les uns le détestent tandis que d’autres l’acclament. c’est justement ce qui m’a donné envie de plonger dans l’univers flamboyant de Babylon, œuvre signée Damien Chazelle. plongeons-nous dans les années folles américaines.
que nous vaut donc ce film ?
eh bien, pour commencer, je suis littéralement passée par toutes les émotions en visionnant ce film. à l’heure actuelle, je ne saurais dire si j’ai aimé ou bien détesté. j’ai beaucoup trop de choses à dire à propos… je ne sais pas par où commencer, ni même comment m’organiser.
ce film est avant tout, une ode au cinéma. Damien Chazelle nous témoigne ici, au grès de très bons dialogues, sa passion pour le 7e art. j’ai beaucoup apprécié les premiers dialogues entre Margot Robbie et ???, qui parlent de leur lieu préféré : un lieu de tournage. on ressent ce même amour et cet grande dédicace de Chazelle jusqu’à la scène finale, qui pour moi, porte toute l’entièreté du film sur ses épaules. la scène finale m’a vraiment beaucoup ému. une fois de plus, c’est une ode au cinéma revisité par le réalisateur.
ce que j’ai en revanche beaucoup moins aimé, c’est le casting. désolé, mais si j’ai voulu regarder ce film c’est uniquement parce que Margot Robbie jouait dedans, mais aussi parce que j’en ai tellement entendu parler sur les réseaux, que je me devais moi-même m’en faire ma propre idée. n’étant pas une fan de Brad Pitt, je ne l’ai absolument pas trouvé transcendant dans ce rôle qui, pourtant, lui colle si bien à la peau. l’acteur principal ne m’a d’ailleurs pas ému, ni même marqué. le peu que l’on a ou voir du personnage de Tobey Maguire ne m’a pas non plus transcendé.
ensuite, parlons des longueurs. dieu que ce film peut être long. les 3h honnêtement, on les sent bien passer. même trop. je me suis très souvent ennuyée, si ce n’est pour dire trop ! et c’est bien dommage. parce que cela m’a fait sortir du film. des scènes qui s’éternisent et qui finissent par me perdre. le début du film traîne en longueur. j’ai trouvé la scène d’ouverture terriblement longue et ennuyante. la mise en scène n’était d’ailleurs pas très qualitative à mon goût. des dialogues qui pêchent, l’histoire qui met du temps à se mettre en route et surtout, des scènes grossières, vulgaires et trop dénudées. j’ai vraiment failli quitter une seconde fois ce film. il faut vraiment passer la première heure pour se mettre dans le bain de cette histoire.
le scénario bien qu’intéressant a peiné à me séduire, car je l’ai trouvé trop déconstruit. les personnages d’ailleurs, je ne m’y suis pas attachée. je n’ai pas réussi à établir un lien avec l’un d’entre eux. je trouve ça dommage, car c’est ce que j’aime le plus lorsque je regarde un film. là, je n’ai ressenti que de la tristesse et de la pitié pour ces vedettes de cinéma en perdition.
autre point immense de déception ce sont les musiques. sur Twitter, je n’ai lu que de bonnes critiques concernant ce film et la bande-son. comment vous dire que j’ai été très déçue ? du vu et du deja vu. j’attendais quelque chose de plus énergétique, de plus festif. quelque chose qui collerait plus au thème général du film.
point positif maintenant : Margot Robbie. quelle grande actrice. les scènes où elle se met en colère contre les personnes de la haute société qui la prenne de haut, m’ont pour le coup, énormément touché. elle était tout simplement incroyable dans ce rôle. cette actrice est si talentueuse. je veux la voir dans plus de film dramatique, cela lui va si bien comme genre !
Damien Chazelle a néanmoins réussi son pari s’il comptait au travers Babylon, témoigner de son amour pour le cinéma. cependant, cela n’a pas pris avec moi : trop de longueurs, une histoire intéressante mais entrecoupée de scènes inutiles, un film entièrement portée par l’actrice Margot Robbie, un Brad Pitt un peu perdu et pas très exploité, des musiques répétitives, des scènes flamboyantes, vulgaires et violentes (je repense aux scènes avec les souris). bref, je ne dirais pas que je viens de perdre 3h de mon temps, mais je n’en pense pas moins.
je terminerais sur cette note : il faut au moins le voir une fois dans sa vie pour pouvoir s’en faire son propre avis.