Full Metal Jacket
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stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2011
Full Metal Jacket est plus qu'un film de guerre. Il s'agit d'un film politique - axé sur la dignité humaine - remettant en question les mauvais traitements infligés par un sergent instructeur sur les soldats d'un camp militaire. Le film se compose de trois parties, et la première est selon moi la plus captivante. On assiste dans cette partie à la dégradation mentale de l'engagé Baleine, qui se transforme peu à peu en une véritable machine à tuer( contrastant avec l'aspect un peu gauche de son personnage au début du film ). Les dialogues sont dotés d'un humour saignant et l'interprétation de Lee Ermey est excellente. La deuxième partie est certainement la moins intéressante puisque trop narrative: elle ralentit quelque peu l'intrigue. La troisième partie - L'embuscade - est plus comtemplative et fascine par sa photographie et son aspect tragique. Véritable pamphlet contre l'utilisation des armes et la formation militaire - la scène où Léonard la Baleine parle à son fusil en est un bel exemple - ce film de Stanley Kubrick est l'un des rares films de guerre à ne pas sombrer dans les scènes de combats conventionnelles manquant de profondeur. Le tout accompagné par une bande son très rock n' roll et la musique sublime de Vivian Kubrick.Un chef d'oeuvre du maître.
Shelby77
Shelby77

193 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2016
Critique de "Full metal jacket".
Un film de près de deux heures qui nous racontent le parcours de jeunes recrues de l'armée américaine pendant la guerre du Vietnam, il est divisé en deux parties : d'abord leur formation, ensuite leur travail sur le terrain. Malgré un sujet vu et revu Stanley Kubrick parvient à réaliser un film drôle et sérieux simultanément tout en brisant certains codes du genre. La première partie est très intéressante, de par son efficacité et ses répliques cultes. La seconde partie est moins intense, mais reste grandiose. Un film incontournable à voir au moins une fois. 4/5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2011
certainement le meilleur film de guerre qui soit. mr kubrick nous emporte encore une fois dans un chef d'eouvre. rien d'autres à dire
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2017
Avec une filmographie de qualité et d’excellence, Stanley Kubrick enchaine les succès. Il suffira de citer Shining, Barry Lyndon et Orange Mécanique pour appuyer cette lignée royale. Et au cœur de ce récit de guerre, le réalisateur vise essentiellement à reconsidérer l’antimilitarisme et dégage l’idée d’une violence fleurissante. Que ce soit au sein d’un groupe ou d’une société, on s’expose tôt ou tard aux limites émotionnelles qui font même régresser le plus sage et innocent de tous.

Deux parties se distinguent alors. Tout d’abord la formation au camp d’entrainement, puis l’entrée dans la Guerre du Vietnam. Sur le premier point, Kubrick soulève l’acharnement physique et morale qu’endurent les enrôlés. A l’image du sergent instructeur Hartman, très convaincant, les jeunes recrues façonnées par l’adolescence d’une vie paisible en bavent. C’est avec fermeté et rationalité qu’on jette ces « gamins » dans la fosse, communément appelé « réalité ». La guerre est inévitable et on part de ce constat, bien que le discours à son sujet ne trouve satisfaction que par la suite. On passe donc un moment dans l’internat du risque, où chacun doit s’adapter au rythme imposé. Les faibles sont écrasés, tandis que les plus coriaces se contentent de subir le revers de ce handicap. On construit ainsi la figure de groupe, d’une équipe, d’un système qui évolue vers l’instinct grégaire, doux reflet de l’époque jusqu’à nos jours. Mais il arrive que l’on sorte du lot, qu’on se renferme sur soi. A partir de cet instant, on doute de son identité. On recherche un objectif aisé, afin de triompher et de baigner dans la gloire personnelle.

L’instructeur reflète quant à lui, le travail marketing qui pousse à la violence. Il emploie d’ailleurs cette « compétence » afin de greffer sa philosophie du combat. La troupe résonne à l’unisson et pèse sur notre conscience. Le montage est au rythme des pas et des chants patriotiques. On y insère un langage souvent vulgaire mais toujours compréhensible. Rien ne flirte avec l’excès, tout est calculé avec justesse. On y crée ainsi des bêtes assoiffés de sang, mais où est la légitimité dans tout cela ? Quelles sont les limites et les conséquences ?

