Full Metal Jacket
Note moyenne
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1 055 critiques spectateurs

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452 critiques
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Avec Full Metal Jacket, Stanley Kubrick livre une réflexion implacable sur les mécanismes de déshumanisation à l’œuvre dans l’institution militaire et, plus largement, dans toute logique de guerre. La première partie, centrée sur l’entraînement des recrues, demeure l’une des descriptions les plus glaçantes jamais filmées de la destruction méthodique de l’individualité. R. Lee Ermey impose une présence terrifiante en instructeur tyrannique, tandis que Kubrick observe avec une froideur clinique la transformation psychologique de ses personnages. La seconde partie, plus fragmentée, déplace le regard vers l’absurdité du conflit vietnamien et la difficulté de préserver une quelconque cohérence morale au cœur du chaos. Malgré un déséquilibre parfois reproché entre ses deux segments, Full Metal Jacket conserve une puissance critique et une lucidité exceptionnelles.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
Full Metal Jacket montre d’abord comment l’armée démonte un homme, morceau par morceau, avant même la guerre. La première partie est la plus forte : à Parris Island, les corps et les identités sont broyés jusqu’à fabriquer des Playmobil interchangeables. Le sergent Hartman ne prépare pas des hommes, il les désosse puis les remonte en machines à tuer, avec des tirades cultes, vulgaires, drôles à première vue, puis terrifiantes quand on y repense. R. Lee Ermey écrase l’écran par une présence presque trop réelle, tandis que Vincent D’Onofrio bouleverse dans sa transformation en Baleine, qui incarne les dérives et la conséquence naturelle de ce lavage de cerveau. La seconde partie au Vietnam m’a paru moins puissante, forcément écrasée par l’impact du premier acte. Mais elle prolonge quand même le propos : ces hommes ont été programmés pour tuer, et ils avancent ensuite dans un chaos où plus rien n’a vraiment de sens. Kubrick ne juge pas, ne console pas, ne donne pas de morale simple ; il expose froidement le résultat d’un système. La photographie, avec ses décors ravagés, ses flammes et cette beauté presque irréelle au milieu de l’horreur, donne au film une force visuelle impressionnante. Et ce casque où cohabitent “Born to Kill” et un symbole pacifiste résume parfaitement cette dualité kubrickienne comme ligne directrice du film.
Linconnudu13e
Linconnudu13e

5 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2026
Un film d’une maîtrise totale, où Kubrick dissèque la guerre et l’âme humaine avec une froide précision. Haletant de bout en bout, "Full Metal Jacket" expose l’absurdité du conflit vietnamien et la contradiction morale américaine incarnée par Matthew Modine en un personnage déchiré entre paix et violence.
Une œuvre puissante, lucide et toujours aussi percutante plus de 30 ans après sa sortie.
GP78
GP78

32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2026
Film culte, chirurgical qui comment par la formation des marines avant de nous emmener sur le front. Le chef décorateur a fait un travail extra ordinaire sachant que le film a été tourné à 10km de Londres ! Il manque quand même un peu de jungle pour que tout soit parfait
Darkniamor
Darkniamor

14 abonnés 999 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2026
Un film de guerre incroyable devenu un grand classique. Une immersion totale accompagnée d’une BO incroyable. L’humour noir est parfaitement dosé.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2026
Le propos de Kubrick , relativement à la guerre du Vietnam, n'est dans "Full metal jacket" ni historique ni politique. Le cinéaste aborde ce drame selon un point de vue humain et met en scène la guerre comme une initiation contre nature à la violence et à la mort. En deux parties bien distinctes, Kubrick montre la transformation, en particulier pour le marine Joker, née de la peur et de l'embrigadement.
Le film s'ouvre brutalement sur l'instruction classique de jeunes conscrits, méthode très ignoble basée sur la déshumanisation et la soumission qui conduit à la formation de combattants implacables. Cela passe par des scènes d'humiliation continue qui témoignent, avec l'acteur Lee Ermey, dans le rôle du sergent instructeur, d'un réalisme terrifiant.
Puis, transportés sur le terrain, les recrues découvrent un conflit de guérilla où la mort frappe par surprise, sanglante, impitoyable, conflit incertain qui n'a plus rien à voir avec les discours officiels. Comme si cette guerre n'était pas sérieuse, Kubrick alterne alors les moments graves et des instants plus fantaisistes, lesquels semble signifier l'immaturité psychologique des soldats face au spectacle de la violence auquel ils ne sont, en définitive, pas préparés. Les images sont souvent dures et totalement dénuées de sentimentalité, cruellement distantes.
yoshi
yoshi

8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mars 2026
un excellent film sur l'endoctrinement militaire, la barbarie de la guerre, avec un des "mechants" les plus flippant qui existent
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2026
Ça commence par un souvenir de mon arrivée au service militaire. Une formation intensive de marine de l'armée américaine qui ressemble beaucoup aux classes des appelés du contingent en France. Une formation nécessaire à affronter l'ennemi. Entrainement difficile, guerre facile, disait-on dans mon peloton. En l'occurrence, la guerre n'a rien eu de facile pour les Américains au Vietnam. Les combats sont restitués ici avec un étonnant réalisme. Les Viet Cong sont montrés comme des combattants courageux, motivés, efficaces, mais aussi sournois comme lorsqu'ils cachent des explosifs sous des objets anodins. L'ensemble bénéficie d'une excellente bande originale, avec en plus Pain It Black des Rolling Stones sur le générique de fin. Notons l'explication du titre par Grosse Baleine (Vincent D'Onofrio) lorsqu'il désigne une balle de 7,62mm : "Balle chemisée métal." Stanley Kubrick a choisi avec Full Metal Jacket un angle différent pour le même conflit qu'Oliver Stone avec Platoon sorti quelques mois plus tôt, et que j'ai préféré. Les deux films méritent d'être vus.
SofaVoyageur
SofaVoyageur

