Brillante étudiante en lettre, Anne tombe enceinte après une aventure. Problème : on est en 1963. La pilule n'existe pas, et surtout l'avortement est illégal et fortement puni. On suivra ainsi le combat d'Anne, contrainte de se murer dans un silence, l'annonce de la grossesse pouvant la faire condamner si son avortement réussit. Elle fera face à la société rigide des 60's : médecins conservateurs refusant d'apporter de l'aide, professeur strict, femmes jugeant son mode de vie, hommes peu enclins à chercher une solution. "L'événement" tient plus d'un thriller que d'un drame. Avec ses plans serrés et son format carré, le film nous place au coeur de l'action, et de sa protagoniste. Incarnée par une poignante Anamaria Vartolomei, au regard perçant. Le film se veut difficile, montrant le compte à rebours asphyxiant qu'est la grossesse non désirée dans un tel univers. Et proposant plusieurs scènes chocs difficiles à encaisser, et plus ou moins graphiques. Il constitue ainsi une histoire dure, doublée d'un vibrant plaidoyer sur le droit à l'avortement.
La caméra ne lâche pas un instant son héroïne, et ses démarches pour parvenir à avorter. Excellemment interprétée par Anamaria Vartolomei, jolie, intelligente, volontaire, un brin revêche, son combat nous touche et le film est souvent suffoquant. Il remet en lumière les situations des jeunes femmes au début des années 60, et la gravité qui accompagnait leur vie. On est dans le témoignage, le cinéma vérité, ce n'est pas un genre que j'apprécie beaucoup, on est surtout le nez dans le guidon, cela manque par conséquent un peu d'ampleur
"L'Événement " Lion d'or du dernier festival de Venise, acclamé par la critique est un drame puissant . En effet saluons tout d'abord la performance exceptionnelle de la jeune Anamaria Vartolomei qui joue le rôle d'une étudiante dans les années 1960 confrontée à une grossesse non désirée à une époque où l'avortement est illégal , certaines séquences sont difficiles, envoutante , réaliste dans un film féministe avant tout, la réalisatrice du film Audrey Diwan proposant un plaidoyer puissant pour que les femmes puissent jouir de leurs corps avec un dénouement haletant et bouleversant, une réussite.
Un film rigoureux pour souligner les tourments de cette jeune femme brillamment interprétée par Anamaria Vartolomei dans l'épreuve terrible d'un avortement clandestin en 1963, Audrey Diwan n'élude pas les scènes difficiles avec une frontalité âpre.
En 1975 Simone Veil a permis de dépénaliser l'avortement. Le film nous plonge dans les années 60 où la sexualité était contrainte, dissimulée, honteuse. Les images sont dures, mais l'empathie nous envahit. 400F pour un avortement clandestin très risqué, nous le vivons dans le détail, dans une atmosphère glauque et sordide. Magnifique interprète filmée en multiples plans rapprochés : c'est un véritable coup de poing!
L'événement a eu de très bonnes critiques et a peu à peu acquis une petite réputation, j'étais donc curieux de le découvrir. Mais malheureusement, même si c'est un bon film, je n'ai pas autant adhéré que la majorité. Je vais quand même commencer par citer ses qualités : déjà le thème du film est très bien traité. On comprend bien que l'avortement est un droit fondamental, que l'interdire est une privation de liberté pour la femme et une souffrance pour elle, qui peut la pousser à mettre en danger sa vie. Bon dit comme ça j'ose espérer que personne ne trouve ça choquant mais quand on voit ce que certains pensent de l'avortement il faut croire que le message de L'événement n'est pas évident pour tout le monde. Ensuite l'actrice principale est vraiment excellente, et quelques scènes sont vraiment choquantes tellement elles représentent bien la douleur que peuvent ressentir ces femmes. Pour autant, je n'ai pas été plus emballé que ça pour une raison simple, c'est que hormis son message, j'ai l'impression que le film ne raconte pas grand chose. Tous les personnages sont un peu des coquilles vides hormis Anne, ce qui fait que le film est loin de m'avoir pris aux tripes malgré l'importance de son message. C'est ce qui me fait dire que le film ne va vraiment pas me marquer même si ça reste globalement un bon long métrage.
Vu hier, le film aura été un véritable choc que je ne suis pas sûr d’avoir eu le temps de digérer.
En 1963, Anne est une étudiante promise à un bel avenir universitaire. Malheureusement, elle va tomber enceinte d’un enfant non-désiré et va devoir se battre contre les lois pour disposer de son corps et de son avenir, à une époque où l’avortement est tabou et surtout condamnable.
Si je vous en parle, c’est que le film a été un coup de cœur (ÉNORME coup de cœur). Mais clairement, ce qui fait pour moi la grande force du film risque de diviser. A savoir sa radicalité, que ce soit dans son scénario et sa mise en scène.
Audrey Diwan prend le parti de se focaliser sur sa protagoniste et sa course contre la montre. Combat qu’elle devra vivre seule, dans la honte, tant le sujet est tabou, au pire engendrant la haine de certains, au mieux la peur ou le déni des autres. Rarement la solitude n’aura été aussi bien retranscrite sur un écran. Le film prenant même parfois des allures de film de résistance avec ses rencontres discrètes pour trouver une aide ou juste parler de l’innommable, avec cette peur incessante d’être surpris par la mauvaise personne. D’ailleurs, le mot avortement ne sera jamais directement prononcé…
Ce sentiment de solitude est intensifié par une mise en scène exemplaire, sans fioriture ni artifice, mais d’une grande efficacité. Le format 4/3 enferme le personnage d’Anne, souvent filmée de dos, caméra à l’épaule, avec un énorme jeu sur les focales et la profondeur de champs qui font qu’elle est souvent la seule chose net à l’écran. Ça et l’utilisation de nombreux plans séquences, font que le spectateur se retrouve en immersion avec elle, seul et oppressé avec cette peur du regard des autres.
