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Nicolas L.
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3,0
Publiée le 4 février 2018
Pour moi, un Kubrick mineur. La première partie excellente où tous les ingrédients Kubrickien apportent une tension et une maîtrise du sujet. Le film se perd un peu dans la deuxième partie. Coppola et Stone avaient déjà prouvés avec talent l'horreur et l'absurdité de la guerre du Viet-Nam. Reste le "non-message" déroutant sur le sujet qui hante longtemps après la vision du film.
Structuré de façon binaire, 'Full Metal Jacket' commence sur le mode de la satire un peu didactique avant de prendre une tonalité plus ambigue et morbide. Son personnage principal est un centre moral inconsistant, ce qui contribue à accroître le sentiment de malaise dans la partie se déroulant au Vietnam. 'Full Metal Jacket' délivre au final un message aussi clair qu'efficace : la guerre, c'est abject.
Décidément bon ou excellent partout où il passe (horreur, science-fiction, drame psychologique, amour, histoire, aventures, péplum, fantastique…), Stanley Kubrick baptise sa contribution au genre guerre, par le surnom de ces cartouches de 7.62 blindées. Contrairement à l’indétrônable Platoon qui reste à mes yeux LE film sur le Viêt-Nam, cette terrible fresque est avant tout une dénonciation de la folie de la guerre en général et un pamphlet sociopolitique démystifiant les grandes valeurs d’une Amérique morale et donneuse de leçons, et qui n’y croit déjà plus depuis une dizaine d’année à la sortie de ce film en 1987, justement depuis les tristes lucidités enseignées par ce conflit sale et idiot. Brutalité, pression, conditionnement, ininterruption, apprentissage de la perte de personnalité par la violence et les armes, habillent la première partie, en compagnie des jeunes recrues d’un camp d’entrainement de Marines, au risque pour les plus fragiles de péter dramatiquement un câble. La seconde partie s’installe dans la tranquillité relative, débilisante, surréaliste, d’une ville vietnamienne occupée, où une armée de braves types au départ s’imbibent chaque jour, sans tomber dans le piège de la caricature simpliste, de déconnection morale et sociale, de désabusement et de propagande. Le final nous achève lors de la boucherie imbécile d’une embuscade vietminh de notre groupe dans les ruines d’un faubourg en flammes, où chacun pourra appliquer, subir ou comprendre la barbarie, la haine et l’aliénation si savamment orchestrées, et réaliser des horreurs psycho-pathogéniques qui les marquera à vie. Comment ne pas comprendre des années de retour au civil plus tard, le constat de la honte, du gâchis et la structuration névropathe, tant de l’histoire que des intimités des vétérans ?
Kubrick nous sort un film très puissant en dialogues / répliques, mais avant tout un des meilleurs films des années 80. Un film divisé en deux parties, la première étant une préparation physique et mentale au Viet nam, et la deuxième étant le passage à l'acte, la guerre quoi. Scènes très bien mises en scène, malgré l'époque ancienne de l'oeuvre. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
Spécialiste de tous les films de genre ou presque, Kubrick revient en 1987 a un de ses favoris, le film de guerre. Il choisit celle du Vietnam comme une évidence pour l'Amérique traumatisée. Sauf qu'avant lui il en a eu plein d'autre, dont certains proclamé chef-d'œuvre absolu à juste titre (Apocalypse Now), ce fut donc avec réserve et sans emballement que Full Metal Jacket est accueilli en salle obscure. Sauf que depuis on lui a trouvé une multitude de qualités inhérentes au grand Kubrick derrière la caméra et à juste titre ! L'honneur est sauf. La première partie est devenue clute grâce à l'élan verbal grossier et autoritaire du sergent incarné par Lee Ermey en pleine forme. Autant poilant que flippant, on sent tout de suite grâce au ton donné les intentions de Kubrick qui utilise encore ses plans pour accroitre l'oppression des soldats, en particulier le nommé avec classe "grosse baleine". Puis il y a la guerre, le reportage de guerre qui est le passage le moins intéressant (mais c'est la transition voulue), et enfin les combats urbains de l'offensive de Têt, offrant les plus belles scènes doublées de musiques rock indémodables. Du coup Full Metal Jacket devient une référence. Plus facile et abordable que d'autres œuvres de Kubrick, elle n'en demeure pas moins très pertinente et réfléchie. Mais dommage aussi qu'elle empreinte trop aux codes classiques du film de guerre américain de l'époque. De temps en temps, la scène d'ouverture est à se refaire, comme ça, just for the show "-Sir, yes, sir ! -Bullshit I can't hear you ! -SIR, YES, SIR !!! ".
