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MatRak
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5,0
Publiée le 4 août 2021
Minari raconte l'histoire d'une famille sud-coréenne étant partie vivre au États-Unis, et les épreuves auxquelles elle doit faire face. Côtoyant moi-même de près la culture sud-coréenne, ce film n'a pas manqué de m'émouvoir. Cela est dû en premier temps au scénario, qui nous dépeint un "American dream" bien maussade, puis dans l'excellent jeu des acteurs. Dernièrement, la photographie de ce film m'a aussi beaucoup plu, la caméra n'y étant pas très dynamique, le rendu visuel est très calme, permettant au spectateur d'être contemplatif, de comprendre les non-dits mais aussi d'apprécier la composition de l'image ainsi la nature qui y est souvent présentée.
Minari est une petite merveille cinématographique. il n'y a pas grand chose à redire quand l'émotion, l'humour et la poésie sont réunis pour faire ce genre de film. Une famille Coréenne s'installe en Amérique pour essayer le rêve Américain. Entre espoir et désillusion c'est toute la petite famille qui se retrouve dans un pays où la culture est a l'opposé de la leur. la scène dans l'église illustre parrainent ce décalage. puis il y a cette grand mère venant de Corée, qui n'est pas dans les standard des grands mères comme dit le petit garçon du film mais qui déborde d'amour et d'humour. Je recommande vivement Minari, les 2h00 passe à toute vitesse et on ressort en ayant pris un bon bol d'air frais.
Une version quelque peu revisitée de Jean de Florette, ou le drame paysan est surtout l'occasion de questionner le rêve américain à travers les yeux d'une famille d'immigrés. Tout ici est au service de l'histoire et de ses interprètes: la réalisation est classique, l'histoire ne sort pas de ses rails, mais l'ensemble est joliment fait, sans niaiserie ni cynisme. Une mention particulière pour les jeunes interprètes.
Le réalisateur américain d’origine sud-coréenne livre un film autobiographique sur l’intégration d’une famille d’émigrés aux Etats-Unis. Il met un point d’honneur à montrer comment l’intégration et l’insertion passe par le travail et l’esprit d’entreprendre. C’est pourquoi cette chronique familiale tournée comme un mélo est aussi un drame social. On y voit toute la complexité de l’intégration de cette famille, mais aussi les difficultés de réussir son projet entrepreneuriale lorsque l’on est dépourvu de réseau. Le père de famille se lance dans une activité dont il ne connait pas grand-chose quitte à endetter sa famille ; un portrait jusqu’au-boutiste qui n’est pas sans rappeler un certain « Jean de Florette ». Mais là où Pagnol jouait la partition du conte, Lee Isaac Chung peine à trouver son ton et reste le cul entre deux chaises, entre réalisme et conte. Victime soit de sa double culture soit de Brad Pitt, producteur très entertainment US, son film est trop états-unienne pour dégager la poésie propre aux films asiatiques, trop coréen pour en faire une illustration de l’"american way of life". Donc même si ce film est touchant et empreint d’une grande sincérité, le contenu est trop convenu pour en faire une œuvre d’exception, un film sympathique à la photographie bien léchée. tout-un-cinema.blogspot.com
Il est difficile de trouver beaucoup de qualités à ce film prévisible qui n’apporte rien à la saga déjà fort bien pourvue des œuvres consacrées à l’immigration aux Etats Unis. Dans Minari il s’agit d’une famille coréenne qui a quitté la Californie pour s’installer en Arkansas afin d’y cultiver des légumes coréens que le père espère vendre à la communauté. Il est dommage que le réalisateur n’ait pas souhaité rendre les personnages plus attachants, car le spectateur est rapidement crispé par l’époux antipathique, l’épouse peu avenante et le garçonnet pénible. La grand-mère force un peu plus l’empathie. Les autochtones sont quasi absents et mal abordés. L’ensemble manque cruellement de fond , et curieusement on a l’impression d’avoir déjà vu le film ! Bref on s’ennuie ferme.
