Babylon
Note moyenne
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1 680 critiques spectateurs

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David
David

57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juillet 2026
J'ai adoré ce film, je le trouve remarquable à tous les points de vue, il faut s'habituer au niveau sonore mais c'est un personnage de l'histoire quand on a compris le sens du film.
Michaël Ghys
Michaël Ghys

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2026
Babylon, le chef-d’œuvre incompris de Damien Chazelle

Il existe des films que l’on apprécie et d’autres qui nous emportent totalement. Babylon appartient pour moi à cette seconde catégorie. Plus qu’un film, c’est une expérience de cinéma intense, démesurée et constamment fascinante. Je l’ai revu un nombre incalculable de fois et, à chaque visionnage, je retrouve la même énergie, le même vertige et surtout la même émotion.

Pendant plus de trois heures, Damien Chazelle ne laisse presque aucun répit au spectateur. La mise en scène est d’une ambition folle, le montage impose un rythme effréné et la photographie transforme chaque séquence en spectacle. Que les images sont belles ! Le réalisateur filme la naissance d’Hollywood comme un monde fascinant et brutal, dans lequel le rêve, le talent, le hasard et la cruauté avancent ensemble.

Babylon est une déclaration d’amour au cinéma, mais certainement pas une déclaration naïve. Damien Chazelle célèbre la beauté des images tout en montrant ce qu’elles peuvent coûter à ceux qui les fabriquent. Derrière les fêtes, la célébrité et l’excitation des tournages se cache une industrie capable de porter des artistes au sommet avant de les oublier brutalement.

Le film ne se contente donc pas de glorifier Hollywood. Il en montre également le chaos, les injustices et la violence. C’est probablement ce contraste permanent entre l’émerveillement et la désillusion qui lui donne une telle puissance.

La relation entre Manny et Nellie constitue le cœur émotionnel de cette fresque. Manny est fasciné par cette femme libre, imprévisible et profondément fragile. Il l’aime, tente de la protéger et rêve de construire quelque chose avec elle. Nellie, pleine de charme et d’énergie, appartient à ces étoiles qui brillent avec une intensité extraordinaire tout en donnant l’impression qu’elles pourraient s’éteindre à chaque instant.

Leur amour est sincère, mais presque impossible. Sous l’extravagance, le bruit et la frénésie se cache ainsi une histoire profondément mélancolique entre deux êtres qui se rencontrent au bon moment pour rêver ensemble, mais peut-être au mauvais moment pour parvenir à vivre durablement ce rêve.

Margot Robbie est éblouissante. Elle incarne Nellie LaRoy avec une énergie physique impressionnante, mais aussi avec une vulnérabilité qui se révèle progressivement derrière son exubérance. Elle peut être incendiaire, drôle, insolente et bouleversante au cours d’une même séquence. C’est probablement l’un de ses rôles les plus complets.

Diego Calva est tout aussi remarquable dans le rôle de Manny. Il apporte à son personnage de la candeur, de la détermination et une véritable profondeur émotionnelle. Brad Pitt est également magnifique en immense vedette du cinéma muet confrontée à la transformation de son art. Son interprétation, élégante et mélancolique, accompagne parfaitement la réflexion du film sur le temps qui passe et la fragilité de la célébrité.

La musique de Justin Hurwitz est, comme toujours chez Damien Chazelle, exceptionnelle. Elle ne se contente pas d’accompagner les images. Elle donne au film son rythme, sa respiration et parfois même sa folie. Certains morceaux semblent propulser les personnages et le spectateur dans une forme de transe. Cette bande originale participe pleinement à l’identité de Babylon et à son extraordinaire pouvoir d’immersion.

Je peux néanmoins comprendre que certains spectateurs aient été perdus ou choqués par les excès du film. Damien Chazelle accumule les situations outrancières, les fluides corporels et les images volontairement grotesques. Ces éléments servent à représenter la décadence et la violence de cet univers, mais certaines séquences auraient sans doute pu être raccourcies ou supprimées.