La première partie de ce film est tout simplement un chef-d'œuvre. On nous montre que l'enfer de la guerre commence dès le camp d'entraînement et que les soldats en deviennent presque des machines. Cette première partie fait ressentir des émotions de malaise et de pitié de grande intensité pour ce soldat "baleine" surtout dans la scène qui la clôture ou quand le sergent instructeur crie sur ses soldats. Le jeu d'acteur est extraordinairement bon et envoûtant. La musique au rythme de chanson militaire accentue l'ambiance stricte et dure du camp d'entraînement.
Seulement, la seconde partie du film est beaucoup moins accrocheur que la précédente. Les personnalités sont moins attachante même si personnellement je me suis attaché au groupe de façon générale plutôt qu'à certaines personnalités précise. Cet attachement moins présent est peut être volontaire de la part de Kubrick qui a peut être voulu accentuer la déshumanisation des soldats pendant l'horreur de la guerre (même si la déshumanisation du soldat baleine ne nous empêche pas de rester attacher à lui) . D'ailleurs dans cette partie l'horreur de la guerre est bien mise en scène et est assez envoûtantes notamment dans les plans où la caméra est près du sol et suit les soldats de derrière. Les moments un peu plus humoristiques nous coupent dans cet envoûtement mais restent très bien mis en scène et ponctué de bons dialogue. La musique est toujours très bonne mais moins intéressante que dans la première partie.
Pour résumer, Full Metal Jacket est globalement un très bon film dont la première est largement supérieur à la seconde qui comporte des longueurs et est moins accrocheur.
Un indémodable chef-d'œuvre. La réflexion qu'offre Kubrick sur le soldat déshumanisé et prisonnier des forces qui le dominent atteint des sommets inviolés. Il ne faut pas réduire le film à sa première partie la plus connue — qui est incroyablement drôle — : tout le long du film, l'homme est présenté comme un pion, une "machine de guerre", privé de toute individualité et réduit à son unique fonction de soldat tueur de Viêts : cette réflexion puissante fait toute l'originalité de Full Metal Jacket, parmi les films de guerre en général. Cette déshumanisation — présentée dès la scène d'ouverture par le tondage des futurs soldats, privation symbolique de leur individualité —, presque une robotisation, est un thème qui poursuit toute l'œuvre kubrickienne. Le soldat devient le porte parole, la machine de propagande de l'américanisme en terres ennemies — comme en témoigne la scène finale, où les soldats font comme prêcher la bonne foie capitaliste (en chantant en chœur le générique d'un cartoon) aux impies communistes dans les ruines en flammes d'une ville vietnamienne. Bref, FMJ est d'une richesse infinie : un scénario proche de la perfection, avec de l'humour, du sarcasme, de l'horreur, une réflexion puissante... ; une bo excellente, qui colle totalement à l'époque dans toute son étrangeté ; de jeunes acteurs talentueux (et un superbe Sgt Hartmann !) ; et bien sur une réalisation — que dire — géniale.... Un grand film, pacifiste, anti-impérialiste, humain, puissant.
Je ne suis décidément pas un amateur de Stanley Kubrick. Je ne doit pas être assez subtil pour saisir le sens de ses films. En principe je suis bien branché film de guerre, mais bon, passer près de 40 minutes à entendre un dégénéré hurler sur d'autres dégénérés, ou est l'intérêt ? Je pars du principe qu'un film doit nous faire ressentir des émotions, nous faire vibrer, or l'émotion qui transparait est l'ennuie et cette question qui revient sans cesse "mais pourquoi ?"
Encore une fois cette critique me concerne et sera certainement un outrage pour les fans du genre, mais je tenais à avertir tous ceux qui souhaiterait le visionner.
C'est un film vraiment chef d'oeuvre. La realisation fait au maximum. Comme toujour Stanley Kubrick a créé une piecé impeccable. Le succes du film est amplement dignité. C'est une piece fondamental pour les fans de Kubrick. Comme si nous éprouvions le context de la guerre en tant que soldat. Un must a voir!
Un humour trash et mordant. Des personnages très réalistes Un scénario qui nous montre la réalité implacable et effroyable de cette guerre. Une réalisation soignée.
