242 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
36 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
15 critiques
3
7 critiques
2
6 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
teofoot29
109 abonnés
648 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 13 juin 2010
Un film noir qui m'a semblé très court, l'idée est très bonne mais méritée d'être un peu plus développée de la part de Fritz Lang, cependant Henry Fonda et Sylvia Sidney forment un couple remarquable et certaines scènes largement repris dans des films d'aujourd'hui comme la scène où l'on voit Fonda porter sa femme dans ses bras à travers le viseur d'un fusil prouve largement le talent du plus grand réalisateur allemand de tout les temps.
Le plan (fixe) final du film est certainement l'un des plus beaux de l'histoire du cinema, un cri sourd de l'homme qui traduit l'idee langienne a la perfection sur une condition humaine rendue pessimiste par la culpabilite ( reelle ou non ) que lui inflige la societe.
Noir et lyrique, parfaitement maîtrisé sur le plan formel, mais on a vu des oeuvres de Fritz Lang plus subtiles. Le message sur l'injustice sociale est un peu lourd. Et le titre du film en français en rajoute malheureusement une couche. Les acteurs principaux appuient leur composition d'innocents écrasés par la fatalité, surtout Sylvia Sydney. Cela dit, l'ensemble est de facture honnête. Pour son deuxième film américain, après Furie, Fritz Lang réalise une sorte de "Bonnie and Clyde" avant l'heure, en jouant plus sur la corde sentimentale que sur le thème de la balade sauvage.
Ce film peut paraitre repoussant par ses personnages caricaturaux et ses situations exaspérantes en particulier. Le scénario est lourd aussi, il "tire les grosses ficelles". Les seuls intérêts de ce film sont les quelques séquences techniquements éblouissantes et la manière dont Lang ne tombe jamais dans le mélodramatique. Ces films, malgré les contraintes, gardent une certaine froideur, un pathétique qui leur sont propre. C'est ce qui fait que Lang mérite d'être regardé et sera toujours apprécié, car on le retrouve dans tous ces films.
Avec J’ai le droit de vivre, Fritz Lang injecte dans le film criminel hollywoodien une noirceur fataliste déjà profondément marquée par son regard européen sur la justice et l’exclusion sociale. Henry Fonda incarne avec une intensité fragile cet homme condamné d’avance par son passé, figure tragique écrasée par une société incapable de lui accorder une véritable seconde chance. Lang filme les prisons, les tribunaux et les espaces urbains comme des machines oppressantes où le destin semble verrouillé bien avant le passage à l’acte. Pourtant, derrière la puissance du propos et l’élégance sèche de la mise en scène, le film paraît parfois sacrifier la complexité psychologique au profit d’une démonstration très appuyée de l’injustice sociale. Une œuvre sombre et prémonitoire du futur film noir américain, admirable dans sa tension tragique, mais dont le pessimisme programmatique limite légèrement l’émotion spontanée.