Alors, oui le film est dur, TRÈS DUR, et certaines scènes sont extrêmement éprouvantes, même si la réalisatrice a la dignité de ne jamais être dans le frontal et utilise énormément le hors champs (même si souvent ce qu'on ne voit pas est pire que ce que l'on voit). Et même si elle n’est pas graphique l’horreur pour le spectateur est bien là. Même si la véritable horreur est de se dire que pour de nombreuses femmes c’était le quotidien. On pense à nos mères nos grands-mères qui forcément ont été un jour touchées de près ou de loin par ce fléau.
Mais bien sûr, pour que le film fonctionne, il fallait une grande actrice, d’autant plus que le personnage d’Anne est de quasiment tous les plans. Et Anamaria Vartolomei est flamboyante, avec un jeu d’une justesse impressionnante, qui prend aux tripes, sans jamais être dans le patho. On a peur, on espère, on souffre avec elle. L’effet est au moins aussi saisissant que son interprétation. Elle est entourée de nombreux seconds rôles qui donneront une réelle épaisseur à l’histoire et sur le regard de la société de l’époque sur l’avortement.
Le film à un côté intemporel dans ses décors ou bien ses costumes et on met un certain temps pour identifier réellement l’époque. Comme pour nous rappeler que cette histoire se passait, en France, il n’y a pas si longtemps que ça… Voir pire c’est toujours le vécu de nombreuses femmes dans le monde…
Le film fait énormément écho avec une fabuleuse pièce de théâtre de Fanny Cabon, LES GARDIENNES, retraçant la vie de ses femmes de l’ombre et de leur combat. Un constat terrible de la situation des femmes de cette époque…
Bref un TRÈS GRAND film qui perdrait énormément à être découvert sur une TV. Un film intense et bouleversant, dont je suis sorti groggy, les larmes aux yeux, des nœuds dans le ventre et qui va trotté longtemps dans ma tête. Un film essentiel, qui mériterai d’aller taquiner les Texans aux prochains Oscars…
Que ce soit dans sa mise en scène, dans sa réalisation ou dans son interprétation, ce film nous tient en haleine de bout en bout. On frémit rétrospectivement du parcours du combattant qui faisait face aux jeunes filles et femmes, souvent les moins fortunées, qui n'avaient d'autre choix que d'avorter. La prestation d'Anamaria Varrolomei est exceptionnelle. Pour celles et ceux que le sujet intéresse, ce film est incontournable.
Le film est très fort, il vous prend aux tripes et ne vous lâche qu'à l'apogée d'une fulgurante ascension de tension. La fin n'est pas prévisible, oubliez ce que vous pensez savoir surtout si vous n'avez pas lu le livre. Coeurs et âmes sensibles s'abstenir.
Les religions patriarcales imposent des tortures aux corps des femmes. Pour ceux qui en doutent encore, L’Événement le prouve une fois de plus, à l’instar du fabuleux 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Palme d’Or à Cannes 2007. C’est le seul reproche qu’on peut faire au film d’Audrey Diwan, sa ressemblance avec un film sorti il y a peu de temps. A part ça, c’est un film indispensable, à montrer aux nouvelles générations qui pensent que tout est gagné, qu’il n’est plus utile d’aller voter, que la liberté ne se défend plus. Et que dire d’Anamaria Vartolomei, présente quasiment à chaque plan de ce film qu’elle porte majestueusement ! Une révélation.
Une si belle interprétation pour un sujet fort et toujours d'actualité. La société évolue, mais certains codes tendent à perdurer dans l'inconscient collectif. Reste une réalisation, certes empreinte de douceur et d'humanité, mais académique, sans éclat.
Encore un film surévalué. Un non évènement gore. Film lent et qui n'a aucun intérêt à éviter. Je considère qu'il est même une insulte aux femmes qui doivent subir des IVG.
Un thème très prometteur, un sujet vraiment politique et intéressant. Cela dit j'ai vraiment eu du mal à rentrer dedans, le point de vue de Anne a du mal a se faire ressentir... J'ai eu énormément de mal à trouver un œil intéressant du point de vue des personnages.
Cependant le sujet est vraiment important est montré extrêmement bien la gravité de son acte dans les années 60. Cela étant dit le film est mal abordé selon moi et aurait pu être mieux interprété avec plus d'émotion par exemple, peut-être est-ce simplement très fidèle au livre (que je n'ai pas lu) mais malheureusement à l'écran le travail de la réalisatrice n'est pas ce dont a quoi je m'attendais.
Point positif les plans sont vraiment beaux et agréables à regarder, je noterai quand même une image étalonner de manière très film francais (que je n'apprécie pas)
En résumé extrêmement déçue de ce film, je trouve que des sujets aussi importants et politiques devrait être plus représenté à l'écran, le risque était à prendre ! Et juste pour cela un grand bravo à l'équipe du film!
Intéressant mais tellement d’anachronismes dans les vêtements, les soirées…Sur les 14 semaines du film, on devait déjà être en plein réchauffement climatique: elle vit en débardeur de mars avril à mai à Angouleme en 1963藍 Et à 23 ans, pas très en avance dans les études… La mère, censée travailler 7jours sur 7 sans interruption est super bronzée et avec des dents d’une blancheur éclatante. Bref, assez raté
L'événement est une expérience purement sensorielle qui montre toute la psychologie et la pression d'une société sur le personnage principal incroyablement interprété par Anamaria Vartolomei. La mise en scène reste sobre pour nous inclure encore plus dans le réalisme du monde sociétale du film. Allez voir ça tout de suite !