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ccilguice
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4,0
Publiée le 19 septembre 2022
A l'heure où les Etats-Unis reviennent sur le droit à l'avortement alors que ma ville vient juste d'inaugurer une place en hommage à Simone Veil, ce film, tourné bien avant, fait résonance. On se rend compte à quel point le droit de disposer de son propre corps de femme était dur à une époque pas si lointaine. Le jugement des autres, en particulier des femmes, le fait de risquer son avenir et sa vie tout court, le film décrit un épisode de vie qui devait être beaucoup plus fréquent que ce que l'on pense, car la loi du silence régnait... le seul regret concernant ce film est que j'ai eu du mal à identifier la période (les années 60), peut-être les décors ou un traitement trop moderne de l'image? Ou peut-être est-ce une volonté de la part de la réalisatrice?
Le sujet semble évident aujourd'hui : Que le choix l'emporte sur tout le reste.
Mais rappeler que dans les années 1960 ça ne l'était pas est pertinent.
Le film dénonce avec un jeu d'acteur globalement bon, de bonnes idées de mise en scène et globalement il n'y a que quelques longueurs qui gâchent l'expérience.
.J'ai pas aimé ce film, désagréable, ennuyeux ,toujours sur l'actualité du moment, trop réaliste c'est tendance il faut faire des films, livres journalistiques pour rafler des prix seul intérêt la nudité des femmes c'est pauvre , bien maigre quand cela va changer des livres et films inventifs, imaginaires, oniriques, drôle, burlesques, érotiques, pure création hors de la réalité quotidienne et de la sombre condition humaine pour nous changer les idées, rire, les scénaristes ont peu d'imaginations , il faudra s'éloigner des journalistes et de l'actualité c'est assez avec la réalité pas avec de la fiction. désormais sinon personnes n'achètera ni iront voir des .livres, films à part les critiques journalistes , les festivaliers et les bourgeois snobs et riches en mal d'émotions fortes , leur vie est ennuyeuses , ils ont tous, nous les pauvres nous voulons pas. d'une copie coller de la réalité nous avons besoin d'autres sujets plus dépaysants., plus joyeux
Un vrai grand film qui ne sacrifie jamais la complexité de son sujet et de ses personnages à son engagement qui est sans ambiguïté. Il montre sans fard une société qui veut contrôler le corps des femmes et isole celles qui sortent du rang. Le portrait qui est fait de cette jeune femme est saisissant, complet, complexe et j’ai fini par me sentir vraiment intime avec elle jusqu’à réagir avec elle. Bien sûr pour cela l’interprétation de la révélation Anamaria Vartolomei joue pour beaucoup et elle peut faire preuve avec ce rôle d’une palette de jeu impressionnante. Un film qui rentre dans l’intimité comme je le disais mais qui ne tombe pas selon moi dans le voyeurisme. Un film aussi réussi que nécessaire à une époque où le droit au choix des femmes n’a jamais semblé aussi menacé. Bravo.
Dans une France qui fait de l'avortement un délit, le parcours de cette jeune adulte enceinte est terrible. Le film est porté par une actrice principale brillante, aux expressions intenses et sans équivoque. Cependant, tout le monde n'appréciera pas le rythme lent et les nombreux plans statiques.
« L’Evènement » est porté par une incroyable actrice, Anamaria Vartolomei dans la peau d’Anne, 20 ans, étudiante en Lettres, à Angoulême. Anne, motivée et apparemment douée pour les études se retrouve enceinte et tout s’effondre. Elle est déterminée à avorter. En ce début des années 60, un mot tabou, interdit à prononcer pour qui que ce soit , femmes enceintes ou non, sous peine de se retrouver emprisonnée.
La caméra d’Audrey Diwan est à fleur de peau d’Anne ; soit la caméra se positionne derrière Anne pour suivre les réactions de ses interlocuteurs (trices), soit la caméra est derrière les interlocuteurs (trices) pour lire les expressions d’Anne. Ainsi Audrey Diwan ne s’embarrasse pas trop de champs contre-champs. Le spectateur que je suis peut suivre en continu les expressions d’Anne ou des autres personnages. Un peu comme à la manière de Rohmer, on peut suivre des personnages aux répliques hors champs.
Au-delà de cet aspect technique, Audrey Diwan ne m’épargne pas les scènes de douleurs très éprouvantes.
Plus que jamais, je pense à ces femmes qui, depuis la nuit des temps, accouchent et avortent seules dans la douleur. Plus que jamais la femme, à travers la détermination d’Anne, doit, dans sa rébellion, se réapproprier son corps. C’est un combat de tous les instants. Même si la loi Veil permet aux femmes de disposer de leur corps en toute liberté, sans menace, sans peur, il reste que c’est un combat de tous les instants car, encore de nos jours, elles se heurtent à des antagonistes donneurs de morale douteuse à l’empreinte carbone d’un autre temps. Pourtant, au U.S.A, il y a des Etats qui ont décidé de s’emparer du corps des femmes en les plongeant dans l'âge de la peur. A découvrir.
Une histoire bouleversante qui fait écho à l'actualité sur le droit à l'avortement remis en question aux Etats-Unis. On a envie d'hurler contre la bêtise humaine et d'accompagner avec compassion le personnage formidablement incarné par la jeune actrice. C'est puissant et délicat à la fois.
