Babylon
Note moyenne
4,2
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1 676 critiques spectateurs

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226 critiques
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Kevin dioles
Kevin dioles

78 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2023
BABYLON (2023): Début des années 1920, naissance d'Hollywood. La mutation du cinéma muet au cinéma parlant. Des nuits d'ivresses créeront une liberté débridée dans un univers de stars carrément déjantées. De grandes difficultés se présenteront à tous ces acteurs dépassés par cette nouvelle technologie. La réalisation se promènera de plateau de tournage en plateau de tournage tout en filmant les dérives d'une insouciance destructrice. Sans intrigue, ce film deviendra une randonnée agitée et amusante avec des acteurs attractifs dans une excellente reconstitution d'époque. Une réalisation bien développée, bien maitrisée, pour une grande balade dans un monde de paillettes très virevoltant mais pour moi beaucoup trop long (3h09).
Nicolas D
Nicolas D

11 abonnés 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 janvier 2023
film horriblement ennuyeux où on apprend que c'etait dur pour les acteurs de l'époque de passer du muet au parlant...
NELLY K
NELLY K

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 janvier 2023
Grosse déception !
Débauche de moyens absolument inutiles ! 3 heures perdues...Personnages grotesques qui desservent le sujet. Dommage !
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2023
Film très long pour pas grand chose, un peu dans l'esprit de sans filtre, parodie du cinéma et cariture des acteurs...
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2022
Un excellent hommage aux débuts d'Hollywood et au déclin du cinéma muet. Margot Robbie est exceptionnelle, tout comme les décors et costumes. Quelques longueurs cependant dans la deuxième partie du film et une fin un peu spéciale en sorte de résumé de l'histoire du cinéma.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2023
Ai vu "Babylon" de Damien Chazelle. Dans les 15 premières minutes un éléphant défèque en gros plan sur l'objectif de la caméra (donc sur nous spectateur), une femme urine sur le torse d'un vieil obèse, une autre fait une overdose et une centaine de personnes se livrent à une partouze géante et endiablée. Le film pendant sa première heure est sur le programme essorage, un tempo allegro-furioso et épileptique. Impossible de reprendre sa respiration, ni de sortir de la salle devant tant d'outrances et d'hystérie, ce que j'aurais pu faire des dizaines de fois. Après cette heure éreintante, le film passe en mode fibre plus délicate et c'est là que le projet de Damien Chazelle trouve tout son sens, celui de raconter les tous débuts d'Hollywood, aux temps où les tournages se faisaient à la chaine en extérieur dans le désert et sous le soleil californien. Nous suivons trois protagonistes, Jack Conrad (Brad Pitt) un acteur en phase déclinante, une fille vulgaire et à la voix de canard qui n'a qu'un rêve écraser Hollywood sous ses pieds à défaut de son talent, Nelly LaRoy (Margot Robbie extraordinaire) et un musicien noir qui joue divinement de la trompette sur les plateaux de tournage de film muet, Sidney Palmer (Jovan Adepo). C'est quand on comprend que Chazelle nous raconte une vie probable du trio protagoniste de "Chantons sous la pluie" (Don Lockwood l'acteur, Cosmo Brown le musicien) et plus particulièrement de Lina Lemont (la starlette) dont la carrière s'est brisée du jour où le cinéma muet est devenu parlant, que l'on crie au génie. Car Chazelle est un immense metteur en scène, et je n'oublierai jamais l'impact qu'a eu sur moi "Whiplash" son premier film. "Lalaland" n'était pas tout à fait réussi et ce nouvel opus "Babylon" est parfois raté. A l'heure où la série est reine, il est de moins en moins possible de faire des films de 3 heures sans des longueurs et répétitions. L'introduction vous met KO d'office, le milieu est vraiment très bien et frise le chef d'oeuvre, la dernière heure tarde à trouver sa conclusion et tombe un peu dans la baisse de glycémie. Ce film qui voit tous ses personnages snifer de la cocaïne est surtout sur-vitaminé, trop de plans, trop de musique jazz (souvent du copié-collé de "Lalaland"), trop de cris, trop d'extravagances... bref trop de sucre. Chazelle emprunte aux maitres de la naissance du cinéma dans de nombreuses références amusantes mais sa mise en scène s'inspire surtout de Baz Luhrmann mais sans sa classe, de Tarantino mais sans sa précision, de Tod Marshall mais sans son sens de la comédie-musicale et des Monty Python sans le second degrés. Chazelle emprunte un peu trop en oubliant que lui aussi a un vrai style. "Babylon" peut être vu comme est un medley, un patchwork, un immense hommage. Il y a des scènes d'anthologies indéniables dont une rencontre entre Jack Conrad-Brad Pitt et une journaliste à la plume venimeuse, seul moment d'émotion, et la grande scène où Margot Robbie-Nelly LaRoy qui a appris à poser sa voix sur le souffle et à masquer sa vulgarité est invitée à une soirée avec toutes les femmes "très chics" d'Hollywood qui la regardent comme la dernière des dernières et qui n'attendent que le faux pas. Chazelle est touchant dans toutes ses nombreuses références à "Chantons sous la pluie" et l'on comprend à postériori que la scène d'ouverture est à l'image d'Hollywood, ce rouleau compresseur qui enfante et broie ses stars à la chaine (Marylin Monroe en tête de gondole). La bande son est d'une grande efficacité, la photographie rarement belle, le montage énergique, le scénario estoufadou mais roboratif avec des fulgurances et de la virtuosité. Mention particulière à Margot Robbie qui est renversante dans cette interprétation très physique, une réelle performance. Le film que l'on rejette pendant, trouve une vraie signification et s'imprègne après la projection dans le cerveau et les tissus "nerveux"... ce qui pourrait être le mode défroissage et repassage
Vadim l'humain
Vadim l'humain

