Ce dernier opus en date de la franchise "Paranormal Activity" et second spin-off après "The Marked Ones", réalisé cette fois par William Eubank et sorti tout récemment sur Paramount+, est mauvais ! J'en suis réellement très déçu, j'attendais vraiment beaucoup de ce film, appréciant particulièrement la franchise, et j'ai eu sous les yeux un found footage des plus classiques ! Nous retrouvons ici Margot qui a été abandonné par sa mère étant bébé et qui retrouve enfin un membre de sa famille. Mais ce dernier va la trainer dans sa communauté de Amish. Le contexte est plutôt bon et surtout alléchant. On change enfin des grandes maisons américaines pour aller dans un endroit très oppressant, surtout qu'il est reculé de tout et perdu au milieu de la neige. Le procédé change aussi, c'est-à-dire que c'est toujours (plus ou moins) un found footage mais beaucoup plus professionnel étant donné que les protagonistes réalisent un documentaire, avec des moyens donc plus conséquents et avec surtout une belle esthétique. Et, même si cela donne des images réellement magnifiques, ça ne colle pas vraiment avec la saga ! "Paranormal Activity" est intéressant justement pour cet aspect amateur qui rapproche le spectateur au plus près d'une soi-disante vérité ; le principe de tout found footage quoi. Ici, on s'éloigne un peu du genre pour aller aux frontières du documenteur (faux documentaire), ce qui ne donne alors pas du tout le même résultat. Mais de toute manière, les intentions du film ne sont pas très claires. On sait que le film n'est pas un préquel puisqu'il se déroule en 2021 mais on ne sait pas s'il est vraiment lié à la franchise ou si c'est un reboot, car honnêtement, si on enlève "Paranormal Activity" du titre, on ne sait pas que c'est un épisode de la saga ! Tous les codes de la franchise ont en effet été retirés, il n'y aucun élément paranormal mais le film se rapproche plus ici d'une espèce de secte, que l'on retrouve effectivement dans le fil conducteur de la franchise, notamment avec la secte des sorcières, mais les buts de ces deux sectes sont totalement opposés (je n'en dévoilerai pas plus afin de ne pas spoiler). Ainsi, nous sommes clairement dans quelque-chose d'autre, qui n'a rien à voir avec la franchise, le pré-titre n'est finalement là que pour surfer sur la franchise. De plus, même s'il y a plus d'action que dans les précédents films de la saga, je me suis profondément ennuyé car le film utilise les codes du film d'horreur classique, en rajoutant des bruitages ça et là pour accentuer les jump-scares et suit une intrigue prévisible et très codifiée. Concernant les acteurs, ils ne se débrouillent en revanche pas trop mal, notamment Emily Bader. "Paranormal Activity : Next of Kin" est donc, malgré ses quelques qualités visuelles et d'ambiance, très décevant car il n'a tout simplement rien à voir avec le reste de la franchise et reste même, si on le considère en tant que film d'horreur indépendant, très prévisible et déjà-vu.
Alors là oui... autant j'avais hai le volet 6 autant celui là m'a rendu fou !!! Cela faisait très longtemps que je n'avais pas flippé comme ça devant un 'Paranormal Activity' ! Si j'ai déjà eu peur de même... Ce qui est très intéressant dans ce chapitre ci c'est l'immersion dans la communauté Amish ! C'est oppressant, un brin gênant et franchement on flippe bien !! Les sursauts sont énormes, l'intrigue est bonne & claire (pour une fois) & certains passages sont franchement insoutenables !! Une belle réussite ! Merci Asmodée & Sara !
Ce volet de Paranormal Activity n'apporte rien de neuf. Le film se laisse regarder mais je ne compte pas le revoir. Le scénario n'est pas convaincant, et en terme de potentiel de peur le film loupe le coche. Les acteurs ne m'ont pas convaincu. J'en attendais mieux.
On pensait avoir vu la caméra d'un personnage de "Paranormal Activity" tomber à terre pour la dernière fois avec "Ghost Dimension", ultime opus médiocre d'une saga alors en pleine dégringolade commerciale après avoir atteint des records de rentabilité et que beaucoup considèrent comme une des plus vides du cinéma d'épouvante contemporain. On ne leur donnera pas tort mais, au-delà du phénomène indiscutable qu'à représenter le premier volet, celui-là même qui a imposé le retour en force du found footage sur les écrans en 2007 et un schéma narratif général qui ne bougera pas d'un iota au cours des épisodes suivants (du "rien" où nous sont présentés des personnages sans consistance, une montée en puissance de phénomènes surnaturels et un dernier quart d'heure se voulant explosif tant en termes de rythme que de révélations), il faut tout de même souligner la qualité plus notable de quelques suites, le troisième et "The Marked Ones", qui ont tenté d'élever le niveau grâce à quelques idées un peu plus inventives face à la pauvreté répétitive des autres films de la franchise.