Le premier long-métrage d’Audrey Diwan (« Mais vous êtes fous ») frappait déjà fort. Pour sa deuxième composition, sortie en 2021, la réalisatrice française confirme son talent. Elle réunit une nouvelle fois ses acteurs fétiches (Pio Marmaï et Céline Sallette) tout en leur offrant des seconds rôles, laissant à la jeune actrice Anamaria Vartolomei (César du meilleur espoir féminin) le soin de crever l’écran. Au début des années 1960, période où l’avortement est totalement illégal, une étudiante tombe enceinte. Afin de poursuivre ses études et conserver sa liberté de femme, elle s’engage seule dans une démarche clandestine. Avec une caméra à l’épaule souvent resserrée sur l’héroïne, permettant de mieux suivre son parcours tant mental que médical, on a le droit à quelques scènes particulièrement éprouvantes. Mais ce que le récit parvient le mieux à retranscrire c’est cette volonté de fer pour braver les interdits fixés par la société, dont il faudra attendre la loi sur la légalisation de l’avortement initiée par Simone Veil en 1975. Bref, une œuvre bouleversante qui fait office de travail universel sur l’émancipation de la femme.
À l'heure où certains pays et certaines mentalités reviennent en arrière concernant le droit d'une femme à se réaliser sans répondre avant tout à l'injonction d'être mère, "l'événement" sonne comme un avertissement glacial.
Audrey Diwan filme sans détour une torture aussi bien physique que mentale, n'adoucit rien ni personne. Elle se contente de montrer, au plus près, la réalité loin d'être pleine d'humanité : rares sont ceux qui aident si l'époque s'y oppose.
Une mise en scène intimiste, froide malgré les beaux jours apparents, étouffante par les choix de cadrages (serrés) et de focale (profondeur de champ minime). Les actrices sont si convaincantes qu'elles nous font sincèrement oublier que c'est un film, et la quasi absence de musique le rend extrêmement réaliste. C'est douloureux à regarder, en tant que femme, j'en ai eu des sueurs (et pourtant je suis habituée à voir des films gores depuis très jeune, et ni Cronenberg ni Ducournau ne me font jamais fermer un seul œil).
Bravo à l'équipe d'avoir su faire exploser le sujet en une réelle œuvre de cinéma.
L'événement a eu de très bonnes critiques et a peu à peu acquis une petite réputation, j'étais donc curieux de le découvrir. Mais malheureusement, même si c'est un bon film, je n'ai pas autant adhéré que la majorité. Je vais quand même commencer par citer ses qualités : déjà le thème du film est très bien traité. On comprend bien que l'avortement est un droit fondamental, que l'interdire est une privation de liberté pour la femme et une souffrance pour elle, qui peut la pousser à mettre en danger sa vie. Bon dit comme ça j'ose espérer que personne ne trouve ça choquant mais quand on voit ce que certains pensent de l'avortement il faut croire que le message de L'événement n'est pas évident pour tout le monde. Ensuite l'actrice principale est vraiment excellente, et quelques scènes sont vraiment choquantes tellement elles représentent bien la douleur que peuvent ressentir ces femmes. Pour autant, je n'ai pas été plus emballé que ça pour une raison simple, c'est que hormis son message, j'ai l'impression que le film ne raconte pas grand chose. Tous les personnages sont un peu des coquilles vides hormis Anne, ce qui fait que le film est loin de m'avoir pris aux tripes malgré l'importance de son message. C'est ce qui me fait dire que le film ne va vraiment pas me marquer même si ça reste globalement un bon long métrage.
Le message passé est important, et permet de comprendre la mentalité d'une époque. Toutefois le film ne parvient pas à faire monter la pression sur le spectateur telle que la ressent la personnage.
Intéressant mais tellement d’anachronismes dans les vêtements, les soirées…Sur les 14 semaines du film, on devait déjà être en plein réchauffement climatique: elle vit en débardeur de mars avril à mai à Angouleme en 1963藍 Et à 23 ans, pas très en avance dans les études… La mère, censée travailler 7jours sur 7 sans interruption est super bronzée et avec des dents d’une blancheur éclatante. Bref, assez raté
Bravo. C est l un des films les plus durs a regarder que je n ai jamais vu. J ai dû mettre mon bras devant mes yeux pour ne pas voir certaines scenes. L actrice est excellente et pour moi c est important de vulgariser ce genre de sujet. C est un sujet delicat l avortement. Certains en faisaient un commerce et les medecins en avait peur. Encore bravo pour la realisatrice pour un film qui malheureusement va être vu par trop peu de personne.
A l’heure où le droit fondamental à l’avortement est remis en question dans plusieurs états, « L’Evénement » est un uppercut dont la puissance émotionnelle est accentuée par l’utilisation d’un format 1:37 permettant une immersion au plus près de cette étudiante pour laquelle on ne peut qu’éprouver, que l’on soit une femme ou un homme, qu’une profonde empathie face au choix qui est le sien. De par sa composition, Anamaria Vartolomei est la révélation de ce film pour lequel la réalisatrice Audrey Diwan s’est vue remettre le Lion d’Or de la 78ème Mostra de Venise.