La Plus Précieuse Des Marchandises
Note moyenne
4,2
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345 critiques spectateurs

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92 critiques
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150 critiques
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74 critiques
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20 critiques
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Aubin Ricaud
Aubin Ricaud

15 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Comme une lumière dans la nuit, ce film d'animation est un chef-d’œuvre de sensibilité qui fait honneur au magnifique récit de Jean-Claude Grumberg. Le coup de crayon de Michel Hazanavicius est vraiment impressionnant, à la fois simple et complexe dans sa conception des visages, et d'une grande justesse dans l'évocation de la Shoah. Portée par des voix impeccables, l'histoire se love dans la douceur feutrée de la forêt polonaise, avec onirisme et poésie, ce qui contraste ensuite avec la brutalité des camps de la mort, le blanc de la neige et le noir des fours crématoires, le chant des oiseaux et les cris des bourreaux. Ce n'est pas un conte comme les autres. Certes, il en a l'efficacité, la délicatesse et la morale, mais il n'occulte en rien la part sombre de l'humanité, l'Enfer derrière le Paradis. Le trait est juste, du début à la fin. Juste, c'est le mot.
"La plus précieuse des marchandises" est une histoire déchirante, un film à la portée universelle, un conte sur la vie et sur la mort qui ne laisse personne indifférent. Un chef-d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2024
Une Pure Merveille. Michel Hazanavicius nous livre une Masterclass Cinématographique a travers ce Conte D'Animation Bouleversant et Éblouissant dont on ressort totalement émerveillé. Porté par une Réalisation Somptueuse et Fluide qui possède une Animation de qualité qui n'a rien a envier aux Films D'Animations Japonais ou Hollywoodien tout en nous embarquant dans une Ambiance Mélancolique et Sombre qui est accompagné par une Bande Originale envoutante de Alexandre Desplat qui nous transporte a merveille a travers quelques sublimes partitions musicales qui s'accorde magnifiquement au long métrage. Ensuite le Scénario est Prenant et Ludique du début a la fin tout en abordant avec maturité des Thématiques fondatrice comme l'Espoir,l'Amour,la Guerre et la Solidarité ainsi qu'une Réflexion intéressante sur l’Humanité et la Shoah qui est traiter avec finesse a travers son Rythme impeccable qui nous tient en haleine pendant 1h21. Ajouter a cela, des Séquences Impactantes et Puissantes qui nous fait traverser par tout les états émotionnelles inimaginables tout en privilégiant l’Émotion qui atteint ici largement son paroxysme a travers de Nombreuses Scènes Intimistes et Poignantes qui nous saisit a la gorge tout en réussissant a nous chambouler émotionnellement sans tirer dans le larmoyant. Enfin le Casting Vocale est Remarquable jusque dans les moindres détailles grâce notamment au regretté Jean-Louis Trintignant qui livre ici un de ce plus beaux rôles mais qui livre aussi une Performance Vocale de haut niveau sans oublier également les Prestations édifiants de Dominique Blanc et Grégory Gadebois qui apportent une prestation incroyable au Couple de Bucheron qui voit son quotidien chamboulé a tout jamais mais aussi l’impeccable Denis Podalydès qui vient apporter sa pierre a l'édifice en complétant cette Distribution Vocale Exemplaire. En Résumer, La Plus Précieuse des Marchandises est un Pur Bijou Cinématographique qui confirme la Virtuosité Intact de Michel Hazanavicius qui réussit haut la main son passage dans le Cinéma D'Animation dont ce dernier nous livre une Expérience de Cinéma sensationnelle a travers ce Film D'Animation Saisissant,Poétique,Humaniste et Majestueux qui rentre directement au Panthéon des Meilleurs Films D'Animation Français de ces 20 Dernières Années qui a le mérite d'être vu et revu par tout une génération.
Omg151
Omg151

84 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 novembre 2024
Vu en avant première, ce film m'a décu.
D'abord pour l'animation que j'ai trouvé très pauvre et assez laide.
Comment en 2024 peut on faire des dessins aussi médiocres
surtout en comparaison du chef d'oeuvre Flow, le chat qui n'avait pas peur de l'eau
qui vient de sortir et révolutionne le genre.
Déçu aussi par la mièvrerie et les bons sentiments, le film a le cul entre deux chaises,
ni pour les enfants, ni pour les adultes, je m'y suis ennuyé, tant tout est convenu et pas surprenant.
Comme dans The search, Hazanavicius n'est pas bon avec les grands sujets.
Son esprit de sérieux plombe tout et on se met à regretter son esprit potache d'OSS.
Mincealors
Mincealors