Jacob et Monica sont deux immigrés coréens installés depuis plusieurs années en Californie. Ils ont emmené aux Etats-Unis avec eux leur fille Anne et y ont eu un second enfant, David, affligé d'un souffle au cœur. Malgré les réticences de son épouse, Jacob a décidé de se mettre à son compte en rachetant un lopin de terre dans l'Arkansas et en y faisant pousser des légumes coréens. L'installation de cette famille, bientôt rejointe par la mère de Monica, dans un mobile home miteux ne va pas sans peine.
"Minari" s'inscrit à la rencontre de plusieurs genres. C'est d'abord une chronique familiale douce-amère, l'histoire d'un couple désassorti mais solidaire, uni par l'amour qu'il porte à ses deux enfants. Son histoire est racontée, comme c'est souvent le cas au cinéma et plus souvent encore en littérature, à travers les yeux de leur fils cadet, un peu trop mignon, propret et espiègle pour ne pas avoir envie de lui filer des baffes (oups... pardon.... tellement mignon, propret et espiègle qu'on a envie de le couvrir de poutous) C'est ensuite, à la façon du remarquable "Au nom de la terre", un drame rural sur la difficile vie paysanne et les aléas de l'agriculture. C'est enfin un documentaire sur l'Amérique profonde des 80ies et son étonnante religiosité - qui contraste avec l'agnosticisme revendiqué des Yi qui ont notamment quitté la Californie pour fuir l'emprise oppressante de leur congrégation.
"Minari" fait partie de ces films dont la seule vision de la bande-annonce suffit à dévoiler le contenu sans surprise. En deux minutes à peine, tout y est révélé. Vous plaît-elle ? Allez voir le film : vous ne serez pas déçu. Vous laisse-t-elle de marbre voire vous inspire-t-elle certaines réserves, ce qui avait été mon cas ? N'y allez pas ! Un conseil que, bien évidemment, je n'ai pas suivi.
Minari* L'histoire est d'une grande sensibilité . Oui le rythme est lent, très lent même et pourtant, on s'installe et on accompagne cette famille coréenne tout doucement, tout puissamment ... J'ai surtout apprécié la relation complice de la grand-mère (qui ne ressemble pas à une "mamie") et du petit garçon mutin. Qui apprivoise l'autre? Qui donne à l'autre ? Qui soigne l'autre ? Quand la tradition et le présent se bousculent et s'entraident. Les rencontres entre deux cultures, entre deux pays . Le temps est long comme celui de la nature qui fait pousser les légumes ... Le temps est parfois injuste. Mais demain ... oui y croire .
*Minari est le mot coréen pour une plante comestible originaire d'Asie de l'Est. En anglais, la plante peut être appelée water dropwort, céleri chinois, persil japonais et céleri d'eau, entre autres noms.
Un film qui se déroule au rythme du quotidien de cette famille Sud-coréenne déracinée qui espère vivre ‘’son rêve américain’’. Au rythme des échecs, des coups durs , des espoirs, les personnages tentent de tenir et de se relever. La relation entre la grand-mère et son petit-fils apporte une bouffée d’air frais et de dynamisme pour relancer le rythme du film qui s’écoule lentement. Sans doute à l’image de ce que peuvent vivre nombre de familles déracinées, plus encore au fin fond de campagnes éloignées de tout. Entre réalisme et délicatesse, le tout sous-tendu par une certaine pudeur et un vent de poésie le réalisateur partage des tranches de son enfance . Il nous amène à toucher du doigt la force et le courage qu’il faut pour se faire sa place dans un autre géographie, une autre culture, une autre langue. Et si c’était nous ? Simple mais joli film.
Minari trouve dans son classicisme de base une force émotionnelle qui touche énormément durant sa découverte et parvient à le dégager avec une certaine sensibilité. Bref, c’est un bien joli film qui mérite ses retours positifs.