À mon sens, ces excès ne sont pas indispensables à la réussite du film. Ils ont même pu empêcher une partie du public de percevoir tout ce qui se trouvait derrière eux. Certains spectateurs n’ont probablement retenu que la provocation, alors que Babylon parle avant tout de création, de mémoire, de disparition et de la puissance des images. Cela a sans doute joué contre son succès.

Cette réserve ne change pourtant pas mon regard. La démesure fait partie de l’identité de Babylon. Le film ne cherche jamais à être sage ou raisonnable. Il veut provoquer une sensation, créer un vertige et transmettre l’énergie incontrôlable d’un monde qui semble tout inventer en même temps.

C’est cette vision du cinéma qui me bouleverse profondément. Damien Chazelle montre un art capable d’être cruel, superficiel et destructeur, mais aussi d’arracher quelques instants à l’oubli. Les artistes passent, les techniques évoluent, mais leurs images peuvent continuer à vivre et à émouvoir bien après eux.

Babylon est un film excessif, parfois provocateur, mais aussi vivant, généreux, spectaculaire et profondément émouvant. Sa mise en scène, sa photographie, sa musique et ses interprètes atteignent des sommets. Peu de films récents ont exprimé avec autant de force l’amour du cinéma, la brutalité de son industrie et la fragilité de ceux qui lui consacrent leur vie.

Pour moi, Babylon reste un chef-d’œuvre. Une œuvre baroque, tragique et éblouissante, qui célèbre le cinéma tout en regardant lucidement les sacrifices et les destins brisés sur lesquels il s’est parfois construit.

Merci Damien Chazelle pour ce beau cinéma et ces belles images à voir sur grand écran pour les apprécier, Merci Justin Hurwitz et merci aux excellents acteurs
SébLeg
SébLeg

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2026
Je ne m’attendais pas à être autant bouleversé. Derrière les excès, le bruit, démesure, les éclats de rire, Babylon parle avant tout du temps qui passe. Une phrase m’a marqué : lorsque la journaliste évoque Proust. Sur le moment, cela paraît presque tomber comme un cheveu sur la soupe. En réalité, c’est peut-être la clé du film. Comme chez Proust, les êtres disparaissent, mais l’art leur survit. La dernière partie du film m’a profondément ému. On en ressort avec une étrange mélancolie, mais aussi avec le sentiment que certaines œuvres parviennent à arracher quelque chose au temps. Un très grand film.
Taahz
Taahz

2 abonnés 317 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2026
Pas une minute d'ennui tout au long des plus de trois heures de chef d'œuvre. Babylon frise une perfection tant sur le fond que sur la forme grâce à son histoire, la transcription de son époque, la performance mémorable de ses acteurs, la mise en scène et la photographie... Le tout ponctué des thèmes mémorables de Justin Hurwitz.
Oeuf4419
Oeuf4419

87 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2026
Une ode au cinéma, a la liberté, à la vie....
Expérience incroyable... le rythme fou, la BO de folie...
Spresse
Spresse

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2026
Babylon maîtrise parfaitement l'art de montrer comment est fait le cinéma, même si c'est un tant soit peu exagéré pour le côté satirique/comique. Cet hommage au cinéma où le son n'était qu'imaginable et où l'absence de couleurs était idyllique est particulièrement bien exprimé ici, même si la vision reste bien trop conservatrice à mon goût. Doté de plans riches, d'une mise en scène détaillée, d'une bande-son enivrante et d'acteurs talentueux, ce film n'est pas que spectaculaire mais aussi et surtout extravagant. Un chaos maîtrisé et dirigé anime chaque séquence, pour le bon rinçage de nos yeux épatés. Sans oublier le rythme ternaire et frénétique de l'œuvre, qui renvoie a une progression par vagues successives, et de son montage divers et vif. Ou encore son introduction génialissime, quoique accompagnée de dialogues douteux et clichés (ce qui justifie en partie, avec le scénario assez simple, j'en reparle après, le manque de 0,5 dans ma note) où l'on nous projette directement la couleur du long métrage.