Chorégraphie militaire, voir danse de fou. Encore un nouveau chef-d'oeuvre du grand Stanley Kubrick ! L'humain est le sujet. Le ratio de cadre le prouve, des plans filmes entièrement l'humain au milieu de cette guerre cruelle qui fut longtemps critiqué ! La guerre du Vietnam ! Certains ne sont pas faits pour être militaire (comme "Grosse Baleine") tous ont souffert pour aller à la guerre, le sergent instructeur les a "endurcis". Le film critique cette guerre, avec ce sur-jeux et l'irréalisme propre à Kubrick. Un chef-d'oeuvre pour ses scènes et son ambiance militaire dans la première partie puis meurtrière dans la seconde. Magnifique !
Wow. Ce film est génial. Stanley Kubrick a décidé de séparer son film en deux, une partie où l'on voit la formation des soldats et une autre où ces mêmes soldats sont au Vietnam pour la guerre. Dès le début le sergent Hartman annonce la couleur, il réussi à faire rire en humiliant et en insultant ses soldats, il sort des répliques incroyables et reste drôle, spoiler: même lors de sa mort . Cependant, il incarne la dureté de la formation américaine, n'hésitant pas à spoiler: punir tous ses hommes pour l'erreur de seulement l'un d'entre eux, en oubliant pas d'épargné celui qui avait fait l'erreur, pour que celui-ci soit détesté de ses camarades. La deuxième partie du film montre l'horreur de la guerre du Vietnam à travers Guignol, reporter de guerre qui a pour travail de cacher la vérité sur la guerre aux américains restés au pays, ce même homme paradoxal spoiler: arborant un casque "Born to Kill" mais aussi un pins "Peace and Love" montrant quelque part l'absurdité de cette guerre . Au final, à la fin de chacune des deux parties, spoiler: ça se passe mal, montrant l'échec de l'armée américaine . Avec ce film, Stanley Kubrick démontre l'absurdité de cette guerre du Vietman où les Etats-Unis ont détruits des hommes dans une guerre perdue sur tous les fronts. Pour moi, ce film frôle le 5.
Ce film se décompose vraiment en deux parties très distincte, l'entrainement et la guerre. Si le tout est très bon, je n'arrive pas à trop à m'investir dans les personnages, en particulier dans la deuxième partie. C'est surtout les prestations de Vincent D'Onofrio et en particulier R. Lee Ermey qui restent après ce film, quand bien même il ne reste pas tout le long. Ce film a au moins le mérite de montrer pas mal de pratique absurde voir immonde dans l'armée et la guerre.
Encore un film avec comme thème de fond la guerre du Vietnam, seulement, cette fois c'est le maître Stanley Kubrick qui tir les ficelles. Quel tour de force, il ne fait que montrer des choses tout à fait réalistes. Nous sommes immédiatement transporté dans un camp d'entrainement pour devenir Marines, rien que cette partie mérite le détour tant elle est incroyablement bien faite. On nous transmet énormément de choses tout au long de l'oeuvre, en premier lieu, on nous montre comment on formate les nouveaux soldats et que n'importe qui quand il est poussé à bout est capable de tout. Ensuite on nous montre à quel point cette guerre était perdue d'avance, la scène final est magnifique, elle représente l'impuissance des américains dans ces terres qui ne sont pas les leurs. On a le ressenti des soldats, on sent qu'ils ne sont pas prêt pour ce genre de guerre, qu'ils n'ont pas assez de bonnes motivations, que pour la plupart, ce sont de jeunes "cowboys" sans expérience qui n'ont rien à faire là, contrairement aux vietnamiens. La réalisation est parfaite, des plans toujours calculés et bien sur les musiques cultes ne font que conforter mon avis sur le fait que ce film est un chef d'oeuvre.
Un de mes films préférés de Stanley Kubrick, qui montre la démesure de la guerre et de l'armée. La scène d'introduction du sergent-instructeur est culte. Le film perd un peu en intérêt durant la deuxième moitié (la moitié où est présent le sergent-instructeur Hartman est plus jouissive), mais reste tout de même d'excellente qualité. Les acteurs sont bons. Matthew Modine porte bien le film. Vincent d'Onofrio et Arliss Howard jouent bien. Quant à R. Lee Ermey, il est excellent en rôle comique. Le scénario est bien, mêlant moments humoristiques (les séances d'entraînement militaire) et la dureté de la guerre. Les scènes de combat sont très prenantes, très bien réalisées. Quelques bonnes musiques. Un must-see.