9 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2023
Je ne suis pas du tout sensible à ce point d'habitude mais j'ai pleurer toute l'eau de mon corps pendant une journée entière après avoir vu ce film !
A peine sorti et déjà très probablement le meilleur film de 2023 ! Si il était sorti en 2022 en tout cas il le serait !
Après une rude déception personnelle de la part d'une multitude de blockbusters de 3 heures sorties dernièrement tel que Dune, The Batman (mais pour le coup, excepté sa réalisation il était vraiment mauvais et atrocement surcoté), Avatar 2 et Black Panther 2, j'ai eu ce don javais besoin par dessus tout : un film de 3 heures qui ne m'ennuierais pas et c'est le cas, une des grande qualité c'est son rythme !
J'ai beau enclenché mon mode objectif et creusé par-ci par-là, je ne trouve absolument aucun défaut à cette merveille !
Je veut dire, dans n'importe quel domaine on se sent surpassé : lumière, musique (un vrai orchestre mama mia !), acting, intrigue, personnage, écrite et j'en passe !
L'humanité vient d'assisté à la naissance de LA meilleur fin du cinéma, un hommage et une référence juste indescriptible (c'est vrai, il faudrait inventé un mot p****n !). C'est comme si le film s'était arrêter pendant quelques minutes pour nous parler, nous adresser un message et ce que Damien s'est permis est fou !
Cette expérience à enrichis ma cinéphilie à jamais et m'a rendu fier d'aimer le meilleur des arts qu'est le septième !
Nathalie Taverne
Nathalie Taverne

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 février 2023
Horrible...je n'ai jamais vu un film aussi dérangeant !!
Toutes les horreurs y sont ...
On ne sort pas serein de cette séance !!impossible a raconter ...
Jean-Pierre M
Jean-Pierre M

2 abonnés 28 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mars 2023
Sex. Drug. Rock'n'roll. Ah non. Pas rock'n'roll. Ce sont les années 20. Argent. Alcool. Vulgarité. Excès. Injures. Abondance. Filles à poils. Mecs (à moitié) à poils. Un mort.

