La Plus Précieuse Des Marchandises
Note moyenne
4,2
3911 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

345 critiques spectateurs

5
92 critiques
4
150 critiques
3
74 critiques
2
20 critiques
1
7 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2024
Michel Hazanavicius a tous les talents. Il sait écrire, filmer mais aussi dessiner. Il sait s'exprimer sur tous les registres, de l'humour au tragique.
S'attaquer au thème de la shoah est toujours une énorme prise de risque pour un artiste. Comment raconter l'indicible ? Comment montrer sans tomber dans l'obscénité ? Doit-on montrer ? Avec intelligence, Michel Hazanavicius a fait le choix du dessin et de la suggestion. Il ne montre que les trains et, à l'instar des films de Jonathan Glazer ou Laszlo Nemes, il ne cherche pas à montrer mais à faire ressentir. C'est un dessin-animé à la fois simple et puissant, adapté à tous les publics.
Bravo.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2024
Grumberg choisit la fable et Hazanavicius l'animation pour aborder la dés.humanisation, et ainsi transcender les limites de sa représentation. La simplicité apparente de la forme, qu’il s’agisse de l'un ou de l'autre, décuple son impact sans jamais l'atténuer.

C'est sous les traits d'un conte que Grumberg choisit de ne jamais la nommer. Les trains, la forêt, et l'horreur des camps se transforment, dès lors, en symboles, dans une mécanique froide et implacable. Mais au milieu de cette barbarie industrielle, surgit un espoir : la plus précieuse des "marchandises", ce bébé, jeté hors d'un train, qui échappe à sa fatalité.

La narration et l'animation, à la fois universelle et intime, rappelle que l'horreur se heurte à la résistance silencieuse de pauvre bûcheron et de pauvre bûcheronne, dont le geste simple – recueillir cet enfant – devient un acte de rébellion contre l'inhumanité. Là où les bourreaux ont perdu toute âme, ils incarnent, tour à tour, la compassion, la dignité que rien, pas même la plus extrême des précarités, ne peut éteindre.

L’innocence du conte, traversée par la musique déchirante d'Alexandre Desplat et sublimée par le doublage vibrant d’émotion, bouleverse et percute.

Ainsi, Grumberg, Desplat, Hazanavicius et ses comédiens nous rappelle qu'il y a,
Des silences funèbres,
Des silences qui crient,
Mais aussi,
Des ombres qui brillent.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2025
Michel Hazanavicus frappe fort avec « la plus précieuse des marchandises ». Un film très simple mais à l’animation originale et très charmante, avec un scénario classique mais qui frappe toujours fort quand il s’agit d’émotions et des personnages qui sonnent juste. Et surtout : il faut saluer le travail d’Alexandre Desplats, dont la musique vient renforcer cette émotion et sans laquelle ce long métrage paraîtrait bien moins marquant. Une très belle œuvre, très touchante !
Judithtexas
Judithtexas

66 abonnés 229 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2025
Un excellent film d'animation qui narre la triste histoire d'une enfant juive jetée hors du train de la mort par ses parents. Très émouvant !
RevoMar
RevoMar

28 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2024
Vu au festival des Vendanges du 7eme Art. Bien que la Shoah soit un sujet très abordé dans le cinéma, en parler de cette manière, c'est à dire de façon plutôt implicite et sous forme de dessin animé, demeure assez rare. Cette période de l'histoire est évidemment horrible, et on le ressent dans le film, mais on ressent aussi des émotions positives ou plus douces lors de certaines scènes assez tendres ou un plus légères. Les dessins sont absolument magnifiques et ont beaucoup de caractère. Les personnages connaissent une vraie évolution et leurs relations sont vraiment intéressantes. Le film n'essaye quand même pas d'adoucir de façon abusive la réalité et reste parfois dur, car il faut rappeler la réalité de l'Holocauste et ne pas chercher et le minimiser (Big up aux négationnistes).
Michel Moatti
Michel Moatti

