Derniers Avis : L'important c'est d'aimer - Page 5
L'important c'est d'aimer
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benoitparis
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2,5
Publiée le 22 janvier 2009
Des comédiens de très grande classe, une manière étonnante de présenter le show-biz comme une organisation quasi-mafieuse, des personnages incroyables, comme ce couple de petits vieux organisateurs et filmeurs de partouzes... mais aussi quel pathos bon sang ! Dans certaines scènes les acteurs en viennent à surjouer leur propre caricature (c'est surtout le cas de Klaus Kinski). Et la musique de Delarue a des grandiloquences... A. Zulawski a peut-être tenté une forme de théâtre de la cruauté, mais l'exaltation permanente devient par trop complaisante.
Film dégradant et avilissant : je déconseille fortement. La qualité du réalisateur et des acteurs ne sont pas des raisons suffisantes pour filmer n'importe quels sujets. L'histoire est laide, il n'y a aucune raison d'y trouver un quelconque interet. Film à éviter absolument.
Un film enivrant, à la musique superbe, aux couleurs sombres parfaitement en accord avec le sujet, et un Klaus Kinski qui éblouit ce film quand bien même il est loin d'être l'acteur principal, et une Romy Schneider superbe, voici les principales qualités de ce film. Le propos est celà dit parfois un peu confus. A recommander tout de même, chaudement !
Un film très étrange, un peu ennuyeux, un peu intello, un peu (du coup) prétentieux. Evidemment Romy Schneider joue bien et arrive à nous toucher (surtout dans la première scène du film) mais j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'univers du film tant il me paraissait impalpable et finalement assez superfu. J'attendais beaucoup, grosse déception
Inoubliable brulot gorgé d'émotions fortes, L'important...surprend toujours par son incroyable modernité. Sans équivalent, sa noirceur, sa désespérance hantent le souvenir. Visionnaire, Zulawski est sans doute celui qui, avec ce pur chef d'oeuvre, s'est le plus rapproché de l'univers de Dostoievski. Dès l'entrée en matière (inoubliable), le cinéaste nous arrache littéralement de notre fauteuil et nous fait basculer dans un monde intérieur violent, incandescent, où les sentiments se montrent à nu. Ses interprêtes ont tous trouvé là le rôle de leur vie. A commencer par Romy Schneider, actrice sublime qui continue, par Nadine Chevallier, de fasciner et d'inspirer toutes les comédiennes en devenir. Et Dutronc, ange funambule, en état de grace permanent. Et Fabio Testi, et Klaus Kinski, et tous les autres... Dérangeant, obsédant, inoubliable, L'important c'est d'aimer, 30 ans après, est toujours culte. Son auteur maudit a, depuis, signé quelques autres brûlots, la plupart incompris, et n'est jamais resté dans le rang. C'est vraisemblablement ce film là, et de loin, que le public a retenue d'entre tous.
Comme la critique de ce film est mal aisée: le thème serait plutôt celui de « la difficulté d’aimer ». Romy Schneider (Nadine), qui s’offre magnifiquement au spectateur, est une actrice paumée qui survie grâce à sa rencontre avec Jacques Dutronc, décidement un excellent acteur et dont on doit beaucoup à la crédibilité de l’histoire. Ce couple, sans sexualité semble-t-il, s’aide mutuellement à survivre jusqu’au jour où ce fragile équilibre est bouleversé par la rencontre entre Nadine avec Fabio Testi (Servais), beau photographe. Non, ce ne sera pas l’histoire d’un banal adultère puisque Nadine resistera à cette passion naissante mais son couple explosera et Servais s’enfoncera vers la mort.
Le film relève du génie en ce qu’il arrive a enmener le spectateur dans les méandres du couple, son essence en mêlant cette histoire d’autodestruction à une fine analyse sur le rapport malsain et pervers entre l’artiste et son public et, plus généralement, sur le monde de l’image et du spectacle.
On a toutefois du mal à suivre jusqu’au bout cette histoire d’une violence inouïe. Ce film n’en reste pas moins bouleversant, bref une experience assez rare au cinéma.
Romy Schneider illumine l'un des meilleurs films d'Andrzej Zulawski... S'ajoutent également les excellentes compositions de Jacques Dutronc et Klaus Kinski dans ce long-métrage à l'ambiance bien lourde et pessimiste...
Pas très passionnant ce film qui n'a ni queue ni tête. Que des personnages hors des normes : paumés, violents, suicidaires, colériques... qui essayent de nous intéresser à leur sort. A les voir, on voit que l'a de la chance de travailler toute la semaine au bureau ou à l'usine... A réserver aux intellos ou pseudos-intellos... Personnellement, si je regarde un film, c'est pour me distraire et là ce n'est pas le cas. Une étoile cependant pour les interprètes qui sont tous très bons.
Un film problématique. Certes, c'est d'assez loin le meilleur Zulawski, cinéaste qui tentera d'ériger l'hystérie en démarche artistique, et les acteurs Dutronc en tête, sont parfaits. Mais si, à 18 ans, on peut s'émouvoir de la performance de Romy Schneider, celle-ci, l'âge et l'expérience aidant, déclenche une douleur quasi-insoutenable. Ecorchée vive au-delà de la fiction, incarnation absolue, elle abolit (et Zulawski en use) toute forme de distance pour nous plonger dans une expérience inédite et impudique. Il y a de la manipulation de la part de Zulawski à utiliser la détresse de cet ange brisé, dont les yeux, océan de tristesse, vous noieront durant la fameuse scène d'introduction. On n'aura jamais assez de tendresse pour Romy Schnieder. Un film dont je parle mais que je ne revois pas.
"Non pas de photos s'il vous plait... je fais ça pour bouffer... " On ne peut oublier le visage de Romy, le desespoir, le mascara qui coule, le trouble du photographe... Un homme suicidaire et paumé (Dutronc) qui partage la vie de Romy, actrice de fortune, un photographe qui prête son talent aux perversités de personnes fortunées et bien placées... Des êtres ambitieux et purs dans leur passion perdus dans l'injuste fonctionnement de la machine business... Un mélange d'envie de vivre et de baisser les bras ou quand les âmes perdues se reconnaisent entre elles... Un film étouffant mais tellement réaliste et finalement nécéssaire. Un chef d'oeuvre, LE film de Romy dans lequel chaque être innacomplit saura trouver une part de lui et la conclusion que la seule consolation possible c'est l'autre.