Un plateau TV. Énergie en pagaille. Faut aller vite (faut faire oublier qu'on ne parle de rien). Une fille et un mec (finiront ensemble. On le sait déjà). Veulent percer dans le cinéma (jamais vu cela avant). Cela ralentit. Cela redémarre. Musique vomissante. Début du cinéma sonore. Excès. Abondance. Hystérie. Argent. Un mort.

Un film qui parle de films (on avait jamais vu cela). Vulgarité. Chattes. Scènes dans tous les sens. Hystérie générale. Un piano. Contraste. Une autre scène. Une autre prise. Il y a du budget. On dépense. Cela fait rêver. Il paraît. Problèmes d'égo. Surdimensionné. Sans surprise : la fille et le mec finissent ensemble. Sont hystériques. Sont incroyables. Sont modernes. Sont beaux.

Plus de 3 heures de film. C'est un chef d'oeuvre ! Évidemment ! 3 heures de trop. Regrettable.
HUBERT D
HUBERT D

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 janvier 2023
Je déconseille ce film. Très déçu !! Très long, séquences sans queue ni tête, orgies du monde du cinéma tres rapidement lassantes...il n'y a que la musique qui est intéressante dans le film. Ce n'est pas un tres grand film contrairement à ce qui est ecrit ou annoncé dans les médias
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2023
De Damien Chazelle, je n'ai pas encore rattrapé "Lalaland" ni "First Man" (mais qui avait moins marqué les esprits il me semble) et n'ai donc vu pour l'instant que "Whiplash". Je ne partageai donc pas la hype de beaucoup de spectateurs puisque je ne suis pas un fan de l'univers du réalisateur, que je ne connais donc que très peu, et je ne m'attendais donc à rien ! En revanche, l'affiche et le casting sont plutôt engageants, de même que le synopsis d'ailleurs. Le film retrace en effet le passage du muet au parlant tout en s'intéressant au mode de vie plutôt déluré des stars de l'époque et de leur difficulté à passer du muet au parlant. On est donc clairement ici dans "Chantons sous la pluie", dont la référence est d'ailleurs complètement assumée (avec de nombreux clin d’œils mais également carrément avec des passages du film, passages qui s'incorporent parfaitement dans l'intrigue et ne sont pas pas là juste histoire d'être là), plongé dans l'univers de Tarantino et notamment évidemment celui de "Once Upon a Time... in Hollywood". On pourra dire ce qu'on veut mais la comparaison est inévitable et va d'ailleurs sûrement ressortir dans de nombreuses critiques ! Le film traite effectivement du même milieu mais quelques décennies plus tôt, a le même ton provocateur et insolent mais comporte également le même casting, enfin du moins Brad Pitt et Margot Robbie. Qui incarnent certes des personnages complètement différents mais qui sont tout de même là ! Pour autant, je n'ai pas eu l'impression d'assister à une redite ni à une pâle copie du film de Tarantino. Effectivement, même si on garde ce côté insolent (et le ton est d'ailleurs donné dès la très longue - mais excellente - scène introduction qui est la fête dans laquelle tout est permis), les univers des réalisateurs sont malgré tout assez différents, et notamment car les références ne sont pas les mêmes. On voit très clairement dans les deux films que Tarantino et Chazelle tentent avant tout de rendre un immense hommage au cinéma en déballant leur amour envers ce dernier mais ils ont une manière très différente de le mettre en scène. Et j'ai particulièrement apprécié ici toute la dernière séquence (à partir du moment où Manny rentre dans le cinéma) qui est magistrale. Alors oui, on pourra dire que c'est facile, que Chazelle se regarde le nombril etc. et ce qui n'est pas faux du tout mais j'ai tout de même complètement adhéré ! De même que la scène d'introduction, tout le début du film est excellent. on découvre en même temps que les personnages (surtout Manny et Nellie) les conditions de tournage très particulières du muet, ce qui donne lieu à des scènes complètement jouissives dans lesquelles le réalisateur s'éclate sur la mise en scène, le montage et le bruitage. Le réalisateur s'intéresse d'ailleurs énormément au son, puisque c'est le thème de son film, notamment avec des scènes complètement dépourvues de son, nous mettant alors dans la peau d'un spectateur de l'époque, regardant un film muet. Le réalisateur adore par ailleurs créer un effet miroir avec nous mais également avec le projecteur, filmant assez souvent une salle, prenant le temps de s'intéresser à chaque spectateur ou même à la lumière du projecteur, ce qui créer, encore une fois, cet effet miroir. Et c'est très bien géré car ça en est presque dérangeant. En tant que spectateurs, nous sommes en effet voyeuristes de ce qui se passe à l'écran ; presque poussé par des pulsions scopiques, nous sommes dans le noir et nous observons tranquillement les personnages principaux. Puis lorsque le réalisateur filme ces spectateurs, il brise presque le quatrième mur en nous donnant l'impression qu'il nous filme nous. Je trouve malheureusement que le film possède un petit ventre mou, c'est quelques fois relativement lent et puis surtout, le film part à un moment donné dans un tout autre délire le temps d'une grosse séquence (je pense que les spectateurs ayant vu le film seront de quelle série de scènes je parle). C'est une séquence qui rentre complètement dans le délire quelques fois perché du film mais qui, paradoxalement, nous sort un peu de l'univers, ce qui est bien dommage ! Comme je l'ai dit précédemment, le réalisateur s'éclate concernant la mise en scène en nous livrant des plans tantôt ingénieux, tantôt magnifiques. Concernant les acteurs, nous retiendrons particulièrement Brad Pitt, Margot Robbie et Diego Calva qui sont très bons. On retiendra également l'excellente B.O. de Justin Hurwitz qui vient notamment rythmer les excellentes scènes de fête. Je suis donc complètement tombé sous le charme de "Babylon" qui aborde cette époque du passage du muet au sonore avec autant de comique que de drame, qui peut même parfois virer au mélo, à l'horreur et bien-sûr au politiquement incorrect.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2023
Grosse grosse déception avec ce trèèès long métrage lourd, indigeste et d’une grande vacuité. J’avais quitté Damien Chazelle avec le superbe « La La Land » (n’ayant pas vu « First Man »), et je le retrouve en bien piètre forme avec « Babylon »… Lui qui était il y a quelques années un jeune prodige prometteur semble s’être brûlé les ailes et montrer clairement ses limites dès son quatrième long métrage…

