas assez de matière narrative pour remplir tout un long-métrage. Il aurait peut-être permis de donner un court-métrage sympathique d'une vingtaine de minute. Cet inconvénient se traduit à l'écran par un beaucoup de répétitions très lassantes : le train passe 36 fois, le pauvre bûcheron coupe plusieurs stères de bois à l'écran, etc.

Le film a aussi une propension, quoi que j'ai lu l'inverse dans de nombreuses critiques, à chercher à provoquer une larme facile chez le spectateur. La musique d'Alexandre Desplat, par exemple, surligne les situation susceptibles de générer de l'émotion.

Les voix des personnages ne m'ont pas non plus convaincu, en particulier celle de de Dominique Blanc, que j'aime pourtant beaucoup.

Enfin, et c'est peut-être pour moi le pire, le traitement à l'image des camps ne m'a pas paru adéquate. Sous réserve de "représentation", Hazanavicius s'estime légitime à montrer les corps suppliciés, mais le résultat m'a vraiment mis mal à l'aise, comme d'ailleurs la voix d'outre-tombe de Jean-louis Trintignant qui nous assène des phrases qui m'ont laissé perplexe ("Peut-être que tous ces morts ont été une illusion ?").

Je déconseille donc cet essai, qui me semble raté de plusieurs points de vue.
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2024
vu en avp du festival de La Roche sur Yon 2024. malgré le sujet fort et les bonnes intentions, je sors mitigé car suis resté en dehors de l'emotion, surtout à cause d'une musique bien trop omnipresente et pesente.
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2024
Pour des raisons encore plutôt indéfinies, je suis totalement passé à côté du visionnage des deux premiers 0SS 117, dont les blagues reproduites par mes collègues me font décidément davantage rire que dans les films eux-mêmes.

Étant également à ce jour étranger de son succès aussi bien médiatique qu'en cérémonie, The Artist, et malgré le fait que je ne connaisse rien de plus de la part du cinéaste que son travail sur La Classe Américaine, j'avoue avoir toujours suivi de loin, intrigué, ses décisions artistiques. Lorsque j'ai vu en salle la bande-annonce de La Plus Précieuse des Marchandises, j'étais convaincu qu'il était temps d'officialiser ma rencontre avec Hazanavicius, sur grand écran.

Une fois de plus, je ne saurais être plus en contradiction avec la critique hors-sol des Cahiers du Cinéma. En effet, La Plus Précieuse des Marchandises invoque avec délicatesse puis puissance, le tout dans un temps assez réduit, un imaginaire, des non-dits et tout un ensemble d'artefacts issus de la pensée collective.

ll va miser sur le pouvoir évocateur de l'image et du son, pour faire s'entrechoquer douceur et cauchemar, en s'appuyant sur le conte d'origine, mais également sur la proposition solide d'Alexandre Desplat, inspiré, qui livre par moments clé, certaines de ses compositions les plus fortes.

L'histoire nous rappelle de façon tragiquement simple, à quel point les idées reçues ou encore les ressentiments hérités, aussi imperceptibles soient-ils, peuvent nourrir la peur qui elle-même se chargera de nourrir à son tour la haine, quelle qu'elle soit (Xénophobie, homophobie, mysoginie, misandrie..)

Ce moment halluciné en fin de métrage, entre "Le cri" d'Edvard Munch et The Wall de Pink Floyd, agresse et remet le spectateur dans un enfer qui à l'image de The Zone Of Interest ne sera suggéré que par petites touches.

Et comme dans un éternel souffle, au recommencement révélateur, souligné de façon douce-amère par la sublime voix de Jean-Louis Trintignant, nous offrant deux ans après son décès, un message du passé. Ultime invitation à ne jamais oublier que les jours sombres peuvent succéder aux jours heureux. Mais aussi que par force, conviction et amour, les jours heureux peuvent triompher de ces jours sombres.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2024
Bien si l'on accepte - ce qui est loin d'être évident - que ce thème puisse être traité autrement qu'en vrai documentaire historique.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2024
Un très beau conte bien que dur par moment. Un couple de pauvre bûcherons recueille un bébé jeté d'un train en direction des camps. Nous allons donc suivre leur histoire en parallèle de la famille initiale de ce bébé. Triste et horrifique, mais aussi beau et plein d'espoir, c'est une histoire réellement touchante jusqu'à un final émouvant. Notons également de très beaux dessins.

