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Mme Hérisson
6 abonnés
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2,0
Publiée le 23 juin 2026
Je n’ai franchement pas aimé ce film. Aussi bavard qu’une œuvre de la Nouvelle Vague, il s’embourbe dans une surenchère de violence et de pornographie, uniquement pour nous démontrer que le monde est moche. Quant à l’intrigue, je ne suis même pas sûre qu’il y en ait réellement une, tant elle est reléguée au second plan. La seule chose qui sauve le film reste le jeu des acteurs : lorsqu'ils ne sont pas pris dans des scènes outrancières, on parvient enfin à entrevoir un peu d’émotion, notamment à travers quelques séquences avec Romy Schneider. Mais au bout du compte, le film laisse surtout une impression d'excès gratuit.
Bien sûr il y a Romy, la plus belle et l'une des meilleures actrices françaises. Mais que vient elle faire dans ce film étrange, surréaliste, dépourvu d'intrigue, malaisant, avec des acteurs mal doublés ? Décidément je ne comprendrai jamais ce que trouvent les défenseurs de Zulawski... s'il y en a.
Le récit un peu décousu mais intense et fiévreux d’une passion destructrice et obsessionnelle pour la bouleversante Romy Schneider (récompensée par un César), rythmé par la sublime BO de Georges Delerue. La première scène où apparaît Romy est iconique.
Un très bon film de triangle amoureux sur fond de pièces de théâtre. Dutronc est pareil à lui-même, Kinski est impressionnant, Dauphin est cynique à souhait. Romy Schneider est remarquable et Fabio Testi est bien meilleur que son physique avantageux pourrait laisser penser. Certaines sciènes sont un peu trop théâtrales et affaiblissent le réalisme du scénario, mais dans l'ensemble ce drame amoureux est très bien filmé et dirigé.
Film d’un genre étrange Dérangeant souvent et malheureusement qui a mal vieilli Dutronc est excellent dans son rôle et Romy nous montre une facette originale de son registre
Le film offre une vision noire et désespérée du monde et de l’humanité. La faune qui peuple cette histoire est plutôt peu reluisante et l’ambiance assez glauque. Toutes les scènes se passent d’ailleurs dans des lieux clos, souvent des dans des appartements aux murs lépreux ou aux tentures moisies. Et les scènes de tournage ou de répétition sont des lieux où règne la violence. Pourtant, malgré cette ambiance oppressante, il subsiste quelques notes d’espoir. Cet ensemble fait que je reconnais ce film réussi, beau, superbement réalisé, admirablement interprété… mais dérangeant au point d’être inconfortable et peu apprécié. D’où sa petite note. Seule la prestation de Romy Schneider m’a transporté — elle y obtint d’ailleurs un César — mais sans oublier Jacques Dutronc en Pierrot lunaire et pathétique et Klaus Kinski qui fait du Klinski digne de l’asile. Film fort, violent, si dérangeant par sa noirceur que peu apprécié. Dommage !
Rien que de la voir d entendre sa voix me donne envie de pleurer tellement cette femme m émeut. J ai vu jeune le vieux fusil et je suis incapable de le revoir tant je pleure 沈 et je suis grande maintenant !!!! Magnifique merveilleuse émouvante romy
Un beau film, d’une très grande intensité émotionnelle, admirablement porté par le jeu de ses acteurs, en particulier une Romy Schneider qui transcende ce drame profond et crève l’écran par sa présence. Un drame éminemment humain, inscrit dans les tourments des sexualités contrariées et des amours à la rescousse, sur la trame des beaux-arts et de la comédie. De grands acteurs sont ici convoqués : Fabio Testi (un clone de Sean Connery), Jacques Dutronc, Klaus Kinski…
"L'important, c'est d'aimer" s'ouvre sur la scène la plus emblématique et la plus significative du film. Dans l'effervescence indifférente d'un tournage de film, mi-gore, mi-porno, une actrice ne parvient pas à dire "je t'aime" à l'homme sanguinolent qu'elle chevauche à moitié nue. La souffrance et la détresse se lisent sur le visage de Romy Schneider. Tout est dit dans cette scène puissante et brutale où l'actrice, au milieu de l'agitation convulsive (c'est un film de Andrzej Zulawski...) de l'équipe technique, exprime la douleur de son existence sordide. Romy Schneider, en de simples mots et quelques regards terribles, y est bouleversante. Cette émotion, malheureusement, on ne la retrouvera pas par la suite.