Hormis ces différents points qui font de ce film un excellent film, il ne faut pas esquiver l'éléphant dans la pièce situé à la fin du film. Je ne divulgâche pas trop mais une grosse séquence qui rend grâce à tout ce que nous avons pu voir dans le cinéma du monde entier (moment que j'ai particulièrement aimé malgré son évasion totale du film) est le nid d'un passage épileptique et psychédélique qui, à moins d'une faute de compréhension de ma part, était sûrement de trop, car malgré mon appréciation des identités visuelles poussées et du stylisme d'un film, ici la séquence n'a juste plus vraiment de sens. Bon après, c'est le climax, il faut marquer, il faut exploser, il faut lâcher tout ce qu'on a, mais bon, c'est en trop et c'est plus bizarre qu'autre chose. Ce n'est pas le seul point noir, car j'ai déjà fait mention des dialogues alors maintenant parlons de son scénario qui est à nouveau un peu tiré par les cheveux au bout d'un certain moment, peu original et évidemment plutôt simple bien qu'il soit efficace pour souligner les directions différentes que prend le film. J'ajoute d'ailleurs que j'ai beaucoup apprécié le chaos mais aussi le comique de certaines scènes (celle du serpent par exemple), elles sont ridicules mais caractérisent un peu mieux le film.

En somme, Babylon est un film qui ne laisse pas indemne, qui montre un spectacle mais aussi un hommage et qui choisit de mettre en scène le chaos non pas de manière chaotique mais de manière structurée et surtout d'une belle manière. En bref, le film est beau, je le conseille vivement.

Cette critique n'engage que moi.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
L'ascension et la chute de personnages au moment de la création d'Hollywood et du passage des films muets au parlant. De bons moments, comme la scène de la première tentative pour tourner avec un micro, de belles chorégraphies, une belle bande-son. Mais aussi d'autres moments beaucoup moins soutenables et trop outranciers ; finalement trop tape-à-l'œil.
Estéban
Estéban

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2026
En termes d’histoire, c’est mon film préféré ! Franchement le film est juste magnifique et mets en avant le cinéma comme nul autre film ! C’est du génie !
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2026
Dites-vous que ce film ne m’intéressait pas à l’époque de sa sortie. Et beaucoup de gens m’ont dit que ce film était une perte de temps.
Eh ben j’ai eu tort,parce que c’est un PU*AIN de chef d’œuvre.
Damien Chazelle = GOAT ! 
maryhoon
maryhoon

26 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2026
Un peu long, dense mais riche et intéressant, des acteurs qu'il fait bon voir, un pan de l'histoire facile à découvrir au travers cette histoire qui déroule une partie de notre futur...
Barem Kessel
Barem Kessel

1 abonné 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2026
Un film complètement fou, débordant dans tous les sens, parfois trop, mais c’est aussi pour ça qu’il emporte. Il y a des scènes hallucinantes, une énergie rare, un vrai vertige de cinéma. Tout n’est pas subtil, loin de là, mais franchement quel plaisir de voir un film aussi vivant, aussi excessif, aussi amoureux de son propre chaos.
Arkab Prior
Arkab Prior

5 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2026
Film éblouissant, farcesque et tragique, sur la naissance du cinéma hollywoodien et le passage du muet au parlant.

Le film s'ouvre sur les années 1920 et sur un désert qui s'appelle Bel Air, et j'imagine qu'il faut comprendre qu'il s'agit de l'endroit qui est devenu depuis un des quartiers les plus connus et huppés de Los Angeles. On est saisis par l'impact de l'industrie du cinéma sur ce bout de Californie et sur le monde entier.