http://cinephile-critique.over-blog.com
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2024
Vu au festival Lumière à Lyon, en présence d'un Michel Hazanavicius qui a reçu une standing ovation amplement méritée. Il a dit qu'il ne souhaitait pas que son film soit décrit comme un film sur la Shoah tant l'importance du conte dans la narration lui semble prépondérante. Il a tout à fait raison : cette façon d'approcher l'Histoire par le conte, pour pudiquement recueillir les quelques restes d'humanité dans une période sombre, est salutaire. Et n'empêche nullement l'émotion : sans le dévoiler, le final ainsi que la voix de Jean-Louis Trintignant nous laissent en larmes.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2024
Pareille histoire ne s'est peut-être jamais produite sous cette forme. Tel quel, c'est un conte qui tient de l'extraordinaire ; mais, après tout, il existe bien des trajectoires individuelles des plus invraisemblables. En revanche, une chose est certaine : il s'agit d'un condensé, d'une somme de parcours et de destins unis en une unique trajectoire enroulée autour d'un petit être, cette petite marchandise tombée du train. Idée simple des plus percutantes : il n'y avait pas besoin de faire autrement. Tout est dit au fur et à mesure avec des personnages qui ont peut-être existé de cette façon ou d'une autre, mais qui, certainement, représentent quelque chose. Les symboles sont effectivement légion. Que ce soit cet Ours de Bûcheron bourru, petit homme du peuple endoctriné recelant, au fond, une immense gentillesse ; ce soldat défiguré, écœuré de la guerre comme des hommes, mais pas tout à fait du sort de ses semblables - ces bourreaux, qu'ils aient un nom et un visage - ou pas ; ces misérables, autant de visages, autant de récits, de vies qui comptent, et que pourtant, nous n'entendrons jamais. À une exception parfaitement évocatrice. En dire plus est difficile. L'œuvre alterne trop entre la chaleur réconfortante dégagée par ses protagonistes et l'horreur absolue qui se joue, là-bas, non loin de la forêt. Avant que l'injustice ne frappe une fois de plus, encore plus près. Comme une opposition primaire entre la couleur de cette nature au caractère si rude, et pourtant si ensorcelante ; et l'action des Êtres Humains, si monstrueusement abominable qu'on la décrirait comme indicible. Souvent, les mots ne suffisent pas, car l'image parle d'elle-même. Ce que l'on voit, ce qui est montré, dit déjà tout. Que reste-t-il, alors ? Pas-grand-chose ; c'est un grand coup dans la tronche dont on ressort hébété, sans trop savoir que dire. Un rappel nécessaire de ce que l'Être Humain est capable de faire, que ce soit dans le pire comme dans le meilleur, et une extraordinaire exhortation à ne plus jamais laisser tout ceci se reproduire - enfin, à chérir la vie, les êtres vivants et nos semblables.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2024
Michel Hazanvacius est une nouvelle fois là où on ne l’attend pas. Ce formidable artisan du cinéma s’aventure donc à adapter ce conte de Jean-Claude Grumberg paru en 2019. D’emblée, on se demande à quoi bon inventer une histoire originale sur la Shoah, alors que la réalité a déjà été source de tellement de malheurs à raconter. Passant outre cet état de fait, on se laisse facilement embarquer dans ce début de conte tout à fait mignon. Mais la rusticité des deux personnages principaux s’avère assez rebutante. Le bûcheron est particulièrement rustre et la bûcheronne semble s’approcher de la folie. Entre les lignes, il faut comprendre tous les liens unissant cette petite histoire à la grande Histoire : l’antisémitisme, la seconde guerre mondiale, les trains de la mort, les camps d’extermination. Rien de très réjouissant et de très raccord avec l’esprit des contes traditionnels. Le dessin animé garde en permanence une vision très sinistre et pessimiste de l’humanité, ce qui en fait une œuvre difficilement montrable à un jeune public. Malgré tout, on a plaisir à retrouver la voix si marquante de Jean-Louis Trintignant dans le rôle du narrateur. Grégory Gadebois marque aussi de sa voix rauque et puissante le personnage du bûcheron, qu’il parvient à rendre particulièrement menaçant. L’adaptation de ce conte n’apporte finalement pas grand-chose de nouveau à la thématique, et la forme, qui aurait dû apporter un peu de légèreté, apporte au contraire un côté encore plus plombant au récit.
Bruno75010
Bruno75010

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2024
Un film à contre-temps.

