Derniers Avis : La Plus Précieuse Des Marchandises - Page 23
La Plus Précieuse Des Marchandises
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An Zun
1 critique
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4,0
Publiée le 20 septembre 2024
Émouvant, poignant cet animé qui raconte l'holocauste par le prisme d'une femme prête à tout pour sauver son enfant miraculeux nous prend aux tripes. Le train, symbole de vie et de mort reste un personnage majeur du métrage. L'allusion au cri d'Edward Munch pour symboliser l'horreur des camps est également glaçant. Magnifique moment de cinéma en compagnie de son réalisateur Michel Hazanavicius qui a échangé avec gentillesse et simplicité pour le Festival du Film de Fiction Historique de Plaisance du Touch à été un moment rare du Festival. Plus qu'un film, une lecon d'histoire partagé avec le public ému.
"Surprise, l’unique film d’animation en sélection cannoise est aussi en compétition : La Plus Précieuse des marchandises, de Michel Hazanavicius. Cela ne s’était pas produit depuis La Planète sauvage en 1973. Le cinéaste a mis ses talents de dessinateur à profit pour revenir sur un épisode bouleversant qui aurait pu se produire dans les années 40, à la lisière du camp de concentration d’Auschwitz. Un bébé est miraculeusement sauvé par une pauvre bûcheronne et le reste de l’aventure est à découvrir dans le cœur battant des personnages."
"L’hiver est rude au cœur d’une forêt polonaise, mais ce n’est pas cette atmosphère qui nous a immédiatement paralysé au démarrage de la projection. Un narrateur présente un conte d’une grande sensibilité et c’est bien la voix de Jean-Louis Trintignant, disparu deux ans plus tôt, qui nous accueille dans un monde plein de noirceur. Sans forcément savoir à quelle époque nous sommes plongés, c’est d’abord les lamentations d’une pauvre bûcheronne au pied des rails qui traversent la Pologne. Par miracle, ce que l’on devine être un convoi des déportés relâche un bébé dans la neige. Le réflexe est donc immédiat pour cette femme qui se languit d’une enfant depuis un moment."
"Tout le monde possède un cœur et l’objectif est de pouvoir l’entendre, signe que l’humanité n’est pas condamnée à renoncer aux trésors de la vie. D’une péripétie à une autre, l’enfant devient le fil rouge d’un récit beaucoup plus décousu, avec des flashbacks qui nous propulsent à l’intérieur du camp d’Auschwitz notamment. Cela permet également de lancer un nouvel arc narratif qui se recoupe avec le premier. C’est là que l’animation traditionnelle gagne à devenir cérébrale, lorsqu’Hazanavicius représente les âmes sacrifiées d’une guerre que personne n’a réclamée. Pourtant, il existe bel et bien des méchants dans cette histoire. Le film ne leur donne en aucun cas du crédit et reste ferme sur la réalité des exterminations de masse, quitte à fièrement épouser le mélodrame. Et même s’il n’est pas ce que l’on retient en premier de la compétition cannoise, force est de constater que les choses semblent avancer pour le mieux en termes de diversité des genres. C’est donc avec une grande maîtrise et une sobriété esthétique que La Plus Précieuse des marchandises convainc."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Film intéressant à son lancement mais qui fait malheureusement un peu pchit ensuite. Il y avait moyen de faire qqch d’un peu original sans s’écarter du message qui voulait être délivré et même que le message aurait gagné en puissance avec des suppositions plus que des explications presque agressives. Dommage, il manque ce petit plus
Magnifique visuellement, une histoire touchante qui débute, malheureusement l'histoire n'est pas passionnante jusqu'au bout. À voir pour les visuels tout de même qui sont sublimes.