Vient alors le déménagement sous les tropiques. Le réalisateur met en avant l’occupation parfois confuse des Américains sur place. La communication et les relations avec les civils en disent long sur l’état d’âme des soldats formés. Dans la continuité de ce qu’on a pu voir dans le premier acte, il est assez logique d’évoquer en quoi la peur est au centre du sujet. Les soldats sont présentés comme des machines de guerre, car dépourvu de consciences. Ils sont déshumanisés au plus haut point, à l’exception de certains qui conserve une combattivité qui rime davantage avec « vouloir la paix » qu’avec « imposer la paix ». L’environnement ne se prête pas à la violence conventionnelle, car les batailles sont majoritairement gagnées par les troupes occidentales. Mais alors quel est l’intérêt d’une guerre qui n’a pas su être gagnée ? Toute la réflexion se porte sur l’utilité des forces présentes. La folie et la violence guident la foule, mais elles s’avèrent nécessaire dans ce système qui convoite la paix. On vend alors davantage l’image des « héros de guerre ». L’entrainement en fait des surhommes, alors qu’il ne fait que détruire de plus en plus son objectif. Il faudra attendre le dénouement pour remarquer une métaphore du vice et de l’enfer sur Terre. Tout serait à prendre au sens propre, car comme ils le disent si bien dans l’intrigue, nous y sommes déjà dans un monde merdique !

« Full Metal Jacket » translate de nouveau l’attrait de la violence, si chère au réalisateur. Il met au défi l’humanité face à sa conception de la paix et de son système. On aurait l’impression de tourner en rond, mais l’œuvre incite à la réflexion, tout en délimitant la zone d’indépendance morale qu’il nous reste. Une bonne surprise qui joue sur la subtilité des discours, parfois bavards, parfois muets.
bolt
bolt

156 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2010
Excellent film de guerre, sans aucun doute parmi les meilleurs. Une valeur sûr.
J.J. Dixon
J.J. Dixon

30 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2013
Un Kubrick que j'ai littéralement adoré ! La réalisation est parfaite, la premier partie du film est un étonnant mélange de comédie et de drame, et la seconde est centrée uniquement sur la guerre du Vietnam. Des plans dignes du réalisateur, comme celui qui suit l'équipe de tournage en plein milieu d'un conflit sur "Surfin' Bird" de The Trashmen, juste génial ! Les acteurs sont très bons, avec une mention spéciale pour Vincent D'Onofrio qui joue le tourmenté et inquiétant "Engagé Baleine". Un excellent Kubrick qui est bien différent de la plupart de ses autres œuvres.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2023
« Les Marines n’ont pas le droit de mourir sans permission. »

Poursuivant ma plongée tardive dans les films liés au Vietnam et après avoir revu Apocalypse Now, enfin découvert Rambo (dont je n’ai pas dépassé le 2ème épisode), Platoon et les autres volets du triptyque vietnamien d’Oliver Stone (Né un 4 juillet, Entre ciel et terre), je revois les classiques vus plus jeune, parfois à leur sortie, comme ce Full Metal Jacket dont je n’avais gardé que peu de souvenirs.

Original dans sa conception et son propos, ce film l’est résolument : on y aborde d’abord l’entraînement des Marines appelés à combattre au Vietnam. Durant trois quarts d’heure, on assiste ainsi à leur déshumanisation qui commence dès le générique, au fil des tignasses qui sont rasées, moment à la fois drôle et dramatique. La suite est du même acabit : à l’exception de réponses aboyées monosyllabiquement par les jeunes recrues, on n’entend que la gueulante du sergent instructeur qui balaie le lexique complet des insultes et de la grossièreté la plus dégueulasse. C’est radicalement raciste, homophobe, sexiste, grossophobe, harcelant et c’est, là encore, à la fois drôle et terriblement dramatique.