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 novembre 2024
Très déçue par ce film d'animation que la presse encense. Le dessin est moche, comment peut-on faire des dessins aussi grossiers ? et cela nuit beaucoup à la description des sentiments. L' histoire qui pourrait être émouvante, si elle n'était aussi convenue. La Shoa est un sujet trop sérieux pour en faire un conte aussi caricatural. La voix de J-Louis Trintignant est fatiguée, la bande son trop prégnante et le prechi precha moralisateur de la fin assez urticant !
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2024
Il faut être courageux pour s'attaquer de nouveau à ce sujet. Ce film d'animation ne nous apprend rien, les dessins ne sont pas beaux, l'histoire est assez convenue et la fin moralisatrice
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2024
C'est le premier film d'animation de Michel Hazanavicius (qui a dessiné lui-même les personnages puis confié l'ensemble du projet dessiné et animé à un studio français) et le dernier rôle de Jean-Louis Trintignant (la voix du narrateur). C'est aussi l'adaptation d'un roman éponyme de Jean-Claude Grumberg (coscénariste du film avec Michel Hazanavicius). Un roman sur la Shoah qui prend la forme d'un conte. On retrouve dans le film cette forme littéraire peu compatible, a priori, avec son sujet. L'exercice de style, délicat mais réussi, est rendu à l'écran avec délicatesse et sobriété, essentiellement au début et à la fin du récit. Le milieu est plus classique, tant sur le fond (l'évolution du bûcheron en matière de préjugés antisémites, l'amour porté à l'enfant sauvé, la lutte pour la survie, la fin des camps de concentration et le retour des survivants) que sur la forme (jeu chromatique subtil et animation soignée, certes, mais sans "patte" vraiment singulière dans le dessin). Dommage que cette variation sur l'univers des contes n'ait pas été plus filée tout au long du film. L'ensemble se tient néanmoins bien en qualité de ton (pour dire la douleur avec pudeur) et en efficacité narrative. Il y a quelques idées très belles et très fortes (le vol d'oiseau pour mener notre regard du fond des bois vers le camp de concentration ; la scène où le rescapé contemple son reflet horrible dans une vitre, en référence au Cri de Munch). D'autres séquences sont plus lisses. Quant au texte du dénouement, humaniste, célébrant l'amour et la vie, il est attendu mais émouvant, surtout avec le grain de voix de Trintignant. Et "le reste est silence".
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2025
Cinq étoiles sur l'intention. Nettement moins sur sa réalisation.

Toujours compliqué de critiquer un film quand on est plein d'empathie pour le fond. Mais au cinéma ce qui importe est le résultat, la forme. Et là ca fonctionne au début le temps d'appréhender le style et cela devient vite vide.

Un film qu'il est de bon ton d'apprécier mais qui d'un point de vu cinématographique ne mérite pas de telles éloges.