21 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2024
Ce conte raconte une histoire qui n'existe pas mais qui aurait pu être réelle tant le cauchemar de la Shoah a permis à des Justes de montrer leur humanité. le dessin animé est ici un moyen idéal pour transporter le spectateur dans la fiction. Le dessin est sobre, élégant, les personnages sont traversés de failles et d'hésitation. Il en reste une oeuvre poétique et humaniste qui rassure un temps sur la possibilité d'autre chose que l'horrible réalité du monde. Mais en sortant de la salle, on se dit comme Brecht : "Le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde".
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2024
Ce n'est évidemment pas un dessin animé à la Disney mais "la plus précieuse des marchandises" même avec des séquences d'une grande noirceur - les charniers des camps - délivre son message d'espoir et sa foi en l'amour simple des humanités. On s'habitue petit à petit" à un trait plutôt épais dans le dessin et les voix qui accompagnent le film sont toutes d'une grande justesse.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2024
J’étais assez curieux de voir ce que Michel Hazanavicius allait nous offrir avec son premier film d’animation, dont il a dessiné les personnages, et il s’avère que c’est une petite pépite.

D’entrée, j’ai été touché par la voix si particulière et grave du narrateur : Jean-Louis Trintignant.
Ça fait vraiment quelque chose de l’entendre à nouveau dans une salle de cinéma, deux ans après sa mort…

Nous sommes en Pologne, pendant la Seconde Guerre mondiale.
On y découvre un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne, parce que dans ce conte, les personnages n’ont pas de nom, comme pour rendre l’horreur du récit plus universelle.
Ils vont recueillir un bébé jeté d’un des trains qui traversent régulièrement leur bois.
Un « sans cœur », comme le nomme notre pauvre bûcheron, qui va bouleverser la vie du couple.

Alors, pour être honnête, dans un premier temps, j’ai eu un peu de mal avec le style graphique du film, mais rapidement, la direction artistique a fini par m’emporter grâce à l’ambiance qu’elle réussit à installer et, surtout, sa gestion extrêmement maîtrisée des couleurs, des ombres et des lumières.

Comme je le dis plus haut, Hazanavicius nous livre un conte extrêmement sombre, montrant le pire et le meilleur de l’être humain.
Tout au long du film, des scènes d’une grande noirceur s’enchaînent avec d’autres d’une tendresse infinie.
On navigue constamment entre l’horreur et la poésie, le tout sublimé par la magnifique musique d’Alexandre Desplat.
Son film m’a d’ailleurs pas mal fait penser au chef-d’œuvre Le Tombeau des Lucioles, pour la gravité du propos et l’onirisme qui s’en dégage.

Et si l’histoire réussit à aussi bien toucher le spectateur, c’est surtout grâce à la mise en scène du réalisateur.
Une chose que j’aime dans le cinéma, c’est quand on utilise l’image comme moteur narratif, et ça, Hazanavicius le fait ici admirablement.
Son film est peu bavard, et c’est souvent par sa mise en scène qu’il nous raconte les choses.
Aussi bien les faits, avec des scènes parfois glaçantes, que les émotions de ses personnages, comme lors d’une scène de rencontre qui vient t’arracher les poils sans le moindre mot.

Le réalisateur nous offre une œuvre profondément bouleversante, puissante et poétique, qui mérite amplement d’être découverte.

https://www.critiquesdunpassionne.fr
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2024
Toujours des projets intéressants et originaux,
un premier film d'animation
pour Michel Hazanavicius pertinent.
Une atmosphère sobre et sombre...
Pas pour les trop jeunes...
RitchieGueko
RitchieGueko

27 abonnés 651 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2024
La Plus Précieuse des Marchandises est un film d'animation réalisé par Michel Hazanavicius sorti en 2024.
Ce conte animé est tout simplement bouleversant. Doté d'un style d'animation soigné et particulièrement adapté au sujet lourd traité dans le long métrage (la déportation), cette adaptation du livre de Jean-Claude Grumberg parvient, en peu de mots, à dire énormément. Portés par les voix de Dominique Blanc, Grégory Gadebois et Denis Podalydès, les personnages sont tous extrêmement bien écrits, avec des évolutions qui permettent au spectateur de s'identifier à eux et à leur détresse. Le tout est porté par une partition particulièrement délicate d'Alexandre Desplat qui se marie magnifiquement avec l'image. Il convient également de souligner la présence forte de Jean-Louis Trintignant dans le rôle du narrateur, même si spoiler: son monologue final est peut être en trop : tout est souligné sans trop en faire, et c'est peut être le seul moment où le réalisateur veut enfoncer une idée dans la tête du spectateur, ce qui est un peu dommage
.
Ce film d'animation est une petite merveille, un film important sur ce drame, un devoir de mémoire absolument nécessaire. Bouleversant.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2024
Hommage aux Justes !