Durant toute cette première partie, notons l’incroyable logorrhée de R. Lee Ermey, ancien Marine lui-même ayant officié au Vietnam, devenu instructeur puis consultant et acteur, notamment pour Francis Ford Coppola sur Apocalypse Now. La prouesse d’interprétation est due à cette expérience de vie et à la grande liberté d’improvisation dont le militaire/acteur a pu bénéficier de la part de Kubrick, lit-on. Les autres acteurs (dont Matthew Modine qui avait joué dans Birdy, Alan Parker, trois ans plus tôt et Vincent d’Onofrio, à la fois sensible et troublant) ne sont pas en reste dans leur jeu mécanique et quasi muet, ce qui amplifie l’impression d’une entreprise de complète déshumanisation. Drôle et terriblement dramatique, disais-je, toute cette partie met le spectateur, la spectatrice, très mal à l’aise. La réalisation brute, en gros plans permanents accentue cette sensation de voyeurisme malsain.

La seconde partie, au Vietnam, s’étire quelque peu, soulignant l’ennui des journalistes cantonnés à la base, le quotidien d’un QG normalement éloigné de front dans un pays en guerre.

La troisième partie, quand le personnage principal redevient soldat à part entière, démontre l’absurde atrocité des crimes de guerre de la part de chaque camp, le tout magnifié par la musique de l’éphémère compositrice Vivian Kubrick, propre fille du réalisateur n’ayant pas poursuivi sa carrière. On assiste enfin, tirée en travellings lents et ponctuée de ralentis, à une scène de guerrila urbaine à la fois prévisible et cruelle. La toute toute fin reprend la dualité du début, définitivement décalée, comme pour souligner le dérisoire de cette situation.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juin 2010
On ne pouvait pas espérés mieux de Stanley Kubrick quand il se penche sur la guerre du Vietnam. L'atteinte psychologique de la guerre sur les hommes est très bien montré mais surtout les effets que les hommes peuvent avoir sur leurs camarades sont très bien dépeints. Les personnages de Baleine et du Sergent instructeur sont mythiques.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2011
Un vrai chef-d'oeuvre! Moi qui suis loin d'être un fan des films de Kubrick, là je dis chapeau l'artiste. Le film se divise en deux parties, la première où l'on suit l'entrainement de jeunes marines nous plonge dans la dure réalité de la formation avec un chef d'une grossierté hillarante mais attanchant interprété à merveille par Lee Ermey. Ensuite la deuxième partie du film est centré sur le terrain, avec la guerre superbement réalisée avec des images sublimes et un ton différent de tout ce que l'on peut voir dans ce domaine. On suit avec attention le parcours de ces jeunes recrues au destin tragique qui ont chacun une personnalité forte qui fait qu'on s'attache à eux. Un film grandiose à voir absolument.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 novembre 2014
(...) Dans la filmographie génériquement hétérogène de Kubrick, la guerre a déjà été traitée : Paths of glory dénonçait, Dr Strangelove satirisait. La question des motivations de Kubrick lorsqu’il s’empare du sujet du Viêt-Nam est légitime. Désire-t-il faire ses armes sur un motif qui a vu les plus grands réaliser leur chef d’œuvre ? Et quel discours sur la violence et l’aliénation, thèmes chers au cinéaste, va-t-on y trouver ?
Full Metal Jacket est avant tout un film sur la machine. Celle que nous avons vue à l’œuvre dans son absurdité (judiciaire dans Paths of glory, étatique dans Orange Mécanique, électronique dans Dr Strangelove, ou sa beauté froide dans 2001), s’incarne désormais dans le corps (...) Vibrant de vie, désenchanté, animé d’une jeunesse qui choque autant qu’elle sauve de la tentation du nihilisme, cette phrase résume le regard porté sur l’humain par le cinéaste. Sans illusions, délivré des excès de l’indignation, explorant cet être imparfait qui continue d’enflammer le monde.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2016
