Minari
Note moyenne
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Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2021
Un très joli film discret, qui brasse rêve américain, dureté de la vie rurale, résilience, amour de la famille.... avec subtilité, tendresse, poésie.
Jacob (Steven Yeun) et Monica (Ye-Ri Han) sont américains d'origine coréenne et bons chrétiens. Tout ce que le rêve américain leur a donné, ce sont des boulots de "sexeurs". Vous ne savez pas ce que c'est? Ce sont ces gens qui d'un pouce exercé, décident si un poussin est mâle ou femelle. Les mâles sont, chose abominable, broyés et brûlés. Une fumée noire sort de la cheminée de l'entreprise.....
Jacob rêve d'autre chose: devenir exploitant agricole -et prospère, naturellement. Il achète dans l'Arkansas un grand terrain et une maison. La maison est une sorte de mobil home, qui ressemble plutôt à un long wagon en planches qui risque de s'envoler à la première tornade, mais dont Monica arrive à faire, la première déception passée, un intérieur cosy. Ils ont deux enfants, Anne, une petite fille d'une douzaine d'années très raisonnable (Noel Kate Cho) et un petit bonhomme d'environ cinq ans, David (Alan Kim), qui malheureusement n'a pas le droit de courir car il a un souffle au coeur qu'il faudra opérer quand il sera un peu plus grand. De l'argent, ils n'en ont pas, celui que Jacob a gagné a servi, en bon fils asiatique, à aider sa famille. Et pendant qu'il poursuit son rêve, Monica stresse, supportant de plus en plus mal cette situation. La dessus arrive de Corée, pour garder les enfants la grand mère, (Yuh-Jung Youn), une incroyable vieille dame indigne qui jure, joue aux cartes, ne sait pas faire la cuisine et se mêle de tout, qui jargonne une sorte de sabir coréo-américain, et que David ne veut pas voir (mais à la fin ils seront complices)....
Jacob, défriche, plante, le gros problème c'est l'eau: l'eau de la ville est trop chère; le puits se tarit.... L'acheteur espéré se défausse au dernier moment.... Il est aidé par Paul (Will Patton), encore une figure incroyable, un vieux cinglé mystique qui fait des exorcismes et le dimanche trace la route en portent sur son dos une lourde croix de bois, semblable à celle du Christ...
Dans le monde de Lee Isaac Chung, tout le monde est gentil. La famille est accueillie à bras ouverts par les paroissiens. C'est la vie qui est dure, ce sont les éléments, Ce sont le soleil qui tape trop fort, la nappe phréatique qui s'assèche, le vent qui ravage. Rien ne se passe comme prévu....Mais en bon asiatiques ils sont courageux, persévérants, et solides parce qu'ils s'aiment. Le symbole de leur force, n'est ce pas le minari, dont la grand mère a ramené quelque plants, ce cresson qui une fois replanté s'étend et se développe, et qui est tout à la fois médicament, épice, légume, et qui a la propriété de dépolluer l'eau du ruisseau dans lequel il pousse.
Ce beau film vous redonne le moral; c'est tellement bien de voir de temps en temps au cinéma des gens... biens, justement. Le réalisateur a mis en scène son enfance, car c'est l'histoire de sa famille, remobilisé ses souvenirs.... et c'est celà, sas doute, qui fait que le ton est si juste. C'est à voir absolument, et on en sort émus et heureux.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juin 2021
Bon film, bien joué, mais trop personnel à mon goût, et qui esquive tous sujets sensibles comme le racisme.
Par contre, la culture coréenne est bien représentée (garçon roi, repas, etc.) et la fragilité du couple très réaliste (encore une fois grâce au bon jeu des acteurs), c'est pourquoi la fin est quelque peu incohérente aussi.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2021
Beaucoup de plaisir à voir ce film, chronique finalement plus douce qu'amère sur la fin d'un rêve de réussite sociale au pays de la grande promesse libérale... Servie par d'excellents acteurs, la réalisatrice tisse avec réussite tous les fils qui font l'étoffe d'une oeuvre populaire exigeante.
laurent joulin
laurent joulin

55 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2021
Un reve , une famille coréenne, dans une camoagne américaine : l histoire aurait pu être quelconque , mais on se laisse porter par ce père qui veut cultiver et atteindre son rêve de faire pousser des légumes coréens . Tous les personnages s imbriquent les uns aux autres avec une touchante attention calme ou passionnée. Une famille avec des hauts et des bas mais avec une certaine sereinité et détermination face à l adversité de la vie. Un belle respiration de plein air et d espoir
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2021
La réalisation manque de dynamisme pour une histoire somme toute classique qui m’a quand même fait découvrir le métier de sexeur de poussins. Heureusement, il y a la grand-mère interprétée par Youn Yuh-Jung, très grande actrice sud-coréenne déjà vue dans « Lucky Strike » en 2020 et avant dans « L’ivresse de l’argent », « Une femme coréenne » et « The President’s Last Bang », qui a d’ailleurs réalisé cette année le « doublé » Bafta / Oscar pour son rôle. Le reste de la distribution avec Steven Yeun, découvert dans la série « Walking Dead », et le jeune Alan S. Kim, une vraie découverte, est tout aussi bon. Néanmoins, « Minari » reste un film surcoté selon moi.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2021
"Minari" qui a obtenu 6 nominations aux oscars cette année dont 1 récompense est un drame en partie auto biographique émouvant. En effet même si l'histoire parait simple au début une famille américaine d’origine sud-coréenne s’installe dans l’Arkansas où le père de famille veut devenir fermier s'avère au final poignante, on se prend d'affection pour cette famille avec certaines séquences touchante , drôle évoquant de nombreux thèmes avec des acteurs géniaux mention spéciale à Yuh-jung Youn (oscarisée cette année) et Alan S.Kim.
Michelle Aix en Provence
Michelle Aix en Provence

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 juin 2021
D'un incommensurable ennui ! C'est terne et que ce film est long....
Le pire du pire des mélos américains avec une musique dégoulinante et des acteurs médiocres
Passez votre chemin et gardez votre argent !
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 juin 2021
En matière de cinéma, il arrive parfois qu'on se demande si on est "normal". Par exemple quand on s'ennuie à mourir devant un film qui semble faire l'unanimité tant auprès des critiques que du public. C'est ce qui vient de m'arriver avec "Minari", ce film américain réalisé par un fils d'immigrés coréens dont la famille s'était installée il y a 40 ans environ dans une ferme de l'Arkansas. Un film dont le caractère autobiographique n'échappera à personne puisqu'il raconte l'histoire d'une famille d'immigrés coréens qui ont quitté la Californie pour venir s'occuper d'un terrain agricole dans l'Arkansas. Le père et la mère étaient sexeurs dans un élevage de volailles mais Jacob, le père, croyant dur comme fer au rêve américain, veut réussir sa vie dans l'Amérique de Reagan en faisant quelque chose de grand, en l'occurrence en cultivant des légumes coréens qu'il compte vendre à la population d'origine coréenne qui peuple de nombreuses villes des Etats-Unis. Sa femme Monica est beaucoup moins enthousiaste que lui, leur fils David a un souffle au cœur et leur fille Anne est ... Bon, elle est là, mais on n'en sait guère plus sur elle. Et puis, il y a aussi Soonja, la mère de Monica, une veuve fantasque venue depuis la Corée vivre avec eux, et dont les rapports avec David évoluent au cours du temps. Durant près de 2 longues heures, on va suivre cette famille dans sa nouvelle vie, avec Paul, un voisin passablement abimé par sa foi en Jésus et qui aide Jacob à la ferme, avec la vie paroissiale, avec quelques épisodes météorologiques difficiles à vivre, etc. Tout cela est filmé avec un manque de rythme remarquable : David a un souffle au cœur mais du souffle, le film en manque cruellement. Quant à l'émotion, dans ce film qui pourrait s'apparenter à un mélo, eh bien on n'en ressent aucune. Étonnant, non ?
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2021
Le quotidien d'une famille sud-coréenne dans l'Arkansas des années 80.
Un récit simple et au traitement assez américanisé, mais porté par un très bon casting. 6,5/10
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juin 2021
Vu et avis le 20210623

Film très bien, je n'y changerais rien

On m'avait expliqué une fois la problématique du sexage des poussins. J'ai été un tout petit peu frustré car en les voyant faire, je n'ai pas été tout à fait convaincu que le regard qu'ils portent au cul des poussins permette justement de faire ledit sexage. J'aurais bien apprécié de voir plus précisément comment cela fonctionne. En tout cas, le film correspond bien à ce que l'on m'avait alors expliqué. Asiatiques spécialisés dans le sexage des poussins, les poussins inutiles broyés qui servent de nourriture, regarder des culs de poussins à longueur de journée, les poussins trop petits pour tenter de s'enfuir, etc

J'ai apprécié qu'il y ait quelques vérités : une maison sur roues - c'est amusant (la grand mère est plus ouverte que sa fille), ce qui est caché fait plus peur (en parlant des serpents et en écrivant cela, je réalise que cela s'applique à la maladie de David), lors de la dispute des époux : on ne peut pas se sauver nous même mais l'argent le peut ?

J'ai bien apprécié l'équilibre dans le film entre l'origine coréenne et leur présence aux USA. Le film est assez fin et m'a semblé juste.
Rose M.
Rose M.