Le microcosme du cinéma et du théâtre symbolise mieux qu'aucun autre la société telle que la voit Zulawski. Les lieux et les acteurs de ce drame psychologique évoquent la tragédie des hommes, celle dont l'humain est à la fois la victime et l'auteur, où la violence et la perversité -sexuelle ou non- déterminent les rapports sociaux. Nadine, l'actrice vulnérable, et le photographe Servais tentent de s'aimer dans un monde où l'amour et la douceur n'existent pas, dans un monde livré aux forces du Mal. Si le film ne laisse pas indifférent, il n'en est pas moins déplaisant. La laideur et l'âpreté du sujet semblent rejaillir sur la réalisation et les interprètes. Excessif et sombre, Zulawski met en scène des personnages complexes, parfois déroutants, et une atmosphère névrotique auxquels je ne suis pas parvenu à m'attacher ou à m'intéresser.
Ce film a tres mal vieilli, j'imagine qu'il etait avant-gardiste en 1975, je l'ai trouvé pathétique. Tout est outré, vulgaire, caricatural, à la limite du ridicule. J'ai passé un trés mauvais moment. Romy ne parvient pas à sauver ce film du naufrage.
Pour moi le chef d'oeuvre absolu (vu 5 fois), Romy Schneider bouleversante, on a là toute la palette de son immense talent; tous les acteurs sont parfaits; la scène du café entre Romy Schneider et Dutronc est, parait-il, reprises dans les écoles de théatre; à voir et revoir..
Mise en abyme du monde du spectacle par lui-même, salmigondis criard des souffrances, outrances et autres errances du métier de comédien. Climat de bout en bout hystérico-maniaco-dépressif. Indigeste. Insupportable. Romy Schneider: intacte, malgré tout... Belle. Les (très) mauvais films ne peuvent rien contre les grands acteurs.
L'Important C'est d'Aimer est un film réalisé par Andrzej Zulawski et sorti en 1975. Ce film est troublant. S'il devait être qualifié en un mot, ce serait un film "cru". Cru dans l'intensité mise par les interprètes principaux qui sont d'une intensité folle dans leur jeu. Cru par l'approche particulière qui est faite du triangle amoureux, où chacun des acteurs arrive à trouver sa place et chacun dans son registre bien personnel. Cru par l'intensité des dialogues et de la réalisation qui souligne un propos et une vision sans concession du réalisateur. Certains aspects du scénario sont tout de même moins intéressants (spoiler: toute la sous-intrigue relative au personnage de Fabio Testi avec Mazelli, Claude Dauphin notamment ) et la répétition musicale de Georges Delerue est un peu lassante sur la fin du long métrage. Ce film est réellement marquant mais est par moment inégal. A revoir pour bien saisir tous les enjeux développés par le réalisateur et pour profiter des performances marquantes de ses interprètes principaux.
Un film culte des années 70, adulé à sa sortie , mais qui a cependant un peu vieillit. Reste surtout l'incroyable performance de Romy Schneider qui donne toute sa profondeur , toute sa densité au film . On est au delà de l' Actor's studio, L'actrice se donne intégralement , comme en catharsis, la douleur et la souffrance à fleur de peau. La scène d'ouverture avec le travelling , puis zoom avant, sur son visage dévasté , sur la musique de George Delarue , est un des plus belle scène de l'histoire du cinéma. Il ya bien sûr un double clin d'oeil au cinéma Godardien , mais avec du delirium en plus. Romy est certainement l'actrice la plus "intense" , la plus impliquée du cinéma français , à la manière de Gena Rowlands dirigée par John Cassavetes. La direction d'acteurs est d'ailleurs un point fort de Zulawski: Jacques Dutronc étant le pendant Zen de Romy , clown triste , mélancolique et raté, formidable . Les seconds rôles sont un régal : Kinski complètement déjanté , à son apogée , et JC Dauphin , acteur un peu oublié , formidable de cynisme, et de perversité. Le scénario n'est pas toujours très subtil, et on se perd un peu dans cette recherche de l'amour absolu, entrecoupé de désespoir, dans un milieu interlope et glauque . C'est un film unique atypique , transgressif , que l'on ne pourrait certainement plus faire aujourd'hui ,dans le milieu contemporain du cinéma politiquement correct. Rien que pour cela c'est un marqueur du cinéma des années 70.
Un peu long et prétentieux, mais Romy Schneider est époustouflante dans ce film. Malheureusement, le film comporte beaucoup de longueurs et de dialogues un peu perchés.