Grand Prix du Jury et du Public au Festival de Sundance 2020, “Minari” est un long-métrage coréano-américain de Lee Isaac Chung. L’histoire décrit une famille qui déménage dans une petite ferme de l’Arkansas dans les années 80 pour vivre le rêve américain. Oppressé par le travail et la maladie du fils, le couple se dispute souvent. Pour les aider, ils font venir la grand-mère maternelle avec qui l’enfant va développer une relation très étroite. “Minari” est un portrait intime et pudique d’une famille portée par d’excellents comédiens. A la fois poétique et intriguant, le film hésite cependant à opter pour un ton et en fait un récit fragile. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le genre de film dont on se dit pendant sa première moitié qu'il va bien finir par se passer quelque chose, qu'il va enfin démarrer … mais non, la torpeur se poursuit inexorablement. Et on se demande pourquoi avoir fait un film autour de cette histoire ? Certes c'est apparemment auto biographique pour le metteur en scène mais est ce suffisamment ? C'est une sorte de Manon des Sources américano coréenne, avec une très légère analyse des rapports américains vs coréens, qq problèmes de couple, quelques problèmes sociaux dans cette Amérique des années Reagan. Pas assez pour rompre l'ennui ...
"Minari" est l'un des films qui a marqué les dernières cérémonies de récompenses. Yuh-Jung Youn y a remporté presque tous les prix possibles et imaginables d'actrice dans un second rôle pour sa grand-mère coréenne pas comme les autres. Sous forme de chronique intimiste et familiale, Lee Isaac Chung pioche dans ses souvenirs d'enfance pour raconter une histoire de déracinement et d'enracinement, de choc des cultures et de réalisation sociale. Dans les années 80, une famille d'origine sud-coréenne s'installe dans l'Arkansas où le père veut s'implanter comme fermier, afin de cultiver des légumes coréens pour les vendre à d’autres familles d’immigrants. Alors que sa femme est plus sceptique face à ses grandes ambitions et ses choix de vie, le souffle au coeur dont souffre leur fils les préoccupe de plus en plus. Éloigné de la ville et de leurs origines, ils vont devoir s'habituer à leur nouveau cadre ainsi qu'à la présence d'une grand-mère qu'ils ne connaissaient pas... Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est le rapport qu'entretiennent ces personnages avec la nature et les énergies. Quelque chose se joue en parallèle du visible, notamment dans le lien entre la grand-mère et le petit-fils et c'est lors des jours qui ont suivi la séance que j'ai réalisé avec quelle subtilité le scénario accorde de l'importance aux petites choses. Cela va de paire avec la pudeur des acteurs, propre au jeu asiatique. Les émotions sont contenues mais perceptibles et cela peut dérouter ceux qui sont habitués aux effusions lacrymales c'est vrai. Après, si "Minari" propose avec justesse une vision biographique de l'expérience des immigrants, avec les difficultés et les sacrifices qui vont avec, j'avoue ne pas avoir été transcendé non plus. C'est très joliment mis en scène et les acteurs sont excellents. Mais l'histoire, bien qu'elle mette la communauté sud-coréenne en avant, reste un American Dream convenu et linéaire, similaire à tant d'autres récits de famille tentant de se faire sa place aux État-Unis. Passée la curiosité du début, les scènes s'enchainent sans surprise et j'avoue ne pas m'être beaucoup attaché à ces personnages. Comme dit, l'enjeu de "Minari" réside dans son atmosphère et la manière dont cette histoire est racontée mais je ne suis pas certain que cette subtilité soit perceptible d'emblée, par tous. L'adjectif "universel", prôné en haut de l'affiche, me parait quelque peu extrapolé...
Beau film sur un drame famillal, où les moments de vie s'enchaînent bien, c'est assez intéressant même si le film à du mal à démarrer. La venue de la grande mère apporte une touche humoristique et la relation avec son petit fils et touchant et drôle. Puis c'est le genre d'histoire qui nous amène à être heureux pour ce qui arrivent aux personnages, même si la fin est un peu flou. C'est peut être un des seuls points que je regrette. Un film plein de tendresse, léger et qui apporte de la bonne humeur. Une bonne surprise.