Très moyen.
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 décembre 2024
Difficile d'avouer qu'on n'a pas aimé un film sur la Shoah !
Hormis les 10 premières minutes de "La plus précieuse des marchandises", tout est insistant, surligné, étiré. Pour un film court, le temps m'a paru très long, avec une désagréable impression (inexplicable) d'être prise en otage.
Mais au-delà du côté appuyé de la réalisation, j'ai été vraiment choquée par la fin.
OUI, ces horreurs ont existé. Pourquoi donner la parole à ceux qui les nient, alors que les bruits de bottes se rapprochent un peu partout dans le monde ? Pour laisser place à un poncif du style : "l'amour est au-dessus de tout ça" ?
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2024
D'abord on savoure le dessin de Hazanavicius, à la fois simple et très humaniste, idéal au vu du sujet et pour souligner un style BD qui atténue l'horreur ambiante. Si le narrateur insiste pour ne pas être comparé au conte du Petit Poucet il n'en demeure pas moins que le début y emprunte beaucoup. Finalement la première partie est un peu redondante et se focalise trop sur l'isolement de la petite famille même si ça reste touchant. Le drame concentrationnaire se résume trop au passage du train. Il faut attendre que des soupçons s'éveillent pour que le récit devienne un peu plus palpitant. Par contre le récit est composé de deux passages maladroits... SPOILERS visitez site !... Mais le récit évolue enfin avec la seconde partie, c'est aussi tragique qu'émouvant, montrant l'horreur sans être démonstratif, laissant l'imagination faire le reste. On note l'inspiration du réalisateur par "Les Lumières de la Ville" (1936) de Chaplin. En conclusion, un joli conte dramatique, bien fait bien construite et bien mis en image, et d'un point de vue pédagogique juste assez intéressant pour le conseiller à tous.
Site : Selenie.fr
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
On avait déjà mouillé de larmes les pages du (très court) roman éponyme, dont les 100 petites pages cherchent (et trouvent) l'humanité, l'amour désintéressé, la préciosité de la vie, dans les plus atroces moments de l'Histoire (alors évidemment : on pleure, que voulez-vous). On a de nouveau (beaucoup) trempé nos joues devant l'adaptation de Michel Hazanavicius, qui évite le piège du copier-coller (impossible) du livre, en donnant à voir de façon frontale, distordues, sans filtre, les fameuses images mortifères des camps (qui étaient absentes du conte, il fallait avoir le recul historique pour combler les non-dits) qui frappent, font mal, impressionnent. On pense à ce train dont la fumée est agressive, dont le museau a le reflet d'une tête de mort, on pense à ces visages à la Edvard Munch qui hurlent toute l'horreur des camps, à ces milles images qui pourraient sortir de Nuit et Brouillard, qui nous anéantissent le cœur, le tout sur une musique d'Alexandre Desplat qui nous achève de beauté tragique (une de ses meilleures compositions). Mais dans toute cette vision cauchemardesque (si seulement ça n'avait pu rester qu'un mauvais rêve...), la bonté perce, l'amour d'une mère improvisée, d'un ronchon de bûcheron, d'un ermite inconnu, d'un père enfermé qui tient le coup dans l'espoir mince de revoir sa fille, toute cette palette de sentiments humains foudroient le nihilisme de ceux qui voudraient croire à la haine et à l'extermination. Dans cette adaptation encore, Michel Hazanavicius n'oublie pas de donner beaucoup de cœur à ses personnages, à créer de vraies scènes légères et touchantes ( spoiler: le bûcheron et la mère qui se cachent de part et d'autre de la maison, pour ne pas s'avouer que ce vieux ronchon l'aime bien, finalement, cette petite...
C'est simple, drôle, efficace). Au doublage, on se régale avec Dominique Blanc, Grégory Gadebois, et quelques phrases (au début et à la fin) du regretté Jean-Louis Trintignant. A l'animation, on retrouve une certaine fluidité, un soin des décors et des personnages qui flattent l’œil sans nous détourner de l'histoire. Et évidemment, on avait beau connaître la fin, on a replongé dans notre mouchoir, la scène étant difficile émotionnellement (
spoiler: cette petite fille qui rejette son père car il a une "gueule à faire peur" en ressortant des camps...
Craquements de paquets de mouchoirs dans la salle, reniflements, déglutitions : on nous tient). S'il garde la trame générale du livre (cette dame un peu naïve qui trouve un bébé dans la neige, et ne comprend pas quel danger il représente pour elle et son mari, aux portes des camps d'extermination...), le film de Michel Hazanavicius prend le parti de regarder plutôt vers le réalisme (les images explicites) que vers le "conte à compléter" (ce qui ne pouvait pas marcher à l'écran), tout en y faisant référence au travers de son animation très inspirée, de ses doublages aux petits oignons, de sa musique bouleversante, au service d'une histoire qui n'a pas fini de faire fondre notre cœur comme neige au soleil.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2024
Décidément, un touche-à-tout ce Michel Hazanavicius. Le réalisateur a sur tirer vers le haut le pastiche 007/Belmondo, oser le muet avec brio, dynamiter les conventions du biopic et se dépêtrer d'un remake en service commandé. Allons-y pour le film d'animations maintenant. Un projet des plus complexes, La Plus Précieuse des marchandises adaptant le livre éponyme de Jean-Claude Grumberg qui traite de la guerre et plus particulièrement de la Shoah. Hazanavicius respecte à la lettre l'essence de l'œuvre et délivre un conte puissant où chaque étape rappelle cette humanité qui se glisse entre les visions horrifiques. On regrettera cependant que le metteur en scène surligne certains moments avec une musique hyperbolique alors que plus de sobriété aurait été bienvenue. Le film se montre plus fort dans la simplicité, aussi brutale soit-elle. On supporte les moments les plus rudes parce qu'après le passage de ces sinistres trains qui tranchent avec la blancheur immaculée de ce décor, derrière les visages esquintés des victimes, une lueur subsiste. On la nomme compassion, et elle n'a besoin d'aucun artifice, d'aucune musique pour toucher.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2025
Belle et touchante animation ; les dessins et les textes sont simples et beaux, avec en fond le contexte bouleversant de l'horreur des camps pendant la seconde guerre mondiale. Une oeuvre à la fois triste et nécessaire.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2024
Merci à mon cinéma préféré (Le Méliès de Saint-Etienne) de nous avoir offert en avant-première le prochain film de Michel Hazanavicius, ainsi qu’une rencontre et même un tête à tête. Ce dernier n’en finit pas d’explorer tous les pans du cinéma avec ce coup-ci un film d’animation prévu pour le 20 novembre. Sous la forme du conte, il traite d’un sujet délicat : la Shoah. Au travers de ses personnages, il tient à rendre hommage aux justes lui qui nous a tenu ces propos plein d’humilité et de justesse : « en chacun de nous sommeille un génocidaire, une victime et un juste ; un rien peut faire basculer chacun de nous de l’un ou l’autre côté ». Même si son film est dur par son sujet, le mode de narration choisi lui permet de rester délicat. Il privilégie aussi le hors champs du camp d’Auschwitz le plus souvent possible et nous épargne la rudesse de la déportation. Il prend beaucoup de précaution qui permettent de rendre ce film visible par tous. Son dernier quart d’heure sans être dans le pathos fait naitre de nombreuses émotions. A vous de trouver la référence cinématographique de la scène la plus forte du film ; il dira lui-même qu’il s’est inspiré de « une des plus grandes scènes du cinéma ». Il était intéressant aussi de l’entendre expliquer toutes les difficultés rencontrées par un metteur en scène d’acteurs de chair et d’os lorsque l’on traite de l’animé. En lieu et place d’un story board, il a tourné un film avec des comédiens en amont du dessin pour choisir ses cadres, les mouvements,… Peut-être sera-t-il visible un jour ?
Son dessin est tout en sobriété, et tous les mouvements tellement pesés ; c’est un travail sciemment à l’économie aussi bien pour l’image, le texte et les dialogues. On sent la volonté de ne pas faire de fausses notes ; on aurait aimé peut-être un plus d’âpreté. Puis les dialogues sont portés par des comédiens d’exception : Dominique Blanc, Gadebois, Podalydès. Et surtout pour rendre solennelle la voix off, quel beau choix que de choisir JL Trintignant. Décédé depuis 2 ans ½, il a enregistré les textes alors que le film n’était pas fait… la magie du cinéma que d’entendre cette voix d’outre-tombe ressurgissant du monde des morts comme le personnage principal du film, rescapé d’Auschwitz… Quelle belle symbolique !!!
Bravo Michel Hazanivicius et merci pour ce moment de partage
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Fenêtre sur salle
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129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2024
Après des projets dont la subtilité n'était pas ce qui sautait aux yeux de prime abord (OSS 117, The Artist), le réalisateur oscarisé, décidément inclassable, nous met ici une claque monumentale en s'emparant de l'adaptation du conte de Jean-Claude Grumberg et en s'essayant à un nouveau genre : le film d'animation.