Michel Hazanavicius a décidé d’adapter le conte éponyme de Jean-Claude Grumberg. Un film d’animation signé du réalisateur de The Artist, des deux pastiches d’OSS117, Coupez !, ou Le prince oublié… autant de films, autant de genres différents, c’est un énorme surprise et une très belle surprise. Il était une fois, dans un grand bois, un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne. Le froid, la faim, la misère, et partout autour d´eux la guerre, leur rendaient la vie bien difficile. Un jour, pauvre bûcheronne recueille un bébé. Un bébé jeté d’un des nombreux trains qui traversent sans cesse leur bois. Protégée quoi qu’il en coûte, ce bébé, cette petite marchandise va bouleverser la vie de cette femme, de son mari et de tous ceux qui vont croiser son destin, jusqu’à l’homme qui l’a jeté du train. Leur histoire va révéler le pire comme le meilleur du cœur des hommes. 75 minutes de beauté absolue sur un sujet lourd mais sublimé par le tact et la subtilité. Une leçon de scénario et de cinéma.
Parce que son histoire personnelle est intimement liée à la Seconde Guerre Mondiale — il est issu d’une famille de Juifs d’Europe de l’Est — Michel Hazanavicius a longtemps refusé de faire un film sur la Shoah. C’est lui-même qui a réalisé tous les dessins, dans une superbe esthétique quasi japonisante. Le film part du conte, mais peu à peu, la réalité s’immisce à travers les yeux même des personnages. Cette histoire peut d’ailleurs être vue par les enfants comme par les adultes, chacun ayant son propre niveau de lecture. Jamais, par exemple, les mots Shoah, nazis ou juifs ne sont prononcés. Michel Hazanavicius n’a pas voulu se focaliser sur la mort ou la guerre, mais a souhaité davantage rendre hommage aux Justes. Cette pépite est un film sur la vie. Sublime !
Le régal est parfait quand on sait que ce sont les voix de Jean-Louis Trintignant, - décédé en juin 2022, qui fait ici sa dernière apparition vocale - Dominique Blanc, Grégory Gadebois et Denis Podalydès qui soutiennent les images. Sans oublier la superbe musique d’Alexandre Desplats qui sublime l’ensemble. Pas de déni, pas de voyeurisme, ce bijou lutte à sa manière contre l’effacement de notre mémoire collective. Etonnamment oublié par le jury de Cannes, voilà un moment bouleversant de cinéma à ne manquer sous aucun prétexte.
Nathbar
Nathbar

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2024
C'est le film d'animation à ne pas louper. Le réalisateur a su habilement nous raconter une histoire avec un graphisme sobre et des personnages émouvants ..."on aurait tant aimé que cela ne se soit pas réellement passé" c'est la conclusion qu'on en tire avec quelques larmes en sortant de la séance ! une note positive malgré tout : "l'amour c'est ce qui existe de plus précieux"
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2024
Michel Hazanavicius livre avec "La plus précieuse des marchandises" un film impeccablement animé, intimiste et pourtant universel.
Un métrage aussi délicat que bouleversant, où l'amour côtoie au plus près le pire de l'humanité.
Sinaloc
Sinaloc