81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Full Metal Jacket est un titre qui tue au second degrès, mais qui frappe malheureusement aussi au premier, puisqu'il renvoie au nom des munitions utilisées au combat afin de mieux pénetrer les cibles.
L'affiche du film est très impactante : un casque militaire sur lequel il est gravé "Born to kill" à côté du symbole "Peace and Love" et de balles FMJ à l'arrière. Voici tout le paradoxe de la guerre.
La première partie est excellente. La formation des jeunes recrues Marines dans le camp d'entrainement sous les ordres brutaux et humiliants du Sergent instructeur Hartman (R. Lee Ermey). Le conditionnement psychologique est montré comme un processus aussi formateur que destructeur. Ce qui arrive à l'engagé "Baleine" (Vincent d'Onofrio) est profondément choquant. Kubrick filme l'écrasement d'un individu par un système, et cela reste longtemps en tête.
La seconde partie, sur le terrain au Vietnam, bascule dans la violence concrète des combats. Les scènes sont souvent très immersives, parfois même terribles, et certaines séquences de guerre sont vraiment impressionnantes. On ressent toutefois un léger manque de crédibilité : le tournage en studio se devine parfois, notamment à travers certains détails comme des feux qui semblent apparaître de façon artificielle ou des décombres de bâtiments vraiment minimalistes. De plus, les gestes médicaux (massages cardiaques, inssuflations) sont peu crédibles.
Malgré cela, le film reste rythmé, captivant mais aussi profondément dérangeant. Kubrick ne fait pas dans l'héroïsme, au contraire, il filme des soldats ordinaires confrontés à une guerre absurde.
En conclusion, à travers la trajectoire du soldat "Guignol" (Matthew Modine), Full Metal Jacket montre comment la deshumanisation s'installe progressivement et, de manière plus universelle, il dépeint les conséquences psychologique chez tout soldat pris dans une mécanique de guerre.
Benoit Chaudieres
Benoit Chaudieres

1 abonné 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Ce film a été pendant de nombreuses années mon film de guerre préféré. Un scénario marquant fait de ce film un chef d'oeuvre.
Il s'agit du meilleur film de guerre et du meilleur film de Kubrick.
À voir absolument
critiquesendeuxmots
critiquesendeuxmots

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2026
Un GRAND FILM, réalisation IMPECCABLE, le visuel SUPERBE, acting au TOP,, reconstitution historique GÉNIALE, ça n'est pas pour moi le meilleur film de guerre ever mais KUBRICK signe ici un film MAJEUR, voir CULTE, on est à la limite du Chef-d'oeuvre !!
Hollywood-Biographer
Hollywood-Biographer

236 abonnés 1 533 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2025
"Full Metal Jacket" se distingue par sa structure en deux parties très marquées, qui donne au film une identité forte. La première moitié, centrée sur l’entraînement à Parris Island, est la plus marquante. KUBRICK y montre une mécanique militaire implacable, où la violence psychologique domine. Le sergent Hartman incarne cette déshumanisation avec une puissance partie fonctionne comme un huis clos oppressant, parfaitement maîtrisé. La seconde moitié, située au Vietnam, adopte un ton plus éclaté. On y retrouve la froideur et la précision du réalisateur, mais l’impact est plus diffus. Le film hésite alors entre satire, chronique de guerre et réflexion morale. Certaines scènes restent fortes, mais l’ensemble paraît moins homogène. Malgré cela, le film demeure une œuvre majeure, audacieuse et profondément marquante.
Stéphane Hardy
Stéphane Hardy

13 abonnés 35 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2026
Ça commence comme un interminable documentaire dans lequel on assiste à l'affligeant spectacle du dressage de recrues dont aucune n'attire une quelconque sympathie, puis ça continue par des combats peu crédibles dans un Vietnam de carton-pâte et de palmiers en pot.
Les acteurs engagés, parfaitement inconnus et qui le resteront d'ailleurs tous après le film, n'ont pas été de nature à rehausser mon intérêt pour ce film que j'ai trouvé aussi passable que lors de mon premier visionnage au cinéma il y bien longtemps.
Je n'ai jamais pratiqué l'obséquiosité de convenance pour les artistes ayant eu un brillant début de carrière. Pour moi, ce film est un ratage, tout le monde peut se planter, y compris Stanley Kubrick.
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2025
Kubrick est au cinéma ce que Rimbaud est à la poésie :
Un mec surcoté avec des fanatiques qui l'idolâtrent qui pourraient faire une dissertation de 5 pages sur chacun de ses plans en criant au génie.
Mais étrangement j'aime de plus en plus son cinéma.
Zerax4921
Zerax4921

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2025
Avec Full Metal Jacket, Stanley Kubrick signe un très bon film de guerre à la fois brut et dérangeant qui nous plonge au cœur du Vietnam en deux parties distinctes : la formation impitoyable des marins et l’enfer de la guerre elle-même.

La première partie, devenue culte, se concentre sur la formation des soldats et ne laisse pas une seconde de répit grâce à un rythme soutenu, des répliques mythiques et des acteurs impressionnants.

La seconde, change radicalement de ton et prend son temps pour s’imposer, plus posée, elle se concentre sur la réalité des combats jusqu’à son final très réussi.

En bref, un film brut, réaliste, qui montre la guerre dans toute sa dureté. Vraiment très appréciable.
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