En tout cas, préparez-vous à soupirer de désespoir ou à danser nu(e) de joie selon votre amour de la marque mais "Paranormal Activity" fait bel et bien son grand retour en 2021, ressuscité par Paramount pour sa plateforme de streaming maison, avec la complicité de William Eubank à la réalisation (qui, pour le coup, est vraiment tombé dans les abysses après "Underwater") et Christopher Landon à l'écriture, histoire de voir s'il y a encore moyen de grappiller de belles poignées de dollars sur le souvenir de son succès !
Au vu de la gêne qu'avait occasionné le final de la saga en révélant la platitude complète de sa mythologie devant une caméra magique (oui, oui, c'était bien le cas), "Next of Kin" a au moins la bonne idée de repartir sur les bases d'une nouvelle histoire -et même d'environnements très différents des précédents films- pour nous immerger au sein d'une petite communauté Amish où une jeune femme, accompagnée de son petit ami et d'un ingénieur du son gentiment benêt, vient enquêter sur le passé de sa mère biologique disparue. Pas la peine de vous faire un dessin, ces Amish s'adonnent bien entendu à des activités pas très normales que nos héros, parfois à la limite de kamikazes, vont se faire un plaisir de découvrir...
Sur le fond, la nouvelle mythologie mise en place ne prend pas de très grands risques en reprenant certains éléments fondamentaux de la franchise (démon, culte louche, un rôle important réservé aux femmes) pour les passer simplement au shaker et aboutir sur des bases aussi faciles et peu recherchées que les précédentes, on en serait presque déjà à prier que d'autres suites ne voient pas le jour pour exploiter un si faible potentiel. Cela dit, ne nous voilons pas la face, on savait par avance que ce "Paranormal Activity" ne réinventerait pas la poudre paranormale quant à son intrigue mais, là où le bât blesse le plus, c'est que "Next of Kin" va chercher à se renouveler sur la forme de sa narration et de sa mise en scène en dénaturant finalement tout ce qui faisait le peu de sel de l'identité de la franchise.
Le found footage est bien évidemment toujours là, toutefois, "Next of Kin" s'apparente de plus en plus à une forme bâtarde où une approche cinématographique conventionnelle vient s'immiscer grâce au prétexte de nouvelles technologies plus poussées en termes d'images (on est bien loin des plans fixes de surveillance de mauvaise qualité de l'original) ou... eh bien... du n'importe quoi basé sur un complet non-respect du format avec des plans de l'équipe de William Eubank qui se mêlent à ceux des personnages. Il y aura bien les phases d'explorations nocturnes (dont le final), les plus réussies niveau tension véhiculée d'ailleurs, cherchant heureusement à privilégier le point de vue complet à la première personne pour favoriser l'immersion tant recherchée par les amateurs du found footage mais, comme le procédé n'est pas utilisé de façon jusqu'au-boutiste en permanence, cela amène le film sur un terrain bien plus banal que l'habituelle forme signature d'un "Paranormal Activity". De plus, "Next of Kin" cherche également à briser le carcan narratif figé de la saga que l'on évoquait plus haut pour adopter un caractère plus hybride entre ses différentes phases. Les grandes lignes du schéma sont encore là mais les moments les plus anecdotiques d'habitude laissés en amont viennent ici s'étendre de plus en plus sur la montée en puissance des événements pour faire office de respirations comme dans n'importe quel film d'épouvante lambda. Et même lorsque cette initiative de changement aurait pu aller dans l'intérêt du spectateur afin de lui en délivrer plus qu'à l'accoutumée avec, pour une fois, un final se voulant à la fois spectaculaire, démonstratif et qui s'étend sur une demi-heure de surcroît, cela se retourne contre le film, lui donnant une identité complètement quelconque où la marque "Paranormal Activity" n'est plus qu'une ombre au milieu d'une course-poursuite rythmée par des clins d'oeil appuyés à "Blair Witch" ou à "Resident Evil".
En somme, malgré quelques passages qui sortent du lot (une représentation de la folie assez dantesque... mais qui dure à peine une minute), la volonté de faire évoluer les racines originelles de la franchise "Paranormal Activity" a ici pour conséquence étonnante de lui soustraire le peu de substance bien identifiable qu'on lui avait attribué. De fait, ce "Next of Kin" s'apparente à un simili-found footage utilisant certains incontournables de la franchise mais pour un résultat qui réussit l'exploit d'être aussi vide et même encore plus lambda.