16 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2024
Vu en avant-première avec la présence de Michel Hazanavicius. La Plus Précieuse Des Marchandises est un film absolument magnifique et bouleversant qui traite avec habileté et intelligence d'un sujet grave, celui de la Shoah. Le film nous tire les larmes à plusieurs reprises et l'animation permet au film de toucher tout le monde, y compris les plus jeunes, malgré le thème. C'est un film qui hante nos pensées bien après avoir quitté la salle, et c'est sans aucun doute l'un des meilleurs films de cette année.
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2024
"Je m'étais toujours dit que je ne ferais jamais un film sur la shoah". Ces mots de Michel Hazanavicius montre bien à quel point le roman d'où est tiré le film l'a marqué. De plus il a choisi de le réaliser en film d'animation. Tout d'abord tourné vers les premiers Disney avec "Dumbo" ou "Blanche neige et les 7 nains", le réalisateur s'est rendu compte que les dessins étaient "trop rond et enfantin". Il est alors par la suite tombé sur des estampes japonaises qui lui a donné le style graphique du film, complétés par les illustrations de Henri Rivière, un français. Un style plutôt desaturé que j'ai trouvé très réussi et vraiment en accord avec le propos.
Avec ce film d'animation, Michel Hazanavicius parvient à être sélectionné en compétition au festival de Cannes, ce qui relève presque du miracle. Pas dans le sens où le film n'est pas bon mais plutôt dans le sens où les films d'animation sélectionné en compétition à Cannes se comptent sur les doigts d'une main. Surtout que parmis ceux qui ont été sélectionnés on a des films d'animation tellement en dessous d'autres qui auraient mérité d'y être. Shrek par exemple a été sélectionné en 2001 mais il y a tellement de chef d'œuvre du cinéma d'animation qui aurait tellement plus mérité que DreamWorks.

"La plus précieuse des marchandises" met donc en scène une Pologne plus que jamais antisémite où une jeune bûcheronne va recueillir un enfant tombé jeté par ses parents d'un train. Tout tourne autour du fait que cet enfant est évidemment un enfant juif. Et ce qui est intéressant sont les réactions tout d'abord de son mari mais aussi de son entourage.
spoiler: Spoiler : Maintenant j'ai eu quelques incompréhensions dans l'histoire notamment le fait qu'à un moment du film, des bûcherons attablés avec le père, disent qu'enfin, la guerre est fini. Cela porte à confusion, car à ce moment là, on a pas encore les plans des déportés juifs dans les trains. On se dit donc que oui ça y est c'est la fin de la guerre. Sauf que plus tard, nous avons des plans dans les trains et les camps de concentration. Je me suis donc dit que nous avions un film monté sur deux axes avec deux temporalité différentes, sauf que les deux vont se rejoindre et il s'avère que non, tout est dans une seul temporalité. Peut être que j'ai un manque de connaissances historiques de l'histoire de la seconde guerre mondiale en Pologne, peut être que la guerre était vu comme terminé une fois que le pays a été envahi mais c'est quand même très bizarre.


La question d'un film sur la Shoah est toujours délicat, car cela fait parti des sujets qui vont forcément toucher le public et comment mal noter un film sur cela ? Cela peut être aussi vu comme une manière de faire du cinéma "facilement". Peut être que Hazanavicius a prononcé cette phrase en ayant aussi un peu cela en tête.
Claude Lanzmann lui a par exemple vraiment choisi de ne rien montrer dans son documentaire "Shoah" de 9h mais de se concentrer uniquement sur les témoignages et des images actuelles qui nous laisse imaginer l'horreur à travers les témoignages.
Mais dans ce film on montre quand même l'horreur des camps. spoiler: Spoiler : Par contre on a à un moment une superbe idée, où le père de cette petite fille est en train d'entrer dans le camp poussé par les nazis, et subissant l'horreur mais en ayant rien autour de lui, avec l'obscurité qui l'entoure et nous laissant imaginer ce qu'il subit. C'est quelque chose que j'ai trouvé vraiment bien vu et je pense qu'il aurait pu être plus long.


Au niveau des musiques, c'est assez original et ça colle vraiment bien que ce sois avec l'histoire et le style du film, on a des musiques vraiment glaçante en fonction de l'action ou mignonne pour le début avec l'enfant.
Pour conclure, j'ai bien aimé, pour moi c'est une réussite et je me demande comment fonctionne la réalisation d'un film d'animation pour un réalisateur comme lui qui n'en a jamais fait, c'est aussi ce qu'a fait Guillermo Del Toro par exemple avec Pinocchio même si on parle de stop motion.
Ce n'est pas du tout le film le plus marquant sur la shoah que j'ai vu, mais il apporte son originalité en mettant en scène deux bûcherons polonais.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse