Derniers Avis : L'important c'est d'aimer - Page 3
L'important c'est d'aimer
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Jrk N
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0,5
Publiée le 22 janvier 2018
Ce n'est pas un mauvais film, tout le monde rate des films. C'est une atrocité. Les acteurs, tous de grands acteurs, sont perpétuellement agressés et se crient les uns sur les autres sans qu'on sache vraiment pourquoi. La vulgarité et la violence envahissent le film en permanence et sans aucune raison dramatique. Il n'y a d'ailleurs pas d'action. Les dialogues sont d'une pauvreté effarante, ce que le doublage lamentable n'améliore pas, les consonnes ne tombant jamais avec les mouvements de la bouche, même en français. La superbe musique de Delarue est déchiquetée sans qu'on sache pourquoi. Toutes les ébauches de belle scène (Dutronc-Romy au café) sont volontairement et systématiquement gâchées par un mot infâme et ou un mouvement de caméra inutile, encore pus inutile que chez Lelouch (c'est dire). Zulaxski s'est acharné à détruire ce film et s'est encore plus acharné à détruire Romy Schneider qui avec le courage, la beauté, le talent et panache qu'on lui connaissait fait face vaillamment mais sans autre résultat qu'un déséquilibre encore plus grand dans le film (et sa propre dépression) car l'on voit alors ce qu'aurait pu devenir le beau roman de Christopher Franck si Sautet l'avait adapté avec elle. Ce n'est pas un ratage car le cinéaste n'a pas essayé de réussir ce film. C'est un désastre organisé. A fuir.
Coécrit et réalisé par Andrzej Zulawski, ce drame romantique se révèle d'une intensité extrême. Le scénario très sombre nous propose un film ou domine l'amour passion. Cette histoire troublante et violente nous parle d'acteurs ; elle nous montre une galerie de personnages torturés et extrêmement typés. Le réalisateur Polonais effectue une direction d'acteurs magistrale et une mise en scène au plus près des comédiens. La grande qualité de cette réalisation repose également sur les sublimes interprétations de Klaus Kinski et de Romy Schneider dans la peau de l'actrice Nadine Chevalier. La sublime actrice autrichienne a été à juste titre Césarisée pour cet emploi. Dans le rôle principal du photographe Servais, Fabio Testi effectue une belle prestation ; ses photos montrées dans le décor du film sont magnifiques. Les rôles annexes sont tout aussi bien servis : Jacques Dutronc se sort honorablement du rôle délicat de Jacques Chevalier. Claude Dauphin est Mazelli le producteur de X, Michel Robin dans le rôle de Raymond l'homme au delirium tremens, Roger Blin le père de Servais …
Film encore très controversé, L'Important c'est d'aimer s'est pourtant imposer comme un classique du cinéma français. La raison à un sujet assez sombre, où une actrice ratée est contrainte de tourner dans des films pornographiques pour survivre. Cependant, quelle prestation de Romy Schneider qui dans la simple scène d'ouverture, qu'elle a sublimé à jamais, nous captive par son émotion. Je ne conseillerais qu'aux spectateurs de visionner la toute première séquence du film qu'elle porte à elle-seule. Le regretté Zulawski, nous offre une vision crépusculaire du monde artistique, non sans quelques lenteurs, mais porté par la musique magnifique de Delerue, et par une Romy Schneider au sommet de sa gloire, pour lequel elle a obtenu le César de la meilleure actrice en 1976. En bref, un film qui nous fait vite oublié la réputation bourgeoise de l'actrice et de la confiserie des années 1950 avec "Sissi".
Qu' Andrzej Żuławski ait pu réaliser ce film à l' age de seulement 35 ans est proprement époustouflant! Quelle maturité! Un film sur la misère humaine, plein d' intelligence de violence et de sensibilité; remarquablement interprété par R. Schneider, F. Testi, C. Dauphin, K.Kinski: une pléiade d" excellents acteurs. J. Dutronc est moins convaincant, ce me semble. A déconseiller à ceux qui aiment les histoires proprettes, jolies, gentilles, et qui finissent bien, pleines de risettes, de bisounours et de calinous; à ceux qui ne sortent pas de leur doux cocon. Un chef d' oeuvre sur la vie réelle; pas sur la vie rêvée; pas celle de Beverly Hills et autres sornettes...
La seule étoile que j'attribue à ce film je l'attribue en réalité à Romy Schneider, émouvante, merveilleuse, sublime, sensationnelle Romy, qui porte le film à elle seule. L'histoire est très décousue et fade, et seul le personnage incarné par Romy est intéressant.
"Et si on commençait à parler? Cela va nous aider à être ensemble" Cela commençait comme un belle rencontre salvatrice, puis cela se développe autour d'une variation de l'amour et la mort, du désir, du mal-être sauvage. Il y a un air de Pasolini dans cette laideur artistique. Une musique de Delerue, haut de gamme.
Autant l’annoncer tout de suite pour ne tromper personne : je ne suis vraiment pas fan du cinéma « Nouvelle vague » et ce film de Zulawski en est quand même un sacré représentant. Ce qui, personnellement, me désespère, c’est qu’à mes yeux c’est un cinéma de la surenchère et du chichi. Surenchère parce que tout doit se dire en hurlant ; en gigotant dans tous les sens ; en se lachant dans des emphases… Et quand ce n’est pas assez on y rajoute une caméra qui tourbillonne ou bien une musique assourdissante. Et ce qui m’ennuie, c’est qu’une fois qu’on débarasse le film de tout ça, qu’est-ce qu’il nous reste ? Des gens qui parlent de « je-t’aime-moi-non-plus », de « je-crois-que-je-suis-pas-bien-dans-ma-peau » et accessoirement de cul… Au fond tout ça est un peu vide. Mais comme ça bouge, comme c’est esthétisé, on a l’impression que dans ce tourbillon il y a quelque chose de sensible qui se dégage. Non. C’est juste quelques cercueils, quelques femmes nues et un peu de violence… Certain appelleront ça un air de liberté ou de la fougue… Moi j’appelle ça juste « l’adolescence ». Alors après il y a aura sûrement des nostalgiques ou des adorateurs de cette période un peu floue et je peux le comprendre. Mais pour moi ça, ce genre de film, ça reste avant tout une belle incarnation de « l’âge con » du cinéma. « L’important c’est d’aimer » n’est pas une révolution, il est juste une démolition sans finalité des codes du cinéma formaliste. Je ne peux pas m’empêcher de trouver ça stérile et prétentieux. Après, libre à chacun d’en penser ce qu’il veut…
L'important c'est d'aimer. Vraie question pour cette bizarrerie qui gravite entre lard et improvisation avec des acteurs peu convaincants. Rien n'est dans le ton, tout est lard et charcuterie. A voir pour les accrocs de Romy ou de cinéma pseudo-intello. Romy a rarement été aussi dissonante dans un film et semble s’ennuyer magistralement comme le spectateur moyen. Film lourd et balourd!
Un film très spécial, je dois dire que je ne m'attendais pas du tout à cela ... Un triangle amoureux sous fond de perversité, de fantaisie et de noirceur. La mise en scène de Zulawski est incroyablement folle, dévoilant tout une galerie de personnages décalés presque lynchiens, avec une réalisation virevoltante zigzagant entre le grotesque et le génie. L'utilisation de la musique est également très contrastée, un peu trop omniprésente pour ce qui est d'entretenir l'atmosphère, en bien ou en mal. Si il y a bien une chose qui fait l'unanimité c'est la performance immense de Romy Schneider, dans ce rôle de femme fragile et torturée, plutôt le reflet de ce qu'elle traversait dans sa vie privée à cette époque où elle était alcoolique. Elle est magnifique de beauté et de sincérité, on se rend vraiment compte dans ce film à quel point cette actrice était talentueuse et charismatique, une grande figure du cinéma français. Deux rôles masculins sont également à souligner, celui de Jacques Dutronc en mari déjanté qui signe là son premier rôle dramatique, et celui du génial Klaus Kinski en acteur de théâtre raté. Le film est assez difficile d'accès et peut nous filer très vite entre les doigts par son côté dadaïste, certaines scènes de violence et de sexe peuvent également paraître dérangeantes, d'ailleurs il a été interdit aux moins de 16 ans à sa sortie en 1975. Au final je ne saurais pas vraiment comment trancher pour un avis définitif, je reste assez mitigé, sans doute qu'un deuxième visionnage peut paraître nécessaire en ce qui me concerne, mais sur ma première impression je relève surtout l'originalité de la mise en scène et l'interprétation de grande qualité. "L'Important c'est d'aimer" est une expérience particulière qui divisera beaucoup mais qui mérite vraiment d'être découvert.
Romy Schneider est tout simplement bouleversante dans le rôle de cette amoureuse jusqu’au-boutiste, qui donne tout, par amour. Un film dont on ressort titubant comme si on avait combattu Tyson tant les sentiments sont forts et vous frappent au fond de l'âme.
Qu'est-ce que c'est que cette horreur ?... J'ai essayé de tenir le choc, mais 30 minutes, c'était trop pour moi. J'ai rarement vu un début de film aussi insupportable, les acteurs qui ne jouent pas, ils hurlent pour on ne sait trop quelle raison, la musique qui est utilisée (à mon sens, un peu n'importe comment), Jacques Dutronc est ridicule... Je comprend pas que ce film ait été récompensé au Césars. (je suis peut-être trop jeune pour comprendre). Franchement, le cinéma de Zulawski est une véritable torture, A EVITER.
Je ne peux pas faire de critique sur le film, tant la présence de Romy supplante tout le reste. Je suis une fane inconditionnelle de cette Femme ! Je ne sais pas si d'autres ressentent la même chose que moi, mais elle me possède complètement. Sa beauté, son talent, sa présence, son charisme, son "tout" fait d'elle une actrice et une femme hors norme. On ne cite plus ses grands films (il faut lui excuser ses "Sissi" des débuts, il faut un début à tout, et encore elle les jouait très bien) : l'important c'est d'aimer, la passante du sans soucis, la piscine, la mort en direct, la califa... On a l'impression que tous ces films sont faits pour elle. Rien que la 1ère scène de l'important c'est d'aimer, montre que Romy ne joue pas ses personnages, mais elle est les possède, et cela nous donne le ton de SA prestation dans la suite du film, car oui pour moi les autres acteurs n'existent pas (enfin c'est une façon de parler). Une étoile éternelle. Il faut voir ce film, très spécial certes, mais le jeu de Romy ne vous aura pas fait déplacer pour rien...
Romy Schneider, au sommet de sa gloire, insista pour faire cette œuvre troublante, déroutante et entièrement immorale ! Cependant très réussi, Andrzej Zulawski, en réalisant ce film, a contribué au démarrage de la carrière d'acteur de Jacques Dutronc, émouvant dans sa prestation ! Le film reprend également le thème d'Orphée ! (Thème de cinéma inventé par rapport au mythe d'Orphée : la femme d'Orphée est morte et il décide d'aller la rechercher aux enfers pour lui rendre la vie) Car le film nous montre la descente aux enfers de Nadine, une actrice, contrainte de tourner dans des films pornographiques pour survivre. Mais Servais, un jeune photographe, va lui financer une pièce de théâtre, dans laquelle elle aura un rôle à la mesure de son talent, il va lui "rendre la vie" en quelques sortes ! Film magnifique, à voir pour toute sa beauté intérieure.