Car toute la « machinerie » Chazelle semble révélée, avec toutes ces ficelles qu’on voyait à peine dans « La La Land » ou « Whiplash » et qui sont par trop évidentes ici. Chazelle paraît même faire de « Babylon » un écho de « La La Land », comme si c’était son envers sombre, sale et lubrique, en mode bad trip. On retrouve un même duo de personnages masculin et féminin qui rêvent de gloire et de succès à Los Angeles, et dont les parcours se croisent et s’éloignent régulièrement. On retrouve aussi un portrait de Los Angeles, à la fois ville magique et factice, peu reluisante, constituant presque un personnage à part entière. Ou encore des motifs mélodiques communs dans la bande son de Justin Hurwitz, avec 3 ou 4 fois ces zooms sur une trompette, répétés jusqu’à plus soif, pour mieux tenter de dynamiser une séquence et le film… Mais tous ces gimmicks, ces clins d’œil pas très fins, je les vois davantage comme un certain manque d’inspiration (la BO d’Hurwitz était tout à fait oubliable et très décevante), alors que Chazelle rame pour nous offrir quelque chose d’un minimum intéressant.

Il faut dire qu’il n’est pas aidé par son scénario, qui prend l’eau de partout. Certes les 3 heures du long métrage passent plutôt bien, le fait que ce soit relativement décousu n’est pas un problème, ça évite qu’il soit trop prévisible. Pour autant, avec sa trajectoire d’ascension puis de chute typiquement scorsesienne (Chazelle signe là son « Loup de Wall Street »), on est clairement dans quelque chose d’attendu, pour tout dire de déjà-vu et même complètement téléphoné. La bande annonce l’annonçait d’ailleurs, et sur ce plan, comme sur beaucoup d’autres, Chazelle ne nous surprend absolument pas.