2024 avait commencé avec la sortie de La Zone d'Intérêt, film choc qui parvenait à représenter l'horreur de la Shoah d'une manière encore jamais vue jusque là. L'année se termine sur la sortie d'un autre film qui réalise la même prouesse.

À la différence près que, là où le film de Jonathan Glazer glaçait le sang de par la froideur de son dispositif, celui de Michel Hazanavicus apporte une poésie et une chaleur rarement utilisées pour dépeindre cet épisode de l'Histoire.

Et si, comme dans La Zone d'Intérêt, le hors champ est utilisé lorsqu'il s'agit d'évoquer les atrocités commises par les nazis, l'animation apporte ici un filtre qui permet d'aller plus loin et d'oser montrer ce qui pourrait paraître obscène en prises de vue réelles.

Le réalisateur ne cherche néanmoins jamais à sur appuyer son propos et préfère suggérer à travers des silences et de longs fondus noirs. Pour autant, plusieurs scènes resteront gravées dans les mémoires de beaucoup de spectateurs comme celle à l'intérieur des convois menant les déportés vers les camps, ou celle où des visages saisis par l'effroi et la mort se superposent, rappelant le célèbre Cri d'Edvard Munch.

Si la façon dont est dépeinte la déportation des Juifs est bouleversante, le film va bien au-delà de sa fonction de devoir de mémoire pour mettre en avant des valeurs universelles et intemporelles telles que le courage, l'humanisme et la résilience.

Un résultat d'une délicatesse infinie et parcouru de bout en bout par une élégance qui s'étend jusqu'au casting avec les voix des très grands Jean-Louis Trintignant, Dominique Blanc et Denis Podalydès.

La plus précieuse des marchandises est le premier film d'animation de Michel d'Hazanavicius, qui a dessiné lui-même chaque personnage, mais aussi son plus beau film tout court.

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Mario D.
Mario D.

30 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2024
Il s'agit d'une oeuvre magnifique. Le texte aussi bien celui du narrateur, extraordinaire Jean-Louis Trintignat, que celui des personnages et d'une grande profondeur. Contrairement à ce u'on peut lire par ci par là le dessin est très fort et il évolue avec la progression de l'histoire et des personnages. la musique est un acteur de plus. L'émotion traverse tout le film. Un film nécessaire qu'on a plaisir à voir cra on se sent impliqué, émus, bouleversés...
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