J’ai trouvé cette œuvre magnifique et très touchante. Hazanavicius possède en tant que réalisateur une palette à la largeur impressionnante.
Ici le drame est de mise, avec l’histoire d’un couple rural polonais venant à la rescousse d’un nourrisson jeté par ses parents depuis les trains de la mort durant la IInde guerre mondiale. Déchirure, joie, noirceur et lumière cohabitent dans ce récit durant lequel il est difficile de ne pas lâcher une larmichette.
Magnifique film d'animation tout à fait adapté aux adultes. On pleure un peu mais l'ensemble est assez fort et démonstratif. Le scénario est plaisant et doit éveiller un jeune public sur cette période. Un très bon moment.
on est pas loin du chef d'œuvre. ce metteur en scène m époustoufle : il touche à tout avec beaucoup de succès, il réalise de tout : films divers comédie tragédies etc..et maintenant un film d'animation parfait : une composition magistrale, un scénario impeccable.. superbe
Je suis très surprise de voir que le film est labellisé "à partir de 10 ans". L'histoire de ce bébé jeté par son père, pour le sauver, d'un convoi en route vers un camp de la mort, comporte des scènes d'une intensité effroyable, propres à hanter longtemps. Non seulement à cause des scènes de camp, cauchemardesques, mais aussi parce que le bébé et ses parents adoptifs sont la proie d'un antisémitisme sauvage. Le film est très beau, sombre, avec des dessins tracés comme au plomb de vitrail. La voix de Trintignant entendue pour la dernière fois ajoute à l'émotion. Mais ce n'est pas parce que c'est un dessin animé que c'est pour les enfants.
Le sujet est grave, présenté sous forme de conte . Beaucoup d'humilité dans ce très joli film porté par la voix de Jean-Louis Trintignant qui nous manque tant. Michel Azanavisius nous surprend encore par son énorme talent, tous genres confondus.
C'est un film très émouvant qui mérite d'être vu au moins une fois dans sa vie. J'avais lu le livre avant de regarder le film et j'ai été ravi de voir qu'ils ont parfaitement réussi à retranscrire l'émotion qui m'avait déjà submergé lors de la lecture de ce livre. Je recommande vivement.
Pareille histoire ne s'est peut-être jamais produite sous cette forme. Tel quel, c'est un conte qui tient de l'extraordinaire ; mais, après tout, il existe bien des trajectoires individuelles des plus invraisemblables. En revanche, une chose est certaine : il s'agit d'un condensé, d'une somme de parcours et de destins unis en une unique trajectoire enroulée autour d'un petit être, cette petite marchandise tombée du train. Idée simple des plus percutantes : il n'y avait pas besoin de faire autrement. Tout est dit au fur et à mesure avec des personnages qui ont peut-être existé de cette façon ou d'une autre, mais qui, certainement, représentent quelque chose. Les symboles sont effectivement légion. Que ce soit cet Ours de Bûcheron bourru, petit homme du peuple endoctriné recelant, au fond, une immense gentillesse ; ce soldat défiguré, écœuré de la guerre comme des hommes, mais pas tout à fait du sort de ses semblables - ces bourreaux, qu'ils aient un nom et un visage - ou pas ; ces misérables, autant de visages, autant de récits, de vies qui comptent, et que pourtant, nous n'entendrons jamais. À une exception parfaitement évocatrice. En dire plus est difficile. L'œuvre alterne trop entre la chaleur réconfortante dégagée par ses protagonistes et l'horreur absolue qui se joue, là-bas, non loin de la forêt. Avant que l'injustice ne frappe une fois de plus, encore plus près. Comme une opposition primaire entre la couleur de cette nature au caractère si rude, et pourtant si ensorcelante ; et l'action des Êtres Humains, si monstrueusement abominable qu'on la décrirait comme indicible. Souvent, les mots ne suffisent pas, car l'image parle d'elle-même. Ce que l'on voit, ce qui est montré, dit déjà tout. Que reste-t-il, alors ? Pas-grand-chose ; c'est un grand coup dans la tronche dont on ressort hébété, sans trop savoir que dire. Un rappel nécessaire de ce que l'Être Humain est capable de faire, que ce soit dans le pire comme dans le meilleur, et une extraordinaire exhortation à ne plus jamais laisser tout ceci se reproduire - enfin, à chérir la vie, les êtres vivants et nos semblables.
Passé la surprise de réentendre Jean-louis Trintignant, on se laisse happer par ce récit simple et bouleversant. Le choix d'un père désespéré de confier à une silhouette inconnue la vie de son enfant, celui d'une femme puis de deux hommes de protéger et chérir la vie. Le choix de renoncement, d'épreuves et de métamorphoses. Les horreurs des camps montrés sans en rajouter, puis la survie aux épreuves. Des clins d'oeil artistiques par le biais d'un dessin aux couleurs et luminosités superbement travaillés (par exemple "le cri" de Munch). Remarquable.
Superbe conte brillamment conté. A la fois beau et sombre, réconfortant et bouleversant. Des sujets importants, glaçants et des images graphiques frappantes. Un très bon travail artistique. Attention aux âmes sensibles et aux cœurs fragiles, sortez les mouchoirs.