En jargon américain de cinéma, le "money shot" est la scène qui a coûté le plus cher et qui doit marquer les esprits. Il est conseillé de ne pas placer cette scène au début du film, car alors, tout le reste parait fade. Dans Babylon, il y a plusieurs "money shots" qui sont autant de scènes d'anthologie : 1. l'ouverture du film, associant préparation d'une fête avec accessoires inattendus, la fête orgiaque elle-même ; 2. la scène suivante dans le désert avec divers tournages en même temps et diverses formations de musiciens sur place, car bien sûr, nous sommes en 1926, et c'est l'âge d'or du muet avec musique ; 3. Vers la fin du film, une scène de fête infernale dans ce qu'un personnage dégénéré joué par Tobey Mcguire appelle "le trou du cul de Los Angeles" et c'est un peu l'envers de la première fête, l'envers du décor.

La musique est extraordinaire. Nous entendons notamment des formations de jazz qui accompagnent la fête d'ouverture et divers spectacles. Les musiciens sont noirs et ce sont les seuls noirs de cet univers. La musique de la fête d'ouverture du film est susceptible de nous mettre en transe. Damien Chazelle aime la musique et il l'a déjà prouvé avec Lalaland et Whiplash.

Les actrices et acteurs sont phénoménaux : Margot Robbie crève l'écran, comme on dit ; Li Jun Li est une actrice chinoise magnétique ; Jean Smart (je crois) joue une journaliste de ragots de cinéma, ambigue ; et l'actrice qui joue une metteuse en scène est super aussi mais je ne sais pas qui c'est... Chez les garçons, nous avons Diego Calva, qui joue à merveille l'ingénu et le rôle du fil directeur à travers le temps ; Jovan Adepo, le musicien virtuose noir humilié et digne ; et bien sûr Brad Pitt, dans ce qui pourrait être en réalité son propre rôle, celui d'une super-star d'une époque du cinéma à qui tout ne réussit pas finalement.

J'ai aimé le côté farce assumé du film et j'ai franchement ri à plusieurs reprises lors de scènes outrancières que je ne décrirai pas car alors mon laïus sera bloqué pour cause de spoilage, et ça, on ne le veut pas.
J'ai admiré les scènes d'ampleur évoquées ci-dessus. J'ai apprécié l'hommage rendu au cinéma, à ses artisans, à ses branquignols, à ceux qui lui ont littéralement donné leur corps, et certainement à un personnage discret mais bien présent que nous appellerons "la magie du cinéma". C'est elle qui convoque le grandiose, la chance et l'émotion alors que l'acteur principal est complètement saoul et ne tient pas sur ses jambes, par exemple, ou encore qui fait briller comme des papillons devant la lumière des personnages éphémères et auto-destructeurs car complètement détruits par la vie. Et c'est tragique en fait, mais les spectateurs ne le savent pas, fascinés qu'ils sont eux aussi par la lumière qui les fait rêver.
Mimoute52
Mimoute52

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2026
Comment se film peut-il avoir autant de bonnes notes avec un scénario et une réalisation aussi mauvaise !?
Ne cherchez rien dans ce film, il n'y a rien a trouvé. Ni amusement, ni histoire, ni intrigue.
Sismo2808
Sismo2808

20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2026
Rejet, attrait, le moins qu'on puisse dire, c'est que dans le grand huit qu'était Hollywood dans les années 20 charrie dans ce métrage ces deux sentiments contradictoires.

Rejet de par le choix de démesure de Chazelle avec sa caméra qui virevolte autour de personnages "bigger than life" malgré la trajectoire couru d'avance. Tous les autres postes techniques sont à l'unisson pour alimenter cette folie bien sûr.

Attrait car après tout, il y a une cohérence et une mise en scène comme on n'a pu trop l'occasion d'en voir souvent. Et parce que les 10 dernières minutes sont des plus somptueuses et met en évidence le pourquoi de ce qu'on a vu.

Quelques jours après l'avoir vu, il en reste quelque chose et on peut tenter l'expérience.
Benjamin DELERIS
Benjamin DELERIS

4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2026
Ça part dans tous les sens, la fin est bancale au possible.
Jeu d’acteur au top par contre.
Cela semble bien dépeindre les débuts d’Hollywood mais certains diront que c’est un peu abusé…
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