/ http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/09/01/limportant-cest-daimer/ / Le fim de Zulawski ressort sur les écrans français. 37 ans sont passés sous les ponts et pourtant, “L’Important c’est d’aimer” s’inscrit toujours autant dans l’histoire du cinéma français par sa singularité. Andrzej Zulawski est un réalisateur complexe qu’on pourrait rapprocher tantôt de Godard pour sa capacité à insuffler le cocasse et l’absurde dans une réalité banale, et tantôt de Lars Van Trier (même si ce dernier lui est contemporain) pour sa fascination pour les corps charnels et le sublime que dégage les déviances humaines. “L’important c’est d’aimer” brouille les limites entre un cinéma purement réaliste, j’entend par là qui parle de ce qui pourrait réellement et facilement se passer hors du spectre cinématographique, et le fantasque.
D’un point de vu du réel, Zulawski est un grand observateur des relations humaines. Il cerne avec justesse la complexité et les incompréhensions de l’homme en société face à ses semblables. Il dresse le portrait amoureux d’un trio dans lequel la femme est reine et centrale, mais aussi fragile et manipulable. Un “Carmen” à trois où flotte “Si tu ne m’aimes pas, je t’aime / Et si je t’aime, prends garde à toi”. L’amour est illusoire, la nécessité et l’argent viennent la quérir. “Une femme çà s’achète, quoi qu’elle en dise”. Ici, c’est un amour courtois moderne qui se met en place, l’honneur a disparu pour être remplacé par une dette de vie, une dette d’attention et de prise en charge. Zulawski dresse un portrait de l’amour désabusé et cruel, une vérité que la réalité tente de nous faire comprendre et dont l’homme refuse de croire par orgueil, voulant nier sa quête de l’intérêt. Nadine/Schneider et Servais/Testi seront la bouée de cette humanité à la dérive, l’apparition d’un amour qui malheureusement ne fonctionnera pas.
Zulawski ne déconstruit pas seulement l’amour, mais aussi toutes les relations qui lient les hommes. La figure du père apparaît ici comme un être parasitaire qui apporte l’insécurité et amène à une sorte d’esclavage sociale. L’amitié consiste en une simple trahison: Servais n’a-t-il pas couché avec la femme de son meilleur ami ? Et l’absurdité de la figure d’une grand-mère prévenante apparaît à travers le personnage de Madame Mazzeli. Elle permet et tolère une violence (un passage à tabac) qu’elle teintera presque d’ironie en y ajoutant un dérisoire “Prends soin de toi, je t’aimais”. A travers eux, Zulawski est fasciné par la marginalité dont l’homme est capable. Ces êtres pourtant si ancrés dans la société et dont le regard des autres permet de vivre (actrice, photographe, collectionneur) sont alors les fers de lance d’une humanité qui choisit de vivre comme elle l’entend, une humanité où l’homme est laid, immoral et méprisable. Cette vision atteindra son paroxysme à travers l’entreprise fantasmatique du personnage de Mazzeli où l’avidité sexuel de l’homme est comblé. La société se résumerait à un groupe d’illuminés sexuels qui prendrait place dans un “Sodome et Gomorrhe” général. Mais les Héros de Zulawski se limite dans la société dépravée qu’il crée à une vie simple. C’est leur rejet de la société qui leur permet d’avoir une meilleure compréhension de l’homme, de voir sa vrai nature. L’homme est secret, et ses secrets sont bien sombres. Leur désinhibition fait d’eux une sorte d’évolution de l’être humain. La suppression des tabous entraînent chez eux la fin des dérives.
Andrzej Zulawski approche, par le fantasque, au plus près de l’homme véritable, vicieux par nature. Ces marionnettes extravagantes mise à mal peine étrangement à ce frayer un chemin dans ce monde qui leur ressemble mais où l’ombre est pour eux lumière. Ils apparaissent d’abord comme des hommes de petites vertus, des ratés. Mais ce sont eux finalement qui par la pureté de leur mise à nu permettent une certaine rédemption de l’image humaine. Certes l’amour ne triomphe pas, mais c’est l’homme qui tient ici une victoire à travers leur moral et leur mode de vie.