Le thème central de ce film, c’est le passage du cinéma muet au parlant, avec la nostalgie de cet art à la fois industriel et artisanal, exubérant et fou, qui a cédé la place à un cinéma lisse et puritain, vidé de sa substance. En filigrane, Chazelle semble parler aussi de la situation d’aujourd’hui, avec la fin du cinéma à grand spectacle et ambitieux, alors que les films ultra formatés Disney/Marvel règnent sans partage sur le box-office mondial et que les plateformes du type de Netflix et Disney+ ont donné le coup de grâce au septième art.

Le problème est que Chazelle le fait très maladroitement. Son film est une accumulation de scènes délirantes et vulgaires (du genre pipi-caca), certes souvent drôles voire très drôles, mais qui donnent du cinéma muet une image de fête foraine stupide et sans fin (à l’image de la séquence introductive du film), ou d’un art grotesque et très bas de gamme (comme ces films avec l’aguicheuse Nellie LaRoy, jouée par Margot Robbie). Par conséquent, on a du mal à comprendre ce qui peut être sauvé et pourquoi ce cinéma-là a tant de valeur… Certes, Chazelle se la joue « politiquement incorrect », il ne voulait pas livrer un monument froid et glacé à la gloire du septième art, et en un sens heureusement. Mais à force de tout le temps jouer la dérision et le graveleux, impossible de se sentir touché ou ému par les acteurs, même dans les « séquences émotions » pourtant bien surlignées par la mise en scène balourde de Chazelle…

Le problème vient peut-être aussi des acteurs… Honnêtement, le film repose avant tout sur les épaules de Brad Pitt, qui cabotine à mort, mais qui est à la fois excellent, réjouissant et attachant. Chacune de ses scènes vaut son pesant de cacahuètes. Il a un rôle proche de celui qu’il avait dans « Once Upon A Time… In Hollywood » de Tarantino, celui d’un acteur déchu, une ancienne gloire, un vieux de la vieille qui a tout traversé et qui tient encore debout malgré une avalanche d’excès. C’est certainement lui l’acteur le plus drôle (l’air de rien) et le plus touchant du film. Le plus talentueux en somme. On peut même y voir une réflexion méta, Brad Pitt étant sans doute l’un des derniers grands acteurs américains, capable de tout jouer, tout en sachant faire preuve d’auto-dérision (coucou Tom Cruise).

Pour Margot Robbie et Diego Calva, en revanche, le bât blesse. Oh ils font le job, c’est certain et je le reconnais volontiers. Mais j’ai eu le plus grand mal à m’attacher à eux. Pour ce qui est de Robbie, avec son personnage très cliché et mal écrit de fille décérébrée mais ambitieuse, on ne peut que s’attendre à ses déconvenues. De plus, son manque de caractérisation et de personnalité l’empêche de « vivre » au-delà des séquences où elle apparaît. Là elle est juste en deux dimensions, purement fonctionnelle, sans la moindre nuance… A l’instar de Diego Calva, qui joue le personnage en retrait avec qui on découvre Hollywood et auquel on est censé s’identifier, comme de coutume dans les romans ou les films. Mais il est bien trop terne pour emporter notre adhésion…

En plus de tous ces défauts qui grèvent le long métrage, la mise en scène de Chazelle est d’une banalité affligeante. Si la photographie est plutôt belle mais un poil trop artificielle, ses cadrages et sa construction des plans n’ont rien d’impressionnants. Certes, il joue de la profondeur de champ et de mouvements de caméra ambitieux, mais visuellement, son film n’a aucune personnalité. Il se place dans le droit sillage d’un Scorsese, comme une sorte de Paul-Thomas Anderson du pauvre. Seul le rapport entre l’image et la musique (jazz) est un début de marque de fabrique, mais bien dérisoire. Rappelons-nous d’ailleurs que dans « La La Land », Chazelle vole beaucoup de ses bonnes idées à d’autres cinéastes souvent bien plus talentueux…