Kubrick revient au film de guerre (longtemps après les Sentiers de la Gloire) avec ce Full Metal Jacket consacré à la guerre du Vietnam. Comme souvent avec lui, c'est un peu du tout ou rien. On en a encore l'illustration ici, avec une première heure sur l'entraînement des soldats proprement hallucinante, peut-être le plus gros trip jamais réalisé sur le sujet, truffé de séquences cultes et de dialogues intemporels (ah, le sergent Hartman...). Las, la deuxième partie du film se déroulant sur le terrain, Kubrick semble avoir perdu les clés du camion en route, et le résultat devient beaucoup plus conventionnel, moins frappant que ne l'avait été Platoon (sorti un peu plus tôt). On a un peu deux films en un, un premier mémorable de A à Z et un deuxième en pilotage automatique. Sensation curieuse, mais ça reste à voir.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2008
Au tour de Stanley Kubrick de donner son point de vue sur la guerre du Vietnam. Il adapte, comme c'est une habitude chez lui, un roman de Gustav Hasford intitulé Le Merdier, titre qui ne saurait être plus juste. Full Metal Jacket désigne le nom des balles, du plomb entouré de cuivre, utilisée par l'armée américaine. Le film est composé de deux parties. La première nous fait suivre l'entraînement drastique des Marines sous la houlette du sergent Hartman incarné par Lee Ermey. Après avoir occupé les même fonctions dans la vraie vie, il fut au départ conseiller technique du film. Lors des auditions des acteurs pressentis pour jouer les Marines, il improvisa durant des heures des insultes qu'il avait écrites lui-même et qui constituera l'essentiel de ses dialogues. Kubrick lui offrira le rôle-culte. En effet, il faut bien avouer que le voir brailler ces jurons assassins à la tête des recrues est hilarant (t'es si tocard que tu passerais pour un chef-d'œuvre de l'art moderne, je parie que tu es capable de pomper une balle de golf à travers un tuyau d'arrosage et bien d'autres). Seulement son entraînement s'avérera si terrible que les plus faibles s'élimineront d'eux-même. Une autre sorte de guerre, psychologique celle-ci. La deuxième partie nous emmène au Vietnam lors de l'offensive du Têt. Filmé comme un documentaire, à la steadycam, un groupe de soldats seront pris pour cible par un sniper quasi-invisible qui est en réalité une jeune fille. Kubrick nous prouve avec l'épisode Baleine que la folie engendrée (comparable à celle de Alex dans Orange Mécanique ou de Jack Torrance dans Shining) par la guerre commence dès l'entraînement et par le personnage de Guignol que cette dernière fait de nous des tueurs. Beaucoup disent qu'il s'agit du moins bon film de Kubrick, je pense qu'il s'agit de son plus accessible. Peut-être pas non plus le plus grand film de guerre de tous les temps comme indiqué sur le dos du dvd mais un grand film quand même.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2012
Quelle gifle ! Un film bouleversant et magnifique. Tellement grandiose qu'il se place facilement dans la catégorie des Chef-d'oeuvre et fait bien entendu parti des 3 meilleurs films de guerre de tous les temps.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2013
Le message universel de Full Metal Jacket ? Seule la vie donne et reprend quand elle le décide. Rien ne nous prépare à l'inacceptable. Encore moins à l'imprévisible. Aucune préparation, aucune croyance d'aucune sorte ne saurait le faire. C'est comme ça, iI faut juste accepter et repartir à chaque nouvelle aube en chantonnant, comme si de rien n'était, mais libre sous son casque...
kal-el 02
kal-el 02

138 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2014
Un des meilleurs film de Kubrick ,les 45 premiéres minutes sont tout simplement énormes,la suite du film (au Vietnam)est également un régal . Une action féroce , un scénario implacable , des dialogues parsemés d'humour assassin sont les éléments-clefs de ce film adapte du roman de Gustav hasford . Du camp d'entraînement jusqu'au combat cauchemardesque dans la ville de hue , full métal jacket reste une magistral leçon de cinéma ,c'est l'un des plus grand film de guerre de tous les temps .
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