J'ai, pendant le première heure, pensé que j'assistais à un vrai bon film et à une bonne surprise mais j'ai ensuite bien vite déchanté. La première heure, comme je le disais, est très bonne. Le personnage de Nick Marshall est bien travaillé, caricatural jusqu'à l'os, il se retrouve puni par un sort qui lui est jeté et parvient à capter les pensées des femmes. Il y a des moments franchement drôles car Mel Gibson joue bien le coup. Il est, lui même, très drôle et on s'amuse bien, je ne pensais pas rire à ce point. Sauf que voilà, ça ne dure pas ! Lorsque la relation entre les deux personnages principaux (Mel Gibson et Helen Hunt) se met en place, ça devient lourd et on tombe dans le romantisme de bas étage. Les dialogues deviennent pitoyable, l'histoire inintéressante et on décroche totalement de l'action, ça dégouline de bons sentiments et c'est à la limite du supportable. Les fans de "Twilight" seraient alors ravis ! Et alors jusqu'à la fin, on a un défilé de bons sentiments qui ne valent pas un clou et qui ne font pas avancer le récit d'un pouce. Le scénario, déjà très prévisible, devient franchement naze. Reste l'interprétation de Mel Gibson qui vaut le coup d’œil, il se donne et rend son personnage intéressant.
Nancy Meyers n'a peur de rien. Alors que l'innérable Joel Schumacher demeure l'un des seuls hommes publics au monde à pouvoir répondre par l'affirmatif à la question Le droit de tuer ?, la réalisatrice est en quelque sorte son alter égo soft. Plus insidieuse, l'idole des républicains quarantenaires le dépasse sur son propre terrain, la touche féminine se caractérisant par la capacité à faire passer, mine de rien, des aspirations rétrogrades surdimensionnées. Pour y parvenir, rien de mieux que d'y mettre les bouchées doubles : au final, c'est tellement énorme qu'on ne sait jamais trop si on se moque de la démarche du film ou de celles qu'il met en scène. Jolie pirouette et preuve sans égal d'un talent inoui à sublimer l'exercice de la médiocrité. C'est d'autant plus pervers, mais ce n'est pas donné à tout le monde, aussi se dégage de cette ingénieuse mécanique un charme étrange, une platitude intrigante [un peu à la façon, dans un tout autre genre, de Hostel], assumant sa bêtise dans un élan crâne zélé et racoleur.
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Conte de fées graveleux, mais contemporain, Ce que veulent les femmes n'a rien de politiquement incorrect comme son délire sexiste s'en réclame, sinon dans sa réussite à concilier la foule dans une brillante harmonie de rires francs, libérés, paillards, nihilistes comme de dépit. C'est simplement une soupe adroite aux allures dévergondées, un bras droit des sirènes de l'Hollywood puritain et de la culture mainstream si expressément agressive que toute la verve roturière de son prétendu ''parlé-vrai'' s'en trouve simplement ridiculement bénine. Tentant de prendre en otage une assemblée acquise qui s'en moque sans détours, le film semble pourtant faire la proposition, à qui veut l'entendre, de considérer sa compassion surlignée pour les recalés de service [ces femmes insipides et hors-circuit ; notamment Erin, la suicidaire hypersensible] comme le masque d'une condescendance profonde, le couple nucléaire étant le seul à bénéficier d'une sincère empathie.
Une comédie plutôt bon enfant un peu mélo par moment,surtout vers la fin.Mel Gibson est convaincant,à défaut que ce film soit de qualité égale tout le long.
voila ce qu'il peu faire changer un macho, lui permettre de se mettre à la place des femmes, en lisant dans leur penser et voir ce qu'elle pense, leur raisonnement, brefune trés belle approche de notre société et de la place des femmes (pas toujours facile)
D'une idée intéressante, ce film a un certain talent pour la traitée de façon niaise bourrée de bonnes intentions bien plates. D'une longueur inouïe, il faut vraiment aimer Mel Gilbson pour avaler cette pillule sans saveur. Hormi la première demùi-heure, le film s'enlisse jusqu'à un final des plus déplorables.
Une excellente idée de départ au service d'une comédie plutôt rafraîchissante, quoique versant dans le convenu dans sa seconde partie. Un divertissement tout à fait agréable néanmoins, surnageant largement au milieu des productions comiques US.