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juin 2021
Film magnifique qui m'a ému aux larmes.
Dans les commentaires, je vois trop de gens parler de quelque chose qu'ils ne connaissent pas. Les rapports familiaux coréens sont bien différents des nôtres, si vous n'êtes pas au courant de la culture coréenne, asiatique du nord-est, oui, vous risquez de vous ennuyer. Il faut être capable de saisir tout ce qui ne se dit pas, tout ce qui peut uniquement se ressentir.
Ce film est tendre malgré la rudesse de la vie, triste et beau. Les parents font le lien entre la grand-mère qui arrive de Corée et l'enfant le plus petit qui n'y est jamais allé. Il découvre une partie de la culture de sa famille pendant que la famille, le père surtout, essaye de vivre le rêve américain. Mais un rêve n'est jamais qu'un rêve et la réalité est toujours plus dure.
Ce film est un morceau de vie.
Come B.
Come B.

3 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2021
Minari propose une atmosphère empreinte d'une sobriété et d'une simplicité qui me touchent; adaptée au cadre de l'histoire, la photographie emmène le spectateur le temps de la projection dans un univers qui permet de se poser et de prendre le temps d'apprécier la simplicité de l'image, de la musique et de la nature.

Il est assez rare aujourd'hui de pouvoir passer deux heures devant un film dont l'histoire n'avance pas sans s'ennuyer - en cela, Minari m'a plu!

Ceci dit... l'histoire n'avance pas. Ou alors, elle avance sans que je la suive? On comprend bien que le film tourne autour de cette famille, mais j'ai bien du mal à saisir l'évolution que le film propose - s'il en propose une. La situation familiale (sans trop en dire) semble la même après 20mn qu'après 2h. De la même manière, je ne comprends pas l'apport de la grand-mère au développement émotionnel du film.
Très honnêtement, je pense être passé à côté de la force principale du film. J'en apprécie donc l'atmosphère sans trop comprendre la force du message de fond. Parce que si les œuvres touchaient tout le monde de la même façon, l'art serait bien triste!
Véronique P.
Véronique P.

48 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mai 2021
Belle leçon de vie, belles images, belle histoire, bon acteurs.
Finesse, à voir et revoir sur grand écran, que du plaisir.
Arthur
Arthur

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2021
Ce film est pour moi, un chef d'œuvre absolu. C'est une histoire très réaliste et pleine de bon sens. Malgré la difficulté, les obstacles qui se dressent sur le chemin de cette famille, ils y croient toujours et persévèrent. Ce n'était pourtant pas gagné d'avance mais ils ont avancés ensemble et ont fait preuve de courage. Je vous conseille cette grande leçon de vie. Les acteurs sont géniaux et les personnages, aussi extraverti qu'ils soient, nous immerge magnifiquement bien dans cet univers, l'Amérique profonde.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2021
Minari est une bonne comédie dramatique, produite par Brad Pitt, qui a concouru dans plusieurs cérémonies (le grand perdant des Golden et Oscars), ce qui n'a pas manqué d'attirer notre curiosité. On y suit la difficile intégration d'une famille coréenne dans le fin fond rural de l'Arkansas, faite de décalages religieux, d'un emploi peu gratifiant pour les immigrés (sexeurs de poussins) et d'un mal du pays viscéral (les racines de la Corée leur manquent). Mais rapidement, on s'aperçoit que Minari pêche à surprendre, si l'on enlève le facteur comique qu'est la grand-mère (le personnage qui éclipse tous les autres sans même avoir à parler) et la nationalité coréenne de cette famille (élément d'originalité sur lequel le scénario se repose un peu trop), on pense à dix autres films de famille qui s'entraide pour réussir qui nous ont bien plus marqué. Les personnages manquent aussi de profondeur (le principal, pourtant, dans un film de famille), on ne sait pas grand-chose d'eux : peu d'interactions avec les locaux donc pas d'évolution de ce côté (c'est vraiment la grand-mère qui fait tout, dans Minari), la petite fille est transparente, on résume en un trait de caractère la mère, au final seul le trio grand-mère / père / fils s'impose avec plus de consistance, ce qui nous a empêché d'accompagner l'émotion du film comme on aurait aimé le faire. La durée s'en est faite ressentir, surtout qu'on a d'abord eu le malheur de choisir la version doublée en français (l'erreur du siècle, pour ce film qui joue beaucoup sur l'alternance des dialogues en anglais et coréen pour montrer l'intégration - ou non - des personnages), qui nous a poussé à le revoir en VO (mille fois mieux !). On s'attendait aussi à beaucoup plus de drama avec l'élaboration compliquée de la ferme (surtout avec l'inexpérience du père), les maladies de cœur du petit garçon (dont on ne fait rien, en fin de compte), et avec le final qui commençait à prendre des risques sur le pathos (intéressant) mais coupé dès après (on ne s'en est pas non plus assez servi). Minari n'aura donc pas été la claque attendue, bien qu'il reste sympathique et que sa mamie attachante vaille amplement un détour du côté de l'Arkansas.
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