Vu au festival des Vendanges du 7eme Art. Bien que la Shoah soit un sujet très abordé dans le cinéma, en parler de cette manière, c'est à dire de façon plutôt implicite et sous forme de dessin animé, demeure assez rare. Cette période de l'histoire est évidemment horrible, et on le ressent dans le film, mais on ressent aussi des émotions positives ou plus douces lors de certaines scènes assez tendres ou un plus légères. Les dessins sont absolument magnifiques et ont beaucoup de caractère. Les personnages connaissent une vraie évolution et leurs relations sont vraiment intéressantes. Le film n'essaye quand même pas d'adoucir de façon abusive la réalité et reste parfois dur, car il faut rappeler la réalité de l'Holocauste et ne pas chercher et le minimiser (Big up aux négationnistes).
Un joli film pendant la Shoah près des camps, sur un couple de bûcherons polonais qui récupère et élève une fillette juive abandonnée par ses parents déportés. C'est très dur, certaines scènes traumatisantes sur l'horreur des camps, mais qui retranscrit fidèlement la tragédie. Belle fin dans la gare du Nord avec la voix du narrateur JL Trintignant.
L’histoire est très bien écrite avec des personnages attachants, l’animation et les décor sont juste magnifiques. Je vous déconseilles de vous spoiler avant de voir le film.
Une prouesse technique,qui permet à ce film d animation de faire très bien passer les sentiments des héros et un bon moyen de faire un cours d histoire bien nécessaire encore
J’ai eu l’occasion de le voir au festival d’Annecy. Il est magnifiquement bien réalisé, le choix des voix pour ce film est assez incroyable. L’histoire peut sembler courte mais très touchante. Il parle d’une des périodes de l’histoire les plus sanglante qu’il soit. L’histoire se déroule non loin d’un des endroits d’extermination des plus horribles qu’il existe (en Pologne). Enfin, je trouve qu’il manque de dialogues mais cela reste suffisant quand il n’y a rien à dire. Pour ma part, je suis resté sans voix à la fin du film.
Film vu lors du festival d'animation d'Annecy. Magnifiques dessins, mise en lumière, une musique envoûtante, des temps suspendus de silence on l'on retient son souffle. J'ai été percutée et subjuguée par ce film d'animation.
Un conte pour enfant où l'on retrouve des bûcherons vivant dans un bois. C'est ainsi que l'histoire commence jusqu'à ce que tout s'accélère, surtout les trains, et que l'histoire rentre dans l'Histoire. L'atmosphère du film se transforme pour laisser place à la vraie histoire, la vraie réalité. Une approche de la seconde guerre mondiale qui m'a beaucoup plu, étonnante presque déroutante, elle permet de savourer d'autant mieux le message derrière.
Un bien beau film d'animation que La Plus précieuse des marchandises, narrée par la plus belle voix de l'histoire du cinéma français (RIP Trintignant), et réalisée par un Michel Hazanavicius s'attaquant à un nouvel exercice.
Prenant place lors de la Shoah, le film nous montre un couple de bûcherons polonais recueillant un bébé jeté d'un train de déportés. D'abord dource de tension dans le couple, cette "marchandise" deviendra le cœur émotionnel du gilm, tandis que la narration nous invitera aussi à voir ce qui arrive à sa famille initale dans un camp.
De par sa dimension de conte, rien n'est nommé mais tout est évocateur, dopé par une superbe animation de 3.0 Studio (La Tortue Rouge, Des Ours en Silice). On pourra d'ailleurs noter un sacré travail sur la lumière, et les effets de fumée !
Le film part également sur un terrain beaucoup plus sombre et désespéré dans sa seconde partie, même si la dimension émotionnelle est légèrement amoindrie par son intrigue facile (on est dans un conte d'1h20 après tout), alors sue la musique de Desplat est même sur-signifiante dans un pourtant vrai bon climax.
De quoi amoindrir l'efficacité du film, mais pas sa portée universelle. Encore une fois, l'animation française montre qu'elle est une des plus audacieuses au monde, tout en étant capable d'aborder des sujets adultes.