Adapté d'un conte écrit en 2019. Revenir une fois de plus sur les atrocités de la Shoah et dénoncer le négationnisme (voix off de Trintignant à la fin)? Il y a encore 3 ans, pourquoi pas. Mais pendant les atrocités de la Russie en Ukraine et celles d'Israël en Palestine et au Liban, le gouvernement de ce dernier invoquant précisément l'antisémitisme à tire-larigot pour balayer toute critique, c'est complètement à côté de la plaque. Désolé Michel.

En plus, le scénario est faux. Ce conte est une fausse fiction, et vers la fin on reconnaît parfaitement des faits réels. Or le pays où cela se passe était occupé, et n'avait pas de gouvernement indépendant capable de réprimer la protection de "sans cœurs". Et les confondre avec ceux dans les trains qui en étaient justement les victimes... Les gens qui vivaient près des camps savaient parfaitement qui il y avait dans ces trains et ce qui se passait dans ces camps. Voir "Shoah" de Claude Lanzmann.

Or ceci, Hazanavicius et son scénariste le savent parfaitement. Alors pourquoi faire une intrigue mi-chèvre mi-chou comme ça? Je ne comprends pas.

Ecrit avec beaucoup de regret, car j'ai une énorme admiration pour ce cinéaste. Mais là...
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 novembre 2024
Dans un lieu et à une époque inconnus, une pauvre bûcheronne recueille, contre l’avis de son mari, un nouveau né abandonné sur les rails d’une voie de chemin de fer.

Inspiré d’un bref conte de Jean-Claude Grumberg, le film d’animation de Michel Hazanavicius brode une métaphore transparente : nous sommes au cœur de la Seconde Guerre mondiale, en Pologne, à une encablure du camp d’Auschwitz, sur le chemin des locomotives qui y conduisent par centaines de milliers les Juifs qui s’y feront gazer.

Un tel sujet ne peut que susciter une admiration révérencieuse. Le film a d’ailleurs été accueilli par une critique louangeuse et un bouche-à-oreille admiratif. Dans quelle mesure la renommée de Michel Hazanavicius, qui a signé quelques uns des films les plus stimulants du cinéma français contemporain (les deux premiers "OSS 117", "The Artist", "Coupez !") ? On peut se le demander. Aussi est-ce avec beaucoup d’humilité que je ferais entendre deux notes dissidentes.

La première ne concerne évidemment pas la représentation de la Shoah, au sujet de laquelle on ne rouvrira pas le débat lanzmannien, mais le scénario. Je lui ferais deux reproches. Le premier est de reposer sur un ressort bien mince : l’accueil dans ce foyer sans enfant d’un nouveau-né auquel la bûcheronne voue immédiatement un amour inconditionnel et auquel on sait par avance que le bûcheron, sous ses dehors de grand ours mal léché, finira par s’attacher. Le second n’est pas sans lien avec le premier : ce motif-là étant trop mince, le film, après être resté dans l’intimité de ce couple et de cet enfant pendant toute sa première moitié, se voit obligé de quitter ce huis-clos pour entamer une odyssée qui le déséquilibre.