Et puis à la fin des fins, après 3 longues heures complètement hystériques, Chazelle s’est dit que ça ne suffisait pas et qu’il voulait nous en mettre encore plus plein la vue. Il nous « offre » alors un montage accéléré des films les plus iconiques de l’histoire du cinéma, avec dans les oreilles une bande son à la limite du supportable. Comme s’il crachait à la gueule du spectateur « regarde comme je suis un génie » (kubrickien). Ça plus la séquence hideuse et glauque au possible avec Tobey Maguire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Sans parler des nombreux appels du pied à « Chantons sous la pluie », un authentique chef-d’œuvre, lui, qui ne devrait rien avoir à faire avec ce sinistre long métrage…

Ainsi donc Chazelle ça ne serait que du flan ? Une imposture de plus, un cinéaste qui pique tout aux autres et incapable de proposer quelque chose de réellement neuf et intéressant ? Hélas, j’en ai bien peur…
Oliv_78
Oliv_78

53 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2023
Sûrement l’un des films les plus attendus de l’année. Il ne déçoit pas. C’est une fresque sidérante sur Hollywood, sa mutation entre les années 20 et les années 50. Hollywood est la plus grande machine à rêves que l’homme ait inventé, et Chazelle a voulu de façon évidente lui rendre hommage, d’où des scènes prodigieuses (le tournage de la bataille) ou drôles (le 1er tournage parlé avec Margot Robbie). Mais il a pris 2 angles particuliers pour décrire Hollywood: ses excès, et le passage du muet au cinéma parlant. Pour ses excès, Chazelle en a rajouté: la scène d’orgie du début est une grande scène de genre, filmée avec une incroyable virtuosité (une partie en un long plan-séquence). Pour le passage du muet au parlant, le personnage de Brad Pitt est central et Chazelle met en valeur sa composition très réussie. Mais dans ce domaine, The Artist est indépassable. Il y a moins d’émotion et surtout moins de poésie dans Babylon pour évoquer cette terrible révolution qui laisse sur le carreau les stars du muet. Il y a pourtant de très belles scènes dans Babylon pour illustrer cette transition.
Qu’est ce qui manque pour faire de Babylon un chef d’œuvre ? C’est surtout : qu’est ce qu’il y a de trop dans ce long film ? La réponse est simple: des scènes violentes qui lorgnent du côté de Tarantino : Chazelle n’a pas besoin de courir derrière Tarantino, il est doué et a son propre style. Et enfin il y a 2 scènes tellement excessives, inutiles, grotesques ou nauséeuses (la scène du serpent et celle du rat) qu’elles gâchent l’impression d’ensemble.
Allez cependant voir Babylon, ce film est immanquable. L’acteur qui joue Manuel est le fil conducteur très attachant du film. Et surtout Margot Robbie crève littéralement l’écran: elle est magnifique et livre une interprétation juste éblouissante. On a hâte de la revoir. Et de voir le prochain film de Damien Chazelle, maintenant qu’il a rendu allégeance à Hollywood.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 février 2023
Ce film est d'une incroyable vulgarité.
spoiler: La première scène sur le thème du caca, la deuxième sur le thème du pipi.

Des scènes d'orgie dans tous les sens, de la drogue et beaucoup de bruit.
Hallucinant que ce film ne soit pas interdit aux enfants
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2023
Un film ébouriffant qui démarre sur les chapeaux de roue. Le spectacle est total, le rythme endiablé et l'humour irrésistible pour retracer le monde dépravé et sans limites du cinéma muet à Hollywood. Puis avec le passage au parlant, le rythme ralentit progressivement, jusqu'à s'étirer en fin de film. A force de multiplier les hommages et les références au cinéma, le film s'essouffle un peu et aurait sûrement gagné à être raccourci.
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