La seconde concerne l’animation. Pourquoi avoir eu recours à cette technique ? Pourquoi ne pas avoir tourné une fiction avec des acteurs de chair et de sang ? Son utilisation répond-elle à un impératif esthétique ? scénaristique ? Suscite-t-elle plus l’émotion ou la réflexion qu’un film « ordinaire » ? Cette technique ne va-t-elle pas rebuter le public adulte auquel le film est destiné – même si on sait, bien entendu, que l’animation pour adultes est un genre qui connaît une popularité grandissante ? Ne risque-t-elle pas d’attirer des parents et leurs très jeunes enfants, comme ceux qui se sont enfuis au milieu de la séance à laquelle j’étais hier lorsque le récit a pris un tour horrifique ?
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Ce film est lourd, noir, et n’apporte rien sur le thème abordé. C’est un film d’animation mais il ne s’adresse pas aux enfants, qu’apporte-t-il aux adultes ? Les dessins sont splendides et appréhender ce pan de l’histoire en forme de conte et’ de dessins animés est original e’t audacieux mais ne m’a pas convaincu du tout ! La voix de D Blanc ne colle pas au personnage…
Je suis très déçue.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
La Plus Précieuse des Marchandises se classe parmi les meilleurs films d'animation français de ces dernières années. Une histoire présentée tel un conte afin de donner une position intemporelle à ce récit très émouvant.
À travers les événements dramatiques de la Seconde Guerre mondiale, le film de Michel Hazanavicius raisonne comme pouvant s'établir de nos jours tant le discours s'applique à différents conflits du monde.
L'esthétique épurée permet de ressentir pleinement l'émotion que dégage ce film. Celle-ci est froide afin d'appréhender la dureté de ces périodes sombres. L'histoire, courte et sobre, sert parfaitement le message voulu. Alors que certaines personnes propagent des idéologies de haines voulant diviser les peuples, nous sommes tous des Hommes avec un cœur qui bat.
Il faut aussi reconnaître que le doublage des voix est parfait avec entre autre Grégory Gadebois.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2025
Un conte qui aborde le thème de la déportation avec délicatesse. Émouvant et d'une grande beauté plastique malgré un parti pris radical et une esthétique un peu austère de prime abord. Mais le travail sur l'ombre et la lumière est remarquable.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2024
Michel Hazanavicius était jusque là connu surtout pour ses incroyables comédies en live action.

Avec La plus précieuse des marchandises il s'essaie à l'animation dramatique.

Le pari est réussi, beaucoup d'émotions, l'animation est réussie, le doublage est bon, la direction artistique excellente...

La plus précieuse des marchandises est une réussite.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
“La plus précieuse des marchandises”, le némésis du Petit Poucet ; un conte moderne

Dès le début du film, le conte du Petit Poucet est évoqué et c’est loin d’être un hasard.

Que raconte le conte du Petit Poucet ? L'histoire de parents qui n’ont pu les capacités d’être à charge d’enfant ; alors, il faut s’en débarrasser.

Que raconte “La plus précieuse des marchandises” ? L'histoire de parents endeuillés qui retrouvent par hasard leur rôle.

D’un côté, des parents qui ne peuvent plus l’être ; de l’autre, des anciens parents qui veulent le redevenir.

Quoi qu’il en soit, Michel Hazanavicius offre une bonne proposition d’un conte moderne. Le film est bon avec un scénario très beau ; issu d’un beau livre, issu d’une véritable histoire quelque peu enjolivé avec une réalisation curieuse mais intelligente.

Effectivement, la mise en animation a un aspect enfantin de part ses mouvements saccadés et ses dessins simplistes mais elle est très pertinente. Michel Hazanavicius capte l’attention du spectateur grâce à une animation singulière, une photographie marquante et de belles couleurs.

En fait, le film a attiré le grand public avec un aspect candide pour dévoiler un conte moderne touchant sous-couvert d’un contexte de guerre.

Et quel conte ! Le sujet est dur mais parfaitement abordé. Brièvement, l’histoire est bouleversante et la narration est bonne car elle a un côté de bercer le public. Mais il y a une manière intelligente d’aborder le sujet de la guerre ; il y a un tabou qui reste totalement présent. Sinon, les personnages, bien qu’ils aient plus de caractéristiques que de personnalités pures, sont relativement attachants et les suivre dans leur aventure est un véritable plaisir.

Succinctement, l’histoire est le cœur même de ce conte ; le sujet est dur, l’histoire est courte mais efficace et l’animation apporte une plus value au récit.
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